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Déclarations économie

 

14/07/2010

Papaconstantinou: "Bon point" pour les efforts d'assainissement de l'économie grecque

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est dit satisfait des réactions des dirigeants communautaires et des partenaires européens de la Grèce qui reconnaissent les efforts d'assainissement de l'économie grecque, dans des déclarations mardi à Bruxelles peu après la fin des travaux du Conseil ECOFIN.

M. Papaconstantinou a informé que le dossier de l'économie grecque a été discuté brièvement lors de l'Eurogroupe la veille, la Commission présentant à cette occasion les conclusions positives du rapport intermédiaire des experts de la "troïka" qui ont visité récemment Athènes, et s'est félicité à ce point des déclarations du président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui a apprécié positivement les efforts du gouvernement grec pour réduire le déficit budgétaire.

Le ministre a rappelé en outre que les représentants de la Commission européenne, de la BCE et du FMI sont attendus autour du 24 juillet à Athènes pour un examen détaillé qui permettra la rédaction du rapport qui servira de base aux décisions début septembre pour le versement de la 2e tranche du prêt à la Grèce pour 2010, à hauteur de 9 milliards d'euros.

M. Papaconstantinou est apparu également extrêmement satisfait du résultat de l'émission de bons du Trésor, en soulignant que le taux obtenu a été inférieur au taux d'emprunt du mécanisme européen de soutien à la Grèce, se félicitant aussi de l'intérêt manifesté par dix banques étrangères, un facteur, a-t-il noté, qui n'est pas habituel pour ce type d'émissions de titres publics.

Concernant les autres grands dossiers des réunions de l'Eurogroupe et ECOFIN, M. Papaconstantinou a fait état d'un accord politique de principe entre les "27" concernant la réforme du Pacte de stabilité, et plus précisément le mode de suivi des développements budgétaires dans les Etats membres, les sanctions contre les pays surendettés, le renforcement de la surveillance, ainsi que la prévention rapide des déraillements budgétaires, tout en citant l'existence de désaccords majeurs toutefois quant au degré de "durcissement" du Pacte de stabilité.

Interrogé plus en détail sur les propositions soumises ces dernières semaines par l'Allemagne concernant le renforcement des sanctions politiques, M. Papaconstantinou a informé que cette question n'a certes pas été discutée encore en profondeur, mais dit pressentir que ces propositions ne semblent pas recueillir l'acceptation de la majorité des Etats membres de l'UE, une attitude semblable étant de vigueur pour des mesures qui prévoiraient le gel des aides communautaires envers les pays indisciplinés au point de vue budgétaire.

Par ailleurs, et en référence au débat en Conseil ECOFIN sur le "test de résistance" des banques européennes, le ministre a rappelé que 91 établissements bancaires et de crédit sont soumis au total à ce test, dont six banques grecques qui représentent à elles seules 90% du total du marché bancaire en Grèce. Les ministres des Finances de l'UE sont convenus que les résultats seront annoncés depuis les capitales des Etats membres, sous la responsabilité des banques centrales, le 23 juillet.

Appelé enfin à préciser les intentions du gouvernement grec concernant l'ouverture des professions fermées, M. Papaconstantinou a réitéré que d'après la base formelle du mémorandum de politique économique signé par le gouvernement, les actions nécessaires doivent être engagées courant 2011, mais précisé que le gouvernement entend procéder aux régulations législatives nécessaires dès le mois de septembre-octobre.

06/07/2010

Premier bilan optimiste de l'exécution du Budget 2010 au 1er semestre

L'économie dans la bonne voie et les premiers résultats positifs des mesures gouvernementales sont un message adressé aux Grecs et aux marchés, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une conférence de presse lundi axée sur un bilan des 6 premiers mois de l'année.

Se déclarant être plutôt optimiste, M. Papaconstantinou a jugé que "en général les nouvelles sont bonnes" en ce qui concerne l'exécution du Budget de l'Etat au premier semestre, indiquant de plus qu'au 2e semestre la croissance sera probablement de -3% (après une contraction du PIB d'environ 2,5% au 1er trimestre), la baisse de 4% environ du PIB sur toute l'année prévue par le Mémorandum UE-BCE-FMI étant "excessivement pessimiste".

