Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

Conférence 06/10/2013

 

 

République Hellénique

Ministère de la Culture                                            

Athènes, le 06 octobre 2013

 

Communiqué de presse

 

Conférence internationale sur le retour des Marbres du Parthénon

Musée de l’Acropole – 06 octobre 2013

 

Le ministre de la Culture et des Sports, M. Panos Panagiotopoulos, a déclaré lors de son intervention à la Conférence internationale sur le retour des Marbres du Parthénon qui s’est tenue au Musée de l’Acropole aujourd’hui, devant les présidents et membres des Commissions nationales de Chypre, d’Allemagne, de Suède, de Grande-Bretagne, de Suisse et d’Australie : « Nos efforts pour le rapatriement des Marbres du Parthénon ne sont pas mus par un besoin de renforcer notre égoïsme national. Il s’agit d’un effort ayant des implications mondiales, car il vise à restaurer l’unité d’un monument culturel exceptionnel qui représente une référence commune pour toute l’humanité. Il s’agit d’un effort œcuménique à caractère humanitaire profond. Autant nous nous sentons profondément Grecs, autant nous nous sentons citoyens du monde. Notre richesse culturelle est notre passeport pour l’extraversion Grecque, pour l’universalité de l’Hellénisme».

Peu après leur visite à l’Acropole, où ils ont été informés des travaux de restauration qui se poursuivent sur le monument, les représentants des commissions, d’éminents chercheurs spécialistes de la culture grecque mais aussi des jeunes, tous dévoués à l’effort grec, ont rencontré M. Panagiotopoulos au Musée de l’Acropole. Des membres du Comité Consultatif Hellénique des Marbres du Parthénon, son président M. Christoforos Argyropoulos, le président du Conseil d’Administration du Musée de l’Acropole M. Dimitris Pantermalis ainsi que Spyros Merkouris participaient également à la Conférence.

Le ministre de la Culture et des Sports a exprimé ses remerciements à tous ceux qui étaient présents, certains d’entre eux venant même d’Australie, soulignant que l’effort pour le retour des Marbres émeut indépendamment de la nationalité et de la distance. Après avoir évoqué Melina Mercouri qui a, la première, entamé la lutte pour le retour des frises du Parthénon, M. Panagiotopoulos a poursuivi en se référant à la contribution du Comité Consultatif Hellénique et a informé de l’important résultat obtenu après sa rencontre en juillet dernier à Paris avec Mme Irina Bokova, Directrice Générale de l’Unesco.

M. Panagiotopoulos a mentionné que l’Unesco a adressé une lettre aux ministres des Affaires étrangères et de la Culture de Grande-Bretagne, M. William Hague et Mme Maria Miller ainsi qu’au directeur du British Museum M. Robert Neil Mac Gregor, qui informe officiellement les responsables britanniques de la demande de la partie grecque de faire avancer le processus de médiation, afin de parvenir à un règlement du différend sur les Marbres du Parthénon. Le ministre a souligné que, si la partie britannique accepte que ce processus soit appliqué, il s’agira de la première fois où l’Unesco le mettra en œuvre pour régler un différend culturel entre deux États. Et, il a ajouté que ce développement est d’autant plus important en vue de la Conférence Intergouvernementale de l’Unesco qui aura lieu en novembre prochain à Paris.

A son tour, le Président du Comité International M. David Hill a salué l’importance du rôle dont cet organisme culturel international se charge. Et, en s’exprimant au nom des représentants des commissions, a assuré que : « Tous et toutes, nous soutenons chaque décision stratégique adoptée par le gouvernement grec dans cet effort pour lequel nous nous sommes engagé ».  

M. Christoforos Argyropoulos a ensuite déclaré « La présence des commissions internationales en Grèce témoigne de la sympathie et de la solidarité internationale envers la demande grecque pour le parachèvement du Parthénon avec le retour de ses Sculptures. Cette collaboration est aussi un message pour l’intégration européenne et la solidarité entre les peuples. Parce que, le Parthénon incarne la souveraineté de la Parole, du Principe Démocratique et du Culte de la Beauté, des valeurs développées par la République d’Athènes ».


Bref bilan des travaux de restauration de l’Acropole

En marge de la conférence internationale sur le retour des Marbres du Parthénon qui s’est tenue le 6 octobre 2013 à Athènes, les présidents et membres des commissions nationales ont visité l’Acropole, leur permettant de constater les avancées et résultats des travaux de restauration entrepris sur le rocher.

C’est dans un climat enthousiaste pour la poursuite des travaux et les moyens originaux mis en œuvre mais également avec un sentiment d’inquiétude quant à la suite des travaux en raison de la crise, que s’est achevée cette 6e conférence.

Les travaux de restauration des monuments de l’Acropole sont cruciaux pour le site ainsi que pour la communauté scientifique internationale : en effet, des technologies de pointe ont été utilisées et des recherches d’une grande importance ont eut lieu afin de résoudre les problèmes posés par les ravages du temps et la présence humaine. Dans certains cas, même, des sites entiers ont été démontés puis reconstitués, comme le temple de la déesse Athéna Niké.

Marie Ioannidou, ex-directrice du service de la Conservation des Monuments de l’Acropole (YSMA), a parlé des travaux de restauration au cours de la période 2000-2010. Leur coût a été intégré dans le programme Culture du 3e Cadre Communautaire d’Appui avec un financement initial de 16,8 millions d’euros, qui a ensuite été augmenté pour atteindre 32,6 millions, du programme « Culture » et 1,3 million d’euros du programme « Société de l’Information ». Et un financement supplémentaire de 10,5 millions d’euros a été alloué par l’État grec. Elle a également ajouté que 781 éléments architecturaux ont été démantelés, 1094 éléments architecturaux, d’un poids supérieur à 2.675 tonnes, ont été restaurés, 686 ont été reconstitués à partir de fragments, 905 compléments et 158 éléments ont été construits à partir de nouveau marbre.

La directrice actuelle, Madame Eleftheriou, rapporte que pour la période 2011-2015, le financement par le Cadre de Référence Stratégique National (ESPA) s’élève à 8 millions d’euros, tandis qu’actuellement 180 employés dont 123 permanents travaillent sur le site. De son côté, Manolis Korres, ingénieur architecte et connaissant bien le projet de restauration, a souligné les sérieux problèmes structuraux des murs de l’Acropole à cause de l’humidité.

(source : Efemerida ton Syntakton 07/10/2013)


page précédente

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : 11/02/2015