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Carnaval en Grèce

 

 

Les fêtes du carnaval en Grèce

                                                            (GNA - 17/02/2009)

La période du carnaval en Grèce appelée «Apokries» est une période où l’on mange, boit, danse et est propice aux déguisements. Traditionnellement, il commence 10 semaines avant Pâques et s’achève en apothéose le dernier dimanche avant le Lundi Pur, premier jour du Carême. Cette année la période de carnaval commence le 8 février et s’achèvera le 2 mars 2009.

Les origines et les coutumes des fêtes du carnaval remontent à la Grèce Antique et sont liées au mythe de Dionysos, dieu du vin et des festivités.

En fait, le Carnaval est directement relié au patrimoine et à l’héritage culturel de toutes les régions qui chaque année font revivre les coutumes ancestrales locales.

Le Carnaval de Patras est le plus réputé de Grèce, et occupe un rang élevé dans le classement mondial des carnavals. Le Carnaval de Xanthi (Thrace) et celui de Skyros font revivre plus de coutumes traditionnelles. A Corfou et à Rethymno (Crète), les célébrations du carnaval ont inclus un certain nombre de coutumes héritées de l’occupation vénitienne. A Galaxidi, les fêtes du Carnaval atteignent leur paroxysme le Lundi Pur avec la parade des bateaux, transformée en bataille navale, les «guerriers» impitoyables se battent avec d’incroyables quantités de farine multicolore.

Agrotravel.gr - Information Gate to Greek Rural Tourism: Carnival Events Around Greece

Athens Plus (February 13): "Fokida: Come and Join the Carnival" (13.02.09, p.42) 

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Les traditions carnavalesques plongent leurs racines dans l’Antiquité. Elles se rapportent aux fêtes votives données en l’honneur de Dionysos, qui étaient marquées par l’enthousiasme, la gaieté et les railleries. Avec l’avènement du christianisme, certains éléments du culte grec ancien ont été associés dans les consciences et les traditions populaires à la période précédant le Carême. Ainsi le carnaval serait tout simplement la période précédant le Carême, moment où l’on supprime de son alimentation la viande et tous produits laitiers.

Jadis le ton des festivités était donné par des groupes de personnes déguisées qui déambulaient dans les rues et faisaient le tour des quartiers, le soir, en chantant des chansons paillardes et railleuses. Au fil du temps, ce genre de manifestations carnavalesques a toutefois été abandonné pour faire place à des festivités plus conventionnelles organisées par les communautés locales, avec des participants costumés et des chars. Le carnaval est étroitement lié au patrimoine culturel de chaque région de la Grèce. Ces dernières années, un effort est fourni afin de faire revivre les traditions carnavalesques dans de nombreuses régions.

Littéralement, le terme «apokrea», la période du carnaval se dit en grec «Apokries», signifie quitter la période où il est permis de manger de la viande. Le carnaval marque l’entrée en Carême qui est une période de préparation à la plus grande fête chrétienne, à savoir, Pâques. Le carnaval dure trois semaines, il débute un dimanche, fêtes du Publicain et du Pharisien et se termine le dimanche gras (Tyrofagou) où l’on consomme du fromage et des produits laitiers, puis succède le Lundi Pur, début du Carême et des fêtes de Pâques (voir page sur les traditions de Pâques). Le deuxième jeudi du carnaval appelé «Tsiknopempti», littéralement «jeudi du tsikno» le tsikno en grec désigne l’odeur de la viande grillée, est l’occasion de se réunir en famille ou entre amis pour partager un repas à base de viande grillée. Les jeunes gens masqués et munis de gourdins en plastique déambulent dans les rues sans but précis mais prêts à bondir sur tous les passants, ou se provoquant en des duels endiablés ! Dans toutes les villes, des boutiques fleurissent vendant des déguisements et des accessoires. A la fin du carnaval, on brûle un mannequin le mercredi des Cendres, il est l’emblème des pêchés et sa «mort» permet la transition entre l’hiver et le printemps.

Le carnaval se fête à travers toute la Grèce où il a une place importante, certaines villes pratiquent encore des coutumes ancestrales.

Nous vous invitons à un petit tour d’horizon des plus célèbres carnavals et coutumes de Grèce.

Athènes : Le quartier de Moschato offre un magnifique défilé avec des chars, des danses et de la musique. Dans le quartier de Plaka, les jeunes gens circulent «armés» de gourdins en plastique prêts à assaillir les passants. Le jour du Lundi Pur, les collines de Philopappou sont survolées par des milliers de cerfs-volants multicolores.

