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Démographie

 

 

> Résultats provisoires du recensement de 2011 (détail)


Tendances démographiques et indicateurs socio-économiques en Grèce 

> Géographie et croissance de la population

> Taux de mortalité en zones urbaines et rurales (pour 100 000 habitants) par âge, sexe et cause de mortalité

> Taux de mortalité infantile, néonatale et post-néonatale pour 1 000 naissances

> Espérance de vie à la naissance

> Mortalité générale

* * * * * * * * * * * * * * *

Géographie et croissance de la population

Géographie

Le relief de la Grèce est composé de montagnes et de groupes de petites îles. La zone terrestre totale représente 131 944 km², dont 29% sont des terres arables, 39% des prairies et des pâturages et seulement 12% des zones urbaines.

Depuis la loi "Kallikratis", la Grèce est officiellement divisée en 74 unités régionales, treize régions et 7 administrations décentralisées. Le pays se compose de 169 îles habitées, qui représentent environ 19% de la zone terrestre totale et sont peuplées par 17% de la population totale. La communication entre les îles et le continent s’est considérablement améliorée au cours des dernières années, principalement en raison du tourisme. 

Croissance de la population

Le taux d’accroissement naturel d’une population se définit comme la différence entre le taux brut de natalité et le taux brut de mortalité, plus le taux net d’immigration. La nature de la croissance de la population grecque reflète une distribution inégale de la population, due à des raisons naturelles, ethniques et historiques. En effet, 35,35% de la population vit actuellement dans la région de l'Attique, qui représente moins de 5% du territoire de la Grèce.

D’après les résultats définitifs du recensement de 2011, la population de la Grèce est de 10.815.197 habitants parmi lesquels 75,1% des habitants vivent en zone urbaine et le reste en zone rurale.

Tableau 1

Population par régions en 1991, 2001 et 2011

RÉGIONS

POPULATION

1991

%

POPULATION 

2001

%

POPULATION

2011

% Variation %

2001/2011

1) Macédoine de l’Est - Thrace

570 496

5,56

607 162

5,52

608 182 5,62 -0.16

2) Macédoine centrale

1 710 513

16,66

1 874 597

17,03

1 880 058  17,38 0,00

3) Macédoine de l’Ouest

293 015

2,85

294 317

2,76

283 689 2,62 -4,14

4) Épire

339 728

3,39

336 392

3,22

336 856 3,11 0,08

5) Thessalie

734 846

7,16

740 115

6,90

732 762 6,77 -1,27

6) Iles Ioniennes

193 734

1,89

209 608

1,96

207 855 1,92 -1,50

7) Grèce de l’Ouest

707 687

6,92

721 541

6,79

679 796 6,28 -5,73

8) Grèce Centrale

582 280

5,68

558 144

5,56

547 390 5,06 -2,02

9) Attique

3 523 407

34,34

3 894 573

34,41

3 827 624 35,35 -2,11

10) Péloponnèse

607 428

5,92

597 622

5,79

577 903 5,34 -2,62

11) Nord de la mer Égée

199 231

1,94

205 235

1,83

199 231 1,84 -3,62

12) Sud de la mer Égée

257 481

2,51

298 462

2,73

308 975 2,85 +3,40

13) Crète

540 054

5,26

594 368

5,50

623 065 5,76 +4,54
Mont Athos

1 536

 

1 961

  1 811 0,02 -6,68

TOTAL

10 259 900

100,00

10 934 097

100,00

10 815 197

100,00

-1,34

(Sources : Autorité Grecque de la Statistique) 

La population de la Grèce a diminué de 1,34% entre 2001 et 2011, après une hausse de 6,9% au cours de la décennie précédente. 

Au cours de la période 1971-2001, le pourcentage d’hommes est resté à peu près constant, il a augmenté de 48,89% à 49,51% de la population totale, en 2011 le pourcentage d'hommes est de 49,20%, soit une très légère baisse en 10 ans.

Le taux de natalité est de 9,8% et le taux de mortalité de 9,3%. Selon les données du recensement de 2011, le nombre de naissances est de 106.777 et celui des décès de 110.729.