Sur un ton très ferme et catégorique, le ministre a exclu toutes nouvelles mesures d'austérité, demandant que "l'on cesse de faire peur aux citoyens, lesquels doivent retrouver leur calme et leur assurance", annonçant pour septembre, comme il se l'était engagé, à mettre en place une série de "contrepoids" pour la société et la reprise économique, et en juillet le projet de loi sur les jeux de hasard (sans préciser toutefois le nombre de licences qui seront octroyées).

Et comme l'avait fait le même jour le porte-parole du commissaire européen aux Affaires monétaires, M. Papaconstantinou a démenti des informations alarmantes de la presse sur une visite à Athènes d'Olli Rehn fin juillet.

Le ministre a informé que la 2e tranche de l'emprunt européen de 9 milliards d'euros était attendue la 1ère quinzaine de septembre, alors qu'entre les 20 et 26 juillet voire le 6 août, un nouveau contrôle de la "troïka" est programmé. Selon M. Papaconstantinou, il est enregistré une hausse des recettes de l'ordre de 7,1% au premier semestre 2010 (hausse de 1,5% de la TVA), alors qu'est prévue au 2e semestre une rentrée de 2 milliards d'euros (0,8% du PIB), suite au versement de la taxe spéciale sur les biens immobiliers (ETAK) de 2009, et de la Taxe sur les grandes fortunes.

Le déficit du Budget de l'Etat 2010 en baisse de 41% au 1er semestre

Le déficit du Budget de l'Etat 2010 a enregistré une baisse de 41% sur le 1er semestre de l'année.

Selon des données de la Banque de Grèce, le déficit du budget de trésorerie du gouvernement central a reculé de 19,7 à 11,5 milliards d'euros en glissement annuel.

Sur cette même période, les recettes ont augmenté de 21,7 à 23,2 milliards d'euros, alors que les dépenses ont été réduites de 35,6 à 30,2 milliards d'euros.

19/05/2010

Papaconstantinou: Première évaluation des progrès de la Grèce en juillet

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté à ses homologues européens l'exécution du Budget de l'Etat et les mesures législatives adoptées pour la diminution du déficit budgétaire, lors des réunions de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin lundi et mardi à Bruxelles.

M. Papaconstantinou a informé ses homologues que le vote des mesures concernant la réduction des salaires et retraites dans la fonction publique et l'augmentation des taxes spéciales à la consommation ont conduit à une baisse de 41,8% du déficit budgétaire, le ministre rappelant que la Grèce a pris plus de mesures qu'il n’était nécessaire pour réduire son déficit en 2010 et réitérant la détermination du gouvernement de matérialiser à la lettre le programme convenu avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a confirmé que la Grèce a reçu ce mardi 14,5 milliards d'euros de la Commission européenne, via la BCE, ce montant provenant, a-t-il précisé, de prêts bilatéraux de dix pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Luxembourg, Chypre, Malte) dans le cadre du programme commun de soutien à la Grèce. Concernant la non participation des cinq autres pays de la zone euro à ce premier versement, M. Papaconstantinou a expliqué que cela résulte de questions intérieures de procédures à être suivies dans chacun de ces pays, mais précisé qu'ils participeront normalement aux prêts à l'avenir, comme ils s'y sont d'ailleurs engagés.

A ce point, M. Papaconstantinou a informé que la première évaluation de la Grèce aura lieu en juillet, afin qu'il y ait le feu vert pour le versement de la deuxième tranche des prêts.

De son côté, le président de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu'il y a tout lieu de penser que la Grèce est dans la bonne voie. ""Nous ne pensons pas que la Grèce ne remplira pas ses obligations et nous rejetons tout ce qu'écrivent les médias sur cette question. Bien naturellement, nous suivrons de très près tous les développements en Grèce", a-t-il ajouté.

05/05/2010

Le ministère des Finances publie le mémorandum de coopération de la Grèce avec l'UE et le FMI

Les actions du gouvernement jusqu'en 2014 pour la diminution du déficit budgétaire en deçà de la barre des 3% du PIB sont recensées en détail, "pas à pas", dans le mémorandum de coopération conclu avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), dont le vote dans le cadre d'un projet de loi au Parlement donnera le coup d'envoi du versement de l'aide financière à la Grèce dans le cadre du mécanisme de soutien.

