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01/02/2010

 

Papandréou préside une réunion élargie sur l'économie

Le premier ministre, Georges Papandréou, a présidé dimanche après-midi une réunion élargie sur l'économie, axée sur un bilan de la situation après les interventions du chef du gouvernement au 40e Forum économique mondial de Davos, mais aussi plus spécialement sur le cours de matérialisation du Programme de stabilité et de croissance et ses étapes de mise en oeuvre, ainsi que la promotion des initiatives législatives relatives.

Cette séance a réuni les ministres compétents en matière d’économie, ainsi que de hauts cadres gouvernementaux et parlementaires.

Une semaine décisive pour l'économie grecque s'ouvre lundi

Une semaine décisive pour l'économie grecque s'ouvre lundi, à commencer par l'avis de la Commission européenne sur le Pacte de stabilité et de croissance de la Grèce mercredi, qui ensuite sera soumis au Conseil Ecofin de l'UE, le deuxième temps fort étant le bilan des recettes du budget de l'Etat en janvier, considéré comme un test majeur dont pourrait dépendre même une accélération éventuelle des mesures décidées initialement d'être appliquées plus tard dans le calendrier de l'état-major économique du gouvernement.

Le premier ministre, Georges Papandréou, a livré une "bataille" médiatique pour recouvrer la crédibilité perdue de l'économie grecque et renverser le climat négatif aux dépens de la Grèce, lors de son séjour à Davos pour le 40e Forum économique mondial.

"Nous réussirons tout seuls, nous avons un plan et nous sommes décidés à le mettre en oeuvre", a tranché M. Papandréou au cours de ses nombreuses interventions devant les médias internationaux.

Dans le même temps, tant la Commission que la Banque centrale européenne démentaient catégoriquement, par la voix de MM. Almunia et Trichet, les scénarios concernant une faillite de la Grèce et sa sortie de la zone euro. Notons que les déclarations des officiels grecs et communautaires ont eu pour effet une baisse sensible des spread des obligations grecques.

Le ministère des Finances a démenti catégoriquement samedi des informations du quotidien "Ta Nea" concernant le Programme de stabilité et de croissance de la Grèce.

"La Commission européenne, comme cela a déjà été dit très clairement dans des déclarations publiques du commissaire compétent, Joaquin Almunia, soutient le Programme grec de stabilité et de croissance et, de toute évidence, il n'est nullement question d'un +rejet+", souligne un communiqué du ministère.

Selon le ministère, "le rapport introductif de la Commission européenne sera rendu public le mercredi 3 février, alors que le document auquel fait référence l'article du journal cite des mesures qui sont déjà connues et sont comprises dans le Programme de stabilité et de croissance soumis à la Commission européenne".

Notons que l'article en question fait état d'un "document-bombe" de la Commission européenne qui donne au gouvernement grec un délai de 60 jours seulement pour l'adoption de nouvelles mesures économiques encore plus dures. Selon le quotidien, ces mesures comprennent la réduction des salaires et des allocations, le gel des embauches, le rabaissement des plafonds des retraites, l'imposition d'amendes permanentes sur les constructions sauvages et de nouvelles taxes sur l'immobilier, la suppression intégrale des abattements d'impôt, le prélèvement anticipé d'une partie de la fiscalité sur les professions libérales, ainsi que l'alignement de l'âge de départ à la retraite entre hommes et femmes et son réhaussement.

Samaras: La ND soutiendra les mesures gouvernementales nécessaires face à la crise

Le président de la ND, Antonis Samaras, a souligné que la ND soutiendra les mesures et initiatives du gouvernement qui sont nécessaires pour faire face à la crise économique, dans une déclaration au journal "Kathimerini".

M. Samaras, qui a insisté que cette démarche s'impose "parce que l'heure est cruciale et parce qu'il y va de l'intérêt du pays", a toutefois attribué au gouvernement des "erreurs dans la gestion de l'économie" et averti que "le consensus est une voie à double sens".

"Nous avons proposé des mesures. Nous avons soutenu toute initiative nécessaire. Nous n'avons pas spéculé politiquement sur des fronts d'agitation sociale, comme l'a fait le PASOK lorsqu'il était dans l'opposition. Nous n'avons pas cultivé la panique", a expliqué M. Samaras.

Le KKE appelle à "un barrage populaire puissant"

Le KKE a appelé le peuple grec à dresser un "barrage populaire puissant", à l'instar des barrages routiers des agriculteurs en pleine mobilisation, pour faire front aux "mesures anti-populaires sauvages" du gouvernement et de l'UE.

"Pour repousser les mesures anti-populaires sauvages promues ensemble par le gouvernement et l'UE, avec le consentement de la ND, il est urgent et nécessaire de construire tout de suite un barrage populaire puissant. Avec pour étendard: Aucun sacrifice pour la ploutocratie. Une prise de position responsable en faveur du peuple, c'est de ne pas accepter qu'il soit condamné de façon continue et définitive à la pauvreté", souligne le KKE dans un communiqué sur les développements sur le front de l'économie.