Patras : Le carnaval représente l’événement phare de l’hiver à Patras, il est renommé pour être le plus festif de Grèce. Cette manifestation préparée tout au long de l’année accueille des milliers de visiteurs. La fête bat son plein durant quatre jours à partir du Tsiknopempti. Le dernier week-end deux parades sont organisées, la première le samedi soir et la deuxième le dimanche après-midi clôturant ainsi le carnaval. Différentes manifestations contribuent à faire du carnaval de Patras un moment très joyeux et mémorable : la plus célèbre et la plus ancienne est les «Bourboulia» qui virent le jour en 1872, les représentations de pantomimes, les défilés de chars, la guerre du chocolat laisse un goût sucré aux participants ! et sans oublier la très attendue chasse au trésor.

www.carnivalpatras.gr

Kastoria : Les fêtes «Ragoutsaria» organisées au cours du carnaval puisent leurs racines dans les rites ancestraux du culte de Dionysos. Jeunes et anciens déambulent dans les rues au son d’instruments folkloriques. Le carnaval atteint son apogée le troisième jour appelé «Pateritsa» des groupes se forment pour danser, chanter et se moquer les uns des autres. Le dernier dimanche du carnaval, la population allume des feux de joie appelés «Boubounes» sur la place principale de la ville et ensuite sur les autres places, c’est alors l’occasion de partager vin, raki (alcool fort), olives, saucisses grillées et halva (gâteau sucré à base de sésame). La fête dure jusqu’à l’extinction des feux et que restent les braises.

Skyros : chaque samedi-dimanche de la période du carnaval, une jeune fille et un vieil homme sont désignés pour errer ensemble dans les rues de l’île. Ils portent pour l’occasion un costume caractéristique : le vieil homme «yeros» est vêtu d’un épais manteau noir et d’une culotte blanche tissée «vraka». Une ceinture de cloches pouvant peser parfois jusqu’à 50 kilos est accrochée à sa taille. Une peau de chèvre masque son visage et il avance en sautillant, faisant tinter mélodieusement les cloches. La jeune fille «i kopela» est habillée du costume traditionnel de Skyros dont la couleur prédominante est le blanc. Son visage est également masqué. Elle danse autour du vieil homme, supprimant tout obstacle de sa route et l’aidant à se reposer si nécessaire. Réputé pour son agilité et son habilité, il grimpe en direction de la forteresse de l’île où sonnent les cloches de l’église Saint Georges. A ce couple, se joint un troisième personnage le «Frank». Vêtu d’un pantalon, il est celui qui se moque des Skyriotes portant le pantalon au détriment de l’ancienne culotte. La légende veut que, suite à un hiver très rigoureux, les moutons et les chèvres moururent. Un des bergers s’affubla d’une peau de bête et de clochettes et se rendit au village, accompagné de sa femme, afin d’apprendre la mauvaise nouvelle aux habitants. Surpris par son aspect, ils le confondirent avec un animal, mais l’invraisemblable était qu’il marchait sur deux pattes ! Depuis, chaque année, en mémoire de cette catastrophe qui les réduisit à la famine, les habitants portent cet étrange costume.

L’autre manifestation organisée le dernier dimanche du carnaval est la «trata» (chalutier), il s’agit d’une représentation de la vie navale animée par les habitants, en majorité des pêcheurs, qui par le biais de la déclamation de vers décrivent de manière satirique la vie sociale en Grèce.

Naxos : c’est là que le carnaval lié aux fêtes de Dionysos prend toute son ampleur. Les célébrations commencent le premier samedi avec le sacrifice d’un cochon. Le dernier samedi des festivités, des groupes de gens bruyants, vêtus de manteaux et de capuchons, vont de village en village. Ils tiennent dans leurs mains un morceau de bois semblable au phallus de Dionysos, symbole de fertilité. Dionysos fut l’un des dieux les plus importants de la Grèce antique. Vêtu d’une peau de cerf et couronné de lierre, il se livrait à des danses effrénées et offrait à ceux qui le recevaient son vin doux dans lequel ils trouvaient réjouissance et réconfort. Considéré comme le protecteur de la viticulture et du vin, il est de manière plus générale, le dieu de la fécondité et de la végétation.

En Messénie, les fêtes du carnaval remontent aux premières années après la libération du joug ottoman et elles revêtent un fort caractère traditionnel. Le dernier dimanche, veille du Lundi Pur, appelé «Tirofagou» (mangeur de fromages) des groupes costumés défilent dans les rues accompagnés par des fanfares, feux de joie, costumes colorés, danses, musique et vin sont également à l’honneur. Le soir, les habitants allument des feux dans différents quartiers de la ville, autour desquels les gens dansent et font ripaille jusqu’au matin. Le Lundi Pur, le matin, des enfants simulent l’un des moments les plus importants de leur histoire la pendaison de Mère Skyrou par Ibrahim Pacha. Après cette reconstitution les habitants peuvent se pendre à cette fausse potence. Le soir, des défilés de majorettes et de chars ont lieu, grands et petits défilent eux-aussi déguisés, des groupes folkloriques et musicaux participent aux réjouissances.

