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Tsipras - Netanyahu

 

 

Extraits de la conférence de presse commune du Premier ministre Alexis Tsipras avec son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, à l'issue de leurs entretiens en Israël

27 janvier 2016

Notre réunion d’aujourd’hui a été extrêmement utile, importante et constructive. Aujourd’hui, nous avons eu le 2ème Conseil Suprême de Coopération, le 1er était en 2013, et nous avons exprimé notre volonté commune de nous diriger vers des actions spécifiques de coopération pour des résultats tangibles sur la croissance et la prospérité de nos pays et de nos peuples. Mais aussi pour la paix et la sécurité dans la région.

Les ministres compétents des deux pays ont signé aujourd’hui une série d’accords bilatéraux, qui favorisent notre coopération dans des domaines importants d’intérêt commun. Tels, entre autres, le tourisme, l’environnement, l’énergie, la gestion de l’eau, l’innovation, la recherche et la technologie, la lutte contre le terrorisme, le crime organisé.

Nous promouvons des programmes spécifiques d’action commune. Le domaine de l’économie revêt pour nous une importance primordiale. Dans ce contexte, j’ai souligné notre engagement à renforcer l’effort des entreprises israéliennes dans l’exploitation des abondantes opportunités d’investissement en Grèce. Vous savez, le haut niveau de qualification de la main d’œuvre grecque et israélienne, constitue une base solide pour le développement de notre coopération, y compris dans le secteur des starts-up. Dans ce contexte, il est particulièrement important de renforcer la force motrice de l’économie, que sont la recherche, la technologie, l’innovation, le transfert de savoir-faire. Nous allons intensifier notre coopération dans ces domaines. Nous nous concentrons déjà sur la technologie de l’eau, le dessalement, l’industrie pharmaceutique et la biotechnologie.

De plus, nous avons décidé d’intensifier notre coopération dans le tourisme. A cette occasion, je tiens à souligner l’augmentation du nombre de touristes israéliens en Grèce.

En outre, nous avons souligné notre ferme conviction que la promotion, la poursuite de notre coopération énergétique permettront à nos deux pays mais aussi aux pays de la région, de développer un cadre de coopération et de développement régional pour promouvoir la paix et la stabilité dans la région. Dans ce contexte, nous avons discuté du développement de réseaux de transport de gaz naturel entre la Méditerranée Orientale et l’Europe via des terminaux LNG en Grèce, ou, éventuellement, nous examinons la possibilité de la construction de pipelines comme le East Med. Nous avons, bien entendu, discuté de l’important chantier de transport d’électricité Eurasian Interconnector.

Nous avons également discuté des évolutions dans la région, des évolutions d’instabilité, malheureusement, avec nos voisins, en Syrie, Libye, le front du terrorisme. Nous devons fermer ces plaies en privilégiant la diplomatie et le dialogue et non les conflits.

Bien sur, nous avons parlé de la crise des réfugiés et des flux migratoires. Une crise qui pèse sur la Grèce, un problème mondial pas seulement européen. Je tiens, ici, à remercier chaleureusement le gouvernement israélien pour son soutien dans la lutte contre la crise des réfugiés, pour le don de 1,5 tonnes de matériel médical pour le traitement des réfugiés et des migrants, je tiens, de plus, à remercier les organisations de votre pays, les organisations non-gouvernementales, pour leur volonté d’aider dans cette tâche difficile.

Nous avons, bien entendu, parlé de Chypre et de la Palestine, au sujet de Chypre nous avons rappelé la nécessité d’un règlement équitable et durable sur la base des résolutions de l’ONU et pour la Palestine, la nécessité de la reprise des pourparlers visant à une solution de deux pays vivant côte à côte en paix et en sécurité.

Enfin, j’ai eu l’occasion de souligner les efforts considérables fournis par la Grèce ces derniers temps, non seulement pour passer de partie du problème à partie de la solution tant dans la crise économique que dans la crise des réfugiés en Europe, mais la Grèce fournit de très sérieux efforts pour une politique étrangère active et multidimensionnelle afin de jouer un rôle catalyseur et stabilisateur dans la région de la Méditerranée Orientale. Et à cet égard, notre choix pour une coopération plus étroite et plus efficace avec les grandes puissances, puissances régionales dans la région est un choix stratégique, qui renforcera tant nos relations bilatérales que la trilatérale Grèce-Chypre-Israël qui se tiendra demain à Chypre, sont des étapes essentielles, étapes qui, je le pense, changent le cadre de la coopération de nos pays dans la région, pour la paix, la stabilité, le progrès économique et la coopération.

Nous avons adressé le message clair que la Grèce progresse dans ses engagements concernant la gestion de la crise migratoire, qu'elle sera fin prête le mois prochain et qu'il restera à voir si l'Europe aussi remplira ses engagements vis-à-vis de la Grèce.

Invité à dire si la Grèce supportera de gérer une question qui dépasse ses forces, M. Tsipras a répliqué qu'il faut savoir combien l'Europe aussi est en mesure de le faire, pour noter dans la foulée que la Grèce reçoit ces derniers mois une pression beaucoup plus grande que ses propres endurances, sur les petites îles du Nord-Est de l'Egée, le plus grand déplacement de population depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Bien que nous soyons dans une crise économique et une adaptation difficile, a souligné le Premier ministre, la Grèce réussi à faire face à la crise, en manifestant son visage humain à l'Europe, et la contribution de notre pays à l'Europe est importante, rappelant que la culture européenne est flétrie par les images d'enfants morts en mer Egée. M. Tsipras a dit que peu importe si certains bureaucrates à Bruxelles le comprennent ou sont indifférents, mais ce qui importe c'est qu'il y a une réalité internationale enregistrée.

M. Tsipras a souligné que le règlement du problème passe par une coopération avec la Turquie et par une concertation et coopération et une répartition des charges entre les pays européens.

Enfin, M. Tsipras a tranché que le "blame game" n'a jamais été efficace et que l'important est de trouver des solutions pour répartir les charges et non répartir les responsabilités.


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Dernière modification : 28/01/2016