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14/07/2010 |
Papaconstantinou:
"Bon point" pour les efforts d'assainissement de l'économie
grecque
L e
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est dit satisfait des
réactions des dirigeants communautaires et des partenaires européens
de la Grèce qui reconnaissent les efforts d'assainissement de
l'économie grecque, dans des déclarations mardi à Bruxelles peu
après la fin des travaux du Conseil ECOFIN.
M.
Papaconstantinou a informé que le dossier de l'économie grecque a
été discuté brièvement lors de l'Eurogroupe la veille, la Commission
présentant à cette occasion les conclusions positives du rapport
intermédiaire des experts de la "troïka" qui ont visité
récemment Athènes, et s'est félicité à ce point des déclarations
du président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui a apprécié
positivement les efforts du gouvernement grec pour réduire le déficit
budgétaire.
Le ministre a
rappelé en outre que les représentants de la Commission européenne,
de la BCE et du FMI sont attendus autour du 24 juillet à Athènes pour
un examen détaillé qui permettra la rédaction du rapport qui servira
de base aux décisions début septembre pour le versement de la 2e
tranche du prêt à la Grèce pour 2010, à hauteur de 9 milliards d'euros.
M.
Papaconstantinou est apparu également extrêmement satisfait du
résultat de l'émission de bons du Trésor, en soulignant que le taux
obtenu a été inférieur au taux d'emprunt du mécanisme européen de
soutien à la Grèce, se félicitant aussi de l'intérêt manifesté par
dix banques étrangères, un facteur, a-t-il noté, qui n'est pas
habituel pour ce type d'émissions de titres publics.
Concernant les
autres grands dossiers des réunions de l'Eurogroupe et ECOFIN, M.
Papaconstantinou a fait état d'un accord politique de principe entre
les "27" concernant la réforme du Pacte de stabilité, et
plus précisément le mode de suivi des développements budgétaires
dans les Etats membres, les sanctions contre les pays surendettés, le
renforcement de la surveillance, ainsi que la prévention rapide des
déraillements budgétaires, tout en citant l'existence de désaccords
majeurs toutefois quant au degré de "durcissement" du Pacte
de stabilité.
Interrogé plus
en détail sur les propositions soumises ces dernières semaines par
l'Allemagne concernant le renforcement des sanctions politiques, M.
Papaconstantinou a informé que cette question n'a certes pas été
discutée encore en profondeur, mais dit pressentir que ces propositions
ne semblent pas recueillir l'acceptation de la majorité des Etats
membres de l'UE, une attitude semblable étant de vigueur pour des
mesures qui prévoiraient le gel des aides communautaires envers les
pays indisciplinés au point de vue budgétaire.
Par ailleurs,
et en référence au débat en Conseil ECOFIN sur le "test de
résistance" des banques européennes, le ministre a rappelé que
91 établissements bancaires et de crédit sont soumis au total à ce
test, dont six banques grecques qui représentent à elles seules 90% du
total du marché bancaire en Grèce. Les ministres des Finances de l'UE
sont convenus que les résultats seront annoncés depuis les capitales
des Etats membres, sous la responsabilité des banques centrales, le 23
juillet.
Appelé enfin
à préciser les intentions du gouvernement grec concernant l'ouverture
des professions fermées, M. Papaconstantinou a réitéré que d'après
la base formelle du mémorandum de politique économique signé par le
gouvernement, les actions nécessaires doivent être engagées courant
2011, mais précisé que le gouvernement entend procéder aux
régulations législatives nécessaires dès le mois de
septembre-octobre.
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06/07/2010 |
Premier bilan
optimiste de l'exécution du Budget 2010 au 1er semestre
L' économie
dans la bonne voie et les premiers résultats positifs des mesures
gouvernementales sont un message adressé aux Grecs et aux marchés, a
déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une
conférence de presse lundi axée sur un bilan des 6 premiers mois de
l'année.
Se déclarant
être plutôt optimiste, M. Papaconstantinou a jugé que "en
général les nouvelles sont bonnes" en ce qui concerne
l'exécution du Budget de l'Etat au premier semestre, indiquant de plus
qu'au 2e semestre la croissance sera probablement de -3% (après une
contraction du PIB d'environ 2,5% au 1er trimestre), la baisse de 4%
environ du PIB sur toute l'année prévue par le Mémorandum UE-BCE-FMI
étant "excessivement pessimiste".
Sur un ton
très ferme et catégorique, le ministre a exclu toutes nouvelles
mesures d'austérité, demandant que "l'on cesse de faire peur aux
citoyens, lesquels doivent retrouver leur calme et leur assurance",
annonçant pour septembre, comme il se l'était engagé, à mettre en
place une série de "contrepoids" pour la société et la
reprise économique, et en juillet le projet de loi sur les jeux de
hasard (sans préciser toutefois le nombre de licences qui seront
octroyées).
Et comme
l'avait fait le même jour le porte-parole du commissaire européen aux
Affaires monétaires, M. Papaconstantinou a démenti des informations
alarmantes de la presse sur une visite à Athènes d'Olli Rehn fin
juillet.
Le ministre a
informé que la 2e tranche de l'emprunt européen de 9 milliards d'euros
était attendue la 1ère quinzaine de septembre, alors qu'entre les 20
et 26 juillet voire le 6 août, un nouveau contrôle de la
"troïka" est programmé. Selon M. Papaconstantinou, il est
enregistré une hausse des recettes de l'ordre de 7,1% au premier
semestre 2010 (hausse de 1,5% de la TVA), alors qu'est prévue au 2e
semestre une rentrée de 2 milliards d'euros (0,8% du PIB), suite au
versement de la taxe spéciale sur les biens immobiliers (ETAK) de 2009,
et de la Taxe sur les grandes fortunes.
Le déficit du
Budget de l'Etat 2010 en baisse de 41% au 1er semestre
Le déficit du
Budget de l'Etat 2010 a enregistré une baisse de 41% sur le 1er
semestre de l'année.
Selon des
données de la Banque de Grèce, le déficit du budget de trésorerie du
gouvernement central a reculé de 19,7 à 11,5 milliards d'euros en
glissement annuel.
Sur cette même
période, les recettes ont augmenté de 21,7 à 23,2 milliards d'euros,
alors que les dépenses ont été réduites de 35,6 à 30,2 milliards d'euros.
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19/05/2010 |
Papaconstantinou:
Première évaluation des progrès de la Grèce en juillet
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté à ses homologues
européens l'exécution du Budget de l'Etat et les mesures législatives
adoptées pour la diminution du déficit budgétaire, lors des réunions
de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin lundi et mardi à Bruxelles.
M.
Papaconstantinou a informé ses homologues que le vote des mesures
concernant la réduction des salaires et retraites dans la fonction
publique et l'augmentation des taxes spéciales à la consommation ont
conduit à une baisse de 41,8% du déficit budgétaire, le ministre
rappelant que la Grèce a pris plus de mesures qu'il n’était
nécessaire pour réduire son déficit en 2010 et réitérant la
détermination du gouvernement de matérialiser à la lettre le
programme convenu avec la Commission européenne, la Banque centrale
européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).
Par ailleurs,
M. Papaconstantinou a confirmé que la Grèce a reçu ce mardi 14,5
milliards d'euros de la Commission européenne, via la BCE, ce montant
provenant, a-t-il précisé, de prêts bilatéraux de dix pays de la
zone euro (Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas, Autriche,
Portugal, Luxembourg, Chypre, Malte) dans le cadre du programme commun
de soutien à la Grèce. Concernant la non participation des cinq autres
pays de la zone euro à ce premier versement, M. Papaconstantinou a
expliqué que cela résulte de questions intérieures de procédures à
être suivies dans chacun de ces pays, mais précisé qu'ils
participeront normalement aux prêts à l'avenir, comme ils s'y sont
d'ailleurs engagés.
A ce point, M.
Papaconstantinou a informé que la première évaluation de la Grèce
aura lieu en juillet, afin qu'il y ait le feu vert pour le versement de
la deuxième tranche des prêts.
De son côté,
le président de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu'il y a
tout lieu de penser que la Grèce est dans la bonne voie.
""Nous ne pensons pas que la Grèce ne remplira pas ses
obligations et nous rejetons tout ce qu'écrivent les médias sur cette
question. Bien naturellement, nous suivrons de très près tous les
développements en Grèce", a-t-il ajouté.
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05/05/2010 |
Le ministère
des Finances publie le mémorandum de coopération de la Grèce avec
l'UE et le FMI
L es
actions du gouvernement jusqu'en 2014 pour la diminution du déficit
budgétaire en deçà de la barre des 3% du PIB sont recensées en
détail, "pas à pas", dans le mémorandum de coopération
conclu avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire
international (FMI), dont le vote dans le cadre d'un projet de loi au
Parlement donnera le coup d'envoi du versement de l'aide financière à
la Grèce dans le cadre du mécanisme de soutien.
Le mémorandum,
rendu public mardi par le ministère des Finances, comporte tous les
changements dans le régime de la fiscalité (hausse de la taxe
spéciale à la consommation sur les carburants, le tabac et toutes les
boissons, y compris les non-alcoolisées, passage d'au moins 30% des
produits du taux faible au taux élevé de TVA, "taxe verte",
etc.), les nouvelles réductions dans les dépenses (diminutions de
salaires, des allocations de toutes sortes, y compris les primes de
licenciement, et des subventions aux entreprises d'utilité publique,
etc.), les changements drastiques dans le système de retraites et de
sécurité sociale, ainsi que sur le marché de l'emploi (hausse du
plafond des licenciements dans les grandes entreprises, etc.), et les
changements structurels (ouverture des professions fermées, etc.).
Au plan des
recettes, on note l'imposition d'une taxe forfaitaire extraordinaire
dite de responsabilité sociale sur les bénéfices (échelonnée pour
les bénéfices nets au-dessus de 100.000 euros) des personnes morales
et un impôt spécial sur les publicités des chaînes de télévision.
Il convient de
souligner aussi le renforcement du rôle du ministère des Finances par
rapport aux autres ministères, tant dans la phase d'élaboration du
budget de l'Etat que dans la phase de son exécution, le ministre
obtenant un droit de veto sur les décisions concernant les dépenses et
l'exécution des budgets, alors qu'est abrogé le droit du Parlement de
changer les agrégats du budget de l'Etat.
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26/04/20101 |
Papaconstantinou
assuré de la finalisation début mai des négociations sur le
mécanisme de soutien à la Grèce
L e
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est dit certain que
les négociations sur le mécanisme de soutien à la Grèce se
termineraient très prochainement, début mai, a-t-il précisé en
réponse à une question de presse dimanche au siège du FMI à
Washington, après son entrevue avec Dominique Strauss-Kahn.
M.
Papaconstantinou a informé qu'il s'agit d'un programme de trois ans de
stabilité de l'économie grecque basé sur des critères très stricts,
lesquels seront matérialisés aussi dans ce cadre, annonçant que
d'ores et déjà au premier trimestre une baisse de 40% du déficit
public a été enregistrée, et souligné le fait que le gouvernement
grec a du reste voté la réforme du système fiscal et met en avant la
dénationalisation et la fusion d'organismes publics, ainsi que des
réformes dans tous les secteurs vitaux, tels que la sécurité sociale.
S'adressant aux
marchés plus spécialement, M. Papaconstantinou a déclaré "je
comprends que les marchés continuent à vouloir faire pression",
le ministre par ailleurs excluant catégoriquement toute idée de sortie
de la Grèce de l'Euro, soutenant que le pays est et restera membre de
la monnaie européenne unique et c'est dans ce cadre, a-t-il ajouté,
que figure le soutien européen de 30 milliards d'euros inscrits dans un
programme de trois ans.
M.
Papaconstantinou a exclu en outre toute renégociation de la dette,
relevant que cette question n'a jamais été posée et ne fait pas
partie des négociations en cours.
Toutes les
réformes que prend le gouvernement vont dans le sens de garantir la
confiance des marchés, a poursuivi le ministre dans sa conférence de
presse, estimant qu'après la récession de cette année et sans doute
de 2011, l'économie qui aura retrouvé plus de compétitivité
retrouvera aussi des rythmes de croissance positifs.
