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Miel

 

 

Le miel « Pefkothymaromelo Kritis » bénéficie de l’Appellation d’Origine Protégée suite à une décision de la Commission Européenne adoptée le 15 septembre 2017.  

Il s’agit d’un mélange naturel de miel de thym et de miel de pin produit en Crète et résulte d’une gestion particulière des ruches et/ou de la coexistence naturelle de thym de floraison tardive et du miellat secrété par le Marchalina hellenica L, un insecte qui vit principalement sur le pin d’Alep et le pin Brutia. La présence de l’insecte dans les forêts de pins date au moins du 18ème siècle (Gennadius 1883). 

Le Pefkothymaromelo Kritis est produit en Crète depuis plus d’un siècle. Le pourcentage de miel de thym est supérieur ou égal à 10%, dans certains cas il atteint 18%. Ce miel comprend en plus du pollen de thym entre 15 et 20 différents pollens issus de la riche flore crétoise. Sa saveur est unique avec des notes fleuries, boisées et de cire. Les producteurs renouvellent leurs ruches tous les trois ou quatre ans.   

La Crète compte une très grande quantité de ruches avec une densité de 33 ruches au km2. L’AOP couvre l’ensemble des préfectures de Crète : Héraklion, Lasithi, Rethymnon et La Canée.


Le parc des Abeilles

Le parc le plus sucré au monde …. se trouve à Thessalonique


Le Miel, un bienfait de la nature.....un trésor de Grèce

Scientifiquement et selon la Législation Communautaire (Directive 2001/110/EK du Conseil), le miel est une substance sucrée naturelle fabriquée par les abeilles à miel à partir du nectar de fleurs, de secrétions de plantes ou du miellat de pucerons. Les abeilles butinent et collectent ces substances qu’elles mélangent à certaines sécrétions de leur corps, les déposent, les laissent se déshydrater, les entreposent et les conservent dans les rayons des ruches jusqu’à maturité.

Il s’agit donc d’un produit naturel qui n’admet aucun traitement et qui est composé entre autres d’eau, de glucides, d’acides organiques, de protéines, d’oligo-éléments, d’enzymes, de vitamines, de matières pigmentaires, de lipides et de sels minéraux. Le miel a de grandes vertus médicinales.

L’apiculture en Grèce

Très peu de produits alimentaires de base de l’homme, comme le miel, jouissant d’une telle popularité mondiale, ont des liens indéfectibles avec les particularités et les traditions de chaque région. En Grèce, depuis l’Antiquité, nos ancêtres connaissaient parfaitement la très grande valeur nutritionnelle du miel et lui associaient des propriétés divines et religieuses.

Le plus ancien personnage qui soit apparu dans l’univers de l’apiculture est Aristée. Il s’agit de l’une des formes les plus énigmatiques de la religion populaire grecque antique et constituait le fondement principal du cercle mythologique de Céos.

Fruit de l’Union d’Apollon avec la nymphe Cyrène, Aristée a vu le jour en Afrique dans les palais libyens. Dès sa naissance, Hermès le remit à Gaia et aux Heures afin qu’elles l’élèvent, elles avaient préalablement versé sur ses lèvres quelques gouttes de nectar et d’ambroisie le rendant ainsi immortel. Les Muses lui enseignèrent l’art divinatoire et la médecine. Les Nymphes, quant à elles, lui enseignèrent la culture de la vigne, de l’olivier et l’apiculture, science qui le caractérisera plus que toute autre.

À la mort de son fils, il entreprit un long périple dont la première étape fut l’île de Céos où il enseigna aux habitants l’apiculture. Aristée apparût aux habitants de l’île comme l’inventeur de nombreux arts très utiles et principalement l’élevage des abeilles. Aristée et les abeilles deviendront les symboles de l’île et figureront sur différentes monnaies. Le mythe d’Aristée témoigne de l’existence de l’apiculture intensive à l’époque de l’Antiquité.

D’autres preuves ont été découvertes en avançant plus avant dans la chronologie historique. En Crète, lors de fouilles à Phaistos, des abeilles en terre cuite ont été découvertes datant de l’Epoque Mycénienne (3.400 av. J.C.), antérieure à l’époque d’Homère.

Des bijoux ont également été trouvés sur place et à Cnossos, dont un magnifique pendentif en or orné de deux abeilles. A Akrotiri, cité minoenne détruite en 1623 av J.C., une ruche a été retrouvée intacte. Dans cette ancienne cité, un écriteau a été retrouvé portant une mention que l’on peut traduire par «A tous les dieux, du miel est offert : une amphore». Cette inscription écrite en alphabet syllabique en Linéaire B date du 14 siècle av. J.C. et a été traduite par l’architecte anglais Michael Ventris en 1952. La plus influente déesse de l’empire minoen était nommée «Gardienne des animaux» et aussi «Reine des abeilles». Plus tard, Artemis, la déesse du Panthéon grec la plus en harmonie avec les animaux, avait pour symbole l’abeille.

