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Epiphanie

 

 

L’Épiphanie

         L’Épiphanie est le jour où le Christ a été baptisé par Saint Jean Baptiste dans le Jourdain et c’est un événement qui revêt une très grande importance en Grèce.

        Le 5 janvier, veille de l’Épiphanie, les enfants chantent de nouveau des kalanta, dans le but cette fois-ci d’aider à chasser les Kalikantzari et les renvoyer sous terre.

        Le 6 janvier, jour de l’Épiphanie, les popes après la messe, vont à travers les villages bénir les maisons, en ville, les femmes ramènent de l’eau bénite et elles bénissent la maison, tous les membres de la famille boivent un peu de cette eau pure.

        Les popes bénissent également les eaux en immergeant un crucifix dans la mer, les rivières, les sources et les lacs. Les fidèles plongent dans l’eau afin de récupérer le crucifix, celui qui le trouve sera chanceux toute l’année. Cette cérémonie, qui se déroule dans tout le pays, est tout particulièrement solennelle.

        Les Kalikantzari effrayés par la bénédiction du pope s’enfuient et regagnent les entrailles de la terre pour se protéger de l’eau bénite.

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Quelques coutumes de la fête de la Lumière (Ta Fota) ou Epiphanie

Evros : La cuisine de « Babo »

Le prêtre du village se rend dans chaque maison la veille de l’Epiphanie pour l’« illuminer ». Le jour de la fête de l’Epiphanie et après la cérémonie de bénédiction des eaux par le jeté de la Croix dans l’eau, un parfum d’encens envahit les maisons afin de faire fuir les Kalikantzari (les célèbres démons joyeux et malicieux de la tradition populaire de Noël). Ce même jour, on prépare un plat traditionnel le « Babo », il s’agit d’un gros intestin de porc farci avec de la viande finement hachée, du poireau, du riz et des aromates, dégusté dans presque tous les villages de Evros.

Iraklio-Lasithi : Les « palikaria » (les braves) ou « Fotokollyva »

Mis à part les plongeurs qui se jettent à l’eau, le jour de l’Epiphanie, dans les ports, les lacs, les criques et les barrages pour attraper la Croix jetée par le prêtre, subsistent encore un certain nombre de coutumes qui, au fil du temps, se limitent à quelques régions et villages tant dans les régions de Iraklio et de Lasithi.

Pratiquée couramment auparavant, cette coutume est encore néanmoins observée dans certains villages, le prêtre visite chaque maison pour bénir le foyer et ses habitants avec la Croix et du basilic. Il est accompagné par des chantres et des villageois. En échange, il reçoit de l’huile, du vin et des olives ou tout ce qui est produit par le propriétaire, la procession s’arrête presque dans chaque maison pour un verre de vin ou de raki, une coutume qui tend à disparaître mais la bénédiction des maisons subsiste.

De plus, il y a quelques années, la veille de l’Epiphanie qui était un jour de jeûne, les femmes faisaient cuire les « palikaria » (les braves) ou « Fotokollyva », il s’agissait de blé bouilli dans lequel il y avait des fruits de grenade, des raisins secs, du sucre et des aromates.

Ce même jour, on nourrissait les animaux avec de l’orge, du blé, des fèves, certains les dispersaient en criant « Oiseaux, oiseaux sauvages mangez, pardonnez et bénissez couples et laboureurs ».

Dans le sud de la Crète, se pratique la bénédiction des cloches, la veille de l’Epiphanie les agriculteurs de la région apportent quelques cloches de leur troupeau au monastère. Elles sont placées au-dessous de l’endroit de la Grande Bénédiction, elles y resteront toute la nuit et seront ainsi bénies le jour de l’Epiphanie puis les agriculteurs les récupèrent et les rattachent au cou de leurs animaux.

A Agia Marina (Chania), le prêtre, après avoir jeté la Croix à la mer, libère des dizaines de colombes blanches.

