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Papandréou : nous devons agir immédiatement et avec décision L e premier ministre, Georges Papandréou, s'est adressé mardi soir à la nation grecque, à l'issue de ses entretiens avec les chefs des partis politiques au Palais Maximou, pour annoncer de nouvelles mesures destinées à faire face à la crise économique.M. Papandréou a souligné que le pays se trouve au centre de jeux de spéculation qui ont pour objectif final l'euro et l'utilisation de la Grèce en tant que maillon faible, ajoutant qu'il est du devoir national d'annuler toutes ces tentatives à travers lesquelles le pays est conduit à l'abîme. Affirmant que le gouvernement est décidé à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter cette évolution, M. Papandréou a affirmé "nous devons agir immédiatement et avec décision", tout en indiquant par ailleurs que demain la Commission européenne jugera positivement le programme de stabilité du pays, un programme qui "mettra de l'ordre dans l'économie". Parmi les mesures annoncées, M. Papandréou a fait état de l'augmentation de la taxe sur les bénéfices distribués qui ne sont pas réinvestis, l'imposition des dividendes de la même façon que sont taxés les revenus et l'augmentation de l'imposition des sociétés off shore. Il a également souligné qu'il sera nécessaire d'augmenter les recettes de l'Etat en 2010 annonçant qu'une des mesures qui apportera rapidement des résultats est l'augmentation de la taxe sur les carburants. M. Papandréou a par ailleurs annoncé la présentation au Parlement de la politique des revenus, le règlement des questions afférentes aux salaires élevés dans l'administration publique. Parallèlement, il a mis en exergue la nécessité de faire face à la compétitivité perdue du pays et appelé le patronnat et les travailleurs à contribuer dans cette direction. S'agissant du système de sécurité sociale, M. Papandréou a affirmé que celui-ci sera juste et fait état de décisions qui ont été appliquées dans d'autres pays européens et concernent entre autres la hausse de l'âge de départ à la retraite, soulignant que "le gouvernement a pleinement conscience de la difficulté de la situation ainsi que des difficultés affrontées par la famille grecque. C'est pourquoi nous agirons avec le sentiment que les mesures peuvent être douloureuses mais l'effort du gouvernement vise à arrêter la marche du pays vers l'abîme". Il a promis que lui-même et le gouvernement mettront tout en oeuvre pour soutenir les couches les plus faibles, la famille grecque moyenne et la nouvelle génération, ajoutant qu'il n'existe aucune marge pour des grèves, arrêts de travail et blocus du réseau routier "car nous devons lutter tous ensemble". Enfin, il a insisté sur le fait que les plus forts doivent apporter une importante contribution et les plus faibles doivent être plus protégés, ajoutant "le gouvernement est ici pour garantir tout cela" et exprimant sa conviction que le pays atteindra ses objectifs. Samaras: Les mesures sérieuses doivent être mises en application immédiatement Le président de la ND, Antonis Samaras, a averti que "les mesures sérieuses doivent être prises maintenant, doivent être mises en application sur-le-champ sans tergiversations ni dissension intragouvernementale", dans des déclarations qui ont suivi son entrevue avec le premier ministre, Georges Papandréou, sur l’économie, assurant une nouvelle fois que la ND soutiendra tout ce qui est nécessaire. "Nous disons oui à des mesures qui limitent les gaspillages publics, l’évasion fiscale et l’évitement des cotisations sociales, mais nous disons non à des mesures comme l’augmentation des taxes sur les carburants ou l’augmentation de la TVA qui mettra à genou les faibles, comme nous disons non aussi à des mesures qui accentuent la fuite de capitaux à l’étranger", a poursuivi M. Samaras, rappelant que la ND a proposé un dosage précis de mesures dont a besoin l’économie. "Il faut des bouffées de développement, sans quoi la récession deviendra encore plus profonde, a-t-il averti, nous offrons un soutien décisif à tout ce qui est bénéfique pour le pays, mais que le gouvernement sache que notre soutien n’est pas un chèque en blanc". A ce