Le cas de la
Grèce est différent des autres pays ayant eu recours au FMI, a tenu à
souligner M. Papaconstantinou, puisque aujourd'hui il s'agit d'un
mécanisme commun à travers duquel est garantie aussi l'intégrité de
l'euro, les deux tiers de l'aide étant fournie par l'UE.
A titre des
mesures du gouvernement, le ministre a mentionné la réduction de 10%
des dépenses publiques, l'ouverture des professions fermées, assurant
que tout sera fait en temps opportun, citant notamment la mise en valeur
des biens immobiliers de l'Etat estimé à quelque 100 milliards d'euros.
A propos de la
position de l'Allemagne, M. Papaconstantinou s'est dit convaincu que
Berlin soutiendrait l'aide à la Grèce.
Le ministre
enfin s'est dit satisfait de la marche des concertations et de la
proposition du FMI et de l'UE de soutenir les efforts du gouvernement
grec, relevant le fait positif que le DG du FMI, M. Strauss-Kahn,
connaît bien la Grèce, et qualifiant de "très positives"
les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner.
Rencontre
commune Papaconstantinou avec Strauss Kahn, Rehn et Trichet à
Washington
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a eu une rencontre commune samedi à
Washington avec le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn, le commissaire
européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, et le
président de la BCE, Jean-Claude Trichet, en marge de la session de
printemps du FMI et de la Banque mondiale.
Au centre de
ces entretiens, la demande de la Grèce pour l’activation du
mécanisme de soutien, mais aussi les progrès des concertations en
cours à Athènes entre les quatre parties pour la préparation du
programme économique, au titre duquel seront intégrés les
financements des pays de la zone euro et du FMI.
Par la suite,
le ministre a rencontré son homologue américain, Timothy Geithner,
avant d’avoir plus tard dans la journée des entrevues successives
avec ses homologues du Brésil, Guido Mantega, et de Russie, Alexeï
Koudrine.
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21/04/2010 |
Papaconstantinou
fait le bilan de 6 mois de son ministère
L e
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a dressé mardi un
bilan des actions de son ministère de ces 6 premiers mois, et s'est
référé aux consultations qui s'ouvrent mercredi à Athènes avec
l'UE, la BCE et le FMI sur le Programme de stabilité et de croissance
(PSC) sur fond de l'activation possible du mécanisme de soutien à la
Grèce.
Les
concertations attendues entre le ministère des Finances, d'une part, et
d'autre part les délégations de la Commission européenne, de la
Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international
(FMI) porteront sur le Programme triennal de stabilité et de croissance
(2010-2013), a déclaré mardi le ministre des Finances, Georges
Papaconstantinou.
Lors de ces
consultations, qui débutent mercredi à Athènes (les 20 membres des
trois instances resteront en Grèce au minimum une dizaine de jours pour
des contacts dans les ministères, les organismes sociaux, la Banque de
Grèce), il n'y aura pas de "feuille blanche" a assuré le
ministre, démentant l'adoption de mesures supplémentaires à cette
occasion, voire un plan de restructuration de la dette publique.
M.
Papaconstantinou a souligné du reste que les mesures prises pour cette
année couvrent amplement le déficit budgétaire, dont l'objectif est
une réduction de 4% du PIB.
Selon le
ministre, la décision d'activer le mécanisme d'aide de l'UE ne se fera
pas avant une ou trois semaines, étant donné que devront précéder la
demande de la Grèce, l’avis de la BCE et de la Commission, la
décision unanime de l'Eurogroupe et la décision de chaque Etat-membre
(ratification par les parlements nationaux).
Par ailleurs,
le feu vert du FMI doit passer par le conseil d'administration, a
ajouté M. Papaconstantinou, précisant encore, à propos du mécanisme
de soutien, que tout dépendra des conditions de prêts accordés à la
Grèce et des progrès dans les concertations avec les délégués des
trois organismes internationaux. Lorsque la Grèce décidera,
l'activation du mécanisme sera immédiat et la Grèce empruntera à
court terme à partir de la zone Euro et du FMI, jusqu'à ce que toutes
les procédures pour le mécanisme aient été entièrement finalisées.
Ainsi, a
poursuivi le ministre, nous aurons les fonds nécessaires pour nos
besoins en financement en mai qui se chiffrent - après l'émission
aujourd'hui des bons du Trésor d'une durée de trois mois - à 10
milliards d'euros.
Dans le cadre
de sa présentation du bilan des 6 mois du ministère des Finances, M.
Papaconstantinou a annoncé une série de nouvelles actions à venir, à
savoir notamment une nouvelle méthode de gestion budgétaire, la mise
en avant de dénationalisations, la libération des services et
l'ouverture des professions fermées.
Concernant le
Budget de l'Etat, le ministre a informé de son élaboration pour la
première fois sur trois ans, la mise en application de la comptabilité
en partie double (digraphie), alors qu'est quasiment finalisée la
procédure de suivi de l'exécution de la loi des finances par des
grandes sociétés de comptables assermentés.
Cet été, un
projet de loi sera déposé au Parlement concernant la responsabilité
budgétaire, alors qu'est en cours la matérialisation de règles
budgétaires tenues par tous les Etats-membres de l'UE, à l'exception
de trois dont la Grèce.
Des 50 actions
figurant dans le Programme de stabilité et de croissance, 20 se
trouvent sur la bonne voie, a déclaré M. Papaconstantinou, voire même
sont achevées, 5 actions seulement étant en retard, le ministre
confirmant par ailleurs qu'au premier trimestre de l'année, les
résultats concernant les dépenses et recettes sont jugés très
positifs.
Se référant
aux consultations récentes à Athènes avec les experts du FMI, le
ministre a annoncé qu'il recevrait leurs propositions et les ferait
publier les jours suivants, se félicitant en outre de la dernière
émission de bons du Trésor, couverts 4,6 fois et rapportant à l'Etat
1,95 milliard d'euros assorti d'un taux d'intérêt de 3,65%.
Notons que M.
Papaconstantinou se rendra aux Etats-Unis pour participer à la session
du FMI ce week-end.
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19/04/2010 |
Papaconstantinou
informe ses homologues de l’Eurogroupe de sa lettre adressée à la
Commission, la BCE et le FMI
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a déclaré avoir informé ses
homologues de l’Eurogroupe vendredi à Madrid du contenu exact de sa
lettre adressée à la Commission européenne, à la Banque centrale
européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI), en
soulignant que ce que prévaut dans la présente phase est de clarifier
le montant des financements et les conditions d’octroi, si la Grèce
décide d’activer le mécanisme de soutien dont sont convenus les
Etats membres de la zone euro.
Dans des
déclarations à la presse à l’issue du Conseil ECOFIN samedi, M.
Papaconstantinou a tenu à préciser que la lettre en question ne
constitue nullement l’activation du mécanisme, tout comme il n’existe
pas de calendrier concernant son activation, alors qu’à propos de la
référence faite dans la lettre au programme pluriannuel, cela renvoie
en substance au Programme triennal de stabilité et de croissance qui
comporte l’adaptation budgétaire et les changements structurels.
Le ministre a d’ailleurs
informé en détail ses homologues de la matérialisation du Programme
de stabilité et de croissance, en particulier de ses avancées dans le
déficit budgétaire sur le 1er trimestre, mais aussi les changements
structurels, à commencer par les réformes de la fiscalité et de la
sécurité sociale, sans omettre de mentionner l’ouverture des
professions fermées.
M.
Papaconstantinou est apparu optimiste quant à l’issue des
concertations qui auront lieu lundi à Athènes entre le gouvernement
grec, l’UE et le FMI, et s’il a reconnu qu’il s’agit d’une
procédure de concertations sans précédent, il s’est dit certain qu’il
y aura un terrain d’entente et que toutes les parties parviendront à
un accord satisfaisant. A ce point, le ministre a tenu à trancher que
ni l’UE ni le FMI n’ont posé la question de mesures
supplémentaires à prendre par la Grèce en 2010.
Selon le
ministre, le programme dont conviendra le gouvernement grec avec la zone
euro et le FMI "sera le nécessaire, ce dont a besoin le
pays", à savoir pour conduire à la stabilisation des finances
publiques et aux grands changements indispensables afin que la Grèce
"devienne plus forte et plus compétitive, tout en garantissant en
même temps les biens sociaux, les services sociaux et les conquêtes
que nous avons réussies tout au long de ces années".
Appelé par la
presse à commenter une déclaration attribuée au président de la BCE
sur d’éventuels problèmes de liquidités des banques grecques, M.
Papaconstantinou a observé d’une part que Jean-Claude Trichet n’a
jamais fait une telle déclaration au cours des travaux du Conseil, et d’autre
part que le système bancaire grec n’est pas confronté à des
problèmes aigus, du fait que les banques grecques - contrairement à
plusieurs banques européennes - n’ont pas eu d’exposition à des
produits toxiques.
Concernant
enfin le risque d’une plus grande récession que prévue en Grèce, le
ministre a indiqué qu’en l’attente toutefois de l’évaluation d’Eurostat,
les mesures prises par le gouvernement grec conduiront à une baisse de
6% du déficit et que, par conséquent, l’objectif d’une baisse de
4% pourra être atteint en 2010, même si la récession s’avère
supérieure.
Papandréou:
L'activation du mécanisme de soutien se fera en fonction de l'intérêt
national
La Grèce
décidera dans les prochaines semaines si elle activera ou non le
mécanisme de soutien économique, a déclaré le premier ministre,
Georges Papandréou, à la revue Newsweek.
"La Grèce
ne fera pas faillite", a tranché M. Papandréou, rejetant
catégoriquement des informations faisant état d'une perspective
d'incapacité de la Grèce à refinancer sa dette publique dans le
courant du mois de mai.
"L'activation
du mécanisme de soutien se fera en fonction de l'intérêt du
pays", avait souligné à ce même sujet le chef du gouvernement
dans une intervention au Parlement vendredi.
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16/04/2010 |
Papaconstantinou
s'adresse à MM. Rehn, Strauss-Kahn et Trichet
L e
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est adressé jeudi
par écrit au commissaire européen aux Affaires économiques et
monétaires, Olli Rehn, au DG du Fonds monétaire international (FMI),
Dominique Strauss-Kahn et au président de la Banque centrale
européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, pour demander une concertation
avec les trois instances concernant les détails du programme commun de
soutien à l'économie grecque.
Comme le
précisaient de hauts cadres du ministère des Finances, la lettre
concerne exclusivement des entretiens à niveau quadripartite, qui ont
déjà été engagés depuis le lundi 12 avril, et en aucun cas une
demande d'activation du mécanisme de soutien. Parallèlement, ces
mêmes cadres du ministère soulignaient que par cette lettre, la partie
grecque demandait l'établissement exact, via un programme pluriannuel,
des montants des prêts que peut obtenir la Grèce après 2010
(rappelons que pour l'année en cours, le montant dont peut bénéficier
la Grèce par la zone euro et le FMI, dès lors qu'elle demandera
l'activation du mécanisme, a été fixé à 30-40 milliards d'euros).
Appelé à
commenter à Bruxelles la lettre de M. Papaconstantinou, le porte-parole
de Olli Rehn, Amadeu Altafaj, a explicité que la lettre du ministre
grec avait un caractère purement formel et technique, et ne constituait
nullement une demande d'activation par la Grèce du mécanisme de
soutien.
Selon M.
Altafaj, cette lettre est considérée indispensable afin que le FMI
participe aux concertations qui ont lieu avec la Commission européenne
et la Banque centrale européenne.
Entre temps,
selon un communiqué du DG du FMI, M. Strauss-Kahn, ce dernier informe
de sa décision d'envoyer lundi en Grèce, après demande des autorités
grecques, un groupe du FMI pour engager des concertations avec les
autorités grecques concernant les politiques, qui pourraient constituer
la base d'une aide économique de la part du Fonds, dans le cadre d'un
programme pluriannuel si les autorités grecques demandaient une telle
aide.
"La
décision grecque de prendre l'initiative pour une implication du Fonds
à un programme sied avec l'accord des dirigeants européens le week-end
dernier, en vertu duquel le soutien économique par des membres de la
zone euro doit être accordé simultanément avec l'implication du Fonds
et sa propre aide économique", souligne le communiqué.