Le miel, si mystérieusement sucré et doré, a toujours été considéré comme un bien divin par les grecs. Sur l’Olympe, le grand Zeus a goûté cette merveilleuse substance des mains même de la Nymphe Melissa (dont le nom signifie celle qui fabrique le miel). Eros, le dieu de l’Amour, trempait la pointe de ses flèches dans ce doux nectar avant de viser les hommes et quelque fois les dieux.

Dans l’Odyssée (vers K-519), il est fait mention de «Melikraton», mélange de miel et de lait qui était considéré comme une boisson éclectique puis le vers Y-168 précise que les filles orphelines de Pindare étaient nourries par la déesse Aphrodite avec du fromage, du miel et du vin. Circée la magicienne a séduit les hommes d’Ulysse avec ces mêmes mets (vers K-213).

Dans ses écrits, Hésiode décrit des ruches, bien qu’on ne sache pas exactement comment étaient faites ces ruches, il est certain qu’elles avaient été fabriquées de manière particulièrement ingénieuse par l’homme pour l’élevage des abeilles.

De plus, les ouvrages d’Aristote (322 av. J.C.) apportent un important témoignage sur l’activité apicole dans la Grèce antique et dans les régions du monde alors civilisées.

Cependant, l’existence d’entreprises apicoles est également démontrée avant l’époque d’Aristote, période où l’apiculture était organisée à un haut degré. Le grand législateur d’Athènes, Solon (640-558 av. J.C.), a promulgué différentes lois régissant l’activité apicole.

Le père de la Médecine, Hippocrate (462-352 av. J.C.) recommandait la consommation de miel par tous les hommes et tout spécialement pour les malades.

Le développement de l’apiculture ne se limitait pas seulement à l’Attique mais s’étendait à toute la Grèce continentale et insulaire mais également aux colonies. Aristote fut le premier à étudier scientifiquement l’abeille.

La ruche équipée de cadres amovibles était déjà utilisée dans la Grèce Antique. A Cythère, les anciens apiculteurs utilisaient déjà un cadre en bois précurseur de la ruche européenne moderne avec cadre amovible, découverte de l’américain Lorenzo Lorraine Langstroth considéré comme le père de l’apiculture moderne (1851) puisque cette découverte constitue la base de l’apiculture actuelle.

En Grèce, la modernisation de l’apiculture grâce à l’utilisation de la ruche européenne a quelque peu tardé. La Société Agricole Hellénique a lancé la première campagne en 1903. Ioannis Pesmatzoglou, avec son propre argent, a fondé à Halandri la première école d’apiculture. L’écrivain et académicien, G. Drosinis, a publié un petit livre «Les Abeilles», sa contribution à l’apiculture s’est avérée très importante.

Le premier professeur de l’école d’apiculture de Halandri fut M. G. Toufexis qui y a enseigné, de 1903 à 1916, les nouvelles méthodes d’apiculture. Par la suite, le ministère de l’Agriculture l’a recruté en tant que superviseur de la branche apicole en Grèce. De nombreux étudiants de cette école supérieure sont devenus à leur tour professeurs et ont contribué à la propagation de l’usage des ruches modernes.

En 1903, les statistiques font état de 201.314 essaims produisant dans des ruches d’ancien type et 412 essaims dans des ruches modernes, soit 0,2% du total des essaims produisant du miel dans des ruches européennes. 9 ans plus tard en 1912, on dénombrait 250.000 essaims dans des ruches d’ancien type et 3.000 dans des ruches européennes soit 1,19% du total. Malheureusement, cet essor a été interrompu à cause des Guerres Balkaniques et de la Première Guerre Mondiale.

Après la catastrophe d’Asie Mineure, la nomination de M. I. Karamanou au poste de Directeur Général de la Direction de la Colonisation de Macédoine-Thrace et l’affectation de M. A. Xydias, employé au ministère de l’Agriculture, à ce même service, tous deux anciens élèves de l’Ecole de Halandri, a relancé le développement de l’apiculture moderne en octroyant aux réfugiés 700 ruches complètes.

Cet essor s’est poursuivi lorsque M. Angelos Xydias a été nommé Responsable de la branche Apiculture du ministère de l’Agriculture et avec le soutien de la Banque Agricole de Grèce, en 1939 le chiffre de 700.000 ruches a été atteint dont 100.000 étaient de type européen soit 14,29%. Après la Seconde Guerre Mondiale, de nouvelles aides ont été accordées afin de remplacer les ruches détruites.

Aujourd’hui, en Grèce, on recense environ 1.300.000 essaims installés presque totalement dans des ruches de type européen Langstroth. La production annuelle se chiffre à 12.000 tonnes de miel. La Grèce occupant la troisième place après l’Espagne et la France.