point, M. Samaras a accusé le PASOK de n’avoir pas réagi rapidement après les élections, déplorant qu’avec des atermoiements, des retards dramatiques et un double langage à l’intérieur (du pays) on ne peut faire face à une telle crise". Papariga se dit pas disposée à soutenir les mesures anti-populaires "Nous ne sommes pas disposés à donner notre consentement et à soutenir les mesures anti-populaires contre les travailleurs, contre l'agriculture, au nom de la crise et pour servir les intérêts et profits du capital et, par conséquent, de la spéculation", a affirmé la SG du KKE, Aleka Papariga, à l'issue de son entretien mardi avec le premier ministre, Georges Papandréou, sur l'économie. Selon Mme Papariga, "toutes les pressions visent à faire passer les mesures anti-populaires, mais le pire c’est la tentative de transformer le peuple en un peuple vaincu, déçu et appeuré, qui accepte sans broncher toutes les mesures qui arrivent". Tsipras: La politique gouvernementale ne peut rallier que la droite Le président du groupe parlementaire de la SYRIZA, Alexis Tsipras, a affirmé mardi à l'issue de sa rencontre avec le premier ministre, Georges Papandréou, que la politique gouvernementale peut recevoir uniquement l'assentiment de la droite, comme les partis de la ND et du LAOS. Selon M. Tsipras, "les rencontres avec les chefs des partis politiques auraient un sens si elles avaient lieu avant le dépôt du Programme de stabilité", ajoutant encore que le gouvernement qui procède à présent à ces rencontres dramatise la situation après avoir décidé de la politique à suivre. Le président du LAOS appelle à un consensus des partis sur les réformes économiques La conjoncture économique actuelle exige du consensus et du sérieux de la part de tous les partis politiques, les problèmes étant nombreux et accumulés, a déclaré le président du LAOS, Georges Karadzaferis, à l'issue de son entretien de 45 minutes mardi avec le premier ministre, Georges Papandréou. Selon M. Karadzaferis, il faut être réaliste et non pas agir selon des opportunités partisanes pour retrouver l'optimisme, les intérêts de partis ne pouvant régler les problèmes, soulignant estimer que M. Papandréou a un plan et qu’il faut l’écouter (ce plan) avec sérieux et non avec antipathie, pour trancher enfin que le premier ministre ne doit pas être traité comme un ennemi potentiel mais un vecteur pour le règlement des problèmes. Dans cette phase, nous ne devons pas encourager des extrêmismes, certains excès d’ailleurs de la part de groupes sociaux peuvent nuire encore plus que n’ont nui certains hommes politiques, a ajouté M. Karadzaferis, dans une claire allusion aux mobilisations agricoles en particulier. Le ministre adjoint des AE M. Droutsas s'entretient avec la secrétaire d'Etat américain Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a présenté les thèses grecques sur les questions majeures qui préoccupent le pays, comme le souhait de la Grèce de contribuer aux initiatives dans l’ensemble de la région, notamment dans les Balkans et au Proche-Orient, lors de ses rencontres successives à Washington avec la secrétaire d'Etat américain, Hillary Clinton, et le secrétaire d'Etat adjoint américain, James Steinberg. A l'issue de ces rencontres, M. Droutsas a mis l'accent sur le fait que ces entretiens constituaient une bonne occasion de renforcer nos relations avec les Etats-Unis, d'échanger des points de vue sur toutes les questions d'intérêt commun, les évolutions internationales, et a insisté sur le fait que la Grèce peut jouer un rôle dans le cadre de ces développements internationaux. "Nous pouvons jouer un rôle prépondérant dans les Balkans et nous avons beaucoup à offrir à la région du Proche-Orient et au monde arabe. C'est l'image que nous voulions montrer à nouveau à la communauté internationale; une image de la Grèce disposant d'une présence, d'une voix et d'un rôle concret dans les développements internationaux". Lors de ses entretiens avec Mme Clinton et M. Steinberg, M. Droutsas a eu l'occasion d'évoquer la question chypriote, les relations gréco-turques, l'appellation de la FYROM et la volonté de la Grèce de régler ces questions. S'agissant de l'annulation de l'obligation d'obtenir un visa pour