Le mémorandum, rendu public mardi par le ministère des Finances, comporte tous les changements dans le régime de la fiscalité (hausse de la taxe spéciale à la consommation sur les carburants, le tabac et toutes les boissons, y compris les non-alcoolisées, passage d'au moins 30% des produits du taux faible au taux élevé de TVA, "taxe verte", etc.), les nouvelles réductions dans les dépenses (diminutions de salaires, des allocations de toutes sortes, y compris les primes de licenciement, et des subventions aux entreprises d'utilité publique, etc.), les changements drastiques dans le système de retraites et de sécurité sociale, ainsi que sur le marché de l'emploi (hausse du plafond des licenciements dans les grandes entreprises, etc.), et les changements structurels (ouverture des professions fermées, etc.).

Au plan des recettes, on note l'imposition d'une taxe forfaitaire extraordinaire dite de responsabilité sociale sur les bénéfices (échelonnée pour les bénéfices nets au-dessus de 100.000 euros) des personnes morales et un impôt spécial sur les publicités des chaînes de télévision.

Il convient de souligner aussi le renforcement du rôle du ministère des Finances par rapport aux autres ministères, tant dans la phase d'élaboration du budget de l'Etat que dans la phase de son exécution, le ministre obtenant un droit de veto sur les décisions concernant les dépenses et l'exécution des budgets, alors qu'est abrogé le droit du Parlement de changer les agrégats du budget de l'Etat.

26/04/20101

Papaconstantinou assuré de la finalisation début mai des négociations sur le mécanisme de soutien à la Grèce

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est dit certain que les négociations sur le mécanisme de soutien à la Grèce se termineraient très prochainement, début mai, a-t-il précisé en réponse à une question de presse dimanche au siège du FMI à Washington, après son entrevue avec Dominique Strauss-Kahn.

M. Papaconstantinou a informé qu'il s'agit d'un programme de trois ans de stabilité de l'économie grecque basé sur des critères très stricts, lesquels seront matérialisés aussi dans ce cadre, annonçant que d'ores et déjà au premier trimestre une baisse de 40% du déficit public a été enregistrée, et souligné le fait que le gouvernement grec a du reste voté la réforme du système fiscal et met en avant la dénationalisation et la fusion d'organismes publics, ainsi que des réformes dans tous les secteurs vitaux, tels que la sécurité sociale.

S'adressant aux marchés plus spécialement, M. Papaconstantinou a déclaré "je comprends que les marchés continuent à vouloir faire pression", le ministre par ailleurs excluant catégoriquement toute idée de sortie de la Grèce de l'Euro, soutenant que le pays est et restera membre de la monnaie européenne unique et c'est dans ce cadre, a-t-il ajouté, que figure le soutien européen de 30 milliards d'euros inscrits dans un programme de trois ans.

M. Papaconstantinou a exclu en outre toute renégociation de la dette, relevant que cette question n'a jamais été posée et ne fait pas partie des négociations en cours.

Toutes les réformes que prend le gouvernement vont dans le sens de garantir la confiance des marchés, a poursuivi le ministre dans sa conférence de presse, estimant qu'après la récession de cette année et sans doute de 2011, l'économie qui aura retrouvé plus de compétitivité retrouvera aussi des rythmes de croissance positifs.

Le cas de la Grèce est différent des autres pays ayant eu recours au FMI, a tenu à souligner M. Papaconstantinou, puisque aujourd'hui il s'agit d'un mécanisme commun à travers duquel est garantie aussi l'intégrité de l'euro, les deux tiers de l'aide étant fournie par l'UE.

A titre des mesures du gouvernement, le ministre a mentionné la réduction de 10% des dépenses publiques, l'ouverture des professions fermées, assurant que tout sera fait en temps opportun, citant notamment la mise en valeur des biens immobiliers de l'Etat estimé à quelque 100 milliards d'euros.

A propos de la position de l'Allemagne, M. Papaconstantinou s'est dit convaincu que Berlin soutiendrait l'aide à la Grèce.