Drama : Les « Babougera » (les vieillards) ressuscitent à Kali Vrysi envoyant un message d’espoir et d’élévation

Kali Vrysi est un village typique de la région de Drama situé à 23 km de Drama, sur le versant nord-est du mont Menoikio, en face du mont Falakro. Les habitants de ce village ont préservé et respectent les riches traditions de leurs aïeux qu’ils font revivre chaque année et transmettent leur histoire aux jeunes générations.

Durant trois jours, les habitants majoritairement des hommes se déguisent, déambulent dans le village, les rues résonnent de leurs chants, de leurs cris et du tintement des cloches qu’ils attachent autour de leur taille pour réveiller la nature. Ils portent un masque en cuir, représentant un bouc, animal qui symbolise la force de la vie et une bosse symbole de vieillesse qui a donné les fruits de la vie. Certains costumes se transmettent de génération en génération et ont plus de 100 ans. Les Babougera s’égaient dans les rues après la bénédiction des eaux le jour de l’Epiphanie et frappent le dos des passants avec un sac de cendres qu’ils tiennent à la main pour exorciser le mal.

Les Babougera trouvent leur origine dans le culte de Dionysos, c’étaient des satyres, serviteurs du dieu qui vivaient une vie pleine de vin et de danses. A l’époque hellénistique, il est dit qu’Alexandre le Grand en grand stratège a utilisé les Babougera lors de ses campagnes pour effrayer les éléphants du roi de Perse. Sous la domination ottomane, les percepteurs turcs ne franchirent jamais les limites du village de Kali Vrysi par crainte de ces créatures.

Fthiotida : Protection par le jeûne

De Noël à l’Epiphanie, dans de nombreuses maisons de l’ouest de Fthiotida, les habitants suivent la tradition et installent des broches dans les cheminées pour qu’en les voyant les Kalikantzari effrayés ne descendent pas par le conduit et entrent dans la maison. Les plus croyants dans les traditions, depuis la veille de Noël jusqu’à l’Epiphanie qui chasse les Kalikantzari, ne mangent pas d’olives, d’haricots ni de figues pour ne pas faire de moines.

La veille au soir de l’Epiphanie, des groupes de garçons et d’hommes tenant de grandes cloches vont de maison en maison chanter des chants des Lumières, recevant en échange des mets traditionnels de Noël, ils finissent la nuit tous ensemble dans les tavernes en chantant et en dansant.

Larissa : Les « Rougatsaria »

Les « Rougatsaria » est une coutume que l’on rencontre dans de nombreuses régions de Grèce mais aussi en Thessalie durant la période de l’Epiphanie. Il s’agit d’une ancienne coutume païenne où les jeunes du village se déguisent de manière grotesque et souhaitent une bonne année à tous les passants. Ils passent de maison en maison chanter des chants traditionnels et réclament de l’argent en échange.

Ermioni (Argolide) : Le « yala-yala »

Cette coutume perdure à Ermioni depuis plus de 50 ans, on la retrouve aussi dans de nombreux villages de pêcheurs de la région, tels Porto Heli et Koilada. Le matin de l’Epiphanie, les jeunes hommes qui feront leur service militaire au cours de la nouvelle année se réunissent, déjeunent et ensuite passent de maison en maison vêtus d’uniformes marins traditionnels en chantant le « yala-yala ».

La veille de la fête de la Lumière, les habitants décorent leurs barques avec des branches de palmier et de myrte et des oranges amères et les amarrent dans le port avant le rituel de la Croix.

Lefkada : Les oranges

Les fidèles plongent dans la mer des branches d’orangers attachées avec de la ficelle qu’ils tiennent à la main. Ils les rapportent ensuite chez eux pour bénir la maison et conservent une orange une année entière près des icônes de la maison. Avant le rituel de la Croix, ils jettent à la mer les vieilles oranges conservées de l’année passée.


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Dernière modification : 05/01/2017