Lancement de la nouvelle campagne internationale pour le retour des Marbres du Parthénon

«Restitution des Marbres, Restauration du Parthénon, Redémarrage de l’Histoire»

«Return (the Marbles), Restore (Parthénon), Restart (History)»

 

Musée de l’Acropole le 26 juin 2014

 

La Fondation Marianna Vardinoyianni a pris à bras le corps la nouvelle campagne avec à ses côtés de nombreux organismes (la Fondation Mélina Mercouri, le Musée de l’Acropole, le Comité International pour le retour des Marbres du Parthénon et l’UNESCO), ils ont pris ensemble la décision de relancer la question du retour des Marbres en mettant l’accent sur l’intégrité du Parthénon, cas unique d’un monument démembré.

Avec dynamisme et enthousiasme, la nouvelle campagne internationale pour la réunification des Sculptures du Parthénon, à l’initiative de l’ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO Mme Marianna Vardinoyianni et de sa fondation en collaboration avec la Fondation Mélina Mercouri, a été lancée le 25 juin au Musée de l’Acropole en ouverture des travaux d’une rencontre internationale ayant pour thème : « Parthénon, l’intégrité d’un monument symbole, le rôle des citoyens, une campagne internationale ».

Le slogan de la nouvelle campagne tient en une lettre et trois mots «Return (the Marbles), Restore (Parthénon), Restart (History)» «Restitution des Marbres, Restauration du Parthénon, Redémarrage de l’Histoire»

Le premier objectif est la revalorisation radicale de la question à l’UNESCO et l’information du public. Les requérants peuvent avancer entre autre argument, les résultats d’un sondage réalisé, pour la première fois, dans toute la Grèce et dont il ressort que 93% des personnes interrogées considèrent comme très importante la question de la réunification des Sculptures.

Le principal argument de la demande s’appuie sur l’intégrité nécessaire du Parthénon, cas unique de monument démembré.

Il faut rappeler que dès 1842 la partie grecque a réagi au sujet du vol des Sculptures. Ainsi, 1982 représentait une date anniversaire, Mélina Mercouri, alors ministre de la Culture, a donc saisi l’occasion devant l’Assemblée générale de l’UNESCO à Mexico de présenter avec ferveur la demande grecque.

Déclarations de M. Christoforos Argyropoulos : Président de la Fondation Mélina Mercouri, la poursuite de son combat est notre principal objectif. Un nouvel argument est de faire passer le message que « le retour des Marbres n’est pas une idée fixe nationale ou un anachronisme culturel mais une nécessité essentielle pour le Parthénon, élément fondamental du patrimoine culturel mondial qui a été démembré».

Déclarations de Mme Vardinoyianni : Pour chaque Grec, pour chaque Grecque, la réunification des Sculptures du Parthénon constitue une question d’intérêt national mais aussi international non seulement de patrimoine culturel mais aussi d’intégrité morale. Elle a appelé à ce que tout le monde, ensemble, envoie le message que les Sculptures du Parthénon ont un nom et une identité, elles ont une histoire et une patrie, elles ont une mémoire et une voix et cette voix à travers le monde devient plus forte, pour être entendue. Nous considérons plus juste d’appeler la campagne «Campagne pour la Réunification des Sculptures du Parthénon» puisque notre principal argument se fonde sur le caractère primordial de l’intégrité du monument. Les sculptures sont une partie intégrante d’un ensemble culturel». «Je suis née dans ce pays baigné de lumière. La même lumière qui, il y a 2.500 ans, illuminait le Parthénon avec ses sculptures magnifiques qui sont aujourd’hui toujours fragmentées». Que demandons-nous au cours des prochaines étapes de la campagne : la réunification des sculptures est le sujet. La réunification et leur retour sur leur terre, là où ils appartiennent moralement et physiquement. La campagne vise à éveiller, informer et donner la priorité à la réunification des Marbres du Parthénon comme tout le monde les appelle. C’est exactement pourquoi la première étape passe par l’UNESCO. La question de l’intégrité d’un monument-symbole, comme le sont les sculptures du Parthénon, doit devenir pour le plus grand organisme international, l’UNESCO, une première priorité !

Déclarations du ministre de la Culture M. Konstantinos Tasoulas : L’heure est venue. L’idée de la campagne est très importante et il n’existe pas de meilleur argument que « l’heure est venue ». Le Musée de l’Acropole, «le musée qui attend», c’est par ces paroles que le ministre de la Culture a accueilli les participants pour que tous ensemble nous recommencions à revendiquer le retour des Marbres. La Société va devenir le porte-parole de cette idée de sorte que le délai d’attente ne soit pas long .

Déclarations du président du Musée de l’Acropole M. Dimitris Pantermalis « Il faut du courage pour redémarrer l’idée du retour des Marbres du Parthénon. Il s’agit d’une affaire vieille de 200 ans qui, aujourd’hui, redémarre sur une base nouvelle. Pour réclamer quelque chose correctement, vous devez prouver que vous êtes capable de l’avoir. Les monuments de l’art ne sont pas comme les reliques des saints où chacun prend un os. Ils ont une globalité, une intégrité et une valeur unique. Les choses seront plus faciles si les deux gouvernements collaborent. La réponse du British Museum se résume à vous êtes un musée national et nous sommes un musée encyclopédique. Mais il occulte le passé colonialiste de la Grande-Bretagne quand tout à chacun pouvait soustraire des œuvres d’art. Il ne doit pas être fier de cela».


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Dernière modification : 11/02/2015