Plus tard dans
la journée, M. Rehn a également commenté la lettre Papaconstantinou,
en rappelant que "conformément à la déclaration des pays membres
de la zone euro le 11 avril 2010 pour le soutien à la Grèce, les
autorités grecques ont demandé le déroulement d'entretiens avec la
Commission européenne, la BCE et le FMI sur un programme pluriannuel de
politiques économiques, lequel pourra être soutenu par une aide
économique des pays membres de la zone euro et le FMI, dans le cas où
les autorités grecques décideraient de demander une telle aide".
M. Rehn
précise dans sa déclaration qu'une délégation de la Commission se
trouvera à Athènes lundi, afin de poursuivre ses entretiens avec les
autorités grecques.
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08/03/2010 |
Franc soutien
de la France à la Grèce
L e
président français, Nicolas Sarkozy, a affiché la solidarité de la
France à la Grèce, lors de déclarations communes avec le premier
ministre grec, Georges Papandréou, à l'issue de leur rencontre
dimanche en début de soirée à l'Elysée.
M. Sarkozy a
insisté que l'Europe doit témoigner sa solidarité à la Grèce,
faisant valoir les objectifs profonds de la constitution de la zone euro
et de la création de l'euro.
M. Sarkozy a
précisé que le soutien à la Grèce ne sera pas seulement politique,
en soulignant la nécessité de combattre la spéculation qui vise à
l'heure actuelle la Grèce, mais qui pourrait cibler n'importe quel
autre pays.
Une réponse
concertée est entrain d'être mise en place, a assuré M. Sarkozy,
précisant que l’Europe engagera des moyens concrets, précis contre
les spéculateurs qui passeront le message que la Grèce est soutenue,
et pas seulement politiquement, mais aussi "dans tous les aspects
de ses demandes éventuelles".
"La
Grèce, l'Allemagne et la France, nous prendrons une initiative
concertée pour lutter contre la spéculation. Nous sommes décidés à
faire ce qu'il faut pour que la Grèce ne soit pas isolée", a-t-il
ajouté, pour insister dans la foulée que "la zone euro doit se
porter au côté d'un de ses membres attaqués" par la
spéculation. "Le gouvernement grec a donc pris les mesures qu'on
attendait de lui. Les Etats de la zone euro doivent désormais être
prêts à prendre les leurs (...) La France fera donc le
nécessaire", a clarifié M. Sarkozy, estimant que
"aujourd'hui, la Grèce n'a pas besoin d'un financement" mais
explicitant que "tous les Etats qui partagent cette monnaie doivent
être solidaires".
De son côté,
M. Papandréou s'est félicité du soutien effectif de la France qui
reconnaît et soutient l'effort du peuple grec, tranchant en outre que
le recours au FMI ne constitue pas le choix de la Grèce, avant de
rappeler catégoriquement qu'Athènes ne demande pas d'aide économique,
mais revendique de pouvoir emprunter à un taux similaire à celui
auquel empruntent les autres pays de la zone euro.
Dans un
entretien avec les journalistes qui l'accompagnent et peu avant son
départ pour Washington où il s'entretiendra avec le président
américain, Barack Obama, M. Papandréou a évoqué les initiatives
qu'il a prises en personne avec ses visites successives dans plusieurs
pays dans le but de construire systématiquement, conjointement avec les
mesures économiques prises par le gouvernement grec, la sortie de la
crise de la Grèce.
M. Papandréou
transmettra d’ailleurs à cette occasion au président américain, le
message de la Grèce, de la France et de l’Allemagne, mais aussi du
président de la zone euro, d’engager une bataille concertée contre
les spéculateurs.
Comme l'a
souligné le premier ministre, les batailles commencent à porter leurs
fruits, tout comme les efforts du peuple grec, se félicitant comme d'un
pas supplémentaire dans la solidarité européenne, ses discussions
avec M. Sarkozy, qui avait eu, notons-le, le jour même un long
entretien téléphonique avec la chancelière allemande, Angela Merkel.
Le principal
effort de la Grèce, a ajouté M. Papandréou, a été de se
débarrasser de l’idée toute faite qu’elle constitue elle-même le
problème, faisant valoir qu’il s’agit d’un problème de toute la
zone euro, qui est invitée à montrer si elle "peut montrer les
dents aux spéculateurs", et observant qu’il est très important
que la Grèce puisse discuter à ce haut niveau et participer aux
efforts de règlement du problème. Et à M. Obama aussi, a-t-il dit, il
sera demandé de soutenir l’initiative européenne.
M. Papandréou
a expliqué que sont discutés à présent les mécanismes qui doivent
être créés et n’a pas exclu des progrès importants jusqu’en
avril prochain, lorsque la Grèce devra avoir à nouveau recours à l’emprunt,
avant de rappeler une fois de plus toute l’importance de la
solidarité européenne et de citer la phrase de Nicolas Sarkozy que la
Grèce n’aura pas seulement un soutien politique. Aujourd’hui,
a-t-il insisté, il y a eu un pas encore plus positif dans l’expression
de la solidarité européenne, saluant la contribution majeure de la
France et de M. Sarkozy dans cette voie.
Cette visite à
Paris, la deuxième en 15 jours comme l'a dûment souligné M. Sarkozy,
lors des déclarations commune, a lieu deux jours après l'entrevue de
M. Papandréou à Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel,
et deux jours avant sa rencontre à Washington avec le président
américain, Barack Obama.
Rappelons que
la veille, M. Sarkozy avait exprimé son soutien à la Grèce, en
affirmant qu'il serait inconcevable de laisser s'effondrer un pays
membre de l'euro.
On ne peut pas
laisser tomber un pays qui est dans la zone euro. Si on ne soutient pas
la Grèce, qui fait des efforts, ce n'était pas la peine de faire l'euro,
a ajouté M. Sarkozy, lors d'une table ronde à Paris à l'occasion du
Salon de l'Agriculture.
Papandréou: La
Grèce demande uniquement un soutien politique
Le premier
ministre, Georges Papandréou, et la chancelière allemande, Angela
Merkel, ont souligné la coopération politique entre la Grèce et
l'Allemagne pour affronter les phénomènes de spéculation, mais aussi
leur décision de coopération bilatérale dans la réalisation de
réformes en Grèce, dans divers secteurs.
Dans des
déclarations communes vendredi à Berlin à l'issue de leur rencontre,
tant M. Papandréou que Mme Merkel ont tenu à bien souligner que la
Grèce a demandé uniquement un soutien politique et non économique, le
premier ministre grec remerciant son homologue allemande pour son
soutien au Programme grec de stabilité et de croissance, rappelant à
ce point les bonnes relations entre les deux peuples et la coopération
entre la Grèce et l'Allemagne pour faire face à de nombreux problèmes
communs, tant dans le cadre de l'UE qu'à l'échelle mondiale.
Le premier
ministre a encore noté que les deux pays peuvent avoir une coopération
plus étroite dans les secteurs de l’environnement, l’énergie et du
changement climatique, la protection civile, la recherche et les
nouvelles technologies, l’immigration, ainsi que la culture et l’éducation.
Revenant à l’effort
national pour sortir de la crise, M. Papandréou a assuré une nouvelle
fois que les charges et les sacrifices des Grecs seront répartis
justement et auront des résultats, mentionnant aussi la coopération
devant exister pour combattre les phénomènes de spéculation.
"La Grèce
a pris des décisions difficiles. Pour nous, elles étaient nécessaires
afin de sortir le pays de la crise. C’est nous qui veillerons à ce
que le poids de cette marche, les sacrifices que fait le peuple grec,
soient à la fois répartis justement et qu’ils aient un
résultat", a souligné M. Papandréou, réitérant à ce point que
la Grèce n’a pas demandé de soutien économique.
"Nous
avons entendu avec grande satisfaction Mme Merkel soutenir nos efforts,
ceux que nous faisons, et les décisions difficiles que nous avons
prises. Je veux la remercier aussi pour notre décision commune de
coopérer étroitement pour combattre la spéculation, un problème
auquel n’est pas seulement confrontée la Grèce", a-t-il
ajouté.
De son côté,
Mme Merkel a félicité la Grèce pour les mesures qu’elle a adoptées
afin de réduire son déficit, y voyant un "effort de titan",
alors qu’elle a exprimé la solidarité de l’Allemagne à la Grèce
et le souhait de son pays de contribuer avec son expérience et son
savoir-faire au processus de modernisation de l’Etat grec et de ses
structures, disant encore une fois que les efforts grecs d’assainissement
budgétaire sont accueillis positivement, tant par l’Allemagne que
globalement par la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) et le
Fonds monétaire international (FMI).
Concernant l’action
que l’Europe doit mener contre la spéculation, Mme Merkel a informé
que les deux pays porteront en commun cette question devant la
Commission européenne, alors qu’elle a fait part de son intention de
poser ce même problème au prochain G-20 ainsi qu’à d’autres
forums auxquels participe l’Allemagne.
Et si certes la
Grèce n’a pas demandé d’aide économique, a-t-elle rappelé, nous
devons voir ce que nous pouvons faire contre les spéculateurs. Nous ne
pouvons leur laisser libre court d’exploiter un moment difficile d’un
pays, comme c’est le cas maintenant de la Grèce. La question est
politique, a-t-elle ajouté, et c’est en tant que tel que nous devons
la traiter malgré les difficultés techniques qu’elle peut
présenter.
Se référant
enfin au récent emprunt obligataire sur dix ans de la Grèce, Mme
Merkel a observé que les marchés ont montré qu’ils font confiance
à la Grèce et estimé que la confiance des marchés reviendra encore
plus vite s’il y a des changements structurels.
Commentant un
article de la presse allemande qui préconisait la vente d’îles
grecques afin que le pays puisse résorber son déficit, M. Papandréou
a tranché qu’il existe des moyens meilleurs et plus efficaces que de
brader les îles, sans manquer de rappeler à ce sujet que les Grecs ont
lutté pour que ces îles soient libres aujourd’hui.
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26/02/2010 |
La ministre de
l’Economie Mme Katseli a lancé mardi les travaux du Congrès maritime
international de Capital Link en Grèce
La ministre de
l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a
inauguré mardi les travaux du Congrès maritime international
"Accès aux capitaux aujourd’hui - En attendant la relance",
organisé dans un grand hôtel d’Athènes par la société Capital
Link, avec la participation de plus de 1.200 invités, une première
organisée avec succès dans la capitale grecque dans la conjoncture
économique actuelle difficile, mais qui fait suite à la tradition des
forums annuels consacrés à cette branche de l’économie à New York
et à Londres.
Dans son
discours, Mme Katseli a relevé que ce congrès tombe à bien nommé,
puisque extrêmement d’actualité avec les perspectives de croissance
restant encore incertaines suite à la crise économique, et que les
grands défis à relever tant par les gouvernements que par les
sociétés privées proviennent du fait de l’agitation qui persiste
sur les marchés financiers et de la compression des liquidités sur
plusieurs marchés, le recours à l’emprunt devenant plus difficile et
plus cher.
Au plan
national, la ministre a expliqué que le gouvernement grec, comme de
nombreux autres gouvernements, est appelé à faire face au
ralentissement de l’activité économique, au moment même où le
coût des capitaux sur les marchés des capitaux augmente, ce qui
conduit à la fois ces deux acteurs de l’activité économique à
devoir adopter une gestion économique rationnelle, en association avec
une stratégie à moyen terme visant à la diversification, au
développement et à la compétitivité.
Mme Katseli a
souligné que la Grèce est confrontée à un triple défi: réduire
dans un intervalle de trois ans son déficit budgétaire excessif de
12,7% du PIB en 2009 à 3% en 2012, améliorer sa compétitivité par
une restructuration appropriée et de nouveaux investissements, en
particulier dans le développement vert, et enfin réduire la
bureaucratie, une ambition que le gouvernement est déterminé, a-t-elle
insisté, à mener à bien en montrant des résultats positifs
mesurables dès la première année.
