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Position officielle

 

 

Position officielle de la Grèce sur le retour des Frises du Parthénon à Athènes

Extrait d’une interview du Premier ministre M. Constantin Caramanlis

« La culture est un investissement social parce que le monde a soif de valeurs et d’humanisme »

Journaliste : La poursuite avec la même intensité du combat pour le retour des Frises du Parthénon a-t-elle un sens quand les Anglais depuis des décennies s’y déclarent hostiles ou bien devons-nous changer de tactique et négocier de manière différente ?

Le Premier ministre : Le retour des Frises du Parthénon est une demande juste de la part de tous les Grecs. Il s’agit d’une demande d’hommes, indépendamment de leur nationalité, qui rêvent de la réunification d’un monument mutilé appartenant à l’héritage culturel mondial. Nous sommes et restons tendus vers un objectif, le retour des Frises. Nous avons les arguments nécessaires pour convaincre du bien-fondé de notre demande. Nous sommes optimistes que, finalement, même encore les plus réservés seront convaincus et changeront d’avis. En même temps, avec la création du nouveau Musée de l’Acropole, véritable bijou d’architecture et de muséologie, nous renforçons encore davantage notre argumentation.

«Apogevmatini tis Kyriakis», 4 juin 2004

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Georges Voulgarakis, ministre de la Culture

Discours prononcé à l’occasion du retour en Grèce du premier fragment des Frises du Parthénon, restitué par l’Université de Heidelberg, 5 septembre 2006.

La demande pour la restitution des Frises du Parthénon est une demande qui dépasse nos frontières nationales et revêt une dimension mondiale. Il ne s’agit pas d’une question de fierté nationale. Je ne cesserais jamais de souligner, que le caractère unique du Parthénon, en tant que monument mondial, est le facteur déterminant qui rend cette requête œcuménique.

C’est exactement ainsi que le conçoivent les Grecs, mais aussi tous ceux qui admettent l’évidence de la demande. Ceci est également le message que nous envoyons à tous les musées du monde qui détiennent des éléments sculpturaux du Parthénon. Je voudrais préciser à ce stade pour que les choses soient claires, que le retour des Frises ne constituera pas un précédent pour d’autres monuments ou collections d’antiquités.

Le cas du Parthénon est complètement isolé. La réunification de ses Frises est un devoir vis à vis de l’histoire. Les musées doivent répondre de la dette morale envers la cohésion culturelle et intellectuelle de l’Europe Unie. Je suis convaincu et optimiste que le retour du fragment de Heidelberg va relancer le débat sur le retour des éléments dispersés des Frises du Parthénon. Je crois en l’avenir d’un débat serein et objectif. Je crois en un consensus, en une collaboration et en un soutien mutuel de tous les organismes culturels européens. Je compte sur la dynamique de l’avenir et de ses perspectives optimistes. Pour chaque fragment dispersé qui retrouve sa place, seront offerts, en gage de notre bonne volonté et collaboration des témoignages de notre riche passé culturel. Les travaux de recherche menés sur le Rocher Sacré, associés à l’achèvement imminent du Nouveau Musée de l’Acropole, prédisposent au retour de toutes les Frises en Grèce. Dans la salle du Parthénon aménagée dans le Nouveau Musée, la réunification de toutes les parties sauvées du Monument est absolument possible. Ce lieu abritera une collection riche et homogène, il attend d’accueillir les Frises arrachées à leur cadre historique et culturel, et si ardemment réclamées au Musée Britannique, tendent à être indépendantes du monument restant. Dans la salle du Parthénon, des emplacements dédiés resteront vides dans l’attente du retour des Frises éparpillées».


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Dernière modification : 11/02/2015