les Grecs voyageant aux Etats-Unis, M. Droutsas a déclaré avoir évoqué la question et souligné que la Grèce a finalisé ses préparatifs et ses obligations. Nous attendons à présent la décision qui est du ressort de la procédure interne américaine, a-t-il ajouté. Répondant à une question de la presse sur la toute récente visite du SG de l'ONU, Ban Ki-moon, à Chypre, M. Droutsas a affirmé que "toute initiative du SG de l'ONU pour le règlement du problème chypriote est importante et accueillie favorablement. Sa présence à Chypre est un très grand pas, et nous espérons que cela contribuera à la suite de la procédure et en particulier à ce que la partie turco-chypriote, M. Talat, puisse constater dans quelle voie il devra lui aussi contribuer pour régler le problème chypriote". A l’issue de ses entretiens au département d'Etat américain, M. Droutsas s'est rendu au Capitole, où il a rencontré la présidente de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, le président de la commission des Affaires extérieures, Howard Berman, et le président de la commission chargée des questions de l'Organisme pour la coopération et la sécurité en Europe (OSCE), le sénateur Benjamin Cardin. Par la suite, M. Droutsas effectuera une brève visite à l'Institut gréco-américain (AHI) et participera ensuite à une table ronde à la Fondation Brookings sur le thème "Grèce: Défis pour le nouveau gouvernement". Après la fin de sa visite de 24h à Washington, M. Droutsas est attendu à New York où il assistera mercredi à une réception organisée au consulat de Grèce, alors que jeudi il s'adressera à l'Université Columbia, avant d'être reçu par le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, au siège des Nations unies. Papandréou: Une attaque spéculative contre la Grèce sans précédent La Grèce fait l'objet d'une attaque spéculative sans précédent qui vise à l'étranglement de son économie par l'explosion des "spread" à des niveaux aberrants, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, qui s'est adressé mardi matin au congrès du Economist, organisé à Athènes avec la participation de l'économiste américain, Joseph Stiglitz. Au même moment, a toutefois relevé le chef du gouvernement, le Programme de stabilité et de croissance est accueilli positivement par les analystes sereins, soulignant que "ce que nous disons nous y croyons". Ces "attaques", a poursuivi M. Papandréou, "profitent des problèmes chroniques et ont lieu pour accroître la crise économique et aboutir à la spéculation", expliquant par conséquent que régler ces problèmes et ces faiblesses est devenu une obligation nationale, citant à ce point les déficits budgétaires, une situation injuste pour les Grecs ayant "d'importantes capacités". "La Grèce est membre à part égale d'une union monétaire solide et a en même temps un gouvernement connaissant son mandat, ayant la volonté et des plans", a-t-il dit. Les réformes seront matérialisées le plus rapidement possible, conformément aux institutions, a assuré M. Papandréou, et il ne s'agira pas simplement de coupes dans les revenus et salaires, mais bien de changements en profondeur, non pas provisoires mais viables. "Pour notre part, nous avons parlé des problèmes lorsque d'autres tentaient de les dissimuler sous le tapis, mais jamais nous ne nous serions attendus à ce qu'ils aient une telle ampleur", a-t-il rappelé, enchaînant reconnaître "la dureté des solutions" et les réactions qui s'en suivront. "Mais ces solutions sont justes et les plus appropriées", a-t-il tranché. Après l'allocution de M. Stiglitz, saluant les efforts convaincants pour défendre les politiques du gouvernement faits par M. Papandréou auprès de ses homologues, mais également des médias spécialisés, lors du Forum économique mondial de Davos, et analysant longuement les différents aspects de la crise financière internationale, le premier ministre est intervenu à nouveau sur un plan plus général. L'un des problèmes les plus graves est le fait que les institutions démocratiques se trouvent affaiblies face aux intérêts opaques, M. Papandréou relevant que "nous ne disons pas Non au marché ou à l'Etat, mais disons qu'ils doivent entrer au service des citoyens". D'accord avec l'observation