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Organisme Mondial

 

 

Organisme Mondial pour la réunification des Frises du Parthénon

Président : M. David Hill, homme d'affaires

107 Clovelly Road, Randwick 2031, New South Wales, Australia

Tél. : ++61 2 9399 9902 et 0412 197 375

davidhill04@optusnet.com.au

www.parthenoninternational.org

Comité français

Président : M. Gaston Gasparri, avocat

434 Avenue du Prado

13008 Marseille

Tél. – Fax : 04 91 76 22 13

 

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Création d'un organisme international pour le retour des frises de Parthénon

ATHENES, 25 nov 2005 (AFP) - Quinze comités de différents pays militant pour le retour en Grèce des frises du Parthénon, exposées au British Muséum de Londres, ont décidé vendredi à Athènes de créer
un organisme international pour relancer "la pression" sur ce dossier.

"Nous avons décidé à l'unanimité la création de cet organisme international pour exercer une pression sur ce sujet et nous appelons les deux gouvernements, grec et britannique à relancer les négociations" en vue d'un retour des frises, a souligné lors d'une conférence de presse, David Hill, membre du Conseil australien pour les Arts, qui a été nommé président de l'organisme.

Cette décision a été prise lors d'une rencontre à Athènes, la première de ce genre, des représentants des comités de ces 15 pays (Allemagne, Australie, Belgique, Chypre, Espagne, Etats-Unis, Grèce,
Italie, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni, Chili, Russie, Serbie-Monténégro, Suède et Australie).

La rencontre s'est tenue à l'initiative du secrétaire d'Etat grec à la Culture, Petros Tatoulis, qui a rappelé "le soutien de l'Unesco et de l'Union européenne" à la demande grecque, formulée en 1982 par l'actrice et ministre socialiste de la Culture Melina Mercouri, décédée en 1994. Les représentants des comités ont aussi rencontré le Premier ministre, Costas Caramanlis, et le chef de l'Etat, Carolos Papoulias. Ils ont visité l'Acropole et le chantier du nouveau musée de l'Acropole, dont la construction doit s'achever fin 2006. "M. Caramanlis nous a confirmé que des négociations se poursuivent toujours entre les deux gouvernements (grec et britannique), ce qui est très important", a affirmé le président du comité britannique, Anthony Snodgrass.

Selon les Grecs, les frises de l'Acropole ont été "volées" en 1806 par Lord Elgin alors ambassadeur britannique auprès de la Sublime Porte qui occupait la Grèce. Londres, qui a jusque là toujours opposé une fin de non-recevoir à la revendication grecque, soutient que les frises ont été achetées "légalement" à l'empire ottoman.

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Le Premier ministre et ministre de la Culture M. Kostas Karamanlis a rencontré aujourd’hui les Présidents et représentants des comités pour le retour des frises du Parthénon. L’ancien Secrétaire d’Etat à la Culture M. P. Tatoulis participait à la rencontre.

M. Tatoulis a fait la déclaration suivante à l’issue de l’entretien :

Secrétaire d’Etat : Aujourd’hui pour la première fois a eu lieu une rencontre entre le Premier ministre et ministre de la Culture avec les Présidents et représentants des Comités qui luttent pour le retour des frises du Parthénon. Il s’agit d’une rencontre qui a mis en valeur le vif intérêt de la partie grecque concernant ce problème. Nous avons par la suite exprimé nos remerciements pour la lutte que mènent les membres de ces comités, pour une exigence seulement de notre pays mais de la communauté internationale, de même que l’intégrité du Parthénon constitue une demande de la communauté internationale.

Journaliste : Existe-t-il une action, une orientation a-t-elle été décidée, de façon à ce que nous obtenions quelque chose dans un avenir proche ?

Secrétaire d’Etat : Il s’agit d’une politique qui est suivie avec rigueur depuis que nous présidons à la destinée du Pays. Toutes nos actions et mesures soutiennent cette politique.