Le grand enjeu,
a-t-elle poursuivi, c’est de renforcer son potentiel de production et
ses avantages comparatifs sur les marchés internationaux, accroître sa
productivité et compétitivité, mettre en valeur ses ressources
humaines et ses autres ressources inexploitées, produire en définitive
de nouvelles richesses et assurer l’emploi, ainsi qu’un meilleur
niveau de vie à ses citoyens.
C’est là le
principal défi dans l’élaboration de la politique, "c’est là
mon plus grand défi en tant que ministre de l’Economie, de la
Compétitivité et de la Marine", a assuré Mme Katseli, pour
enchaîner que dans cette conjoncture, "la marine grecque a
démontré par le passé qu’elle sait comment survivre dans une crise
et revenir au premier plan de la scène économique internationale avec
encore plus de dynamisme. Je suis convaincue qu’elle le fera une fois
encore", a-t-elle conclu.
Mme Katseli a
confirmé par ailleurs la création du Fonds grec de Développement,
dont l’objectif, a-t-elle souligné, est de mettre en valeur les
possibilités d'investissement dans des secteurs fondamentaux de
l'économie, ne manquant pas de souligner le rôle majeur de la marine
dans les efforts déployés pour le redressement de l'économie.
Parmi les
priorités de son ministère, a informé Mme Katseli, il y a d'attirer
les jeunes dans les professions de la marine et de revaloriser la
formation.
Rappelons que
Mme Katseli avait discuté de la création du Fonds grec de
Développement en remplacement du Fonds de Refinancement de l'économie,
récemment avec le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges
Provopoulos.
Le Congrès a
fait le point sur les tendances actuelles dans le secteur de la marine,
des marchés des capitaux et des marchés financiers et a focalisé sur
diverses solutions alternatives dont disposent les compagnies maritimes,
à la fois cotées en Bourse ou privées, pour puiser des capitaux.
Un volet
spécial a été accordé à l’exposé et à l’analyse de la gestion
des risques et dangers dans l’environnement mondial actuel,
extrêmement instable, pour déboucher sur un aperçu de modèles
nouveaux et émergents de compagnies maritimes grecques, lesquels sont
destinés à répondre à cette instabilité de la conjoncture
internationale et à relever les opportunités qui se présentent sur le
marché maritime. Autres facteurs majeurs pour les compagnies maritimes,
les développements et tendances dans le commerce international et le
marché de l’énergie.
Le principal
intervenant du Congrès a été le professeur Costas Grammenos, Pro-Vice
Chancellor, City University de Londres, qui s’est adressé durant le
déjeuner sur le thème "Marine mondiale, financement et marchés
des capitaux: D’une décennie à l’autre".
M. Grammenos a
exprimé sa certitude que, tant les banques que les marchés américains
des capitaux, continueront à constituer des "sources" de
financement pour les fonds de placement en actions et pour l’émission
d’obligations à haut rendement.
De son côté,
le président de Capital Link, Nicolas Bornozis, a ébauché le rôle de
sa société comme maillon entre les compagnies maritimes et la
communauté mondiale des investisseurs, expliquant que la crise, tant
dans l’économie mondiale que par extension dans le commerce
international et la marine, est provenue de l’espace bancaire. Aujourd’hui,
a-t-il ajouté, il existe des signes timides de reprise au niveau
international, même si l’instabilité et l’incertitude persistent
encore.
L’accès aux
capitaux est un levier de survie, voire de croissance, de toute
activité et en particulier de la marine, et c’est pourquoi à la fois
les compagnies maritimes et les banques se trouvent à un point
particulièrement crucial aujourd’hui.
Le Congrès
maritime de Capital Link, malgré la conjoncture actuelle peu favorable
à la Grèce, a réuni le meilleur du monde de la marine et des
finances, avec la participation des plus grandes banques commerciales et
d’investissement, donnant l’occasion d’un tour d’horizon complet
des opportunités et défis de la branche de la marine.
Des
présentations thématiques plus spécialisées et des tables rondes ont
eu lieu tout au long des travaux.
Rappelons que
la marine constitue un des piliers de l’économie nationale grecque,
les armateurs grecs composant une puissance majeure au plan
international avec plus de 20% de la flotte mondiale.
Le prochain
grand rendez-vous pour la branche aura lieu le 25 mars à New York avec
le 4e Forum annuel "Invest in International Shipping".
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24/02/2010 |
Papaconstantinou:
Le gouvernement fera tout pour réussir les objectifs du Programme de
stabilité
L e
ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a affirmé avoir
informé le premier ministre, Georges Papandréou, "du cours de
matérialisation du Programme de stabilité, de croissance et de
restructuration, assurant que le gouvernement fera tout ce qui est
nécessaire pour réussir les objectifs du programme", dans des
déclarations mardi à sa sortie du Palaix Maximou après une
collaboration avec le chef du gouvernement.
Interrogé sur
l'éventuelle adoption de mesures supplémentaires, M. Papaconstantinou
a indiqué que les quelconques décisions seront annoncées
lorsqu'auront été bouclées les concertations avec nos partenaires
européens.
Notons que
l'engagement du gouvernement de réduire de 4% le déficit en 2010 n'est
pas négociable, la Grèce ayant à son compte pour l'instant une marche
positive dans l'exécution du budget de l'Etat et les efforts de
contenir les dépenses, le contenu des entretiens à l'heure actuelle
avec les experts de la Commission européenne en visite à Athènes
focalisant, outre sur la marche du Programme, sur les problèmes
éventuels qui pourraient survenir et donc ce qu'ils appellent des
risques d'écarts par rapport aux objectifs fixés. Dans tous les cas,
aucune annonce n'est attendue avant la fin de la semaine prochaine.
La Grèce, de
son côté, recherche un soutien politique encore plus tranché lors du
prochain Conseil Ecofin, avec en particulier une concrétisation
tranchée à l'intention notamment des marchés de l'existence d'un
mécanisme de soutien de la part de l'UE.
La ministre de
l'Economie confirme la création du Fonds grec de Développement
La ministre de
l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a
confirmé mardi la création du Fonds grec de Développement,
s'adressant au Congrès maritime organisé à Athènes par la société
Capital Link sur le thème "Accès aux capitaux aujourd’hui - En
attendant la relance".
L'objectif de
ce Fonds, a souligné Mme Katseli, est de mettre en valeur les
possibilités d'investissement dans des secteurs fondamentaux de
l'économie, ne manquant pas de souligner le rôle de la marine dans les
efforts déployés pour le redressement de l'économie.
Parmi les
priorités de son ministère, a informé Mme Katseli, il y a d'attirer
les jeunes dans les professions de la marine et de revaloriser la
formation.
Rappelons que
Mme Katseli avait discuté de la création du Fonds grec de
Développement en remplacement du Fonds de Refinancement de l'économie
récemment avec le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges
Provopoulos, comme s'y était engagé pré-électoralement le
gouvernement.
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16/02/2010 |
Papaconstantinou:
Le gouvernement grec déterminé à mettre en oeuvre son Programme de
stabilité
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a réaffirmé la détermination du
gouvernement grec de mettre en application fidèlement le Programme de
stabilité et de croissance visant à la réduction du déficit
budgétaire en deçà de la barre des 3% d’ici 2012, dans une
conférence de presse organisée sur le thème de l’économie grecque
lundi à Bruxelles par le Centre européen d’Etudes politiques, à
quelques heures de l’ouverture des travaux de l’Eurogroupe.
M.
Papaconstantinou, qui a rappelé que l’actuel gouvernement a hérité
de graves problèmes budgétaires de ses prédécesseurs, lesquels ont
été amplifiés par la crise économique et ont fait surface, a
souligné l’effondrement complet des mécanismes de perception des
recettes sous le précédent gouvernement conduisant au constat en
octobre dernier que le déficit était plus du double qu’annoncé un
peu plus tôt en juin, soit 12,5% au lieu de 6%.
Ainsi, a
expliqué le ministre, et conformément aussi aux recommandations
européennes, la Grèce "mettra de l’ordre chez elle", en
réalisant l’objectif certes ambitieux de diminuer son déficit public
de 4% en 2010. "La Grèce n’est pas seule, a toutefois poursuivi
le ministre, après le soutien politique apporté par les dirigeants
européens lors du Sommet extraordinaire de l’UE jeudi dernier, pour
enchaîner que les objectifs du Programme de stabilité sont
réalisables, parce que le gouvernement a avec lui, a-t-il souligné, le
soutien du peuple grec.
Concernant la
récession économique, M. Papaconstantinou a relevé la série de
problèmes structurels auxquels est confrontée la Grèce, comme le
fonctionnement du secteur public, le système de retraites, mais aussi
des problèmes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, sans
omettre le sérieux problème du manque de compétitivité de l’économie
grecque en général, qui se reflète dans le déficit de la balance
extérieure.
M.
Papaconstantinou a tenu à se référer dûment à ce point au déficit
de crédibilité de la Grèce à l’heure actuelle, lequel rend urgent
de changer l’image du pays, en particulier sur les marchés
financiers, ce qui demande, a noté le ministre, du temps et du travail.
Et pour rendre pleinement l’ampleur de ce défi, M. Papaconstantinou a
expliqué que conquérir à nouveau la crédibilité du pays est une
entreprise aussi difficile que "de faire changer de route un grand
navire comme le Titanic".
Dans ce
contexte, le ministre a rappelé point par point dans leurs grandes
lignes les réformes mises en route par le gouvernement sur tous les
fronts de l’économie.
Répondant à
une série de questions, M. Papaconstantinou a réitéré l’intention
du gouvernement d’examiner en profondeur et faire toute la lumière
sur les responsabilités concernant la crédibilité des données
statistiques notifiées par les autorités grecques aux autorités
européennes, alors qu’à propos du fléau de la corruption, il a
rappelé les annonces faites par le premier ministre, Georges
Papandréou, pour le changement du système politique.
Le ministre s’est
déclaré en outre en faveur du renforcement des compétences de
contrôle de Eurostat, alors qu’à propos de la hauteur des dépenses
de défense dans le budget grec, il a rappelé la décision de procéder
à une coupe importante sur la période 2010-2012.
Interrogé sur
la participation de la banque Goldman Sachs dans certaines formes de
prêts à la Grèce, M. Papaconstantinou a noté que de tels produits
structurés étaient à l’époque légaux et compatibles avec les
règles d’Eurostat et que la Grèce, comme d’autres Etats membres,
ont utilisé de tels outils, ce qui n’a plus été le cas dès lors qu’ils
ont été jugés illégaux.
Enfin, le
ministre a rejeté catégoriquement comme inconcevables les scénarios
paraissant dans la presse européenne, qui parlent d’effondrement
possible de l’économie grecque.
Papaconstantinou
aux réunions d'ECOFIN et de l'Eurogroupe à Bruxelles
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, est à Bruxelles depuis lundi pour
participer aux réunions de l'Eurogroupe et d'Ecofin respectivement les
15 et 16 février, deux jours déterminants pour l'economie grecque, au
cours desquels sera entérinée une série de mesures spécifiques pour
son redressement économique.
Entre temps,
samedi, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré
à la presse allemande considérer "le manque de préoccupation
face à la situation de la Grèce comme une erreur de négligence
moyennement grave", ajoutant que selon lui une exclusion de la
Grèce de la zone Euro "aurait des effets semblables à ceux d'un
tremblement de terre incontrôlables" et entraînerait une
réaction "extensivement négative" des marchés financiers.
Juncker: Il
revient à la Grèce de démontrer que son programme est suffisant
Le président
de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu’il revient aux
autorités grecques de démontrer que le programme qu’elles ont
adopté pour réduire le déficit de quatre points en 2010 est
suffisant, dans des déclarations lundi à Bruxelles à son arrivée
pour la réunion des pays de la zone euro.
M. Juncker a
précisé que cet engagement devra être matérialisé absolument,
étant donné que l’évaluation qui sera faite en mars prochain
permettra de décider de la nécessité ou non de mesures
supplémentaires pour atteindre le but visé.
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30/01/2010 |
Papandréou
satisfait de la présence de la Grèce à Davos
L a
présence de la Grèce au cours des deux jours précédents au 40e Forum
économique mondial de Davos a été accueillie positivement, a
constaté le premier ministre, Georges Papandréou, à l'adresse des
médias grecs, tout en précisant cependant que "nous avons un long
chemin devant nous et la Grèce a présenté à Davos un programme
concis et des arguments convaincants quant à la façon de faire face
aux problèmes".