Le secteur de l’apiculture en Grèce occupe 27.000 apiculteurs dont 5.000 professionnels et compte 1,3 million de ruches. La majeure partie des apiculteurs pratique l’apiculture nomade et un très petit nombre l’apiculture statique pratiquée principalement dans les îles.

La saison commence en mars et s’achève fin novembre dans les régions du sud de la Grèce. En mai quand les orangers sont en fleurs, les abeilles en recueillent le pollen. Juillet est le mois du miel de thym, septembre celui du pin, mai et septembre ceux de la bruyère qui fleurit deux fois.

Un miel grec bénéficie de l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), il s’agit d’un miel clair de sapin à la texture fluide et nacrée produit à Vytina dans le Péloponnèse.

La couleur et le goût du miel varient en fonction de l’origine des fleurs ou des plantes, ils dépendent des pigments naturels des fleurs, en Grèce, chose très étonnante, les nuances du miel sont très sombres allant du caramel au marron foncé cordoue. Le miel toutes fleurs, par contre, est très pale et liquide. La grande diversité de fleurs sauvages et d’arbres en Grèce, on dénombre 7.500 variétés différentes dont 850 sont endémiques, permet la production d’un miel à la saveur raffinée, exceptionnelle et unique, apprécié à travers le monde, il peut être monofloral ou toutes fleurs. Les miels commercialisés en Grèce sont principalement des miels de nectar d’arbres fruitiers et d’agrumes (citronniers, orangers, bigaradiers), de thym et de conifères. Le miel de thym étant le fleuron de la production.

En Grèce, la majeure partie de la production de miel est à base de pin (55-60%), de sapin (5-10%) et de thym (15%).

Le miel est utilisé pour la pâtisserie et la cuisine. Pour les desserts, le miel accompagne merveilleusement le délicieux yaourt grec, il enrobe également délicatement les loukoumades (petits beignets) et tient un rôle majeur dans l’élaboration de nombreux gâteaux (kataïfi, baklava, galaktoboureko….). Les cuisiniers à l’époque de Byzance utilisaient, pour les marinades et les sauces, un mélange de miel et de vinaigre, préparation largement utilisée par les cuisiniers grecs modernes qui utilisent également beaucoup le miel non seulement dans la pâtisserie mais aussi dans la préparation de viandes comme le stifado ou l’énigmatique kapama de Corfou et dans les marinades, par exemple en Crète il sert aussi à attendrir le mouton. Les chefs contemporains mixent le miel avec du vinaigre de raisin et du jus d’orange pour assaisonner des salades à base de produits de la mer.

Production de miel

2001 : 15.061t

2002 : 15.674t

2003 : 15.746t

2004 : 16.721t

2005 : 16.297t

2006 : 16.218t

Autres produits des abeilles

Pollen

C’est le produit que les abeilles récoltent de différentes plantes. Le pollen est la nourriture naturelle la plus riche en protéines, vitamines, acides aminés indispensables, hormones, enzymes et autres composants bénéfiques. Il est utilisé dans l’industrie pharmaceutique, alimentaire et cosmétique, pour la fabrication de succédanés de pollen pour nourrir les abeilles, dans la recherche médicale et l’agronomie mais aussi la pollinisation des fruits et légumes.

Gelée royale

La gelée royale est le produit de sécrétion du système glandulaire céphalique des jeunes abeilles ouvrières, elle est blanche et gélatineuse, a une odeur spéciale et un goût acidulé. Elle est très riche en vitamines, en oligo-éléments et acides aminés. Elle constitue l’alimentation de base des larves et de la reine. Elle a de très nombreux bienfaits sur la santé.

Propolis

La propolis est un matériau recueilli par les abeilles à partir de certains végétaux. Cette résine végétale est utilisée par les abeilles comme mortier et anti-infectieux pour assainir la ruche. Elle est récoltée pour ses propriétés thérapeutiques.

Cire

La cire d’abeille, servant à construire les rayons recevant le miel, est produite par 4 couples de glandes de jeunes ouvrières. Pour produire 1 kilo de cire les abeilles consomment 8 kilos de miel. Il y a environ 300 composants dans la cire. Elle est employée en cosmétologie, pharmacologie, dans l’industrie de la bougie et les vernis.

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Fédération des Associations d’Apiculteurs Grecs

Kouma 4

41 222 Larissa

Tél: 0030 2410 533 366 - 0030 2410 549 724

Fax: 0030 2410 549 725

e-mail: omse@otenet.gr - info@omse.gr

www.omse.gr

laboratoire d' Apiculture et de Sericulture de l' Universite Aristote de Thessalonique

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Dernière modification : vendredi 22 septembre 2017