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Rencontre du Président de la République M. Karolos Papoulias avec les membres des 12 comités internationaux pour le retour des Frises du Parthénon

Palais Présidentiel, 25 novembre 2005

Le Président de la République M. Karolos Papoulias a reçu ce matin les présidents et membres des 12 Comités Internationaux pour le retour des «Marbres d’Elgin». Le Secrétaire d’Etat à la Culture M. Petros Tatoulis accompagnait les membres des Comités.

Le Président : Je vous souhaite la bienvenue et je tiens à vous remercier pour cet effort généreux que vous prodiguez.

Les «Marbres d’Elgin» ont été les victimes d’un enlèvement, dans une période historique où les puissants avaient droit de vie et de mort sur les faibles.

Cette période est passée. Aujourd’hui, nous servons d’autres valeurs morales et je pense qu’il est une dette morale que ces trésors de la culture grecque retournent dans leur patrie. Le ciel de l’Attique, le soleil de l’Attique et la terre de l’Attique attendent les «Marbres d’Elgin».

Je tiens à remercier Monsieur le secrétaire d’Etat de cette très belle idée qu’il a eue et ce qui fait que nous sommes très proches avec Monsieur le secrétaire d’Etat c’est notre sensibilité pour les affaires culturelles.

Et je tiens à exprimer ma gratitude à vous tous pour l’effort que vous faites. Ce n’est pas un combat facile. Nous avons à fournir des réponses à des gens qui font semblant de ne pas comprendre certaines choses qui sont pourtant très claires. Mais, je pense, que règne un ordre moral mondial et que nous fêtions tous ensemble un autre jour avec le retour des «Marbres d’Elgin».

Merci beaucoup

Anthony Snodgrass (Président de Comité, Grande-Bretagne) : Monsieur le Président, nous vous sommes très reconnaissants de nous recevoir. Nous sommes ici de 15 pays du monde. Qui aurait pu croire que dans 15 pays des organisations soient spécialisées dans le retour des Frises ? Nous sommes particulièrement reconnaissants que cette rencontre ait lieu ici, et bien sûr il n’existe pas de meilleur endroit au monde qu’Athènes pour cela.

Je vous remercie encore beaucoup et merci à monsieur le Ministre.

David Hill (Membre du Comité d’Australie) : Monsieur le Président, nous avons réussi à créer un Organisme Mondial où sont représentés les 15 pays, pour augmenter la pression sur les Anglais pour le retour des Frises et leur réunification avec les sculptures qui se trouvent à Athènes. Et je voudrais vous assurer, vous et monsieur le Ministre, ainsi que tous les Grecs, que nous sommes décidés de lutter jusqu’à ce que justice nous soit rendue et jusqu’à ce que ces magnifiques sculptures reviennent, soient réunies et se retrouvent là où il faut.

Diogenis Valavanidis (Président du Comité de Serbie) : Monsieur le Président, je voudrais vous offrir mon livre «Nostimo Imar», que j’ai écrit en trois langues grec, anglais et serbe. C’est un cri de la diaspora grecque. Comme, vous le savez, les Frises du Parthénon pour la diaspora grecque, pour nous qui vivons à l’étranger de façon permanente, ne sont pas de simples sculptures. Pour nous ils constituent notre drapeau, notre hymne national, poursuivent la continuité de l’identité de notre nation. Et j’ai écrit ce livre avec cet objectif.

Christopher Price (Vice-président du Comité de Grande-Bretagne) : je voudrais vous dire monsieur le Président que notre désir est immense de vous remercier vous et le Secrétaire d’Etat, M. Petros Tatoulis, pour l’aide indéfectible que, presque quotidiennement, il nous apporte lui et ses collaborateurs. Je voudrais remercier, en votre présence, très chaleureusement Petros pour toute cette aide, laquelle ne vient pas seulement de lui mais aussi de la grécité qui est absolument indispensable pour le fonctionnement de nos Comités.

Non seulement le Comité anglais mais tous les Comités, par l’intermédiaire du ministère de la Culture, ont réussi quelque chose qui je le pense restera ainsi pour toujours. Un lien qui survivra jusqu’à ce que nous nous retrouvions tous au nouveau Musée de l’Acropole pour fêter le retour des Frises.