Tableau 2

Population de la Grèce par sexe

ANNÉE

TOTAL

HOMMES

FEMMES

1971

8 768 372

4 286 748

4 481 624

1981

9 739 589

4 779 571

4 960 018

1987

9 983 490

4 911 499

5 071 991

1988

10 004 401

4 922 037

5 082 364

1989

10 038 672

4 941 366

5 097 306

1990

10 088 700

4 968 300

5 120 400

1991

10 259 900

5 055 408

5 204 492

2001

10 964 020

5 431 816

5 532 204

2011 (résultats provisoires)

10 787 690

5 303 690

5 484 000

Et principales tranches d'âge

ANNÉE

TOTAL

0-14 ans

15-64 ans

65 ans et plus

1971

8 768 372

2 223 904

5 587 352

957 116

1981

9 739 589

2 307 297

6 192 751

1 239 541

1987

9 983 490

2 010 661

6 618 249

1 354 580

1988

10 004 401

1 980 491

6 658 374

1 365 536

1989

10 038 672

1 947 170

6 704 936

1 386 566

1990

10 088 700

1 911 800

6 761 100

1 415 800

1991

10 259 900

1 974 867

6 880 681

1 404 352

2001

10 964 020 1 664 085 7 468 395 1 831 540

(Source : Autorité Grecque de la Statistique)

En étudiant les taux de reproduction des populations rurales et urbaines en Grèce, il semble que l’on assiste, depuis 1950, à une augmentation du nombre de naissances chez la population urbaine et à une diminution chez la population rurale. Mais le nombre de décès s’est accru dans les deux cas. Le rapport naissances/ décès a augmenté dans les zones urbaines et rapidement diminué dans les zones rurales. Évidemment, le problème de la faible natalité s’est manifesté le plus fortement au sein de la population rurale. La disparition de la population rurale due à la migration vers les grandes villes et le vieillissement progressif de la population restante sont les causes principales du phénomène de faible natalité observé au sein de la population rurale.

Taux de mortalité en zones urbaines et rurales (pour 100 000 habitants) par âge, sexe et cause de mortalité

L’évaluation du taux de mortalité permet de tirer des conclusions sur la survenance de décès sur une période de temps spécifique (l’âge). En effet, le risque de décès varie en fonction d’un certain nombre de facteurs tels que l’âge, le sexe, le lieu de résidence, la profession, le revenu, le mode de vie ainsi que l’accès aux services de santé.

L’étude des taux de mortalité par tranche d’âge (pour 1 000 habitants) pour les populations urbaines (plus de 10 000 habitants par région) et rurales (moins de 2 000 habitants par région) a montré que le niveau de mortalité chez les moins de 45 ans est plus élevé chez la population rurale que chez la population urbaine. Au delà de 45 ans, cependant, le taux de mortalité des zones urbaines est supérieur à celui des zones rurales.

L’examen de la cause principale des décès, évalués (par méthode directe) par âge et par sexe pour 100 000 individus indique que les maladies cardiaques et circulatoires pulmonaires, les maladies cardiaques ischémiques et les maladies vasculaires cérébrales présentent les taux proportionnels les plus élevés de toutes les maladies spécifiées. En général, les décès causés par des maladies relevant d’un dysfonctionnement et des maladies du système circulatoire sont proportionnellement plus nombreux dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Le nombre de décès causés par les maladies cardiaques ischémiques et le diabète est presque deux fois plus élevé dans les zones urbaines que dans les zones rurales.

Taux de mortalité infantile, néonatale et post-néonatale pour 1 000 naissances

Tendances chez la population urbaine et rurale

Le taux de mortalité infantile fait référence aux décès survenus lors de la première année de la vie. Le taux de mortalité néonatale concerne les décès survenus entre le jour de la naissance et le 27ème jour, et le taux de mortalité postnatal se réfère à la période entre le 28ème jour après la naissance et le 365ème jour. Ces taux de mortalité reflètent particulièrement les conditions de santé, les maladies infectieuses, la nutrition, les soins médicaux et, plus encore que les taux de mortalité à des âges plus avancés, ils sont considérés comme des indicateurs sensibles des facteurs environnementaux qui affectent le niveau de santé d’une population.

En analysant les taux de mortalité infantile, néonatale et post-néonatale en fonction des causes de décès et en distinguant la population rurale de la population urbaine, les causes de décès les plus fréquentes, particulièrement dans les zones rurales, sont souvent les maladies infectieuses, les lésions causées à la naissance, l’asphyxie postnatale et, enfin, les maladies spécifiques aux nouveau-nés et aux nourrissons.

