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Environnement

 

 


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La politique de l’environnement

 

Faune et flore

La Grèce est dotée d’une flore variée, environ (5.500 espèces végétales reconnues), particulièrement riche en espèces de plantes endémiques.

Les fleurs sauvages les plus communes que l’on trouve dans les campagnes sont les anémones, les glaïeuls, les cyclamens, les iris, les tulipes, les lis et bien d’autres. Les forêts les plus étendues se trouvent en Grèce du nord dans les montagnes de Thrace, de Macédoine et d’Epire ; les îles de la mer Egée de l’est et du nord ainsi que celles de la mer Ionienne, sont en grande partie recouvertes de pins et d’oliviers. Au total, le pays possède plus de 200 espèces d’arbres et de grands arbustes et ses forêts sont composées, principalement de conifères à feuilles caduques comme les hêtres et les châtaigniers.

De nombreux sites sont protégés par le biais de conventions internationales que le pays s’est engagé à respecter. Ses parcs nationaux comprennent le mont Olympe (aux frontières de la Thessalie et de la Macédoine), le mont Parnasse et Iti (Grèce centrale), Prespa et Vikos-Aoos (Epire), Parnès (Attique) et Samaria (Crète). Le pays possède 11 zones humides, 51 monuments naturels préservés, 113 grandes réserves d’oiseaux et 300 biotopes relevant du programme CORINE.

Quelque 900 espèces d’animaux vivent en Grèce, le pays étant un refuge pour nombre d’espèces en danger, protégées par des programmes d’actions spécifiques mis en œuvre par les autorités et qui ont pour objectif la gestion et la protection de la biodiversité. Parmi les espèces protégées, l’on trouve la tortue méditerranéenne (Caretta-caretta) qui trouve refuge dans les eaux de Zakynthos et de Céphalonie et le phoque moine (Monachus-monachus) dans la mer Egée et la mer Ionienne. De plus, les forêts denses et les affleurements rocheux de la rivière Dadia, en amont du fleuve Evros en Thrace ainsi que les marais à son embouchure sont des refuges pour la majorité des oiseaux de proie en Europe. De même, le lac Mikri Prespa, en Macédoine, possède la colonie la plus importante en Europe d’oiseaux chassant sous l’eau tels que les cormorans, les ibis, les aigrettes et les hérons. De plus, l’ours brun – le plus grand mammifère terrestre d’Europe – survit dans les montagnes du Pindos et dans celles aux frontières de l’Albanie, de la FYROM et de la Bulgarie. Enfin, les forêts du nord abritent des chats sauvages, des martres, des chevreuils et, occasionnellement, des loups et des lynx, alors que les chacals, les chèvres sauvages et les hérissons vivent au sud.

Politique de l'environnement

En 1975, la Constitution de la jeune IIIème République énonçait des lois en faveur de la protection de "l’environnement naturel et culturel" de la Grèce. Dans son article 24, elle souligne notamment l’obligation de l’État à prendre toutes les mesures préventives nécessaires pour préserver l’environnement, tandis que le domaine des forêts jouit d’un statut particulier qui limite, entre autres, les droits des propriétés privées. En outre, l’ampleur des dommages causés par une construction incontrôlée, pendant les années 1950 et 1960, a conduit à l’introduction, dans la Constitution, de lois strictes concernant l’urbanisme et la sauvegarde de l’héritage culturel grec.

Ces nouveaux règlements ont permis la mise en place d’une nouvelle jurisprudence par le Conseil d’État grec (Symvoulion epicratias). Cette juridiction a souligné que la Constitution devait, avant tout, mettre l’accent sur le développement durable ; aussi a-t-elle exigé le lancement d’une vaste étude sur les impacts subis par l’environnement et encourage-t-elle le droit des citoyens à l’information dans ce domaine. Ces décisions ont contraint le gouvernement à reconsidérer l’un de ses projets majeurs et ont confirmé le Conseil d’État dans son rôle de défenseur constant et indépendant de l’environnement.