de l'universitaire de Columbia qu'il existe "un fétichisme des déficits", M. Papandréou a ajouté que en Grèce le problème est double, étant donné qu'il existe un déficit mais que "l'argent qui a été dépensé n'a servi à rien", alors qu'en commentaire de la politique économique de l'UE, le premier ministre a parlé de "schizophrénie", puisque tiraillée par la relance d'une part et d'autre part par l'adaptation aux critères de Maastricht. En ce qui concerne l'euro-obligation - à laquelle s'est opposée l'Allemagne -et donc pour des taux d'emprunt inférieurs aux spread internationaux, M. Papandréou a estimé que cela aurait certes pu se faire, l'argent étant retourné ensuite dans un fonds européen commun. En conclusion, le premier ministre a déclaré que "notre priorité est de sortir de l'impasse, et d'assumer nos responsabilités face à la crise et dans les circonstances actuelles", présentant en outre une proposition de la Grèce de convoquer une conférence internationale sur le thème des petites et moyennes entreprises et leurs problèmes. Katseli: Objectif de porter l'absorption de l'ESPA à plus de 15% en 2010 La ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a cité un objectif d'absorption de 15% et plus pour le Cadre national stratégique de Référence (ESPA) en 2010, dans son intervention au Congrès du Economist, mardi à Athènes. Se référant aux actions de l'état-major économique du gouvernement pour le réchauffement de l'économie, Mme Katseli a mis l'accent sur l'objectif d'une hausse des investissements publics. "Nous avons programmé des investissements à hauteur de 10,3 milliards d'euros en 2010 dans le budget de l'Etat et une révision et mise en oeuvre efficace du Cadre communautaire d'appui 2007-2013 pour la restructuration du tissu de production. Notre objectif pour 2010 est d'accroître le taux d'absorption de l'ESPA de 3,5% à plus de 15% en un an", a souligné la ministre. De plus, Mme Katseli a rappelé la réforme de la loi sur les investissements, afin d'assurer le financement de plans d'investissement à grande valeur ajoutée. "Des partenariats importants des secteurs public et privé sont promus dans le but de soutenir les investissements privés et est mis en oeuvre rapidement le Fonds hellénique de Développement qui, en tant qu'outil de financement, fonctionnera catalytiquement en puisant des capitaux sur les marchés internationaux de capitaux pour des investissements du secteur privé, en assurant la promotion de nouveaux modèles de financement, alors que progresse la simplification drastique de toutes les modalités de création, délivrance de licence et fonctionnement des sociétés. La loi sera votée d’ici la fin mai, a rappelé la ministre, à la fois concernant ces deux phases. Papaconstantinou au congrès Economist Le gouvernement reste ferme sur sa décision concernant les changements radicaux qui doivent être apportés dans l'intérêt des citoyens, a affirmé mardi le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une intervention au congrès du Economist. "La Grèce doit faire ce qu'elle a à faire, non à cause de l'UE ni des marchés internationaux, mais parce que nous voulons créer des bases budgétaires saines et une société plus juste", a-t-il mentionné. Selon M. Papaconstantinou, "avec le programme de stabilité et de croissance, le pays tente de gagner un important enjeu d'une façon juste, sans tomber dans la récession", soulignant que cette tentative est difficile mais absolument nécessaire. Barroso convaincu de la capacité de la Grèce à corriger son déficit budgétaire Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, s’est dit convaincu que la Grèce parviendra à corriger son déficit budgétaire dans le délai imparti, soulignant en outre dans un communiqué rendu public mardi soir à la Grèce que l’exécutif de l’UE proposera le lendemain au Conseil Ecofin de l’UE l’approbation du Programme de stabilité de la Grèce. Plus précisément, M. Barroso informe que la Commisison estime que la correction du déficit qu’ambitionne de réaliser la Grèce jusqu’en 2012, avec un effort suffisant en avant en 2010, constitue un plan ambitieux mais réalisable, alors qu’il salue l’engagement de la Grèce de prendre à temps des mesures de correction si