Karadzaferis: Mobilisation de tout le monde politique pour sortir la Grèce de la crise

Le président du LAOS, Georges Karadzaferis, a appelé à une mobilisation de tout le monde politique "pour pouvoir espérer que nous sortirons le pays de la crise", dans des déclarations à Thessalonique, peu avant l'ouverture des travaux d'une Conférence nationale du LAOS.

Commentant la présence grecque au Forum économique mondial de Davos, M. Karadzaferis a estimé que le premier ministre, Georges Papandréou, "a passé des moments pénibles", alors qu'à propos des mobilisations agricoles et en particulier des barrages routiers, il a soutenu qu'il y a violation de la loi et demandé l'intervention du procureur de la Cour de cassation.

Enfin, M. Karadzaferis est revenu sur sa proposition d'organiser un référendum sur la question de l'octroi de la citoyenneté grecque aux immigrés, précisant à propos de la campagne de signatures lancée par le LAOS à cet effet, que les signataires appartiennent pour 18% aux électeurs du LAOS et 82% à d'autres partis.

Conseil extraordinaire de la Coalition dans un délai de trois mois

Le Comité politique central de la Coalition (SYN) a décidé à la majorité la tenue d'un congrès extraordinaire du parti dans un intervalle de trois mois, conformément aux statuts, adoptant ainsi la proposition de son président, Alexis Tsipras.

Le but de ce congrès sera de discuter de toutes les questions, depuis les relations de la SYN avec la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA), dont elle constitue la principale composante, la tactique d'opposition du parti, le fonctionnement des tendances en son sein, jusqu'aux élections pour les autorités locales et régionales.

Tsipras propose la tenue d'un congrès extraordinaire au CC de la Coalition

Le président de la Coalition (SYN), Alexis Tsipras, s'est adressé samedi en ouverture des travaux sur deux jours du CC du parti, en proposant la convocation d'un congrès extraordinaire qui ne sera pas le champ "de règlements de compte".

"Nous ne ferons pas un congrès pour procéder à des règlements de compte", a lancé M. Tsipras, qui a développé ensuite une série d'arguments en faveur de la tenue de ce congrès, alors que se référant à la crise actuelle entre la SYN et la Coalition de la Gauche radicale (SYRIZA), dont la SYN est la principale composante, mais qui regroupe d'autres partis et mouvements, il a dit regretter que "nous avons fatigué le monde de la gauche".

Procédant à un bilan de la marche de la SYN et de la SYRIZA depuis les élections législatives à ce jour, M. Tsipras a exposé les problèmes et les insuffisances qui sont apparus, se disant pourtant certain qu'il n'existe pas "aujourd'hui de dilemme entre dissoudre la SYRIZA ou s'intégrer à elle".

Au début de son rapport introductif, M. Tsipras a évoqué les développements politiques en Grèce, axant son intervention sur la situation de l'économie, pour dénoncer la politique "décevante" du gouvernement qui se caractérise par "une attaque frontale contre le niveau de vie, les droits et la dignité des travailleurs", tout comme le climat de "consensus national" qui est opéré d'être mis en place, en particulier entre les deux grands partis, du fait que "cette attaque a déjà commencé à provoquer désespoir et exaspération dans la société".

Les représentants des agriculteurs de 20 barrages routiers annoncent un train unifié de 9 revendications

Les représentants des agriculteurs de 20 barrages routiers, essentiellement du Nord de la Grèce, qui ont pris part samedi après-midi à une réunion au lieu-dit Agistro (département de Serrès), près du poste-frontière de Promachona, à l'initiative des Associations agricoles non-alignées du département, ont annoncé en début de soirée qu'ils poursuivront leurs mobilisations en mettant en avant un train unifié de 9 revendications.

Les participants représentaient les agriculteurs de Promachona (Serrès), Nikaia (Larissa), Malgara (Thessalonique), Doïrani (Kilkis), Galatista, Nea Triglia, Ormylia et Kalyvia (Chalcidique), Servion (Kozani), Melissi, Krya Vryssi et Paralimni Giannitson (Pella), Litochoro (Pieria), Louros (Preveza), Ormenio et Kornofolia (Evros), alors que se sont joints à ce mouvement les barrages de Mantoudi (Eubée), Corfou, La Canée (Crète), Aigio (Achaïa) et Ermitsa (Aitoloacarnanie). Au contraire, les représentants d'agriculteurs de trois barrages (Epanomi, Halkidona-Thessalonique et Platykambos-Larissa), qui s'étaient rendus à la réunion, se sont retirés en raison d'un désaccord sur la question du dit Registre des agriculteurs.