Le Ministère de l’environnement, de l’aménagement du territoire et des travaux publics met en œuvre des programmes ayant pour objectif de s’attaquer aux principaux problèmes environnementaux du pays ainsi que de créer les infrastructures nécessaires à une gestion efficace de l’environnement au cours du XXIème siècle. La politique grecque de l’environnement reflète le besoin de poursuivre une politique de développement dans les secteurs industriel, touristique et agricole, tout en protégeant l’environnement et les ressources naturelles pour réaliser un développement durable.

A l’exception des autorités gouvernementales, la Haute juridiction administrative de la Grèce, le Conseil d’État, intensifie les efforts de l’État en ce qui concerne la protection de l’environnement par le biais de jurisprudences innovatrices basées sur les dispositions de la Constitution grecque.

Cette dernière, dans l’article 24, souligne l’obligation de l’État de prendre toutes les mesures préventives nécessaires à la protection de l’environnement ; les forêts disposent d’un statut de protection particulier qui inclut des restrictions aux droits de la propriété privée. Le reboisement des forêts incendiées et des zones forestières est obligatoire, alors que tout changement dans l’utilisation de ces zones est interdit.

La politique environnementale grecque est plus amplement définie par la loi 1650/86 sur la protection de l’environnement, les règlements et directives sur l’environnement de la Communauté européenne et l’obligation de la Grèce de respecter les accords et conventions internationaux sur l’environnement.

Dans ce contexte, les priorités sont les suivantes :

Une gestion côtière plus efficace

L’urbanisation croissante exerçant une véritable pression sur les régions côtières, les niveaux de pollution marine augmentent. En conséquence, une politique spéciale de gestion, qui garantit tant la protection des écosystèmes marins et côtiers que le futur développement des activités humaines d’une manière durable, a été adoptée. Ainsi des projets de restauration et de nettoyage ont-ils été lancés sur plusieurs îles et certaines zones côtières de la Grèce continentale.

Gestion des déchets

L’un des problèmes environnementaux majeurs de la Grèce était, jusqu’ici, le manque de gestion (ramassage, destruction, traitement) des déchets solides et toxiques. Pour résoudre ces problèmes, un réseau intégré de destruction des déchets a été programmé : l’usine de traitement biologique des déchets de Psyttalia constitue l’un des plus grands projets internationaux du genre. De plus, des mesures sont prises pour promouvoir la prévention des déchets, des programmes de recyclage du papier, du verre et de l’aluminium sont mis en œuvre et des unités de traitement biologique des eaux usées sont implantées.

Lutte contre la pollution atmosphérique

En raison de l’urbanisation rapide du pays au cours des cinq dernières décennies, la pollution atmosphérique constitue un problème majeur, principalement dans la région de la capitale. Une série de mesures sont prises pour réduire les importants taux d’émissions de SO2 et de Pb, comme l’interdiction de l’utilisation de pétrole brut pour le chauffage central et la réduction progressive de la teneur en S du pétrole brut et du diesel. De plus, des mesures ayant pour objectif la réduction des émissions nocives – industrie, chauffage central - ont été adoptées, telles que l’amélioration de la qualité de l’essence et des conditions de trafic, le remplacement des vieilles voitures.

Une meilleure planification urbaine et territoriale

La dégradation progressive de l’environnement naturel et urbain dans plusieurs régions de Grèce provient d’une inadéquate planification urbaine et territoriale remontant à la période 1950 – 1980. Par conséquent, des mesures sont actuellement prises pour améliorer les conditions de vie urbaine, y compris des projets de protection des sites archéologiques.

Ressources en eau

La gestion des ressources en eau revêt une grande importance en Grèce car les demandes en eau ne peuvent souvent être satisfaites par les ressources locales. Ainsi un programme d’action a-t-il été appliqué de manière à contrôler la qualité des eaux intérieures, par le biais du développement d’un réseau national pour les eaux superficielles, souterraines et côtières. De plus, pour assurer une gestion raisonnable des ressources naturelles et garantir leur durabilité, le projet Evinos est prévu pour renforcer le système d’approvisionnement en eau de la majeure partie de l’Attique.

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Dernière modification : 18/11/2016