Le ministre enfin s'est dit satisfait de la marche des concertations et de la proposition du FMI et de l'UE de soutenir les efforts du gouvernement grec, relevant le fait positif que le DG du FMI, M. Strauss-Kahn, connaît bien la Grèce, et qualifiant de "très positives" les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner.

Rencontre commune Papaconstantinou avec Strauss Kahn, Rehn et Trichet à Washington

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a eu une rencontre commune samedi à Washington avec le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, et le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, en marge de la session de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Au centre de ces entretiens, la demande de la Grèce pour l’activation du mécanisme de soutien, mais aussi les progrès des concertations en cours à Athènes entre les quatre parties pour la préparation du programme économique, au titre duquel seront intégrés les financements des pays de la zone euro et du FMI.

Par la suite, le ministre a rencontré son homologue américain, Timothy Geithner, avant d’avoir plus tard dans la journée des entrevues successives avec ses homologues du Brésil, Guido Mantega, et de Russie, Alexeï Koudrine.

21/04/2010

Papaconstantinou fait le bilan de 6 mois de son ministère

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a dressé mardi un bilan des actions de son ministère de ces 6 premiers mois, et s'est référé aux consultations qui s'ouvrent mercredi à Athènes avec l'UE, la BCE et le FMI sur le Programme de stabilité et de croissance (PSC) sur fond de l'activation possible du mécanisme de soutien à la Grèce.

Les concertations attendues entre le ministère des Finances, d'une part, et d'autre part les délégations de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) porteront sur le Programme triennal de stabilité et de croissance (2010-2013), a déclaré mardi le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

Lors de ces consultations, qui débutent mercredi à Athènes (les 20 membres des trois instances resteront en Grèce au minimum une dizaine de jours pour des contacts dans les ministères, les organismes sociaux, la Banque de Grèce), il n'y aura pas de "feuille blanche" a assuré le ministre, démentant l'adoption de mesures supplémentaires à cette occasion, voire un plan de restructuration de la dette publique.

M. Papaconstantinou a souligné du reste que les mesures prises pour cette année couvrent amplement le déficit budgétaire, dont l'objectif est une réduction de 4% du PIB.

Selon le ministre, la décision d'activer le mécanisme d'aide de l'UE ne se fera pas avant une ou trois semaines, étant donné que devront précéder la demande de la Grèce, l’avis de la BCE et de la Commission, la décision unanime de l'Eurogroupe et la décision de chaque Etat-membre (ratification par les parlements nationaux).

Par ailleurs, le feu vert du FMI doit passer par le conseil d'administration, a ajouté M. Papaconstantinou, précisant encore, à propos du mécanisme de soutien, que tout dépendra des conditions de prêts accordés à la Grèce et des progrès dans les concertations avec les délégués des trois organismes internationaux. Lorsque la Grèce décidera, l'activation du mécanisme sera immédiat et la Grèce empruntera à court terme à partir de la zone Euro et du FMI, jusqu'à ce que toutes les procédures pour le mécanisme aient été entièrement finalisées.

Ainsi, a poursuivi le ministre, nous aurons les fonds nécessaires pour nos besoins en financement en mai qui se chiffrent - après l'émission aujourd'hui des bons du Trésor d'une durée de trois mois - à 10 milliards d'euros.

Dans le cadre de sa présentation du bilan des 6 mois du ministère des Finances, M. Papaconstantinou a annoncé une série de nouvelles actions à venir, à savoir notamment une nouvelle méthode de gestion budgétaire, la mise en avant de dénationalisations, la libération des services et l'ouverture des professions fermées.

Concernant le Budget de l'Etat, le ministre a informé de son élaboration pour la première fois sur trois ans, la mise en application de la comptabilité en partie double (digraphie), alors qu'est quasiment finalisée la procédure de suivi de l'exécution de la loi des finances par des grandes sociétés de comptables assermentés.

Cet été, un projet de loi sera déposé au Parlement concernant la responsabilité budgétaire, alors qu'est en cours la matérialisation de règles budgétaires tenues par tous les Etats-membres de l'UE, à l'exception de trois dont la Grèce.