Comme l'ont annoncé les agriculteurs ayant adopté le cadre commun, les revendications seront adressées dès le jour même à la ministre du Développement agricole, Katerina Batzeli, avec laquelle ils demanderont une entrevue "lorsqu'ils le jugeront eux-mêmes opportun".

Outre ce train unifié de revendications, les agriculteurs sont convenus que chaque groupe a le droit de poser aussi des revendications à caractère purement local.

Impasse dans la rencontre marathon entre la ministre du Développement agricole et la Coordination des agriculteurs

La rencontre marathon de quatre heures vendredi soir entre la ministre du Développement agricole, Katerina Batzeli, et les représentants des 14 barrages routiers des agriculteurs de l'Organe panhellénique de coordination est restée dans l'impasse, les représentants des agriculteurs de plusieurs barrages déclarant, à l'issue de la réunion, poursuivre leurs mobilisations samedi, et décider lors des assemblées sur les lieux des barrages, dans le courant de la journée, de la suite à donner à leur mouvement.

En ouverture de la réunion, Mme Batzeli avait pourtant souligné "comprendre et vivre les problèmes des agriculteurs, leurs angoisses et leurs revendications. Nous répondons de façon claire, argumentée et définie dans le temps", invitant les agriculteurs à être à la hauteur des circonstances de leur responsabilité sociale et de mettre fin à leurs mobilisations.

Notons qu'après ce développement, la réunion qui doit se tenir samedi près de Serrès entre représentants des agriculteurs du Nord de la Grèce et de barrages de Thessalie, dont le barrage de Nikaia considéré comme un noyau dur du mouvement, revêt une importance cruciale, puisque y sont attendues des décisions sur l'attitude qu'ils observeront à partir de lundi.

Entre temps, le poste-frontière de Promachonas, à la frontière avec la Bulgarie, reste fermé depuis vendredi matin, la circulation restant libre uniquement pour les voitures privées et les autocars, tout comme la voie Egnatia au lieu-dit Kerdyllion. Au contraire, la circulation se fait normalement sur l'ancienne nationale Serrès-Kavala et sur la nationale Serrès-Thessalonique.

Enfin, les membres du comité de coordination des agriculteurs de Grevena ont annoncé qu'ils ne bloqueront pas la Voie Egnatia au croisement avec l'ancienne route nationale Grevena-Kozani, en signe de bonne volonté pour les hôteliers et professionnels de la région qui attendent de nombreux visiteurs le week-end.

Alexandre Paparsenos nommé président du Fonds de garantie pour les petites et très petites entreprises

Alexandre Paparsenos est depuis jeudi dernier président du Fonds de garantie pour les petites et très petites entreprises (TEMPME), comme l'a annoncé le ministère de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine.

M. Paparsenos est docteur es Sciences économiques de l'Université de la Sorbonne, Paris I, avec une longue expérience en administration et gestion de sociétés anonymes, organismes et organisations des secteurs public et privé, en particulier dans le domaine des finances et du crédit. Il a assumé pendant cinq ans (2004-2008) les fonctions de DG du TEMPME.

Cette nomination a toutefois suscité la réaction du c.a. du syndicat des travailleurs du TEMPME, qui ont exprimé par écrit, selon une dépêche dimanche, leur opposition à la ministre, Louka Katseli. La lettre à la ministre est signée, selon l'annonce, par 27 du total des 37 employés du TEMPME.

Chryssostomos Geroukis, nouveau président de l'Industrie grecque du sucre (EBZ)

L'ingénieur chimiste, Chryssostomos Geroukis, est depuis samedi le nouveau président de l'Industrie grecque du sucre (EBZ), succédant à Stavros Kalogeropoulos, qui a donné la veille sa démission. M. Geroukis a assumé auparavant les fonctions de directeur-conseil de Helexpo SA.

L'Equipe grecque de secours de retour de Haïti

Les dix membres de l'Equipe grecque de secours, qui ont participé à des opérations de sauvetage et d'aide humanitaire à Haïti, sont depuis vendredi minuit de retour à Thessalonique.

Le groupe de secouristes, qui s'était rendu dans la région sinistrée le 20 janvier grâce à des financements privés d'un sponsor, doté d'un équipement léger, afin de bénéficier de la plus grande flexibilité dans leur mission, a donné samedi matin une conférence de presse sur le bilan de leur action.

Le temps fort de leur mission, qu'ils ont tous évoqué avec émotion, fut le sauvetage, en collaboration avec des secouristes français, d'un jeune homme de 24 ans qui avait été enseveli sous les décombres d'un immeuble de Port au Prince le 24 janvier.

L'Equipe grecque de secours continuera à apporter son soutien à Haïti, tout d'abord avec l'acheminement d'une aide humanitaire, puis avec un projet de construction d'un orphelinat, avec le concours d'organismes et de particuliers, pour assister les enfants.


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Dernière modification : Monday 02 February 2009