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Sommet 11/03/2011

 

Déclarations du premier ministre M. Georges Papandréou à l'issue des travaux du Sommet de l'Eurogroupe du 11 mars 2011 à Bruxelles :

G. Papandréou : «Pas de nouvelles mesures» 

« Les décisions adoptées aujourd’hui sont une preuve manifeste de la reconnaissance de l’effort fourni par le peuple grec» a déclaré, depuis Bruxelles, le premier ministre Georges Papandréou, à l’issue du Sommet de l’Eurogroupe, exprimant en ces termes sa satisfaction que la Grèce a obtenu l’allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards d’euros à 7,5 années ainsi que la réduction du taux de 5,2 à 4,2%.

« Nous avons remporté cette bataille avec pour armes, le sérieux et la constance. Nous voulons conserver la constance de notre pays vis à vis du programme que nous appliquons », a affirmé le premier ministre, ajoutant que nous devons cesser de porter préjudice aux efforts du peuple grec ».

« La Grèce est venue à la table des négociations avec le crédit qu’elle a recouvré ces derniers temps » a affirmé M. Papandréou et a poursuivi en déclarant que le pays a adopté des mesures difficiles et douloureuses afin de mettre de l’ordre dans sa maison, lutter contre des problèmes chroniques et créer une économie viable et stable »

« Dans cet effort, nous avons demandé le soutien de nos partenaires de la zone euro » a poursuivi le premier ministre, ajoutant que la Grèce a demandé une réduction des taux afin que le coût du prêt ne soit pas insupportable. « Nous avons revendiqué, nous avons lutté et nous avons réussi. Tout cela ressort dans la décision d’aujourd’hui », a souligné M. Papandréou.

En ce qui concerne plus particulièrement les revendications grecques, le premier ministre a souligné que l’allongement de la durée du prêt de 110 milliards d’euros à 7 ans et demi et la réduction du taux pour la totalité du prêt de 100 points de base (soit de 5,2 à 4,2%) « ont fait gagner aujourd’hui à la Grèce plus de 6 milliards d’euros».

De plus, M. Papandréou a souligné que dans le train de mesures adoptées par la Grèce pour assainir les finances publiques, sont inclus des changements structurels, des privatisations et la valorisation des biens publics à hauteur de 50 milliards d’euros, chose qui, dit-il, soulagera les épaules du peuple grec de quelque 20% de la dette.

« Ce que nous voulons mettre en évidence c’est ce que va faire la Grèce dans les mois à venir, parce que seulement ainsi nous convaincrons les marchés que le pays peut gérer régulièrement sa dette » a ajouté M. Papandréou, ajoutant que ceci est primordial pour que le pays retourne, le plus rapidement possible, sur les marchés, ne soit plus soumis à la procédure de surveillance et se tienne debout sur ses deux pieds».

Aujourd’hui « des mesures historiques ont été adoptées pour l’avenir de la zone euro » a encore ajouté M. Papandréou, insistant qu’un grand pas a été fait vers la résolution de la crise de la dette et le rétablissement du calme sur les marchés.

En ce qui concerne le mécanisme de soutien de la zone euro, le premier ministre a souligné qu’au cours du Sommet il a été décidé d’allouer au mécanisme actuel 440 milliards d’euros et au mécanisme permanent, qui entrera en vigueur en 2013, 500 milliards d’euros. Comme il le dit, plus particulièrement, « ceci signifie que les états ont un bouclier pour se défendre face aux appétits des marchés. De plus, M. Papandréou a souligné que le Mécanisme aura la possibilité d’acheter des obligations d’État sur le marché primaire, quelque chose d’essentiel pour la Grèce. Le premier ministre a également noté que les décisions de la réunion ne s’accompagnent pas de nouvelles mesures pour le gouvernement grec.

Par ailleurs, le premier ministre a rapporté qu’au cours du Sommet il a été décidé que les transactions financières seraient taxées afin, dit-il, qu’une prime d’assurance sur l’avenir soit acquittée par les banques et qu’ainsi un capital considérable soit disponible pour les investissements.

Le premier ministre a encore souligné que les 17 chefs d’état de la zone euro ont adopté le « Pacte pour l’euro », lequel, a-t-il dit, comporte des règles et des politiques que la Grèce applique déjà avec le programme de politique économique qu’il met en œuvre.

En conclusion, le premier ministre a déclaré : « Ces décisions vont nous aider dans la voie difficile que nous avons prise mais cette route est la nôtre. Une voie de changements et de grandes incisions pour le pays ».

(sources : Agence Athénienne de Presse)


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Dernière modification : mercredi 30 mars 2011