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Lefteris Kretsos 20/08/2016

 

 

Des médias viables et indépendants

Le Secrétaire Général à l’Information et la Communication Lefteris Kretsos fait le point avec le journal «Efimerida ton Syntakton» sur la situation et les avancées sur le nouveau paysage télévisuel.

  1. Les cadres du Secrétariat Général à l’Information et à la Communication en collaboration avec des institutions telles la Police Grecque et des sociétés comme Singular Logic ont fait de leur mieux pour que la procédure se déroule sans anicroche. Je crois que le processus restera un modèle.

  2. Nous avons décidé d’accorder quatre licences pour des raisons liées au fait que le spectre de radiodiffusion n’est pas illimité, comme le précise la Commission dans le second partage numérique, mais aussi pour des raisons de viabilité, comme il sied à un pays européen moderne et bien gouverné. En Grèce, particulièrement, nous avons besoin de groupes économiquement viables dans le secteur de l’information.

  3. La viabilité n’est pas un concept abstrait. Cela prouve la capacité des moyens d’information à être indépendants et à offrir des services de qualité aux citoyens, comme le prévoit la Constitution. Si nous voulons réellement mettre un terme à l’époque des prêts sans fin et garantir les emplois dans le monde de l’information, nous devons enfin examiner très sérieusement la question de la viabilité.

  4. 4 licences pour les chaînes de contenu général à diffusion nationale seront octroyées. La loi 4339/2015 prévoit d’autres catégories de licences de télévisions, qui seront étudiées dans le futur, après l’achèvement de la procédure pour les 4 licences.

  5. Nous ne nous basons pas uniquement sur le critère financier. La loi ne fixe pas comme unique critère l’aspect économique, il y a d’autres critères pris en compte : les émissions programmées, les infrastructures, le niveau technologique des chaînes de télévision et un nombre minimum d’employés ayant des contrats à temps complet. Il s’agit de critères de qualité, n’est ce pas ?

  6. La situation actuelle dans le secteur de la télévision est caractérisée par une invasion de programmes à faible coût, une absence de nouvelles productions de fictions, des rediffusions incessantes, des acteurs et journalistes non payés et un produit de télévision que l’on ne peut en aucun cas qualifier d’attrayant.

  7. La procédure d’appel d’offres est une obligation institutionnelle de l’Etat et permet de rétablir l’ordre dans le secteur de la radiotélévision, comme le prévoient les décisions du Conseil de l’Etat et de la Constitution.

  8. Malheureusement, l’inertie sur la question des licences a des relents de puanteur politique profonde et forte : 16 lois différentes, 5 décisions du Conseil de l’Etat et 4 tentatives d’octroi de licences, toutes restées lettre morte ces 27 dernières années. Je pense que cette situation ne peut plus durer. La procédure d’octroi de licences est notre obligation constitutionnelle et en aucun cas nous ferons machine arrière.

  9. Je suis optimiste, parce que je crois que ce nous faisons est juste et je ne redoute aucune implication dans le processus du Conseil de l’Etat. Je voudrais cependant inverser la question. Imaginons que la procédure d’appel d’offres soit annulée par le Conseil d’Etat. Qu’arriverait-il ? Est-ce que cela voudrait dire plus de revenus pour l’Etat ? Est-ce que les chaînes de télévision obtiendraient une licence légale du jour au lendemain ? La liberté et le pluralisme en ressortiraient-ils vainqueurs ? Les employés auraient-ils une garantie pour leur emploi et seraient-ils accablés par leur travail ?

  10. En lisant les dizaines de pièces judiciaires contre l’appel d’offres j’ai compris que les chaînes existantes ne veulent pas payer ou souhaitent obtenir leur licence légale pour un prix qui leur convient et à leur mesure. Dans certains cas, a été aussi évoqué le scénario du déroulement d’un concours de beauté ou bien d’accorder plus de crédit à l’expérience des directeurs de chaînes au lieu de la procédure telle que prévue par la loi.

  11. Et ceci en se basant sur la logique que les anciens directeurs de chaînes sont plus expérimentés et plus compétents que les nouveaux candidats. En d’autres termes, ils voulaient que nous fassions des discriminations qui n’auraient pas garanti l’égalité de traitement dans un appel d’offres international dans l’objectif lointain que la procédure soit jugée illégale et non conforme au droit européen.

Sources : Dimitris Kanellopoulos

Journal « Efιmerida ton Syntakton » 20/08/2016


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Dernière modification : 23/08/2016