Précisant par
ailleurs la position de la Grèce au sujet de la possible émission
d'une dite obligation européenne, M. Papandréou a rappelé que cette
question avait été posée par les Socialistes européens deux ans
auparavant, au début de la crise économique, et lorsque les problèmes
de la Grèce n'étaient pas ceux que nous savons maintenant. "Cette
question pourrait éventuellement être évoquée par certains pays lors
du Sommet qui se tiendra à Bruxelles le 11 février. La Grèce ne se
tiendra pas au premier plan d'une initiative de ce genre, mais si la
question est posée par d'autres pays, elle sera soutenue par la
Grèce".
Interrogé sur
la poursuite des publications de presse négatives à l'égard de la
Grèce, M. Papandréou a estimé qu'un délai est nécessaire jusqu'à
regagner la confiance dans une certaine mesure et avoir de nouveau le
"sceau de la crédibilité de l'UE".
Papandréou
confirme la détermination ferme de son gouvernement en économie devant
les médias étrangers
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a répondu vendredi matin aux questions
de quelque 25 chefs de rédaction de la presse étrangère, présents
aux travaux du 40e Forum économique mondial de Davos, la partie grecque
estimant "positives" ces interviews, à la fois par le niveau
des questions et la compréhension des médias aux efforts faits par le
gouvernement pour la mise en application de son Programme de stabilité
et de croissance et pour changer les impressions défavorables
actuellement pour la Grèce.
Les
journalistes étrangers ont demandé des éclaircissements à M.
Papandréou sur la façon dont il comptait réussir les objectifs du
Programme et comment il entendait pouvoir contrôler les réactions de
l'opinion publique grecque, le premier ministre expliquant que les
efforts porteront essentiellement pour lutter contre la corruption, se
référant aussi au progrès qui consistera en l'indépendance donnée
à l'Office national de la Statistique, aux réformes administratives et
des assurances sociales, la nouvelle loi fiscale, mais également au
soutien des Grecs souhaitant tourner la page pour un avenir meilleur.
M. Papandréou
a accordé en outre une interview au journal italien "Milano Il
Sole 24 Ore" parue dans l'édition de vendredi.
Contacts de M.
Papandréou en marge du Forum mondial de Davos
Le premier
ministre, Georges Papandréou, a eu vendredi matin à Davos une série
de rencontres, avec en particulier le fondateur et président du Forum
économique mondial, Klaus Schwab, cet entretien portant sur
l'éventualité que la Grèce ait une représentation permanente dans
les prochaines manifestations programmées, ainsi qu'avec le secrétaire
de la Ligue arabe, Amr Moussa, l'ancien SG des Nations unies, Kofi
Annan, et le ministre suédois des Affaires étrangères, Karl Bildt.
Par ailleurs,
et de manière inattendue, M. Papandréou - accompagné du ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou - s'est retrouvé face à face avec
l'économiste américain, Nouriel Rubini, pour lui demander des
explications sur ses déclarations pessimistes concernant l'économie
grecque.
Et si M. Rubini
a reconnu ne pas savoir ce qui s'était dit sur le soi-disant prêt de
la Chine à la Grèce, le premier ministre n'a pas manqué de lui
recommander de bien s'informer avant d'écrire, ce court entretien se
concluant toutefois par une déclaration de l'économiste exprimant son
respect et sa confiance dans les efforts du gouvernement grec.
M. Papandréou
s'est en outre entretenu avec le ministre britannique des Affaires
étrangères, David Milliband, le président de l'OMC, Pascal Lamy, et
le directeur du BIT, Juan Somavia.
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29/01/2010 |
Papandréou
dénonce une "spéculation des rumeurs" faisant monter les
spread des obligations grecques
L e
premier ministre, Georges Papandréou, a attribué à la spéculation
qui se fait via des rumeurs, la montée des spreads du recours à
l'emprunt de l'Etat grec, dans son intervention jeudi à un panel du 40e
Forum économique international de Davos, au côté du premier ministre
espagnol, José Luis Zapatero, et du président de la Banque centrale
européenne (BCE), Jean-Claude Trichet.
M. Papandréou
a parlé d'une offensive contre la zone euro pour des raisons politiques
et économiques, dont les auteurs ont utilisé à cette fin des pays
comme la Grèce. Toutefois, a-t-il noté d'emblée, la Grèce a réussi
tout récemment à lever plus d'argent par le recours à l'emprunt que
ce qu'elle avait demandé, et cela a été un vote de confiance au pays
et en dépit de toutes les rumeurs qui avaient précédé.
M. Papandréou
a affirmé qu'il existe une spéculation qui peut créer des problèmes
aussi à des économies sérieuses, alors qu'il a démenti
catégoriquement l'article des Financial Times qui soutenait que la
Grèce souhaitait emprunter en Chine.
Nous n'avons eu
aucun contact de ce genre, a insisté le premier ministre, dénonçant
ces rumeurs d'avoir aussitôt changé radicalement le climat avec pour
conséquence la hausse des spread, M. Papandréou trouvant en M.
Zapatero un "allié" de ces allégations, le chef de
gouvernement espagnol voyant lui aussi une attaque contre l'euro, des
gens à qui ne plaît pas son existence.
C'est pourquoi,
a poursuivi M. Zapatero, nous devons renforcer la coopération et la
coordination au niveau européen, M. Papandréou convenant que c'est de
cette façon qu'il faut répondre aux attaques contre la zone euro.
Nous procédons
à des changements en profondeur, qui peuvent être éventuellement
douloureux pour un grand nombre, a expliqué à propos de la situation
économique plus générale en Grèce, mais nous sommes certains que les
Grecs sont décidés à soutenir notre programme, et cela je le vois,
a-t-il observé avec force, chaque fois que je marche dans la rue. Le
premier ministre a attribué la situation actuelle en grande partie à
la gestion faite par le précédent gouvernement qui a permis corruption
et gaspillages, sans prendre en plus les mesures structurelles qui
s'imposaient. Ces trois problèmes, a-t-il ajouté, ont été aggravés
par la crise économique, sans perdre de vue le déficit de
crédibilité qu'il a posé comme un problème encore plus grand que le
problème en soi de l'économie.
De ce fait, M.
Papandréou a fait référence à ce point aux mesures du gouvernement
et au Programme de stabilité et de croissance de la Grèce, qui doivent
conduire le déficit à une réduction de 4 points cette année et à
être ramené en deçà des 3% à la fin 2012, sans omettre de citer
également la réfome de la fiscalité et de la sécurité sociale, des
réformes qui doivent être lois de l'Etat en juin prochain, et
l'enveloppe des 16 milliards d'euros qui seront mis, à partir des fonds
structurels, au profit du nouveau modèle de développement mis en place
par le gouvernement.
M. Papandréou,
à qui le public a posé trois des quatre questions auxquelles il avait
droit, a assuré que le gouvernement grec a une volonté politique forte
de réaliser les grands changements qu'il promeut, disant "oui,
nous pouvons appliquer le programme et nous réussirons".
De son côté,
M. Trichet a reconnu qu'il existe de nombreux problèmes dans la zone
euro, toutefois bien différents d'un pays à l'autre, alors que
s'adressant aux deux premiers ministres présents, il a affirmé qu'il y
va de votre responsabilité de faire face aux problèmes dans vos pays.
Vous avez des problèmes, mais vous avez aussi des programmes, a dit M.
Trichet, plaidant pour une amélioration de la supervision des
économies des pays de la zone euro.
Avant cette
séance, M. Papandréou a eu une rencontre avec M. Zapatero, qui lui a
exprimé son soutien, en disant bien connaître les attaques de la
presse internationale dont fait l'objet la Grèce.
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28/01/2010 |
Athènes
dément tout accord de vente d’obligations d’Etat en Chine
Le ministère
des Finances a démenti catégoriquement mercredi l’existence de tout
accord direct ou indirect du gouvernement grec pour la vente d’obligations
d’Etat à la Chine ou ailleurs, réagissant à des informations parues
dans le Financial Times.
Le ministère
dément également tout aussi fermement avoir mandaté une banque d’investissement
à conduire des négociations pour le compte du gouvernement grec en ce
sens.
Toujours selon
le communiqué du ministère, le ministre, Georges Papaconstantinou, a
effectué récemment une visite à Londres, où il a eu une rencontre
avec des investisseurs institutionnels, alors que des rencontres
similaires ont lieu à Athènes et que des visites du ministre suivront
aux Etats-Unis et en Asie.
Il est fait
également mention au fait que le succès de l’émission d’obligations
sur 5 ans le 25 janvier atteste de l’existence d’une demande pour
des obligations grecques sur les marchés internationaux, alors que la
matérialisation réussi du Programme de stabilité et de croissance et
des grandes réformes promues par le gouvernement doit conduire à des
meilleures conditions de recours à l’emprunt.
Le Financial
Times soutenait que la Grèce cherche à vendre des obligations de l’Etat
pour un montant jusqu’à 25 milliards d’euros sur le marché
chinois, citant aussi comme intermédiaire de la promotion de ces titres
la banque américaine d’investissement Goldman Sachs, citant notamment
deux visites de son président et directeur opérationnel, Gary Cohn,
depuis novembre dernier en Grèce pour y rencontrer le premier ministre,
Georges Papandréou.
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15/01/2010
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Trois ans de
PSA pour sortir de la crise de ces dernières années
L e
premier ministre, Georges Papandréou, qui a présidé jeudi le conseil
des ministres avec à son agenda le Programme de stabilité, de
croissance et de restructuration, qui sera déposé à la Commission
européenne le lendemain, s'est dit confiant que les
"renversements" qui sont prévus à tous les plans "nous
permettront de transformer la plus grande crise de ces dernières
années en de nouvelles opportunités pour le pays".
"Nous
laisserons derrière nous les déficits", a-t-il souligné,
confiant qu'au cours des trois prochaines années, "déterminantes
pour l'avenir du pays", l'assainissement budgétaire est réaliste
avec toutefois "un dur travail".
Pour justifier
les grands changements que comporte le Programme, le premier ministre a
réitéré que les problèmes récurrents ne peuvent se résoudre sans
en rechercher les causes, les "racines profondes", citant les
principaux domaines d'intervention que seront le Budget, l'Etat, le
modèle de production, la gestion efficace des caisses de l'Etat, une
révision de la politique salariale.
"Le PSA
est notre seul choix", a affirmé M. Papandréou, exprimant
l'espoir que "nos partenaires apprécieront les efforts du
gouvernement, mais aussi de tous les Grecs". "Nous
réussirons, a-t-il conclu, car il s'agit d'un devoir historique
qu'impose l'intérêt national".
Le Conseil des
ministres entérine le Programme de stabilité et de croissance
Le Programme de
stabilité et de croissance est un programme difficile et ambitieux pour
lequel la société sortira gagnante, un programme concernant aussi le
gouvernement tout entier, et pour cette raison, il a fait l'objet de la
réunion jeudi du Conseil des ministres, a déclaré le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou.
Le Conseil des
ministres a ratifié le PSA qui s'intitule "Nouveau programme de
stabilité et de croissance. La feuille de route pour la restructuration
de la Grèce". Il sera déposé vendredi 15 janvier à la
Commission européenne, dont le Collège en discutera, soit le 27
janvier soit le 4 février. Les 15-16 février, il sera programmé à
l'agenda de l'Eurogroupe et d'Ecofin.
Comme l'a
expliqué le ministre, citant ses consultations avec les autres membres
du cabinet, concernés par les changements qui figurent dans le PSA,
mais également avec les experts de la Commission européenne et de la
Banque centrale européenne venus à Athènes, le PSA couvre tous les
volets allant de la fiscalité à la sécurité sociale, au système de
santé, aux investissements, aux exportations, au Service national de
statistique, au suivi mensuel du budget, alors qu'est prévu un montant
de 10% de "réserves" sur les recettes des ministères.