Des 50 actions figurant dans le Programme de stabilité et de croissance, 20 se trouvent sur la bonne voie, a déclaré M. Papaconstantinou, voire même sont achevées, 5 actions seulement étant en retard, le ministre confirmant par ailleurs qu'au premier trimestre de l'année, les résultats concernant les dépenses et recettes sont jugés très positifs.

Se référant aux consultations récentes à Athènes avec les experts du FMI, le ministre a annoncé qu'il recevrait leurs propositions et les ferait publier les jours suivants, se félicitant en outre de la dernière émission de bons du Trésor, couverts 4,6 fois et rapportant à l'Etat 1,95 milliard d'euros assorti d'un taux d'intérêt de 3,65%.

Notons que M. Papaconstantinou se rendra aux Etats-Unis pour participer à la session du FMI ce week-end.

19/04/2010

Papaconstantinou informe ses homologues de l’Eurogroupe de sa lettre adressée à la Commission, la BCE et le FMI

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a déclaré avoir informé ses homologues de l’Eurogroupe vendredi à Madrid du contenu exact de sa lettre adressée à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI), en soulignant que ce que prévaut dans la présente phase est de clarifier le montant des financements et les conditions d’octroi, si la Grèce décide d’activer le mécanisme de soutien dont sont convenus les Etats membres de la zone euro.

Dans des déclarations à la presse à l’issue du Conseil ECOFIN samedi, M. Papaconstantinou a tenu à préciser que la lettre en question ne constitue nullement l’activation du mécanisme, tout comme il n’existe pas de calendrier concernant son activation, alors qu’à propos de la référence faite dans la lettre au programme pluriannuel, cela renvoie en substance au Programme triennal de stabilité et de croissance qui comporte l’adaptation budgétaire et les changements structurels.

Le ministre a d’ailleurs informé en détail ses homologues de la matérialisation du Programme de stabilité et de croissance, en particulier de ses avancées dans le déficit budgétaire sur le 1er trimestre, mais aussi les changements structurels, à commencer par les réformes de la fiscalité et de la sécurité sociale, sans omettre de mentionner l’ouverture des professions fermées.

M. Papaconstantinou est apparu optimiste quant à l’issue des concertations qui auront lieu lundi à Athènes entre le gouvernement grec, l’UE et le FMI, et s’il a reconnu qu’il s’agit d’une procédure de concertations sans précédent, il s’est dit certain qu’il y aura un terrain d’entente et que toutes les parties parviendront à un accord satisfaisant. A ce point, le ministre a tenu à trancher que ni l’UE ni le FMI n’ont posé la question de mesures supplémentaires à prendre par la Grèce en 2010.

Selon le ministre, le programme dont conviendra le gouvernement grec avec la zone euro et le FMI "sera le nécessaire, ce dont a besoin le pays", à savoir pour conduire à la stabilisation des finances publiques et aux grands changements indispensables afin que la Grèce "devienne plus forte et plus compétitive, tout en garantissant en même temps les biens sociaux, les services sociaux et les conquêtes que nous avons réussies tout au long de ces années".

Appelé par la presse à commenter une déclaration attribuée au président de la BCE sur d’éventuels problèmes de liquidités des banques grecques, M. Papaconstantinou a observé d’une part que Jean-Claude Trichet n’a jamais fait une telle déclaration au cours des travaux du Conseil, et d’autre part que le système bancaire grec n’est pas confronté à des problèmes aigus, du fait que les banques grecques - contrairement à plusieurs banques européennes - n’ont pas eu d’exposition à des produits toxiques.

Concernant enfin le risque d’une plus grande récession que prévue en Grèce, le ministre a indiqué qu’en l’attente toutefois de l’évaluation d’Eurostat, les mesures prises par le gouvernement grec conduiront à une baisse de 6% du déficit et que, par conséquent, l’objectif d’une baisse de 4% pourra être atteint en 2010, même si la récession s’avère supérieure.

Papandréou: L'activation du mécanisme de soutien se fera en fonction de l'intérêt national

La Grèce décidera dans les prochaines semaines si elle activera ou non le mécanisme de soutien économique, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à la revue Newsweek.

"La Grèce ne fera pas faillite", a tranché M. Papandréou, rejetant catégoriquement des informations faisant état d'une perspective d'incapacité de la Grèce à refinancer sa dette publique dans le courant du mois de mai.

