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Nikos Pappas - Avghi 20/04/2016

 

 

Nikos Pappas à Avghi : Les licences première étape pour briser les interrelations

Les conditions d’une saine concurrence sur le marché et la viabilité économique des chaînes sont des éléments qui garantissent la qualité du programme des chaînes. C’est ce qu’a dit en substance le ministre d’Etat Nikos Pappas à Avghi, à l’occasion de la publication de l’annonce pour les licences de télévisions, qui fait l’objet ces jours-ci, et jusqu’à vendredi, d’une consultation publique. Nikos Pappas souligne que la publication de l’annonce pour les licences télévisuelles est seulement un élément qui conduit à briser les interrelations, couplé à un ensemble d’autres réglementations qui concernent la transparence de la publicité gouvernementale et bancaire et le registre des médias en ligne.

Deux fois par le passé, le gouvernement grec a procédé à un appel pour l’attribution de licences télévisuelles légales. Et les deux ont échoué. Qu’est ce qui vous donne à penser que l’appel d’offres, cette fois, ira à son terme ?

La volonté politique, qui faisait défaut aux précédents gouvernements, constitue une force motrice qui conduira à l’octroi de licences en toute légalité et transparence. Depuis que nous sommes au gouvernement, nous avons respecté pas à pas notre promesse électorale pour la réglementation de l’espace audiovisuel, et de mettre un terme à l’anarchie et l’impunité qui caractérisaient ce domaine. Pour la télévision nationale nous sommes déjà, avec la publication de l’annonce de l’appel d’offres pour les licences des chaînes numériques, dans la dernière ligne droite.

Le gouvernement est responsable de l’intégrité de l’appel d’offres pour les licences télévisuelles. Parce que l’on entend différentes choses, comme par exemple que « M. Pappas conçoit sa propre interrelation », quelles garanties offre le gouvernement grec aux participants de l’appel d’offres pour une procédure irrépréhensible ?

Les conditions fixées par la loi et l’annonce pour l’octroi des licences obligent les participants à remplir tous les critères stricts en ce qui concerne leur situation financière et la provenance de leurs capitaux, en vue de garantir transparence et viabilité économique. De plus, la simplification du processus d’appel d’offres avec l’organisation d’une vente aux enchères et non pas avec un système de points, l’organisation de l’appel d’offres par une Commission qui sera constituée de scientifiques et cadres du secteur public et la participation pour le contrôle des justificatifs d’une société internationale de vérificateurs, garantissent pleinement l’intégrité de l’appel d’offres.

Le principal objectif des licences, comme vous le rappelez sans cesse ainsi que le Premier ministre, est de briser l’interrelation du pouvoir politique et des magnats de la presse. Pouvez-vous expliquer comment vous allez y parvenir ? Beaucoup affirment que l’interrelation va se transformer et évoluera dans un cercle plus étroit…

Nous tendons à un domaine audiovisuel où les acteurs seront économiquement viables. Actuellement nous avons des groupes non viables, des besoins en prêts bancaires au-delà des limites et des pressions pour des interventions politiques afin d’obtenir des arrangements. Ainsi se forme ce que l’on appelle le triangle de l’interrelation partis-médias-banques. Rappelez-vous que l’octroi des licences aux chaînes de télévision constitue une partie de la politique globale en matière de communication du gouvernement dans le domaine des médias, qui est complétée par la création d’un registre en ligne des sociétés numériques, la mise en place du contrôle et de critères de transparence dans la publicité gouvernementale et la publicité des banques. Ces initiatives visent à briser l’interrelation existante et l’éradication de toute possibilité d’en voir émerger une d’un nouveau genre.

Beaucoup de choses ont été entendues au sujet de nouveaux joueurs intéressés par la création d’une chaîne de télévision. Des Turcs, des Greco-russes jusqu’à des Français, etc. Comme nous entrons dans la dernière ligne droite, de nouveaux joueurs vont-ils faire leur apparition ? Avez-vous connaissance de quelque chose de précis ?

Un appel d’offres international, pour réussir, doit attirer le plus de participants possible, Grecs et étrangers. Cet intérêt accru facilitera et augmentera les bénéfices financiers résultant de la vente aux enchères des quatre licences de diffusion nationale. Le concours a été conçu de sorte à permettre tant aux sociétés télévisuelles déjà en activité qu’à celles en cours de création de participer.

Après l’annonce des quatre enchérisseurs/ayants-droit des licences, une collaboration avec la Commission Nationale des Télécommunications et de la Poste ainsi que de Digea qui diffuse le signal télévisuel, sera nécessaire. Les conditions de cette collaboration sont-elles fixées ?

En ce moment, la procédure pour pourvoir aux postes vacants à la Commission Nationale des Télécommunications et de la Poste, membres et président, est en cours, de sorte à ce qu’elle retrouve sa complète fonctionnalité. En ce qui concerne Digea, je souligne que, puisqu’elle dispose des droits d’utilisation des fréquences, elle doit mettre à disposition son réseau uniquement pour la retransmission des chaînes numériques autorisées sur le territoire grec.

Le fonctionnement de chaînes thématiques enrichira le paysage audiovisuel. Existe-t-il une intention de délivrer des licences thématiques et quand ? Quand pouvons-nous attendre la procédure pour les chaînes régionales ?

La procédure pour l’octroi des licences pour les chaînes nationales d’information généralistes doit tout d’abord être achevée. Et par la suite, sur la base des données qui ressortiront de cette autorisation, nous jugerons de la nécessité de licences pour des chaînes thématiques. L’appel d’offres pour les licences des chaînes régionales débutera après l’achèvement de l’appel d’offres pour les licences de diffusion nationale.

La chaîne Mega se trouve au bord du gouffre, les actionnaires refusant de la soutenir. Existe-t-il une procédure légale d’intervention de votre côté, de sorte à que la chaîne puisse participer à l’appel d’offres pour les licences ?

La participation de la chaîne à l’appel d’offres est une décision des actionnaires. De même que le respect ou non des obligations liées aux prêts de la chaîne. Le recours excessif à des prêts des chaînes de télévision et leur cadre de fonctionnement sinueux exposent ces sociétés à un risque de faillite tel ce qui arrive en ce moment à Mega. Pour cette raison et afin d’éviter la répétition de tels phénomènes à l’avenir, le nouveau cadre législatif vise principalement à mettre en place un modèle de fonctionnement des chaînes de télévision autorisées dans des conditions de saine concurrence et de viabilité économique. Ainsi la qualité sera garantie. Une chaîne ayant une licence panhellénique qui ne produit pas et dont la grille est pleine de télémarketing, pardonnez-moi, ne répond pas à ce que le téléspectateur est en droit d’attendre.

C’est pour cette raison que seules quatre licences sont mises aux enchères ?

Permettez-moi de dire ceci. L’opposition a dit que nous avions tort de fixer à quatre le nombre des licences. Que c’est trop peu. Que cela doit être décidé par le « marché ». Ceci est un argument qui pourra être avancé, quand et seulement quand les enchères pour la quatrième licence auront atteint, bien entendu, un bon prix. Alors nous verrons s’il y a un intérêt du marché pour des licences supplémentaires. Les développements actuels, cependant, ne semblent pas accréditer cette thèse.

Andreas Belegris et Angela Darzanou

Journal Avghi 20/04/2016


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Dernière modification : 28/04/2016