En réponse à
des questions de la presse, M. Papaconstantinou a précisé ne pas
exclure de déposer un Budget 2010 complémentaire, informant par
ailleurs que dans les semaines qui suivent le ministère présenterait
au Conseil des ministres le programme de dénationalisation et d'entrée
en Bourse sur trois ans, représentant selon les estimations du PSA
quelque 2,3% du PIB.
"Il
n'existe aucune décision a priori, a-t-il par ailleurs souligné, ni
discussion, ni analyse, à propos de la privatisation de la Caisse
d'Epargne (TT), s'interrogeant sur l'origine de cette rumeur, pour
ajouter aussi que "à l'heure actuelle, l'engagement du
gouvernement reste toujours valable en ce qui concerne la non-réduction
de la part de l'Etat dans le capital social de l'Office hellénique des
Télécoms (OTE)".
Notons que le
directeur conseil de la Banque nationale de Grèce (BNG), Apostolos
Tamvakakis, au cours de l'AG exceptionnelle jeudi, interrogé par les
actionnaires sur la position que prendrait la banque en cas d'ouverture
de la procédure de dénationalisation de la TT, a répondu que
"les rachats et fusions ne sont pas pré-annoncés. Lorsque le
temps sera venu, on y procèdera".
A une autre
question sur le dépôt en procédure d'urgence de deux projets de loi,
le ministre a précisé que les dispositions prévues pour la fiscalité
sur les donations parentales entreraient en vigueur à partir du 8
janvier, soulignant de plus que le projet sur la fiscalité serait
déposé au Parlement - après consultation publique - fin
février-début mars, alors que les détails sur la politique salariale
figureraient dans un projet de loi à part courant février.
Le PSA table sur
une baisse du déficit à 8,7%, une croissance à - 0,3%
Le Programme de
stabilité et de croissance (PSA) table sur une baisse du déficit de
12,7% du PIB en 2009 à 8,7% en 2010, avec par la suite un nouveau recul
(5,6%) en 2011, de 2,8% en 2012 et de 2% en 2013, alors que la croissance,
qui devrait passer de - 1,2% en 2009 à - 0,3% en 2010, enregistrerait des
rythmes positifs en 2011 (1,5%), en 2012 (1,9%) et en 2013 (2,5%).
Par ailleurs, la
dette publique est chiffrée à 120,4% du PIB en 2010 au lieu des 113,4%
de 2009, alors qu'est prévue pour 2011 une stabilité relative à 120,6%
et une baisse progressive les années suivantes.
Selon les
indications du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, en
réunion jeudi du Conseil des ministres, le PSA a pour objectif une baisse
des dépenses publiques et hausse des recettes. Plus précisément, en ce
qui concerne les dépenses pour les salaires et retraites dans la fonction
publique, les 11,5% de hausse en 2009 se limiteront à 2,8% en raison de
la diminution du nombre des fonctionnaires, et d'une politique salariale
plus stricte dans la fonction publique. Sont prévues également des
coupes dans les dépenses de sécurité sociale et les dépenses
fonctionnelles.
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11/12/2009 |
Interview de Papaconstantinou au "Figaro" sur la
situation économique de la Grèce (lire)
Le ministre des Finances, Georges
Papaconstantinou, dans une
interview exclusive accordée au journal "Le Figaro" qui est parue
jeudi, à quelques jours de sa visite mardi prochain à Paris pour rencontrer la
ministre, Christine Lagarde, a commenté la dégradation effectuée par l'agence
Fitch pour souligner que "la semaine dernière, nous avions reçu des
signes encourageants de l'Ecofin et de l'Eurogroupe à Bruxelles, qui nous
laissaient penser que nous étions dans la bonne direction".
"Le jugement de Fitch nous fait du mal, parce que c'est
un signal de perte de crédibilité. Or, elle n'est pas de notre faute mais est
due au passé, à la responsabilité du gouvernement précédent. L'agence n'a
pas pris en compte ce qu'est en train de faire le nouveau gouvernement. Nous
préparons un budget volontariste mais difficile qui représente un véritable
effort. Il prévoit une diminution des dépenses dans le secteur public. En
réalité, ce qui inquiète l'agence, c'est le moyen terme. Or nous avons
engagé des consultations profondes sur la fiscalité du pays et il ne faut pas
oublier que cela ne fait que cinquante jours que nous sommes au pouvoir. C'est
peu, pour prouver que nous sommes décidés à diminuer la dette publique. Nous
pensons que chaque jour qui passe nous fait gagner un peu plus de crédibilité
et Fitch l'oublie", a-t-il affirmé.
M. Papaconstantinou a encore indiqué que la Commission a
clairement dit que le budget 2010 est un pas important dans la bonne direction,
mais souhaite évidemment un programme à moyen terme. "Ce programme sera
inscrit dans le Pacte de stabilité et de croissance que nous présenterons à
nos collègues de l'UE en janvier. Et, si c'est nécessaire, nous ferons un
amendement sur le budget 2010. Nous avons déjà décidé le gel des embauches
dans la fonction publique, la disparition des contrats à durée déterminée
dans l'administration, et nous ne remplacerons les départs qu'à raison d'un
poste sur cinq", a-t-il affirmé.
Le ministre a enfin conclu par la volonté de la Grèce de ne
pas avoir recours au Fonds monétaire international (FMI), précisant que
"nous faisons tout ce qui est nécessaire pour ne pas en arriver là".
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10/12/2009 |
Papaconstantinou
devant la presse étrangère à Athènes
L'économie
grecque connaîtra encore dans les prochains mois des perturbations sur
les marchés internationaux, a estimé le ministre des Finances, Georges
Papaconstantinou, dans une conférence de presse mercredi à l'Union des
correspondants de la presse étrangère, CNN diffusant de son côté le
même jour une interview du ministre.
La façon dont
les marchés internationaux envisagent l'économie grecque est la
conséquence en grande partie du déficit de crédibilité hérité du
précédent gouvernement, et cet état de fait ne peut se régler en
quelques jours, a souligné M. Papaconstantinou.
Le gouvernement
actuel fera ce qui est nécessaire pour rétablir la confiance en
l'économie grecque, a-t-il affirmé, déclarant qu'à partir
d'aujourd'hui et jusqu'à la date du dépôt en janvier à Bruxelles du
Programme de stabilité et de croissance, il donnera continuellement les
preuves de ses intentions.
Le programme à
moyen terme, a poursuivi le ministre, qui fixera le Programme de
stabilité et de croissance donnera une image claire de la "feuille
de route" concernant le redressement économique, sans hypothéquer
l'avenir et avec contrôle de la dette publique. Et si la Grèce se
trouve sous la protection de l'euro, le gouvernement toutefois ne s'en
contente pas, puisque tout dépendra de ses actions, ses décisions et
sa détermination, a annoncé le ministre. |
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07/12/2009 |
Mme Katseli
présente les 4 avantages comparatifs pour des investissements en Grèce
La Grèce
possède quatre avantages stratégiques fondamentaux en ce qui concerne
les incitations à des investissements, a déclaré la ministre de l'Economie,
de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, lors d'une
conférence de presse jeudi soir à New York, dans le cadre du 11e Forum
annuel de la société "Capital Link" qui s'est tenu à
Manhattan sur le thème "Grèce: En préparant la relance".
Selon la
ministre, le premier avantage est la "place stratégique" de
la Grèce "au carrefour de trois continents", "puisant sa
force au milieu des économies des pays émergents, dans une région
d'investissements possibles et se rendant utile à toute la
région". La Grèce n'est pas seulement un marché de 10 millions
d'habitants, elle est un marché beaucoup plus étendu qui peut être
servi par la Grèce, a ajouté Mme Katseli.
Le deuxième
avantage, a expliqué Mme Katseli, "a à voir avec sa nature et son
environnement. Ce n'est pas un hasard si la Grèce se trouve au premier
rang des pays attirant l'attention de ce point de vue pour le tourisme
et les capitaux. Son caractère insulaire est terriblement important
pour des investisseurs étrangers, réellement prêt à placer leur
argent, sachant qu'ils auraient la possibilité d'avoir des rendements
très élevés. Et il est pour le moins contradictoire pour un pays tel
que la Grèce de n'avoir pas développé le tourisme maritime,
c'est-à-dire de ne pas avoir actuellement de meilleures marinas dans
toute la région, ne pas avoir un tourisme thermal, un tourisme
culturel".
Précisément,
c'est la culture grecque que Mme Katseli classe comme 3e avantage
comparatif, relevant que "jamais nous avons considéré la culture
comme source d'échanges, comme outil d'importance dans une stratégie
de développement", prenant l'exemple de Mykonos, une île mal
entretenue avec des services dépréciés. "En accord mardi dernier
avec le ministre du Tourisme, nous avons décidé que les deux
ministères réagissent, afin que chacun de nos sites archéologiques,
chaque coin de notre patrie ayant des trésors culturels soit mis en
valeur avec beaucoup d'attention pour leur développement", a
informé Mme Katseli. La Grèce n'a pas de parcs thématiques, a encore
relevé la ministre, expliquant avoir parlé avec la Chambre de Béotie
sur l'idée d'un parc dédié à Héraklès, par exemple, et concluant
sur cette question que "si un autre pays avait les richesses qu'a
la Grèce, il pourrait faire des miracles. Il est grand temps de s'y
mettre".
Le 4e avantage
pour l'incitation à des investissements en Grèce est selon Mme Katseli
les Grecs eux-mêmes. "Il n'est pas un hasard que les Grecs, là
où ils se trouvent, font des miracles. La marine, comme je l'ai dit
dans mon discours, en est un exemple. Mais cela n'est pas tout. Il y a
les arts, les sciences, partout. A l'heure actuelle, il est possible
d'investir en Grèce et d'investir dans les ressources humaines, et je
pense que nous l'avons prouvé lors des Jeux olympiques. Nous sommes en
fait un pays où un investisseur dans l'espace des technologies
modernes, soit en biologie ou dans la culture, aura un personnel
réellement bien formé, avec de multiples compétences et
potentialités".
Ainsi, a conclu
Mme Katseli, "un investisseur peut profiter de rendements à partir
de ces quatre avantages très importants de la Grèce. Ce que nous
devons faire, et ceci est l'enjeu aujourd'hui pour le gouvernement, est
de supprimer les contre-incitations".
La ministre,
qui a fait sonner la cloche de fin de séance à Wall Street dans le
cadre de "Greek Day", a eu une série de contacts avec de
hauts cadres de Bank of America, Merrill Lynch, Credit Suisse, Barclay’s,
centrés sur les moyens de soutenir en Grèce de grands projets d’investissements,
notamment dans le cadre de la promotion de l’oeuvre gouvernementale.
Mme Katseli sur
Bloomberg: Immense intérêt des Américains à investir en Grèce
La ministre de
l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a
souligné que la situation économique en Grèce constitue un
"défi", le nouveau gouvernement, a-t-elle expliqué,
"ayant à traiter en substance trois défis, donner une impulsion
à l’économie au vu de la baisse de l’activité économique et de l’augmentation
du chômage, la réduction du déficit dans les trois années à venir
et le règlement du problème de la compétitivité, en attirant des
investissements et en soutenant l’entreprenariat".
Dans une
interview sur la grande chaîne de télévision Bloomberg, et
interrogée sur la question de la compétitivité, Mme Katseli a noté
que la Grèce est un des pays les plus développés dans le domaine de
la marine, pour renchérir que "le nouveau gouvernement veut rendre
le pays compétitif aussi dans d'autres branches". Invitée
toujours sur cette même question comment la Grèce pourrait
concurrencer des pays comme la Chine, la ministre a explicité que cela
ne peut certes pas se faire sur la base des salaires, mais bien de la
valeur ajoutée, de la qualité, et plus particulièrement de la
qualité des services.
"Le
gouvernement ambitionne de faire de la Grèce un carrefour pour les
marchés régionaux, étant donné qu'elle a l'avantage d'être à la
croisée de trois continents, qu'elle dispose d'un environnement unique
et d'un immense patrimoine culturel", a ajouté Mme Katseli qui,
rendant compte de ses contacts à New York, a fait part d'un immense
intérêt de la part des Américains à réaliser des investissements en
Grèce dans les domaines du tourisme, de la culture, des nouveaux
services, des infrastructures et des télécommunications.