les risques qui existent dans la mise en oeuvre du Programme se vérifient. Selon M. Barroso, le succès de la correction du déficit budgétaire élevé n’est pas seulement important pour la Grèce, mais pour la zone euro et l’UE dans son ensemble. Signature de l'accord tripartite pour la protection du Parc de Prespès Les ministres de l'Environnement de Grèce, Tina Birbili, d'Albanie, Fatmir Mediu, et de la FYROM, Nexhati Jakupi, ont signé mardi l'accord interétatique concernant la protection du biotope de la région de Prespes. L'objectif de cet accord est de renforcer la coopération tripartite de sorte à garantir la protection globale de l'écosystème et du développement durable de la région du Parc de Prespès, y compris le développement d'un plan de gestion du bassin d'évacuation des eaux selon les normes internationales. L'accord prévoit des engagements concrets, mais également des opportunités pour l'environnement naturel et les activités humaines dans la région de Prespès, tout en instituant des structures permanentes de coopération ainsi que l'élaboration de projets et de programmes communs pour la protection et le développement durable de la région, l'adoption d'une série de mesures qui garantiront l'application de l'agriculture durable, de l'élevage de petite envergure, la gestion des déchets agricoles et ménagers, selon des méthodes modernes et amicales au niveau de l'environnement, l’interdiction ou le contrôle d’activités économiques susceptibles d’avoir un impact négatif sur la région. Parmi les obligations fondamentales figurent la gestion rationnelle de la qualité et de la quantité de l’eau des deux lacs, en accordant une grande attention au niveau de l’eau, la conservation de la biodiversité via la protection en particulier des espèces rares endémiques de la flore et de la faune, ainsi que le rétablissement et la gestion des écotopes sensibles. L'économie au centre des entretiens Papandréou-Westerwelle Le premier ministre, Georges Papandréou, s'est entretenu à Athènes avec le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, essentiellement de la situation économique en Grèce et dans l'UE, le chef de la diplomatie allemande souhaitant au nom des Européens - et c'est pourquoi je suis là, a-t-il dit -, exprimer notre soutien illimité et inconditionnel au gouvernement grec, à ses réformes et au premier ministre. "Nous souhaitons, a souligné M. Westerwelle, montrer notre solidarité à la Grèce et être à ses côtés", ajoutant que "le programme de réformes du gouvernement grec n'est pas simplement en faveur de la Grèce, mais catégoriquement en faveur aussi de l'UE, puisqu'il s'agit de stabilité pour ce pays et pour l'UE aussi". Outre la présentation détaillée qu'a faite le premier ministre sur le Programme de stabilité et de croissance, l'entretien a porté sur les grands dossiers de la politique étrangère, Chypre, l'optique européenne de la Turquie, l'appellation de la FYROM, les résultats de la Conférence de Londres sur l'Afghanistan, M. Westerwelle informant pour sa part de ses contacts au Proche-Orient, le constat étant finalement une large coïncidence de vues entre les deux hommes. Mme Batzeli dialogue avec les agriculteurs des barrages de Larissa La 3e rencontre de la ministre du Développement agricole et de l'Alimentation, Katerina Batzeli, avec les agriculteurs s'est soldée à nouveau par un échec, la ministre réitérant aux agriculteurs des barrages de Larissa (Grèce centrale) qu'il est impossible de satisfaire la partie financière de leurs revendications par des aides de l'Etat, s'engageant toutefois à accélérer les procédures de versement des subventions communautaires. Les représentants des agriculteurs, pour leur part, ont fait savoir à la presse qu'ils continueraient leurs mobilisations en allant crescendo, le gouvernement ne satisfaisant pas leur demande d'aides à leur revenu, informant toutefois que Mme Batzeli a accepté deux de leurs propositions, l'une concernant le registre des agriculteurs, l'autre un registre de commerçants, dont l'inscription sera facultative. Le point le plus dur de ces concertations a été le retard des versements des aides communautaires, à propos desquelles la ministre a informé des difficultés compte tenu des amendes élevées de l'UE prévues dans quelques jours. 