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Flamme Olympique

 

 

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Le Relais de la Flamme Olympique

Le Relais de la Flamme Olympique fait passer d’un coureur à l’autre la Torche qui partant d’Olympie (Grèce) achève son parcours au stade de la ville hôte des Jeux.

La cérémonie de l’allumage de la flamme se tient à l’ancienne Olympie. Lors d’un rituel interprété selon la tradition, la Grande Prêtresse reçoit la Flamme s’embrasant aux rayons solaires reflétés par un miroir concave. Bénie et transmise au premier porteur, la flamme entame son long voyage. 

La Torche Olympique est le symbole primaire de l’idéal olympique, exhortant noble émulation, amitié et coexistence pacifique.

Historique

Dans la mythologie grecque, Prométhée apporta sur terre une étincelle du feu céleste pour rendre l’homme maître des éléments. De par ses origines mythiques, le feu incarne la raison, l’illumination de l’esprit, la liberté et la force créatrice de la race humaine. Intimement liée à l’histoire de l’humanité, son influence ressort des cérémonies olympiques.

Lors des Jeux antiques, la flamme symbolisait la pureté et brûlait sur l’autel de la déesse du foyer, Hestia, à Olympie.

Pour honorer les dieux du feu, l’on procédait, en Grèce ancienne, à une Lambadidromie (le mot grec pour le Relais de la Flamme) où les athlètes acheminaient une torche allumée en équipes de relais. Dans l’Athènes antique, les fêtes célébrées tous les 4 ans en l’honneur de la déesse Athéna, les Panathénées, comportaient un relais du flambeau. Pour rester vive et pure, la flamme sacrée devait être transportée rapidement; en l’occurrence, par des porteurs de torche, du sanctuaire de Prométhée au temple d’Athéna, sur l’Acropole. Quarante adolescents venus de dix tribus athéniennes couvraient une distance de 2,5 km à la course.

Le relais moderne de la Torche, réplique non compétitive de l’ancienne course aux flambeaux, est une célébration symbolique des Jeux Olympiques. Pierre de Coubertin, a prononcé un discours prophétique à la clôture des Jeux de Stockholm, le 27 juin 1912 : 

"Et maintenant, Messieurs, voici qu’un grand peuple a reçu de vos mains le flambeau des Olympiades et s’est engagé par là à en préserver et, si possible, à en aviver la flamme précieuse. Si notre jeunesse venait à laisser tomber, momentanément, le Flambeau olympique de ses mains, d’autres jeunes gens, de l’autre côté du monde, seraient prêts à le ramasser."

En 1928, la Flamme brûla au stade d’Amsterdam. En 1932, à Los Angeles, l’aspiration de Coubertin s’inscrivit sur le tableau d’affichage, à l’issue des Jeux :

"Puisse ainsi le flambeau olympique se transmettre à travers les âges, pour le bien de l’humanité, avec toujours plus d’enthousiasme, de loyauté et de ferveur"

L’idée d’intégrer de façon permanente la Flamme aux Jeux Olympiques  vint plus tard, en 1934, quand les membres du Comité International Olympique, réunis en Grèce, convinrent de matérialiser l’idée "coubertinienne" de l’Olympisme.

Cet embrasement de la vasque par la Flamme Olympique fut suggéré par plusieurs protagonistes. Carl Diem oeuvra de concert avec Ioannis Ketseas, l’archéologue Alexandros Philadelpheas et la chorégraphe Koula Pratsika en faveur de l’adaptation moderne de l’antique rituel présentée au Comité  International Olympique (CIO). Dès lors, le relais de la flamme devint une composante vitale de la célébration des Jeux, propre à diffuser visuellement l’esprit de l’Olympisme, à la fois aux Jeux d’été et d’hiver. Depuis 1936, la Torche a parcouru 38 pays sans visiter encore l’Afrique et l’Amérique du sud.

Le Relais de la Flamme en 2004

Ouvrant la voie aux Jeux Olympiques et porteur d’un message de paix, le Relais de la Flamme évoquera l’héritage d’une Olympiade célébrée à la mesure de l’homme.

Le flambeau traversera les cinq continents, symbolisés par les anneaux et voyagera à travers la Grèce. Des festivités accompagneront son passage, invitant à participer et à célébrer l’esprit olympique.

Prémices du plus grand événement sportif, le relais du flambeau n’est pas une course au vainqueur unique, mais un acheminement embrassant le monde entier et célébrant l’universalité de l’Olympisme.

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Dernière modification : 04/12/2012