Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère Evénements culturels La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Contactez-nous

Historique

 

 

Historique des faits

 

Les Marbres du Parthénon sont l’une des plus belles œuvres artistiques que nous a léguées la civilisation grecque antique. Ils sont constitués de sculptures et frises qui ornaient le Parthénon. Ces chefs d’œuvre ont été réalisés par Phidias entre 477 et 432 av. J.C., à qui Périkles avait confié la mission d’édifier sur l’Acropole un grand monument à la gloire d’Athènes. Lorsque le Parthénon fut construit, entre 447 et 432 av. J.-C., on créa pour sa décoration trois ensemble de sculptures, les métopes, la frise ionique et les frontons. Les métopes et la frise ionique faisaient partie de la structure même du Parthénon. Ils n'ont pas été sculptés, puis mis en place, en haut du Parthénon, mais ont été sculptés sur les flancs du Parthénon après sa construction. 

Les métopes étaient des sculptures individuelles en haut relief. Il y avait 92 métopes, 32 sur chaque côté et 14 sur chaque façade, et chacune d'elle était séparée de ses voisines par un décor architectural simple, appelé triglyphe. 

Les métopes étaient situées autour du temple, au-dessus de la colonnade extérieure et représentaient des combats mythiques : au nord, des scènes de la guerre de Troie, au sud, le combat contre les Centaures, mi-hommes mi-chevaux, à l'est, le combat des dieux olympiens contre les géants, et à l'ouest, le combat contre les Amazones.

La frise ionique, de 160 mètres de long, était située à l'intérieur de la colonnade du péristyle, et donc moins aisément visible. C'est une longue sculpture continue, en bas-relief, montrant le procession de la fête des Panathénées. 

Sur chacune des façades du temple, au creux d'un vaste espace triangulaire, étaient les statues des frontons, exécutées en ronde bosse. Elles ont été conçues pour remplir cet espace, si bien que celles du centre, au point le plus haut du triangle, sont énormes. Les sculptures du fronton ont été endommagées à un point tel qu'on ne sait ce qu'elles représentent que par les écrits de l'écrivain et voyageur Pausanias, qui a écrit vers 150 av. J.-C. Selon lui, les sculptures du fronton Est représentent la naissance d'Athéna, issue de la tête de Zeus, et les sculptures du fronton Ouest représentent la querelle d'Athéna et de Poséidon pour la terre de l'Attique. L'élément le plus glorieux du temple, cependant, se trouvait à l'intérieur. C'était une statue d'Athéna de plus de 12 mètres de hauteur, appelée chryséléphantine parce qu'elle était faite d'or et d'ivoire. Elle fut endommagée par le feu dès 200 av. J.-C. et, pense-t-on, remplacée par une autre vers 165-160 av. J.-C. A la différence des sculptures de marbre, elle n'a pas survécu à l'antiquité.

Au début du siècle dernier, peu avant la guerre d’indépendance et la libération de la Grèce du joug ottoman, lord Elgin, ambassadeur de Grande-Bretagne à Constantinople, a dépouillé le Parthénon.

Pour commencer, en 1800, il a envoyé une équipe à Athènes chargée de réaliser des croquis et des moulages des monuments pour la décoration de sa résidence en Ecosse. A cette époque, les évènements politiques internationaux ont conduit la Turquie à s’allier à la Grande-Bretagne contre la France. Lord Elgin, profitant de sa position, de la situation politique et de la faveur du sultan, a saisi l’occasion de réunir une collection importante d’antiquités de la Grèce Centrale, des îles grecques de l’Egée et d’Asie Mineure, où la culture grecque avait rayonné par le passé.

Son attention s’est alors tournée vers les monuments de l’Acropole dont l’accès était difficile pour qui que se soit et pour lequel aucune autorisation n’avait jamais été délivrée pour le prélèvement de sculptures.

Avec de nombreux et somptueux cadeaux offerts aux Turcs de Constantinople et d’Athènes ainsi qu’une lettre du grand vizir de Constantinople qui l’autorisait à faire réaliser des croquis et des moulages et de diriger des fouilles autour des fondations à la condition sine qua non que les monuments eux-mêmes ne soient pas endommagés, lord Elgin a pressé ses protecteurs turcs d’Athènes de conserver le silence tandis que son équipe prélevait des blocs de sculptures décoratives ornant les monuments de l’Acropole. Les travaux de mutilation et de dévastation du Parthénon commencèrent en 1801.

