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Premier ministre - Davos

 

Tsipras: Pour résoudre les problèmes de l'Europe, il faut plus d'Europe

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a adressé le message que "pour résoudre les problèmes de l'Europe, il faut plus d'Europe", s'exprimant jeudi lors de son intervention finale au panel auquel il a participé à Davos. "Nous faisons ce que nous pouvons afin d'avancer rapidement et sans heurts dans la mise en oeuvre de l'accord", a indiqué le premier ministre, avant d'ajouter qu'il espère que les désaccords et les points de vue différents qui existent souvent entre les trois institutions ne seront pas la cause de nouveaux retards.

"Ce n'est pas le moment d'évoquer divers +exit+, que ce soit des +grexit+, des +brexit+, des divisions, des murs ou des différenciations", a poursuivi M. Tsipras, avant de souligner que "c'est l'heure pour plus d'Europe: des règles communes, un renforcement de la démocratie, un renforcement de la solidarité, un budget européen plus important afin de limiter les injustices, une union bancaire avec un système européen de garantie des dépôts". M. Tsipras a souligné que c'est le moment de retourner aux principes fondateurs de l'Europe, qui sont la démocratie, la solidarité et la cohésion sociale.

Répondant au point de vue émis plus tôt par le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaeuble, en ce qui concerne la nécessité que le Fonds monétaire international (FMI) demeure dans le programme grec, M. Tsipras a déclaré qu'il n'est pas non plus "partisan du point de vue qu'il faut tenter d'allumer une bougie dans une chambre pleine de dynamite. Mais je ne suis pas non plus de l'avis qu'il faut rester pour cette raison dans le noir de manière permanente. La meilleure solution est d'éloigner la dynamite de la chambre et d'allumer ensuite la bougie". Poursuivant sur le rôle du FMI, il a souligné que "en ce qui concerne la question du FMI, nous n'avions pas tous le même point de vue en Europe pour ce qui est de son rôle et de l'importance de sa contribution dans les affaires européennes". M. Tsipras a expliqué que "certains d'entre nous pensons que l'Europe peut également améliorer les choses d'elle-même", avant d'ajouter que "les diverses opinions ont été entendues, au cours de la dernière négociation certains pays ont demandé la participation du Fonds en Grèce, et nous l'avons accepté afin d'arriver à un accord".

"A présent", a poursuivi M. Tsipras, "nous faisons ce que nous pouvons pour avancer rapidement et sans heurts dans la mise en oeuvre de l'accord". Dans ce cadre, le premier ministre a dit souhaiter et espérer que la co-existence de trois institutions et les désaccords à de nombreuses reprises entre elles, en raison de leurs points de vues différents sur les questions européennes, ne seront pas la cause de nouveaux retards.

Evoquant la question de la compétitivité, M. Tsipras a indiqué que "en plus de vouloir devenir plus compétitifs, ce qui signifie de dépasser en compétitivité notre voisin, nous devons discuter également du concept de la productivité".

"Devenir plus productif, c.-à-d. plus efficace, signifie s'améliorer et faire profiter notre voisin de notre amélioration", a-t-il dit. Il a noté qu'en ce qui concerne la question de la productivité mais aussi de la compétitivité le critère n'est pas uniquement le coût salarial et qu'il existe une série de critères sur lesquels il faut se pencher afin de rendre l'économie productive et compétitive.  

Tsipras: Il faut des réformes structurelles, mais nous devons également reconstruire l'état social

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a évoqué la nécessité, en plus des changements structurels qui sont requis, de mettre en place des politiques qui reconstruiront l'état social qui a été affecté ces dernières années en raison de l'ajustement budgétaire.

"La Grèce, ces dernières années, a consenti d'immenses efforts afin de réaliser un ajustement budgétaire sans précédent. Mais, malheureusement, cet ajustement est unilatéral pour certaines catégories sociales, pour certains groupes sociaux qui ont soulevé tout le poids", a noté M. Tsipras. "Cet ajustement a eu pour résultat de réduire les déficits, mais en même temps de perdre 25% du PIB: nous avons une perte de croissance terrible et en même temps une hausse terrible du chômage, lequel est passé de 7% en 2008, où le taux en Grèce était à peu près similaire à celui de l'Allemagne, à 25% aujourd'hui, alors que le taux de chômage de l'Allemagne est actuellement de 4,5%", a-t-il ajouté.

"La Grèce a donc besoin de réformes structurelles importantes et il faut que nous comprenions tous que, en plus de budgets équilibrés, il nous faut de la croissance. Pour avoir de la croissance nous avons besoin d'investissements européens et d'investissements privés, de réformes structurelles afin d'élaborer un cadre de lutte contre la bureaucratie et la corruption, de modernisation de l'administration publique, d'incitations pour des investissements et en même temps de politiques qui reconstruiront progressivement l'état social", a dit M. Tsipras. 

(Sources : Agence Athénienne/Macédonienne de Presse AMNA)


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Dernière modification : 22/01/2016