Zakynthos : le carnaval a conservé toutes les splendeurs du passé. Un troubadour traditionnel circule à travers les rues pour annoncer le programme des réjouissances. Durant le carnaval, des spectacles improvisés de danse et de théâtre, des défilés et des parades sont organisés. Les deux derniers dimanches du carnaval, les chars de toute l’île accompagnent les défilés. Les festivités s’achèvent avec les très réjouissantes Funérailles du Masque. Il s’agit d’une parodie d’enterrement, où Carnaval occupe la place du mort tandis que suivent les …..membres de la famille affligés.

Le fabuleux « mariage vénitien à Zante »  

Le mariage fabuleux, qui trouve ses origines dans l’occupation vénitienne des îles Ioniennes, revit chaque année à Zakynthos, durant le carnaval et il n’est nul autre que le désormais célèbre « mariage vénitien à Zante ». Depuis 2004, « le mariage vénitien à Zante » fait partie intégrante de la culture de Zakynthos et est le point d’orgue du carnaval. Des centaines d’habitants de Zakynthos, chaque année, endossent leurs magnifiques costumes de comtes, datant du 16e siècle et reconstituent d’une manière unique, les grands mariages d’alors.

La coutume, nous ramène au 16e siècle, où la noblesse de « Zante » avec ses somptueuses robes et riches costumes, étalait sa richesse aux yeux du monde lors des mariages célébrés entre les familles nobles de l’île. La préparation d’un tel mariage commençait longtemps à l’avance, puisque les mariées et les autres femmes devaient commencer à coudre leurs somptueuses robes afin qu’elles soient prêtes pour les essayages bien avant le jour du mariage.

Le grand cortège du mariage Vénitien, démarre de la place de Aghiou Pavlou, puis emprunte la rue Alexandrou Roma et se termine sur la place Aghiou Markou. Puis la cérémonie de célébration du mariage commence, avec tous les usages nécessaires, en présence d’un notaire. Il faut souligner qu’en tête de cortège se trouvent des joueurs de tambours et des porte-drapeaux, puis suivent les futurs mariés et leurs familles proches, puis la litière fermée de la grand-mère et enfin les coffres de la mariée contenant sa dote. Le cortège est encadré par les invités portant des répliques exactes de costumes du 16e siècle, les jeunes filles portent des paniers contenant des pétales de roses et les bonbonnières. Puis place à la fête du mariage, où sont exécutées des danses de la renaissance et servis de nombreux plats traditionnels comme dragées, orgeats et pains d’Espagne.

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Naoussa : Ici une coutume traditionnelle continue à vivre. L’histoire du groupe de danseurs commence en 1705. Cette année-là, les habitants de Naoussa, afin d’honorer la mémoire des jeunes morts au cours des combats contre les turcs, apparurent en costume d’armatoles [gendarmes grecs du XVI au XIXe s., durant la guerre d’Indépendance, ils s’unirent aux klephtes pour participer à toutes les insurrections], appelé «Boulas», il est  constitué d’un masque de cire pour cacher leur visage et d’une cuirasse recouverte de milliers de pièces d’argent. Les costumes, la musique et les danses se sont transmis de génération en génération sans subir aucun changement. Les groupes folkloriques et les philharmonies de la ville jouent et dansent dans les rues et les tavernes où ils offrent du vin de la région, des pommes et autres mets.

Amfissa : Les légendes sur les lutins sont très répandues, dans la région les lutins représentent les âmes de personnes ou d’animaux tués. Selon la tradition, le plus connu est le lutin du quartier de Harmaina, qui veillait sur les tanneurs qui y exerçaient leur métier. Le dernier week-end du carnaval ressuscite la légende du Lutin de Harmaina qui descend de son quartier et emprunte les escaliers de Saint Nicolas, suivi par des centaines de personnes. Dans le grand café historique de la ville, des discussions de contenu satirique sur les légendes et les lutins se tiennent.

Galaxidi : Le carnaval est plein de couleur et de vie à Galaxidi. La coutume la plus typique de cette période se déroule le Lundi Pur où sur les places et dans les rues brûlent des feux de joie, les gens mangent en écoutant de la musique et en dansant. Et surtout, ce jour-là, a lieu la guerre de la farine, coutume qui a vu le jour en 1801.

