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Premier ministre 23/05/2016

 

 

Sommet Humanitaire Mondial de l’ONU

Istanbul - 23 mai 2016

 

Intervention du Premier ministre Alexis Tsipras à la réunion des chefs d’Etats et de Gouvernements au Sommet Humanitaire Mondial de l’ONU

 

Je tiens à remercier chaleureusement les Nations Unies pour la convocation de ce sommet et la Turquie qui l’accueille.

A une époque où le nombre de personnes qui ont besoin d’une aide humanitaire s’accroît de jour en jour, ce sommet est plus que jamais nécessaire.

Nous avons la ferme conviction que pour faire face à ce défi, nous avons besoin d’une nouvelle vision en ce qui concerne l’aide humanitaire.

Et nous ne pourrons développer cette nouvelle vision sans créer, aussi, une nouvelle vision pour l’ensemble de l’humanité.

Il y a 70 ans, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme soulignait la nécessité de protéger la dignité innée, l’égalité et les droits inaliénables de tous les hommes.

Depuis, des pas importants ont été réalisés afin d’assurer que la protection des droits de l’homme et du droit humanitaire constitue des règles pour lesquelles tous les états sont jugés.

Nous avons cependant encore beaucoup de chemin à faire.

Les défis auxquels nous sommes confrontés augmentent – et ont des répercussions humanitaires multiples.

Nous, en Grèce, nous sommes confrontés en même temps à deux crises importantes : économique et migratoire. Et nous nous trouvons au centre d’un voisinage qui est confronté à des questions de sécurité très importantes.

Dans ce contexte, nous savons très bien, combien les discussions qui ont lieu aujourd’hui et demain, sont très importantes, afin d’enrichir nos réactions face à cette crise qui se trouve derrière toutes les autres : la crise humanitaire.

Et cette crise ne peut être résolue que par la coordination, la coopération et la solidarité.

 

Je vous remercie

Intervention du Premier ministre Alexis Tsipras à la Table Ronde

« Nous ne laissons personne derrière : un engagement à lutter contre un déplacement forcé »

en marge du Sommet Humanitaire Mondial de l’ONU

 

Istanbul - 23 mai 2016

Les déplacements forcés ont franchi un nouveau record historique en 2016. La guerre en Syrie et en Irak, ainsi que la situation politique en Afghanistan, ont largement contribué à cette tendance. Bien entendu, les pays voisins de la Syrie subissent la charge la plus lourde : le Liban, la Jordanie et la Turquie. Des pays répondant au défi d’accueillir des millions d’hommes qui se trouvent dans le besoin, méritent nos louanges et notre solidarité. Pour la première fois, cependant, ces flux exercent de terribles pressions sur l’Europe elle-même. Dans ce contexte, le défi de la migration atteint pour la première fois une telle ampleur, non seulement comme un problème régional et mondial mais aussi comme un problème européen, en soulignant les responsabilités de l’Europe.

Sans aucun doute, la première priorité dans l’éradication des déplacements, réside dans la lutte contre leurs causes fondamentales : la guerre et les répressions. En ce sens, nous devons intensifier nos efforts pour une solution politique aux conflits et pour le respect du droit international humanitaire. Nous devons renforcer nos actions contre les réseaux terroristes, mais aussi promouvoir la stabilité politique post-conflit.

Dans le même temps, la coopération en ce qui concerne la question des réfugiés doit être intégrée à notre politique étrangère et économique, à l’échelon national, régional et international. Cela signifie un soutien aux pays d’origine et de transit, non seulement en termes d’aide et de renforcement de leurs capacités, mais aussi avec la promotion du développement et de la cohésion sociale.

Crucial, également, est le renforcement de nos efforts pour la réinstallation des réfugiés, dans des pays qui peuvent les soutenir. Seulement grâce à l’instauration de voies légales solides pour l’asile et l’immigration, nous pourrons réellement saper les réseaux criminels de trafic qui sévissent dans la région ainsi que l’immigration clandestine.

Malheureusement, les progrès de la réinstallation sont extrêmement faibles, même vers les pays européens, qui n’ont subi aucune contrainte des flux de réfugiés. Depuis l’année dernière, moins de mille personnes ont été réinstallées depuis la Grèce dans d’autres états européens – malgré les engagements pris pour des dizaines de milliers – tandis qu’un mécanisme stable de réinstallation des réfugiés n’a pas été encore instauré depuis la Turquie vers les autres états.

D’importance vitale à cet égard, est également la promotion des accords de réadmission vers les pays d’origine et de transit, qui contribueront efficacement à décourager l’immigration clandestine, tout en sauvegardant, en parallèle, les droits de l’octroi d’asile. La collaboration greco-turque sur la base de l’Accord UE-Turquie est très bonne et nous comptons la renforcer davantage. Un progrès relatif pourrait constituer un exemple de bonne pratique sur la façon dont nous faisons face aux défis à caractère humanitaire.

 

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Dernière modification : 24/05/2016