Se comportant comme des vandales les hommes de lord Elgin, arrachèrent les sculptures du temple qui s’y trouvaient depuis plus de 2500 ans, détruisant les parties environnantes du monument, sciant les plaques des frises pour les séparer, coupant en deux un chapiteau du Parthénon et une corniche de l’Erechthéion cassant par maladresse une métope.

Lord Elgin en mutilant l’Acropole a éloigné du monument majeur de l’antiquité grecque ses plus belles sculptures. Durant 10 ans, ses équipes ont démembré le Parthénon et ont soustrait des blocs des monuments de l’Acropole et arraché des sculptures réalisées à même le monument, les esclaves grecs ont assisté impuissants à ce crime ignoble contre l’héritage culturel de leur patrie. En quelques années, il a envoyé 33 chargements d’antiquités, découpant les frises afin de pouvoir les transporter.

En Grande-Bretagne, où ils sont arrivés après une longue odyssée, les Marbres du Parthénon sont devenus une monnaie d’échange entre lord Elgin et le gouvernement britannique. Le Parlement britannique, où lord Elgin a été accusé de pillage de site archéologique, de trafic d’antiquités, de destruction, de corruption et d’escroquerie envers les Turcs, après de longues hésitations vis à vis de la légalité des titres et des actions du lord, a finalement voté en 1816 par 82 voix contre 30, l’achat des Marbres et leur attribution au British Muséum, qui constituent jusqu’à ce jour l’une de leurs plus importantes collections. Déjà à cette époque, de nombreuses personnes ont caractérisé ses actes de vandalisme défigurant le temple à tout jamais.

Voici un petit inventaire de la situation du Parthénon depuis les deux derniers siècles :

des 97 plaques conservées de la frise du Parthénon, 56 se trouvent en Grande-Bretagne et 40 à Athènes

des 64 métopes conservées, 48 se trouvent à Athènes et 15 en Grande-Bretagne

des 28 compositions des frontons conservées, 19 se trouvent en Grande-Bretagne et 9 à Athènes

 

Dans de nombreux cas, des sculptures se trouvent pour moitié en Grande-Bretagne et pour moitié en Grèce.

Dès leur déclaration d’indépendance en 1832, les grecs ont commencé à réclamer le retour des Marbres du Parthénon. Lord Byron fut le premier à apporter son soutien à cette cause, suivi bientôt par de nombreuses personnalités, aussi bien britanniques que grecques, lesquelles avaient compris l’importance du symbole du Parthénon, tant pour la culture grecque que pour la culture du monde entier.

Depuis cet exil de deux siècles, des intellectuels et des personnalités de Grande-Bretagne et d’Europe ont stigmatisé et stigmatisent encore l’action sacrilège de lord Elgin. Le retour des Marbres du Parthénon a fait l’objet de nombreux débats et a fait couler beaucoup d’encre.

Le British Muséum n’est pas prêt à perdre les fleurons de ses expositions et ne veut pas créer un précédent pour le retour d’autres trésors du Musée. Les personnes favorables au retour répondent que le cas des Marbres est unique parce que les Marbres sont une partie intégrante d’un Monument national. De nombreux désaccords ont éclaté afin de déterminer si lord Elgin a obtenu légalement ces trésors, des professeurs d’université ont débattu pour savoir si lord Elgin avait le droit de les arracher. Tous ces désaccords ont débouché sur des accusations rejetées par les deux parties et n’ont conduit à aucun résultat.

Aujourd’hui, l’opinion publique grecque et britannique soutient le retour des Marbres du Parthénon en Grèce (les sondages réalisés prouvent que le peuple britannique est d’accord à 2 contre 1).

La réunion de ces sculptures splendides avec leur environnement originel serait un geste inspiré, une nouvelle campagne œuvre en ce sens – Parthénon 2004. Elle a reçu le soutien d’acteurs britanniques entre autres Dame Judi Dench, Vanessa Redgrave, Janet Suzman, Joanna Lumley et sir Sean Connery qui souhaitent que justice soit rendue et plus particulièrement qu’un accord soit trouvé avant les Jeux Olympiques d’Athènes en 2004. Cette nouvelle campagne se concentre sur l’importance d’une collaboration entre le British Muséum et la Grèce et non sur le détail de savoir à qui appartiennent les sculptures. L’important étant que les Marbres du Parthénon retrouvent leur place sous l’horizon bleu de l’Attique où ils virent le jour il y a quelques 2500 ans.

Haut de page


Remonter ] [ Historique ] Restauration ] Musée Acropole ] Report 2002 ] Presse ] Positions ] Fondation Mercouri ] Organisme Mondial ] Conférence 06/10/2013 ]

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : 11/02/2015