Thiva : Chaque Lundi Pur se déroule le «Vlahikos Gamos» («Mariage Paysan»). C’est une coutume qui date de 1830 et perdure jusqu’à nos jours, il semble que ce mariage soit une résurgence de la tradition dionysiaque des bergers du Pinde. Le spectacle est impressionnant, le cortège nuptial est en haut en couleurs et est accompagné par des tambours et des cornemuses… Les festivités commencent le «tsiknopempti» et s’achèvent le dernier week-end du Carnaval.

Livadia : Le dernier dimanche du carnaval, le groupe des «amis du carnaval de Livadia» organise le «Gaïtanaki». Les habitants de la ville préparent leur «Gaïtanaki» avec des chars et des mascarades et défilent jusqu’à la place centrale de la ville où sont tressés les Gaïtanakia. Chaque année, de nombreux évènements sont organisés, par exemple couronnement du meilleur groupe, match de football dont les joueurs sont des femmes âgées, représentations carnavalesques, chansons, spectacles de pantomimes… Les festivités commencent le «tsiknopempti» et s’achèvent le dernier week-end du Carnaval.

Methoni : Une tradition datant du XIVe siècle connaît un nouvel essor, il s’agit d’un carnaval-mariage le mariage de Koutrouli. De nos jours, les jeunes mariés sont deux hommes qui accompagnés de leurs parents se rendent sur la grande place de la ville où est célébré le mariage en présence du pope et de témoins et où est lu le contrat de mariage, une grande fête suit.

Didymoteicho : la tradition du Bey renaissante a des origines dionysiaques et un caractère satirique. Le Bey est un homme d’âge mûr, moustachu et habillé de fourrure, le visage teint en rouge, il porte de nombreuses décorations, un fez noir et des bottes, il tient une baguette et un narguilé et est armé de pistolets. Représentation satirisée de l’occupant turc et témoignage de la pauvreté régnant à cette période. Le cortège du Bey, précédé par un crieur, constitué de sa garde, de lui-même, de ses courtisans et d’agriculteurs effectue un tour de ville, puis commence la représentation de travaux agricoles locaux, puis suivent les courses d’ânes et le concours de lutte romaine. Puis tout le monde se retrouve dans les tavernes pour faire la fête.

Xanthi : chaque année la tradition du Bûcher du «Tzaros» est honorée, conformément à la tradition locale, le Tzaros est une effigie humaine placée sur un tas de branches de chênes verts. Le dernier dimanche du carnaval, elle est brûlée sur la place de la ville. Cette coutume a été implantée par les réfugiés de Samakov et les habitants du hameau au nom homonyme la font revivre chaque année. La fin des festivités est marquée par de magnifiques feux d’artifice.

Komotini : Des fêtes, appelées «koulouma», durent les trois jours précédent le lundi pur, le carnaval bat son plein et un concours du meilleur groupe carnavalesque est organisé. La municipalité offre de la soupe aux haricots blancs, des olives, du pain non-levé spécial «lagana» et du halva.

Serres : A Sainte Hélène de Serres, la coutume du «kalogeros» (moine) perdure et est organisée le lundi pur. Ce jour-là, un rite mystique se déroule les «Anastenarides», il s’agit d’une reconstitution effectuée par des imitateurs, il y a plusieurs personnages : le roi, le prince, le fabricant de licols, le moine, la belle-fille, la vieille femme, les romanichels avec un ours et les «kouroutzides» (gardiens). Cette troupe fait le tour des maisons du village, puis les villageois se réunissent sur la place du village pour la reconstitution des semailles, de la mort du moine et de sa résurrection.

Karpathos : les «Tzafiedes» arrêtent les personnes qui se conduisent mal ou ont des gestes déplacés et les conduisent devant le Tribunal populaire d’actions immorales dont la cour de justice est constituée par les honorables de l’île. Plaisanteries et rires fusent, une grande fête traditionnelle est ensuite organisée.

Léros : les habitants de l’île font revivre chaque année une tradition vieille d’un demi-siècle, les «kamouzeles», hommes recouverts de couvertures multicolores, le visage noirci avec du charbon de bois et armés de lances, déambulent dans les rues, les enfants déguisés en moines récitent des poèmes de maison en maison.

Rethymno : le carnaval évolue au rythme des chants accompagnés par des mandolines et des guitares, une chasse au trésor est organisé dans la ville, plusieurs parades sont organisées pendant les festivités jusqu’à la grande parade finale.

Le carnaval de Rethymno est aussi fort apprécié par les habitants des départements voisins de Chania et Iraklio où circule une gondole vénitienne annonçant la tenue prochaine du carnaval.

Le lundi pur, dans certains villages pittoresques de Merona ou Melidonia, des coutumes ancestrales revivent telles l’enlèvement de la belle fille, le «kadis» ou le barbouillage associées au son de la lyre et à la dégustation de bon vin.


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Dernière modification : 24/02/2017