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Lefteris Kretsos - Avghi 24/04/2016

 

 

Lefteris Kretsos : Cette semaine le registre des médias en ligne sur le site media.gov.gr

Nous concevons le système de communication comme un ensemble et nous accordons à Internet la même importance que nous donnons aux autres Moyens de Communication, déclare dans un entretien avec Avghi le Secrétaire Général à l’Information et à la Communication M. Lefteris Kretsos. Notre objectif, dit-il, est que le Registre des médias en ligne soit actif cette semaine sur le site media.gov.gr, afin que d’ici trois mois une première « cartographie » se dessine. En ce qui concerne le contrôle de la publicité de l’État, M. Kretsos a souligné la réponse des organismes gouvernementaux, des Régions jusqu’à l’Office National du Tourisme, au sujet des réglementations sur la transparence qu’a adoptées le gouvernement.

Quel est le but de la création d’un registre des médias en ligne ?

La création d’un Registre des Entreprises de Médias Électroniques s’inscrit dans l’effort global du gouvernement pour réglementer le monde des médias. Avec les licences des chaînes de télévision nationales, le lancement de l’octroi de licences pour les stations de radio, la transparence dans la répartition de la publicité de l’État, la création du Centre National de l’Audiovisuel pour la protection des archives audiovisuelles du pays, nous promouvons aussi le renforcement de l’activité des entreprises d’information en ligne.

Par conséquent il s’agit d’une régulation sur Internet 

Nous concevons le système de communication comme un ensemble. Nous accordons à Internet la même importance que nous donnons à la télévision, la radio et la Presse. Dans notre pays 64,8% de la population (soit plus de 7 millions de personnes) utilisent Internet. Il est inconcevable, par conséquent, d’ignorer le pourcentage de personnes qui s’informent aussi de cette façon.

Le registre est une étape importante et s’appuie sur le besoin du renforcement de la transparence et de la qualité de fonctionnement des moyens d’information. Cependant comme tous les médias, les sites d’information doivent, donc, aussi fonctionner avec des principes et un cadre réglementaire qui garantissent toute transparence. De plus le registre garantit la manière dont la publicité d’État sera insérée sur les sites de telle sorte que les citoyens soient en mesure de connaître qui a reçu l’argent de la publicité de l’État et avec quels critères.

Est-ce que les éditeurs d’Internet ont eux-mêmes demandé cette réglementation…

C’est vrai. L’Union des Éditeurs Internet s’est d’emblée positionnée très positivement au sujet de l’effort du gouvernement de créer la base d’un cadre institutionnel pour le fonctionnement des médias en ligne dans notre pays. Elle voit le registre comme le début de l’établissement de règles transparentes et équitables pour toutes les entreprises du secteur.

En outre, pour la première fois le mot « entreprise » est employé. L’utilisation de ce terme permet d’établir une différence entre l’activité de type professionnel et les sites amateurs.

N’oublions pas, également, que très souvent les sites d’information produisent du contenu primaire et, par la suite, leurs rédacteurs le voient reproduit de façon incontrôlable – et, la majorité du temps, sans aucune signature…

Par conséquent le registre est également bénéfique pour les travailleurs ?

Je suis convaincu que la création du registre aboutira à des dispositions plus favorables pour les travailleurs sur Internet. Il y a en ce moment de vrais galériens d’Internet. Il y a des journalistes qui travaillent dans des conditions extrêmement difficiles. Ceci ne promeut ni une information correcte ni la culture et la liberté de la presse.

Le travail non rémunéré est devenu la nouvelle normalité. Une simple recherche sur Google avec « travailleurs non rémunérés » donne 95.100 réponses en 0,44 seconde et une liste interminable d’entreprises.

Nous espérons que le fonctionnement du registre ouvrira la discussion pour les travailleurs des sites Internet, pour les journalistes professionnels qui ne sont reconnus par aucune association professionnelle. C’est un problème qui date. Les syndicats de journalistes doivent ouvrir leurs portes aussi aux journalistes sur Internet.

Les entreprises seront-elles obligées de déclarer aussi leurs employés ?

Elles seront obligées de déclarer le nombre de travailleurs. Il n’y aucune disposition pour un nombre précis de travailleurs ou de déclaration de leurs coordonnées, mais la divulgation du nombre d’employés est requise.

Quand est-ce que les services du Secrétariat Général à l’Information et à la Communication seront-ils prêts à recevoir les inscriptions ? Quels justificatifs devront être présentés ?

Notre objectif est que cette semaine soit mise en ligne sur media.gov.gr, la bannière invitant les entreprises d’information fonctionnant sur Internet à s’inscrire sur eMedia.

Nous allons laisser suffisamment de temps pour les inscriptions – environ trois mois – et par la suite je suis optimiste que nous aurons une bonne image de ce qui se passe dans le secteur des médias électroniques et nous pourrons donc parler de « cartographie » du secteur.

Les conditions préalables d’inscription au Registre sont tout à fait basiques. L’obligation des entreprises consiste essentiellement en une simple déclaration de leur statut juridique, de leurs actionnaires, du directeur ou de l’éditeur de la page Internet, du nombre de journalistes salariés qui travaillent.

Il est évident que nous mettons l’accent sur la protection institutionnelle de la transparence de la structure de l’actionnariat des médias en ligne, comme c’est la règle pour les autres médias dans notre pays.

Nombreux sont ceux qui ont réagi, a posteriori il est vrai, au sujet de la création du registre craignant un « musellement » ou un « fichage » de l’information. Un tel risque existe-t-il ?

Cela n’est pas sérieux, nous n’intervenons pas sur le contenu ! Le Registre des Entreprises de Médias Électroniques fonctionnera au volontariat. Nous n’obligeons aucun site d’information à s’inscrire. Nous proposons cependant des atouts clairs de s’enregistrer.

Quels sont ces atouts et quels sont les services additionnels offerts avec l’inscription en ligne ?

Nous voulons que ceux travaillant dans ce secteur insèrent le plus de données de fonctionnement de qualité possible. Nous concevons, cependant, des outils très utiles, comme un software efficace, qui agit comme un « traqueur » de plagiat pour les membres inscrits. Le logiciel informe les responsables des membres du Registre que leur produit intellectuel a été volé par un tiers – la lutte contre le plagiat, d’ailleurs, était une demande du secteur de l’information en ligne.

Parmi les privilèges dont jouiront les membres du registre, il y a l’accès aux archives audiovisuelles historiques des médias, conservées par le Secrétariat Général à l’Information et à la Communication. Il y a également le rattachement des membres aux entreprises à qui est confiée la publication des messages publicitaires du secteur public. Il fonctionnera, autrement dit, comme un mécanisme de certification pour les programmes de communication du gouvernement.

Le Secrétariat Général à l’Information et à la Communication a dorénavant le contrôle de la publicité de l’État. Avez-vous des résultats dans ce secteur ?

Tout d’abord la législation pour les questions de transparence dans l’activité publicitaire de l’État existe depuis une vingtaine d’années dans notre pays. Malgré cela la transparence dans la manière dont est répartie la publicité de l’État reste jusqu’à aujourd’hui inexistante. Je peux vous dire que cette situation a changé. Pour la première fois, toutes les Régions ont déposé leurs programmes de promotion publicitaire ainsi que l’Office National du Tourisme et les autres organismes publics. En l’espace de trois mois, plus de programmes de communication ont été déposés par les organismes publics qu’au cours des trois années précédentes auprès de la direction compétente du Secrétariat Général.

Interview réalisée par Angela Darzanou

Journal Avghi du 24/04/2016


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Dernière modification : 28/04/2016