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AFP 07/10/2002

 

 

300 experts ont passé au crible la restauration de l'Acropole

ATHENES, 7 octobre 2002 (AFP)

Trois cents experts du monde entier ont passé au crible pendant trois jours les travaux en cours et les études en préparation pour la restauration des monuments de l'Acropole qui doit être prête pour les Jeux Olympiques de 2004. De vendredi à dimanche, les meilleurs spécialistes grecs ont expliqué à leurs collègues étrangers l'avancement de la restauration du Parthénon, des Propylées et du petit temple d'Athéna Niké dont les 300 pièces gisent actuellement au sol.

Il s'agit de "l'intervention la plus importante jamais effectuée sur le site", a affirmé la directrice du service de restauration des monuments de l'Acropole (YSAMA), Maria Ioannidou.
Ces travaux effectués par 240 ouvriers, artisans, tailleurs de pierres, sculpteurs, ingénieurs, architectes, ont redoublé depuis l'an 2000, dopés par les 16,8 millions d'euros du 3eme cadre communautaire d'appui (fonds d'aide européenne), dans la perspective affichée être prêt pour les Jeux Olympiques de 2004.

"L'Acropole, symbole de l'UNESCO, sera la première image qui parviendra au bout du monde lors des Jeux", a souligné le secrétaire général du ministère de la Culture, Mme Lena Mendoni, en clôturant les travaux de la rencontre.

La restauration des trois principaux monuments devrait être suffisamment avancée pour le grand rendez-vous, ont assuré les responsables.

Les travaux de reconstruction du temple Athéna Niké "commenceront en janvier prochain et seront achevés en 18 mois", a affirmé à l'AFP l'architecte Dominique Giraud, responsable du programme.
Les spécialistes grecs ont aussi présenté les nouveaux programmes qui devront être approuvés par le Conseil supérieur de l'Archéologie (KAS) avant d’être lancés. Il s'agit de la restauration des murs latéraux, Nord et Sud, de la cella (salle centrale) du Parthénon, de la pose de la toiture en marbre à caissons des Propylées, et de la méthode de nettoyage de la frise occidentale du Parthénon Oeuvre de Phidias et de ses élèves (5eme siècle avant JC), cette frise ionique devrait être nettoyée à l'aide d'une méthode ultramoderne au laser mise au point par l'Institut technologique de Crète. Usée par la pollution et déposée en 1993, il s'agit d'une des plus célèbres oeuvres d'art au monde.

L'architecte Barbara Manidakis a également présenté un projet de restauration du Pandrosion, près de l'Erechthéion, qui abritait un olivier, dont Athéna aux Athéniens, et du logis, proche, des Arrhephores.

L'architecte Manolis Korres, l'un des principaux responsables de la restauration de l'Acropole, a de son côté déposé un projet de restauration du sol de l'Acropole comme il se présentait pendant l'antiquité, une première qui changera radicalement l'aspect du plus important site grec visité par un million de touristes chaque année.

Au cours des débats qui ont suivi la présentation des différents programmes, les experts ont tous reconnu la valeur et la compétence des équipes grecques. Ils se sont cependant affrontés entre architectes partisans d'une restauration poussée employant un maximum de techniques modernes, et les archéologues attachés à la préservation. Certains de ces derniers ont notamment mis en cause l'emploi d'un pourcentage trop important à leurs yeux de nouveau marbre pour remplacer certaines pièces manquantes.

D'autres ont reproché, en coulisses, d'avoir escamoté la question des fissures visibles dans la salle de la Pinacothèque dans l'aile Nord-Ouest des Propylées.

 

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