"L'activation du mécanisme de soutien se fera en fonction de l'intérêt du pays", avait souligné à ce même sujet le chef du gouvernement dans une intervention au Parlement vendredi.

16/04/2010

Papaconstantinou s'adresse à MM. Rehn, Strauss-Kahn et Trichet

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est adressé jeudi par écrit au commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, au DG du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn et au président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, pour demander une concertation avec les trois instances concernant les détails du programme commun de soutien à l'économie grecque.

Comme le précisaient de hauts cadres du ministère des Finances, la lettre concerne exclusivement des entretiens à niveau quadripartite, qui ont déjà été engagés depuis le lundi 12 avril, et en aucun cas une demande d'activation du mécanisme de soutien. Parallèlement, ces mêmes cadres du ministère soulignaient que par cette lettre, la partie grecque demandait l'établissement exact, via un programme pluriannuel, des montants des prêts que peut obtenir la Grèce après 2010 (rappelons que pour l'année en cours, le montant dont peut bénéficier la Grèce par la zone euro et le FMI, dès lors qu'elle demandera l'activation du mécanisme, a été fixé à 30-40 milliards d'euros).

Appelé à commenter à Bruxelles la lettre de M. Papaconstantinou, le porte-parole de Olli Rehn, Amadeu Altafaj, a explicité que la lettre du ministre grec avait un caractère purement formel et technique, et ne constituait nullement une demande d'activation par la Grèce du mécanisme de soutien.

Selon M. Altafaj, cette lettre est considérée indispensable afin que le FMI participe aux concertations qui ont lieu avec la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

Entre temps, selon un communiqué du DG du FMI, M. Strauss-Kahn, ce dernier informe de sa décision d'envoyer lundi en Grèce, après demande des autorités grecques, un groupe du FMI pour engager des concertations avec les autorités grecques concernant les politiques, qui pourraient constituer la base d'une aide économique de la part du Fonds, dans le cadre d'un programme pluriannuel si les autorités grecques demandaient une telle aide.

"La décision grecque de prendre l'initiative pour une implication du Fonds à un programme sied avec l'accord des dirigeants européens le week-end dernier, en vertu duquel le soutien économique par des membres de la zone euro doit être accordé simultanément avec l'implication du Fonds et sa propre aide économique", souligne le communiqué.

Plus tard dans la journée, M. Rehn a également commenté la lettre Papaconstantinou, en rappelant que "conformément à la déclaration des pays membres de la zone euro le 11 avril 2010 pour le soutien à la Grèce, les autorités grecques ont demandé le déroulement d'entretiens avec la Commission européenne, la BCE et le FMI sur un programme pluriannuel de politiques économiques, lequel pourra être soutenu par une aide économique des pays membres de la zone euro et le FMI, dans le cas où les autorités grecques décideraient de demander une telle aide".

M. Rehn précise dans sa déclaration qu'une délégation de la Commission se trouvera à Athènes lundi, afin de poursuivre ses entretiens avec les autorités grecques.

08/03/2010

Franc soutien de la France à la Grèce

Le président français, Nicolas Sarkozy, a affiché la solidarité de la France à la Grèce, lors de déclarations communes avec le premier ministre grec, Georges Papandréou, à l'issue de leur rencontre dimanche en début de soirée à l'Elysée.

M. Sarkozy a insisté que l'Europe doit témoigner sa solidarité à la Grèce, faisant valoir les objectifs profonds de la constitution de la zone euro et de la création de l'euro.

M. Sarkozy a précisé que le soutien à la Grèce ne sera pas seulement politique, en soulignant la nécessité de combattre la spéculation qui vise à l'heure actuelle la Grèce, mais qui pourrait cibler n'importe quel autre pays.

Une réponse concertée est entrain d'être mise en place, a assuré M. Sarkozy, précisant que l’Europe engagera des moyens concrets, précis contre les spéculateurs qui passeront le message que la Grèce est soutenue, et pas seulement politiquement, mais aussi "dans tous les aspects de ses demandes éventuelles".