"Le
gouvernement fera tout son possible pour transformer les atouts du pays
en opportunités d'investissements", a-t-elle assuré, avant de
s'engager fermement à promouvoir une réforme régulatrice à grande
échelle afin de limiter la bureaucratie qui décourage tous ceux qui
veulent investir en Grèce. |
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03/12/2009 |
Papaconstantinou:
Les obligations de l'Etat grec constituent "un placement sûr"
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a exprimé sa satisfaction quant à
la compréhension témoignée par le président de l'Eurogroupe,
Jean-Claude Juncker, et le commissaire européen aux Affaires
économiques et monétaires, Joaquin Almunia, pour les efforts
déployés par le gouvernement grec pour réaliser l'adaptation
budgétaire, dans des déclarations depuis Bruxelles mercredi à l'issue
des travaux de l'Eurogroupe et de ECOFIN.
M.
Papaconstantinou a retenu comme particulièrement positif le fait que
les officiels communautaires reconnaissent que le gouvernement grec fait
des pas positifs dans la bonne voie, et qu'il y ait eu un démenti
formel et catégorique de tous les scénarios quant à
l'"effondrement" de l'économie grecque.
Le ministre a
souligné que le problème de la Grèce résultait surtout des pratiques
politiques du précédent gouvernement de la ND et que la décision le
jour même du Conseil ECOFIN de placer la Grèce dans le stade suivant
du processus de déficit excessif constitue une ligne très claire de
démarcation entre le passé et le futur. Un futur, a ajouté M.
Papaconstantinou, qui sera jugé sur la base des décisions que prend le
gouvernement grec et qui se reflèteront, non seulement dans le budget
de l’Etat déjà déposé au Parlement, mais surtout dans le Programme
de stabilité et de croissance qui sera déposé en janvier à la
Commission européenne et qui sera évalué au Conseil ECOFIN de
février.
Concernant plus
précisément la décision du Conseil ECOFIN de placer la Grèce sous l’article
126 paragr. 8 du traité, M. Papaconstantinou a indiqué que cette
décision marque que "malgré le fait que l’aggravation de la
conjoncture macro-économique était plus grande que prévue, la
situation budgétaire s’est encore plus détériorée que ce que
chacun s’attendait en raison de la récession".
Par ailleurs,
M. Papaconstantinou a indiqué que lors de la réunion la veille de l’Eurogroupe,
il a informé ses homologues des principaux aspects du budget de l’Etat
2010, à savoir l’objectif dual de soutenir la croissance de l’économie
grecque et de veiller à mettre de l’ordre dans les finances publiques
avec pour but ciblé central la baisse de 3,6 points du déficit public.
Le ministre a noté de plus avoir informé ses homologues des
initiatives qu’entreprend le gouvernement, telles que la consultation
sociale sur le nouveau projet de loi de la sécurité sociale qui sera
déposé en mars au Parlement, le changement du mode d’élaboration du
budget de l’Etat et la restriction des gaspillages dans la fonction
publique, ainsi que le dialogue sur la sécurité sociale et les
initiatives pour améliorer la compétitivité de l’économie grecque.
Interrogé sur
la question des salaires dans la fonction publique en Grèce, M.
Papaconstantinou a reconnu que la Commission européenne et la Banque
centrale européenne reviennent souvent sur le coût du travail en
Grèce, mais clarifié néanmoins qu’il n’y a "jamais eu de
recommandation officielle de la Commission européenne à la Grèce dans
la voie de la réduction ou du gel des salaires".
M.
Papaconstantinou a également assuré que les obligations de l’Etat
grec constituent un "placement sûr", alors que se référant
à la politique salariale, il a dit qu’elle se reflètera dans le
projet de loi qui sera déposé au Parlement avec pour souci le
"sentiment de justice", rappelant en outre l’engagement du
programme de gouvernement d’entamer un dialogue sur l’ouverture des
professions fermées. |
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28/11/2009 |
Papanconstantinou:
Le gouvernement a un plan et de la détermination en économie
L’agitation
sur les marchés est le résultat du crédit perdu de l’économie
grecque, qui a été hérité du précédent gouvernement, ainsi que de
jeux spéculatifs, a déclaré vendredi le ministre des Finances,
Georges Papaconstantinou, clarifiant toutefois que ces perturbations n’influencent
nullement l’Etat qui n’a pas de besoins immédiats de recours à l’emprunt
et observant que le programme de financements nécessaires en 2010 est
inférieur à celui de 2009.
Interrogé sur
les récents rapports d’agences internationales sur l’économie
grecque, le ministre a noté qu’il existe à la fois des rapports
négatifs et positifs concernant les problèmes de l’économie
nationale qui ne datent pas d’aujourd’hui, mais remontent loin dans
le temps, avant d’insister que les rapports de certaines agences
financières n’évaluent pas objectivement les données de l’économie
grecque.
Les efforts
pour régler ces problèmes commencent à présent, a ajouté le
ministre, et auront un double but, premièrement la diminution du
déficit public et deuxièmement la stimulation de la croissance. M.
Papaconstantinou a assuré que le gouvernement a un plan et de la
détermination, et entreprend des actions concrètes pour soutenir la
croissance et les revenus et consolider des finances saines.
Dans ce
contexte, a ajouté le ministre, le dialogue a déjà été lancé sur
la réforme de la sécurité sociale, alors que débute dans les
prochains jours un dialogue élargi pour la réforme du système fiscal,
et dans le même temps les ministères ont engagé l’effort de
réduction des dépenses publiques.
Interrogé en
outre sur l’augmentation des spreads des intérêts des obligations
grecques ces derniers jours, M. Papaconstantinou a relevé que cette
tendance est plus générale pour tous les pays se trouvant dans une
situation similaire à la Grèce.
Notons que le
ministre a eu dans la matinée une entrevue avec le gouverneur de la
Banque de Grèce, Georges Provopoulos, une rencontre qui, selon M.
Papaconstantinou, s’inscrit dans le cadre des réunions ordinaires
pour un échange de vues sur l’économie grecque et les perspectives
du système bancaire grec.
De son côté,
M. Provopoulos a affirmé que le système bancaire grec est sain et
stable, les taux de capitalisation des banques commerciales étant
élevés, en amélioration constante, et de toute façon plus élevés
par rapport aux banques d’autres pays. Le gouverneur a noté que les
augmentations de capital qui ont été réalisées récemment par
plusieurs grandes banques du marché grec ont eu un succès et cela
reflète la confiance des marchés internationaux dans le système
bancaire grec.
Selon M.
Provopoulos, les banques grecques sont capables désormais de se
désengager en 2010 du plan de renforcement des liquidités de l’économie
qu’avait mis en place le gouvernement grec. |
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11/11/2009 |
Papaconstantinou
présente les grandes priorités du gouvernement à l'Eurogroupe et
ECOFIN
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté lundi à l'Eurogroupe
et mardi au Conseil ECOFIN les grandes priorités du nouveau
gouvernement grec sur le front de l'économie, en mettant l'accent sur
les premières initiatives qu'il prend pour redresser le crédit
international de la Grèce et pour assainir à moyen terme les finances
publiques.
Comme il l'a
dûment souligné devant la presse peu après la fin des travaux du
Conseil, M. Papaconstantinou a présenté en détail à ses homologues
le cadre de propositions législatives déjà soumises et à venir pour
renforcer l'indépendance du mode de fonctionnement de l'Office national
de la Statistique (ESYE), s'engageant de plus à ce point que les
données fournies par l'ESYE seront vérifiées par une autorité
indépendante et informant avoir demandé à l'Office de la Statistique
des Communautés européennes de contribuer à l'aménagement de ce
cadre de contrôle.
Le ministre a
informé ensuite des principales données du projet de budget de l'Etat
2010, en citant qu'il table sur une réduction du déficit public de
3,3%, à savoir de le ramener de 12,7% à 9,4%, la moitié de la baisse
devant résulter de mesures à caractère structurel, alors que la
répartition globale sera de 60% pour l'augmentation des recettes
publiques et de 40% pour la restriction des dépenses.
Le ministre a
souligné en outre l'importance qu'attache le nouveau gouvernement à la
mise en oeuvre de politiques économiques crédibles au cours des
années à venir ainsi que de réviser radicalement la façon
d'élaborer les budgets de l'Etat. Par ailleurs, M. Papaconstantinou a
annoncé le dépôt courant mars d'un nouveau projet de loi fiscal qui
visera entre autres à élargir l'assiette fiscale et à introduire des
changements dans une série de secteurs, tels que l'ouverture des
professions fermées, la suppression des stages dans le secteur public,
l'égalité pour l'âge de départ à la retraite, la mise en place d'un
centre unifié pour le paiement des fonctionnaires, la diminution
progressive du nombre de fonctionnaires en appliquant à nouveau le
principe "deux départs pour une embauche".
Commentant en
outre le communiqué le jour même du Conseil concernant les nouveaux
problèmes relevés dans les données statistiques grecques, le ministre
a critiqué avec virulence le gouvernement précédent pour les données
altérées fournies à Bruxelles, mais aussi pour sa gestion plus
générale des finances publiques qui, a-t-il noté, a conduit à un
déraillement, insistant encore que l'objectif du nouveau gouvernement
est de ne pas faire payer les erreurs passées par le citoyen grec
moyen.
Interrogé s'il
existe "une lueur au bout du tunnel", M. Papaconstantinou a
souligné que l'assainissement des finances publiques sera "un
marathon et non une course de vitesse", bien que s'engageant que
jusqu'au début de 2010, lorsque sera déposé le Programme actualisé
de stabilité de l'économie grecque, les partenaires européens auront
eu des preuves tangibles de la détermination du nouveau gouvernement de
traiter efficacement les problèmes majeurs de l'économie nationale.
Notons que le
Conseil a exprimé dans un paragraphe séparé de ses conclusions sur la
Grèce, son mécontentement sur le problème de crédibilité des
données statistiques budgétaires grecques, mais en même temps salué
les intentions du nouveau gouvernement de rendre indépendant l'Office
national de la Statistique. |
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06/11/2009 |
Budget 2010:
Coup d'envoi d'un nouvel effort dans un environnement budgétaire très
difficile
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a parlé du budget de l'Etat 2010
comme le coup d'envoi d'un nouvel effort dans un environnement
budgétaire très difficile, présentant jeudi au ministère le
pré-projet de budget qui avait fait l'objet plus tôt de la réunion du
Conseil des ministres.
M.
Papaconstantinou a déclaré qu'il s'agit d'un budget transitoire, qui
fait suite au déraillement budgétaire, comme il l'a dûment souligné,
lequel a résulté de l'effondrement total des recettes et de
l'augmentation importante des dépenses, jugeant sans précédent la
hausse de la dette publique dont la dynamique constitue une bombe dans
les fondements de l'économie grecque.
Avec le budget
de l'Etat 2010, a poursuivi le ministre, le gouvernement cherche à
redresser l'économie grecque, redistribuer le revenu et mettre de
l'ordre dans les finances publiques, notant que pour la première fois
dans un budget de l'Etat il y a réduction des dépenses primaires, la
preuve que le gouvernement est attaché au principe que l'Etat respecte
les deniers des citoyens.
M.
Papaconstantinou, qui a souligné l'importance du budget comme outil
d'exercice de politique économique et réitéré la nécessité de
réformes structurelles et de changement du système de fiscalité, a
annoncé la révision du mode d'élaboration de suivi et de contrôle du
budget, des agences internationales de notation y apportant leur
contribution afin d'associer les objectifs et les résultats. La
situation, a ajouté le ministre, est très difficile, parce que le
déficit public et la dette publique sont très élevés, alors qu'il
existe des insuffisances structurelles dans l'administration publique.
M.
Papaconstantinou a aussi annoncé, à propos de la fiscalité, de
l'ouverture d'un dialogue et d'une consultation pour l'élaboration d'un
nouveau projet de loi qui sera vraisemblablement prêt en mars et qui
intègrera un nouveau mode d'imposition.
Dépôt du
pré-projet de budget 2010 au Parlement
Le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, a déposé jeudi le pré-projet de
budget de l'Etat 2010 à la commission permanente des Affaires
économiques du Parlement.
