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Premier ministre 28/11/2015

 

 

République Hellénique

Secrétariat Général du Premier ministre

Bureau de Presse

Athènes, 28 novembre 2015

 

Communiqué de Presse

 

A l’issue du Conseil des Chefs des Partis politiques, le Premier ministre Alexis Tsipras a fait la déclaration suivante :

« Notre pays constitue un pôle de stabilité dans une région profondément instable.

Le plus grand transfert de population depuis la Seconde Guerre Mondiale, a provoqué une crise de réfugiés sans précédent qui bouleverse les données et les équilibres en Europe.

Et ces flux passent par notre pays.

Cela exige un sens aigu des responsabilités et de sérieux, non seulement de la part du gouvernement mais aussi de l’opposition.

De tout le système politique.

Malheureusement, aujourd’hui ceux qui portent la responsabilité exclusive de l’anéantissement économique, institutionnel et moral du peuple grec de ces cinq dernières années, ont démontré qu’ils n’ont ni le sens indispensable des responsabilités ni le sérieux nécessaire.

Je comprends que la Nouvelle Démocratie se trouve dans une crise longue et structurelle et doit gérer ses procédures internes difficiles.

Je le respecte absolument.

Cependant, le pays ne peut attendre.

La Nouvelle Démocratie en tant que principal parti de l’opposition constitue un pilier institutionnel du système politique et malheureusement aujourd’hui elle ne se montre pas à la hauteur des circonstances.

Le fait est qu’elle s’est totalement différenciée du communiqué du Conseil des Chefs des Partis politiques sous l’égide du Président de la République, tant au sujet du dialogue nécessaire pour les Assurances et la Révision Constitutionnelle que de la gestion de la crise des réfugiés, ce qui rend particulièrement problématique la possibilité de concertation, en un tel moment critique pour le pays.

Surtout, quand le représentant du principal parti de l’opposition apparaît au cours de la discussion en désaccord avec les engagements européens du pays pour la création de centres d’accueil et d’identification des réfugiés dans les îles qui reçoivent les flux.

De telles positions ne compromettent pas le gouvernement, mais compromettent la position internationale du pays.

En ce qui concerne les Assurances, il est clair que le PASOK et la Nouvelle Démocratie conservent toujours une attitude subversive.

Ceux, qui de 2010 à aujourd’hui, ont voté et appliqué 11 coupes et baisses différentes dans les retraites.

Ceux qui ont endetté avec des milliards les caisses d’assurances avec le catastrophique PSI.

Aujourd’hui refusent de soumettre des propositions pour la viabilité du système d’assurances dans un dialogue institutionnel.

Je leur ai demandé, au minimum, d’établir une ligne rouge nationale commune, pour une réforme des assurances qui garantira la viabilité du système des assurances sans nouvelles coupes des retraites.

Ils ont refusé.

Ils pensent, sans doute, qu’ainsi ils affaibliront la ligne de négociations du gouvernement.

Ceci est leur sens des responsabilités.

Ils placent leur survie politique au-dessus des intérêts des travailleurs et des retraités.

Ils se trompent.

Le gouvernement va déposer sa proposition, afin que dans le cadre des engagements que nous avons pris – et avons voté de toute façon ensemble en août dernier – nous construisions un système d’assurances viable, sans nouvelles coupes dans les retraites.

Le dialogue sera conduit légalement, d’abord à la Commission Economique et Sociale puis au Parlement.

Il se poursuivra de toute façon au niveau européen, dans le cadre des négociations.

Et tous prendront leurs responsabilités.

Je me demande, donc, qu’elle sera la position de la Nouvelle Démocratie.

Va-t-elle tenter d’influer sur la position de ses partenaires politiques européens en faveur des positions grecques ?

Je l’espère.

Enfin en ce qui concerne la réforme Constitutionnelle, tous hormis la Nouvelle Démocratie sommes d’accord pour ouvrir légalement la procédure, même pour la modification de la loi électorale sur la proportionnelle, sous le Parlement actuel.

Le pays, en ce moment critique, a plus que jamais besoin d’une cohésion nationale, d’unité du peuple et de stabilité politique.

Le plan stratégique pour la sortie de crise du pays et le retour de notre souveraineté face aux créanciers, va réussir.

Déjà les rapports changent en Europe.

Et dans une Europe qui change, la Grèce va jouer un rôle de premier plan avec une société debout. »


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Dernière modification : 30/11/2015