Le Président : Encore merci à vous tous. Et comme nous l’avons dit que nous fêtions tous ensemble le jour du retour des Frises.

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Ministère de la Culture

Bureau de Presse

Communiqué de presse

L’ancien Secrétaire d’Etat à la Culture M. Petros Tatoulis, accompagné par les présidents et les membres des Comités pour le Retour des Frises du Parthénon, a rencontré le 25 novembre 2005, le Président de la République, M. Karolos Papoulias au Palais présidentiel et un peu plus tôt le Premier ministre et ancien ministre de la Culture M. Kostas Karamanlis au palais Maximou.

Guidés par M. Alkistis Horemis, Ephore du ministère de la Culture, ils ont, immédiatement après, visité l’Acropole, ils ont été informés par Mme Maria Ioannidou, directrice du Service de Restauration des Monuments de l’Acropole, sur l’état d’avancement des travaux de restauration du Rocher Sacré. M. Dimitris Pantermalis, président de l’Organisme de l’Edification du Nouveau Musée de l’Acropole, les attendait à l’emplacement du Nouveau Musée de l’Acropole pour les guider à travers l’exposition «Création du nouveau style d’exposition du Nouveau Musée de l’Acropole» qui se tient depuis août 2004 dans le bâtiment Vaïler.

Immédiatement après, l’ancien Secrétaire d’Etat à la Culture M. Petros Tatoulis, le Président du Comité anglais M. Anthony Snodgrass, Professeur émérite d’Archéologie de l’Université de Cambridge, M. David Hill, homme d’affaires et membre du Comité australien et Mme Birgit Wiger-Angner ont pris la parole au cours d’une conférence de presse.

Mme Birgit Wiger-Angner a fait don d’un fragment du fronton de l’Erechteio au Nouveau Musée de l’Acropole, comme l’a annoncé M. Tatoulis en la remerciant très chaleureusement pour son geste. Il a également déclaré que le fragment serait de retour dans son pays courant octobre 2006.

En souhaitant la bienvenue aux Présidents et aux membres des Comités, qui pour la première fois visitaient tous ensemble notre pays, sur invitation officielle, l’ancien Secrétaire d’Etat à la Culture a fait référence à leur travail, mettant l’accent entre autre sur le fait que «c’est une grande joie et une grande fierté pour nous que vous soyez présents ici, vous à qui nous devons que soient connus de tous notre demande et le souhait de notre pays pour le retour des frises du Parthénon». Monsieur Tatoulis a rendu un vibrant hommage à Melina Merkouri «parce que - comme elle l’a dit – nous ne devons pas oublier tous ceux qui par leurs décisions politiques courageuses ont atteint et servi des objectifs nobles».

Monsieur Tatoulis en se référant à ce que le Premier ministre et ancien ministre de la Culture M. Kostas Karamanlis a déclaré lors de sa rencontre avec les Présidents et Membres des Comités, a souligné que «notre demande n’est pas une demande qui se limite à nos étroites frontières nationales, parce que le Parthénon et les monuments de l’Acropole appartiennent à l’héritage culturel mondial. La culture grecque ne se limite pas à des conceptions de propriété étroites mais appartient à l’humanité, à tous les citoyens. Je considère – a-t-il poursuivi – que la présence et l’échange de vues avec les Comités, vont essentiellement renforcer cet effort. Ils vont donner de plus grandes possibilités et vont dégager de nouvelles priorités dans cet effort mené par notre pays».

M. Snodgrass, en prenant la parole, a remercié M. Tatoulis pour l’initiative de cette rencontre. Comme il l’a dit, beaucoup d’entre nous sont de vieux amis mais nombreux sont ceux qui se rencontrent pour la première fois, comme les représentants de l’Italie, de Chypre, d’Espagne, d’Allemagne et de Serbie-Monténégro.

M. Snodgrass a souligné, également, que la rencontre qu’ils ont eue avec le «Premier ministre a confirmé de la meilleure manière possible leur souhait de poursuivre avec un rythme plus soutenu les contacts du gouvernement grec et britannique, parallèlement avec les contacts au niveau des Musées».