L’analyse des statistiques démographiques grecques permet de décrire brièvement les faits suivants :

> Le taux de mortalité infantile diminue dans les zones urbaines mais il est relativement difficile de chiffrer le taux de mortalité des zones rurales étant donné le manque de données statistiques. Il faut cependant noter que, dans les années 1950 et 1960, la mortalité infantile, et en particulier la mortalité néonatale, ont été sous-estimées dans les zones rurales. Le nombre de décès chez les nouveau-nés a légèrement chuté dans les zones rurales depuis le début des années 1960, lorsque la plupart des décès avaient lieu dans des cliniques, des maternités et des hôpitaux. Cependant, la mortalité infantile reste inégale.

> Le taux de mortalité néonatale a augmenté dans les zones urbaines, jusqu’au début des années 1960. Après 1966, ce taux a fléchi. Les zones rurales enregistrent une diminution de la mortalité néonatale mais, comme l’a souligné le service statistique grec, le chiffre est faussé par le manque de statistiques fiables dans les zones rurales.

> D’une façon générale, le taux de mortalité post-néonatale est en baisse. Cette diminution est plus sensible dans les zones urbaines que dans les zones rurales, comme l’a montré l’écart croissant du taux de mortalité post-néonatale entre les zones rurales et les zones urbaines.

Les données sur la mortalité infantile en Grèce sont dûment répertoriées malgré quelques problèmes mineurs dans les régions rurales, particulièrement en ce qui concerne la mortalité néonatale. La mortalité infantile totale a diminué de façon importante au cours des années, passant de 40,1% en 1960 à 9,1% en 1996.

Le taux de mortalité infantile a enregistré une baisse importante de 29,6% en 1970 à 3,8% en 2011 et le taux de mortalité périnatale est de 6,26%.

Espérance de vie à la naissance

L’évaluation de l’espérance de vie à la naissance permet de décrire la mortalité globale d’une population de manière plus succincte que les taux de mortalité. Les indicateurs de l’espérance de vie sont calculés à partir de tableaux qui présentent les statistiques de survie et de mortalité d’une cohorte hypothétique (tableaux des générations), en fonction des taux de mortalité spécifiques par séquence d’âge, estimés au cours d’une période donnée parmi les tranches d’âge.

En comparant les populations urbaines et rurales, on s’aperçoit que l’espérance de vie de la population rurale suit de près celle de la population urbaine, à deux ou trois ans près. Ces différences concernant l’espérance de vie sont plus sensibles chez les plus jeunes que chez les gens âgés. Pour les deux populations, un écart de deux à quatre ans entre l’espérance de vie des hommes et des femmes a été observé. Cet écart se creuse davantage pour les populations rurales que pour les populations urbaines.

Entre 1950 et 1986, l’espérance de vie à la naissance est passée de 63,4 ans à 74,1 ans chez les hommes et de 66,7 ans à 78,9 ans chez les femmes. Ce phénomène est dû principalement à la réduction importante des taux de mortalité infantile depuis le début des années 1960. L'espérance de vie a enregistré une augmentation et se situe à 79,78 ans : 78,02 ans (2011) pour les hommes et 81,09 ans (2011) pour les femmes.

La sous-natalité combinée à un allongement de l'espérance de vie conduit à une baisse du nombre de la population mais aussi à un vieillissement de la population. Le vieillissement d’une population est un phénomène qui a des conséquences démographiques, économiques et socio-médicales importantes.

Mortalité générale

Le calcul du taux de mortalité de la population grecque est basé sur les données officielles de l’état civil, fournies par l'Autorité Grecque de la Statistique, alors que pour les autres pays européens, le calcul repose sur les données de l’organisation mondiale (Base de données annuelle sur la santé dans le monde). 

En Grèce, on assiste, depuis 1980, à une augmentation faible mais régulière du taux de mortalité, cette hausse est due principalement à l'augmentation des décès chez les + de 75 ans à cause du vieillissement de la population.

8,9 pour 1.000 habitants en 1981

9,3 pour 1.000 habitants en 1991

9,5 pour 1.000 habitants en 2006

9,8 pour 1.000 habitants en 2007


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Dernière modification : 11/02/2015