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Premier ministre 04/02/2016

 

 

                                                                                                                                                           

 

République Héllenique

Secrétariat Général du Premier ministre

Bureau de Presse  

Athènes, le 4 février 2016

Communiqué de Presse

Discours du Premier ministre, Alexis Tsipras, lors de la

« Conférence des Donateurs pour la Syrie et la région »

- Londres -

 

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Le conflit syrien entre dans sa sixième année et la situation en Syrie se détériore davantage, sans une fin immédiate en vue.

Dans ce contexte, la conférence d’aujourd’hui est particulièrement la bienvenue et je tiens à remercier les hôtes pour son organisation.

Comme l’a dit le Secrétaire Général de l’ONU, la communauté internationale porte une grande responsabilité dans cette crise. Nous n’avons pas la possibilité de voir les conséquences de la crise seulement en termes de géopolitique ou d’ordre public. La Grèce a vécu au premier rang les conséquences de cette crise humanitaire et ainsi nous insistons pour faire face à ce défi avec humanité, et en nous basant sur les valeurs européennes et internationales.

Depuis juillet, nous sommes confrontés à des flux de migrants, plus de 900.000 dont 500.000 étaient Syriens. Le coût de gestion de ces flux et la charge dont les autorités publiques ont hérité est immense. Le Corps des Gardes-côtes grec a sauvé plus de 150.000 personnes. Nos îles ont accueilli quotidiennement bien plus de personnes qu’il n’y a d’habitants permanents et les Grecs font ce qu’ils peuvent pour soutenir les réfugiés Syriens. La crise syrienne a des conséquences humanitaires qui nous affecteront durant des décennies. Nous ne pouvons pas y faire face en dressant des murs, en jetant les gens à la mer et risquer des vies. Nous ne pouvons pas transporter des personnes d’un pays à l’autre comme si c’était la responsabilité des autres.

Je me demande ce qui serait arrivé à des millions de Syriens, si la Turquie, la Jordanie, le Liban avaient décidé de construire une muraille ou si toute l’Europe avait dit que les réfugiés ne sont pas les bienvenus ici et que ce qui arrive en Méditerranée n’est pas notre problème.

Ainsi, donc, nous avons besoin d’une approche stratégique à long terme, qui se concentre sur une gestion humaine et efficace des flux migratoires, en coopération et avec l’aide des pays voisins de la Syrie qui portent le lourd fardeau de millions de réfugiés. Avec des garanties telles d’intégration des réfugiés dans ces pays, nous réduiront les flux migratoires. Nous avons discuté de divers projets sur la base du plan d’action conjoint UE-Turquie. Nous devons promouvoir des programmes éducatifs, de nouvelles opportunités de travail en Jordanie et au Liban. Et nous devons travailler à un programme de réinstallation crédible en Europe et dans d’autres pays. Et nous devons faire pression et soutenir des négociations de paix sous l’égide de l’ONU afin de trouver un accord qui mettra fin à toutes les hostilités en Syrie, mettra un terme aux attaques contre les civils et luttera contre le terrorisme. Autrement dit que les conditions soient réunies pour la réconciliation et le retour des Syriens dans leur patrie.

Mesdames et Messieurs, la Grèce malgré les difficultés financières qu’elle rencontre, a contribué pour 300.000 euros, une somme symbolique. Mais la bataille qui est livrée par les citoyens Grecs – et autres – pour lutter contre la crise et pour soutenir les réfugiés Syriens n’est pas symbolique mais inestimable.

Je vous remercie


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Dernière modification : 09/02/2016