Selon le texte,
les recettes nettes s'élèveront à 57.510 millions d'euros et, selon
cette prévision, elles atteindront 23,5% du PIB contre 21,4% en 2009,
les recettes ordinaires passant de 53,08 à 56,9 milliards, en hausse de
3,82 milliards, dont 3,65 milliards proviendront des recettes fiscales
(+7,2%).
L'augmentation
des recettes fiscales résultera essentiellement de la nouvelle
politique de fiscalité que mettra en oeuvre le gouvernement et dont les
principaux vecteurs sont la mise en application d'une échelle unifiée
indexée sur l'inflation d'imposition progressive des personnes
physiques, l'imposition des dividendes des sociétés de la même façon
que les personnes physiques, l'imposition avec un faible coefficient des
bénéfices non distribués des entreprises pour promouvoir les
investissements, l'imposition des transactions avec des off-shore, la
suppression d'abattements fiscaux privilégiés, la révision de la
fiscalité pour les héritages, dons et donations parentales, le
remplacement de la taxe unifiée sur les biens immobiliers par une
imposition progressive des grandes fortunes immobilières,
l'augmentation de la TVA de 7% à 11% sur les ventes de produits
animaliers et végétaux par les agriculteurs, l'accélération des
procédures de recouvrement des impôts et des arriérés envers l'Etat.
A l'opposé,
les dépenses totales (hors intérêts) seront ramenées à 31,1% contre
33,7% en 2009, malgré les crédits importants à hauteur de 2.120
millions d'euros inscrits aux dépenses du budget ordinaire pour le
financement des mesures de la politique sociale et de la politique de
développement.
Selon le texte,
l'enveloppe de 2.120 millions d'euros sera destinée à accroître les
dépenses pour l'éducation, celles pour la santé et le recrutement de
personnel soignant, le financement d'une politique salariale avec des
augmentations au-dessus de l'inflation, l'augmentation des retraites
agricoles, le financement de la 1ère phase d'augmentation progressive
de l'allocation chômage et de la 2e tranche de l'allocation
extraordinaire de solidarité. Parallèlement, il est mis l'accent sur
les réduction des dépenses (déplacements, fournitures, relations
publiques, dépenses fonctionnelles) et autres prestations (heures
supplémentaires, participation à des commissions et conseils), d'où
ressort un gain de 910 millions d'euros par rapport à 2009.
Le programme
d'investissements publics, qui est appelé à conduire le pays hors de
la crise, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de développement, se
voit créditer de 10.300 millions d'euros, en hausse de 8,4% par rapport
à 2009, ces dépenses représentants 4,2% du PIB se répartissant en
6.950 millions pour la promotion d'ouvrages co-financés par l'UE et
3.350 millions pour des ouvrages financés exclusivement par des fonds
nationaux.
Concernant la
dette du gouvernement central, elle devrait passer de 125,3% en 2009 à
133,6% en 2010, en hausse de 8,3%, alors que les dépenses pour les
intérêts de la dette du gouvernement central devrait atteindre 5,3% du
PIB contre 5,1% du PIB en 2009.
Lors de son
rapport introductif en Conseil des ministres, M. Papaconstantinou a
parlé de l'objectif budgétaire central de ramener le déficit public
en deçà de la barre des 10%, plus précisément de 12,7% en 2009 à
9,4% en 2010, ce qui représente une baisse de 7,8 milliards d'euros.
Le ministre a
dit tabler sur une augmentation de 4,5 milliards d'euros des recettes
qui résultera de l'activation des mécanismes de perception des dettes
échues envers l'Etat et la limitation de l'évasion fiscale, soit
environ 1,2 milliard, d'un cadre plus juste d'imposition des revenus et
des fortunes et de l'augmentation de certaines taxes spéciales à la
consommation (cigarettes et boissons), soit environ 1,5 milliard et de
la contribution de responsabilité sociale provenant des entreprises
faisant de très grands profits et des grandes fortunes immobilières,
afin de financer l'allocation extraordinaire de solidarité, soit 1
milliard.
A l'opposé,
les dépenses hors intérêts seront réduites pour la première fois de
1,6 milliard, les dépenses d'armement en recul de 0,5 milliard et les
dettes des hôpitaux en baisse d'environ 1,5 milliard.
Le ministre a
également cité la réorganisation des dépenses et charges fiscales,
citant à titre indicatif la réduction des dépenses de consommation du
secteur public de 24%, la baisse des subventions à divers organismes,
la suppression de la mesure de l'allocation spéciale pour le retrait
des voitures anciennes.
Concernant la
politique salariale, le ministre a explicité que les augmentations
seront de 1,5% en 2010, le gouvernement tablant sur un chiffre
inférieur pour l'inflation la même année, alors que l'enveloppe de la
politique salariale englobe les nouvelles embauches de quelque 29.000
personnes. Les départs à la retraite devraient se chiffrer à 14.000. |
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23/10/2009 |
La ministre de
l'Economie Mme Katseli présente les orientations fondamentales des
projets de loi des 100 premiers jours
La ministre de
l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine marchande, Louka
Katseli, a précisé jeudi les principales orientations des cinq projets
de loi qui seront déposés très prochainement pour être votés au
Parlement, dans le cadre de l'action des 100 premiers jours de la
nouvelle gouvernance.
Les
interventions législatives prévoient des changements dans le
fonctionnement de la liste rouge des mauvais payeurs ayant contracté
des emprunts auprès des banques, dans le Fonds de garantie des petites
et très petites entreprises, des dispositions pour le renflouement des
liquidités destinées aux PME, ainsi que la protection des emprunteurs
contre les pratiques abusives des banques.
Notons que par
une circulaire spéciale adressée le 12 octobre à tous les organismes
et entreprises de tutelle, Mme Katseli a demandé une information
analytique sur l'ensemble des commissions et groupes de travail, les
actes de constitution, le but, la composition et les rémunérations,
annonçant parmi les premières décisions la suppression de toutes les
commissions sans importance ou efficacité afin de couper court aux
phénomènes de gaspillage et économiser des crédits.
Parmi les
autres priorités du ministère figurent les procédures pour clôturer
le 3e Cadre communautaire d'appui (CCA), en particulier celles visant à
ne pas perdre des financements communautaires, ainsi que la préparation
du Cadre national stratégique de Référence (ESPA) pour lequel sont
d'ores et déjà constatés des retards et une complexité dans sa
gestion. 1.100 demandes sont en suspens pour la loi de développement et
des retards de paiements excédant les 15 mois existent pour des
bénéficiaires, un autre aspect "de la face cachée du
déraillement budgétaire". |
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21/10/2009 |
Papaconstantinou:
Le déficit public baissera en deçà de 10% en 2010
L a
priorité du gouvernement grec est l'application d'un programme à moyen
terme lequel, d'une part aidera l'économie grecque à sortir de la
crise et, d'autre part, placera les finances publiques du pays sur une
base viable, a déclaré mardi depuis Luxembourg le ministre des
Finances, Georges Papaconstantinou, à l'issue du Conseil Ecofin.
Plus
particulièrement, M. Papaconstantinou a déclaré avoir eu lundi des
rencontres séparées avec le président de la Banque centrale
européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le commissaire chargé des
Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, et informé le
Conseil Ecofin de la situation de l'économie grecque. Le ministre a
notamment évoqué l'aggravation importante de nombreux secteurs de
l'économie, et plus particulièrement la récession avec une chute du
PIB de 1,5%, une chute de 20% des investissements, de 15% pour le
tourisme et de 20% pour la marine marchande.
M.
Papaconstantinou a également informé ses homologues du fait que le
déficit budgétaire de la Grèce est le double de celui présenté par
le gouvernement précédent et est estimé à 12,5% du PIB pour 2009,
soulignant que cet écart important des données budgétaires est dû à
trois causes: la conjoncture économique négative, la surestimation des
recettes, l'augmentation incontrôlée des dépenses et l'effondrement
du mécanisme de perception de la fiscalité et surtout la dissimulation
de données importantes.
Selon M.
Papaconstantinou, la Grèce, tant au sein de l'Eurogroupe que du Conseil
Ecofin, a tenté de présenter de façon convaincante un programme de
longue haleine d'assainissement de l'économie et de réduction du
déficit au cours des trois ou quatre prochaines années. Le ministre
s'est encore engagé qu'avec l'adoption des mesures adéquates, le
déficit budgétaire de la Grèce sera ramené courant 2010 en dessous
de la barre de 10%, soit une baisse d'au moins 3%.
Par ailleurs,
M. Papaconstantinou a informé le Conseil de la volonté du gouvernement
de soutenir les groupes sensibles de population, de soutenir l'emploi
des jeunes et de garantir des fonds pour des investissements dans le
secteur de l'éducation et du développement vert, lesquels donneront un
essor à l'économie.
Comme l'a
souligné M. Papaconstantinou, le soutien de l'économie grecque - dans
le cadre de ces mesures - est indispensable et absolument compatible
avec le programme d'assainissement que déposera le gouvernement dans
les prochains jours à la Commission européenne.
En ce qui
concerne les moyens de se garantir des financements, M. Papaconstantinou
a souligné qu'un recours supplémentaire à l'emprunt, de façon
prudente, est indispensable pour couvrir jusqu'à la fin de l'année
certains besoins concrets, comme par exemple le versement des retraites
et le paiement de salaires impayés d'enseignants.
Concluant, M.
Papaconstantinou a souligné que les autorités grecques déposeront
auprès des autorités communautaires le Programme triennal de
stabilité et de croissance de l'économie grecque en janvier.
Enfin, le
ministre s'est engagé que le nouveau gouvernement grec mettra tout en
oeuvre pour rétablir et garantir la crédibilité de la Grèce en ce
qui concerne les données statistiques, soulignant à ce sujet que la
modernisation de l'Office national de la Statistique (ESYE) constitue
une priorité.
MM. Juncker,
Almunia et Trichet toujours préoccupés par l'économie européenne
Le président
du Conseil des ministres de l'Economie de la zone euro, Jean-Claude
Juncker, le commissaire chargé des Affaires économiques et
monétaires, Joaquin Almunia, et le président de la Banque centrale
européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ont exprimé lundi tard dans la
nuit leurs préoccupations au sujet des développements dans l'économie
européenne, mais aussi l'espoir qu'elle pourra reprendre dans les
prochaines années la voie de l'assainissement budgétaire.
En ce qui
concerne l'économie grecque, les responsables communautaires ont
rencontré le nouveau ministre des Finances, Georges Papaconstantinou,
auquel ils ont fait part de leurs préoccupations quant à la situation
dans laquelle se trouve l'économie grecque et leur démenti formel -
comme ils l'ont dûment souligné - des données statistiques du
gouvernement précédent. Les responsables communautaires n'ont voulu
procéder à aucune déclaration ou commentaire s'agissant de la
possibilité d'accorder une prorogation à la Grèce pour qu'elle puisse
ramener le déficit budgétaire en deçà de 3%, se limitant à indiquer
que la question sera discutée lors du Sommet de décembre.
Au sujet de sa
rencontre avec le ministre des Finances, M. Almunia a indiqué - dans un
communiqué - "avoir rencontré pour la première fois M.
Papaconstantinou qu'il a félicité pour sa nomination au ministère des
Finances et lui a fait part de ses meilleurs voeux dans
l'accomplissement de ses fonctions difficiles".
En avril, le
Conseil avait requis de la Grèce d'adopter des mesures pour la
réduction du PIB en dessous de la barre de 3% d'ici 2010, mais cet
objectif ne pourra être atteint, car le déficit budgétaire sera plus
élevé que l'objectif que s'était fixé le gouvernement précédent
(3,7%).
"Je suis
tout particulièrement inquiet en ce qui concerne les nouvelles
divergences statistiques importantes. L'adoption d'un programme de
stabilisation budgétaire ambitieux pour les prochaines années peut
être accompagnée d'un programme global de réformes structurelles pour
la relance de la compétitivité du pays et constitue une priorité
majeure pour la Grèce. J'espère sincèrement que la préparation du
Budget 2010 prouvera cette volonté de replacer les finances publiques
sur une voie viable". |
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