3e semaine de mobilisations agricoles - Le mouvement ne faiblit pas Le gouvernement, par la voix de son porte-parole, Georges Petalotis, a appelé mardi les agriculteurs à quitter les barrages routiers, au vu que le gouvernement a d'ores et déjà pris un train de mesures en leur faveur, affirmant une nouvelle fois qu'il n'est pas question d'adopter des politiques provisoires de soutien au revenu - "un simple rembourrage" - allant, de plus, à l'encontre des directives de l'UE. Au plan des mobilisations en cette 3e semaine, les agriculteurs restent fermes sur leurs revendications d'un soutien dès à présent de leur revenu, en Thessalie, dans le Péloponnèse et dans la région de Thessalonique notamment. Ces producteurs de céréales, tabac, fruits sont désormais dans le Nord de la Grèce soutenus par les éleveurs, les premières actions ayant eu lieu lundi à la douane de Doïrani, lorsque les éleveurs de Kilkis aux côtés d'autres agriculteurs déversèrent de grandes quantités de lait. Comme annoncé par ailleurs, rendez-vous est pris jeudi par les producteurs de lait de Drama au poste-frontière de Exochi, et vendredi les éleveurs de Xanthi comptent se réunir devant la préfecture. Enfin, samedi 6 février, les présidents des associations d'éleveurs de toute la Grèce se retrouveront à Thessalonique pour fixer un agenda de nouvelles mobilisations. Il se pourrait aussi que les éleveurs manifestent à Athènes fin février ou début mars. En début d'après-midi, la nationale Patras-Pyrgos (Péloponnèse) était bloquée par des tracteurs en deux endroits, alors que dans le centre de la Grèce, les agriculteurs de Alamana, Elateia et Kastro fermaient aussi les routes secondaires de dégagement, selon les recommandations de l'Organe panhellénique de coordination annoncées lundi lors de leur réunion à Véria. De manière générale, les agriculteurs restent toujours aussi nombreux aux barrages, parlant aussi d'intensifier leur mouvement en bloquant complètement la communication du Nord au Sud et vice-versa. A la frontière avec la Bulgarie, à Promachonas, les agriculteurs qui envisagaient de fermer la circulation aussi aux automobilistes, l'ont finalement fait, alors que depuis dimanche l'accès des camionneurs - attendant sur des kilomètres - est impossible des deux côtés. En raison toutefois du mauvais temps, les agriculteurs ont placé leurs tracteurs sur les bords de la route et ne ferment plus la circulation sur la nationale Serrès-Kavala et Serrès-Thessalonique. Enfin dans le département de l'Evros, les postes-frontières de Orménion et de Kypi sont ouverts. Le chef de la diplomatie allemande reçu par le président de la République M. Papoulias Le président de la République, Carolos Papoulias, a reçu mardi le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, en visite de travail à Athènes dans le cadre de ses nouveaux contacts officiels. Le ministre, s'adressant à M. Papoulias, a exprimé sa confiance dans les capacités de la Grèce à surmonter la crise économique, le chef de l'Etat pour sa part déclarant nous en avons la volonté et les possibilités, mentionnant aussi le fait que la Grèce n'est pas le seul pays à connaître des difficultés. "Je vois, a dit M. Papoulias, qu'en Espagne il existe un certain nombre de problèmes et je pense qu'il existe une difficulté plus générale pour notre monnaie l'euro". MM. Karadzaferis et Tsipras demandent un débat sur les aides aux ONG et le Programme de stabilité respectivement Le président du LAOS, Georges Karadzaferis, a demandé par écrit au premier ministre d'être informé en séance parlementaire sur les financements des organisations non gouvernementales (ONG). M. Karadzaferis rappelle que des millions d'euros sont versés à titre de financements à des ONG sans contrôle sur leurs bilans comptables, demandant en outre que soient spécifiés les critères retenus dans la sélection de ces organisations. Par ailleurs, le président du GP de la SYRIZA, Alexis Tsipras, a demandé un débat au Parlement sur le Programme de stabilité et de croissance déposé à la Commission européenne, protestant contre le fait que cet important Programme, déterminant les politiques économiques et sociales