De plus, il a annoncé que les représentants des Comités sont parvenus à un accord sur le renforcement des contacts entre eux et c’est pour cette raison qu’ils vont accélérer la création d’un Organisme Mondial pour la réunification des Frises du Parthénon, dont le premier président sera M. David Hill.

M. Snodgrass a poursuivi en mettant l’accent sur le fait que les efforts doivent se concentrer non seulement vers le gouvernement britannique mais aussi vers les organismes internationaux comme l’UNESCO et l’Union Européenne.

M. Tatoulis a rappelé la recommandation faite début 2005 par l’UNESCO que les discussions continueront à être menées au sujet du retour des Marbres courant 2006 sous sa surveillance.

L’ancien Secrétaire d’Etat du ministère de la Culture a mentionné, également, qu’avant la fin de 2006 le Nouveau Musée de l’Acropole serait prêt, de cette façon «l’achèvement de cet ouvrage affaiblit dans une large mesure les griefs du Musée Britannique». Se référant, par ailleurs, à la fondation de l’Organisme Mondial il a déclaré qu’«il coordonnera les efforts de tous les Comités, se dirigera vers une direction positive, et nous pensons que les conditions qui se créeront à l’avenir seront meilleures et renforceront davantage notre effort».

M. David Hill a remercié l’ancien Sous-secrétaire «pour son initiative exceptionnelle qui a permis, pour la première fois, aux Présidents et Membres des Comités de se rencontrer». Les Comités, comme il l’a déclaré, «réclament le retour des Frises du Parthénon au sein du nouveau Musée de l’Acropole à Athènes et que des négociations soient menées entre les gouvernements grec et britannique».

«Nous allons travailler durement tous ensemble et chacun séparément – a-t-il poursuivi – pour faire pression pour le retour et créer un climat de soutien de l’opinion publique et du monde académicien. Un fait nous donne du courage c’est que le gouvernement grec poursuit ses contacts sur ce sujet. Nous sommes d’accord sur la manière dont vous conduisez cet effort».

Tout de suite après, Mme Birgit Wiger est également intervenue en déclarant que «je restitue aujourd’hui un petit fragment de l’Acropole en espérant que le gouvernement britannique restitue à son tour tout ce qu’il a arraché, à Athènes.

A une question d’un journaliste en relation avec les sondages réalisés en Grande-Bretagne montrant qu’une majorité écrasante d’anglais se prononce en faveur du retour des Marbres et le fait de savoir si le pouvoir établi anglais de la culture a finalement changé d’opinion, M. Snodgrass a répondu : «le pouvoir établi anglais a clairement changé d’avis sur la culture. Nous, le Comité de Grande-Bretagne, avons décidé de changer notre tactique. De la confrontation nous voulons passer à la tactique d’encerclement du Musée Britannique par le fait que ses alliés naturels ou ses anciens alliés ou bien encore l’Union des Musées de Grande-Bretagne avec ses organismes institutionnels se rallient à notre cause.»

A une autre question en rapport avec la raison pour laquelle les Anglais refusent le retour des Marbres est, comme ils l’invoquent, qu’une telle action tracerait la voie à d’autres demandes, M. Snodgrass a répondu que «cela pourrait être évité si la solution trouvée répondait uniquement à la question des Marbres» tandis qu’il a rappelé que par le passé de nombreuses propositions-solutions ont été déposées. «Il existe un moyen – a-t-il continué – de régler ce problème par la négociation à partir du moment où l’autre partie en a la volonté.» 

M. David Hill est tombé d’accord avec les déclarations de M. Snodgrass en ajoutant qu’«il n’est pas juste que parce que quelqu’un a peur de provoquer un précédent, nous continuions à accepter une injustice».

Il a poursuivi en rappelant qu’en 2000 une Commission inter-partis du Parlement des Communautés a étudié le problème des Marbres et a récusé l’argument opposé par les anglais, à savoir que leur retour ouvrirait des voies pour qu’il se passe la même chose pour d’autres objets exposés.

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Dernière modification : 11/02/2015