pour les trois ans à venir, a suivi une procédure expresse sans être présenté aux députés. Papaconstantinou rencontre la présidence de l’Union grecque des banques Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a rencontré mardi la présidence de l’Union hellénique des banques (EET) pour discuter des questions concernant leur sortie du programme de renforcement des liquidités sur le marché grec et plus généralement dans l’économie, sans autant que des précisions filtrent sur le contenu exact de cet entretien, tout comme le niveau des spread des obligations grecques. Par ailleurs, la ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a adressé une lettre au président de l’EET, M. Rapanos, pour demander aux membres de l’EET de désigner d’ici la fin de la semaine un représentant et un substitut au groupe de travail que souhaite mettre sur pied le ministère afin d’instaurer une coordination des actions entre les deux parties dans la mise en application de la loi pour le règlement des dettes des entreprises aux banques. La première reunion de travail des cadres compétents du ministère et des établissements bancaires et de crédit doit avoir lieu la semaine prochaine. Rappelons que la loi 3816/2010 est déjà en vigueur depuis le 26 janvier, le ministère ayant de son côté mis à la disposition des intéressés le tél. gratuit 801.11.97.367 afin de leur donner toute information souhaitée. Déclarations Papaconstantinou - Loverdos Il n'est pas question (pour l'instant tout au moins) de nouvelle taxe pour le financement des caisses de sécurité sociale, tandis que le dialogue du comité des experts sur le thème des changements stucturels dans le système actuel se poursuivra mardi prochain. C'est ce qu'il ressort de la réunion mardi du comité des experts en présence des ministres des Finances, Georges Papaconstantinou et de l'Emploi, Andréas Loverdos. M. Loverdos a souligné que la discussion sur les changements structurels se poursuivra lors de la prochaine réunion mardi et que des propositions seront finalisées d'ici fin mars. M. Papaconstantinou a pour sa part décrit la situation des caisses de sécurité sociale rappelant la période entre 2001 et 2009 avec une augmentation des recettes de l'Etat de 38% à partir du fisc, alors que l'augmentation du financement des caisses de sécurité sociale atteint les 288%. Extension de la coopération entre la BEI et Piraeus Bank Piraeus Bank a annoncé mardi l’extension de sa coopération avec la Banque européenne d’investissement (BEI), amorcée depuis octobre 2008. Plus précisément, la BEI octroie au groupe Piraeus Bank une enveloppe supplémentaire de 120 millions d’euros qui seront diffusés dans des financements à des petites et moyennes entreprises de quatre pays, Albanie, Bulgarie, Roumanie et Serbie. Le chef de l'Etat reçoit le président du LAOS Le président de la République, Carolos Papoulias, a reçu mardi le président du LAOS, Georges Karadzaféris, qui a déclaré que son parti soutient la réélection de M. Papoulias à la présidence de la République, et fait état d'une "conception universelle en la personne du président". "Il est évident que nous entrons dans une nouvelle phase de l'époque d'après la junte et de meilleures concertations seront nécessaires entre les partis politiques, l'élection de M. Papoulias constituant pour ce faire un excellent départ", a souligné M. Karadzaféris. Réunion du secrétariat politique de la Coalition Le secrétariat politique de la Coalition a décidé mardi à l'occasion de sa réunion d'une campagne politique de trois mois dans toute la Grèce en vue de promouvoir le plan alternatif de la Gauche pour sortir de la crise. "Le Petit Prince" au Planétarium de la Fondation Evgenidio Le "Petit Prince" d'Antoine de Saint Exupéry invite au Planétarium de la Fondation Evgenidio à un voyage personnel dans l'innocence perdue de l'enfance. En effet, la première projection du film sur le dôme numérique de la Fondation a eu lieu mardi soir et le public pourra y assister à partir de mercredi. Parallèlement, la bibliothèque de la Fondation organise des activités et ateliers d'écriture et illustrations du livre sur le thème du film pour petits et grands.
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