"La Grèce, l'Allemagne et la France, nous prendrons une initiative concertée pour lutter contre la spéculation. Nous sommes décidés à faire ce qu'il faut pour que la Grèce ne soit pas isolée", a-t-il ajouté, pour insister dans la foulée que "la zone euro doit se porter au côté d'un de ses membres attaqués" par la spéculation. "Le gouvernement grec a donc pris les mesures qu'on attendait de lui. Les Etats de la zone euro doivent désormais être prêts à prendre les leurs (...) La France fera donc le nécessaire", a clarifié M. Sarkozy, estimant que "aujourd'hui, la Grèce n'a pas besoin d'un financement" mais explicitant que "tous les Etats qui partagent cette monnaie doivent être solidaires".

De son côté, M. Papandréou s'est félicité du soutien effectif de la France qui reconnaît et soutient l'effort du peuple grec, tranchant en outre que le recours au FMI ne constitue pas le choix de la Grèce, avant de rappeler catégoriquement qu'Athènes ne demande pas d'aide économique, mais revendique de pouvoir emprunter à un taux similaire à celui auquel empruntent les autres pays de la zone euro.

Dans un entretien avec les journalistes qui l'accompagnent et peu avant son départ pour Washington où il s'entretiendra avec le président américain, Barack Obama, M. Papandréou a évoqué les initiatives qu'il a prises en personne avec ses visites successives dans plusieurs pays dans le but de construire systématiquement, conjointement avec les mesures économiques prises par le gouvernement grec, la sortie de la crise de la Grèce.

M. Papandréou transmettra d’ailleurs à cette occasion au président américain, le message de la Grèce, de la France et de l’Allemagne, mais aussi du président de la zone euro, d’engager une bataille concertée contre les spéculateurs.

Comme l'a souligné le premier ministre, les batailles commencent à porter leurs fruits, tout comme les efforts du peuple grec, se félicitant comme d'un pas supplémentaire dans la solidarité européenne, ses discussions avec M. Sarkozy, qui avait eu, notons-le, le jour même un long entretien téléphonique avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le principal effort de la Grèce, a ajouté M. Papandréou, a été de se débarrasser de l’idée toute faite qu’elle constitue elle-même le problème, faisant valoir qu’il s’agit d’un problème de toute la zone euro, qui est invitée à montrer si elle "peut montrer les dents aux spéculateurs", et observant qu’il est très important que la Grèce puisse discuter à ce haut niveau et participer aux efforts de règlement du problème. Et à M. Obama aussi, a-t-il dit, il sera demandé de soutenir l’initiative européenne.

M. Papandréou a expliqué que sont discutés à présent les mécanismes qui doivent être créés et n’a pas exclu des progrès importants jusqu’en avril prochain, lorsque la Grèce devra avoir à nouveau recours à l’emprunt, avant de rappeler une fois de plus toute l’importance de la solidarité européenne et de citer la phrase de Nicolas Sarkozy que la Grèce n’aura pas seulement un soutien politique. Aujourd’hui, a-t-il insisté, il y a eu un pas encore plus positif dans l’expression de la solidarité européenne, saluant la contribution majeure de la France et de M. Sarkozy dans cette voie.

Cette visite à Paris, la deuxième en 15 jours comme l'a dûment souligné M. Sarkozy, lors des déclarations commune, a lieu deux jours après l'entrevue de M. Papandréou à Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et deux jours avant sa rencontre à Washington avec le président américain, Barack Obama.

Rappelons que la veille, M. Sarkozy avait exprimé son soutien à la Grèce, en affirmant qu'il serait inconcevable de laisser s'effondrer un pays membre de l'euro.

On ne peut pas laisser tomber un pays qui est dans la zone euro. Si on ne soutient pas la Grèce, qui fait des efforts, ce n'était pas la peine de faire l'euro, a ajouté M. Sarkozy, lors d'une table ronde à Paris à l'occasion du Salon de l'Agriculture.

Papandréou: La Grèce demande uniquement un soutien politique

Le premier ministre, Georges Papandréou, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont souligné la coopération politique entre la Grèce et l'Allemagne pour affronter les phénomènes de spéculation, mais aussi leur décision de coopération bilatérale dans la réalisation de réformes en Grèce, dans divers secteurs.

Dans des déclarations communes vendredi à Berlin à l'issue de leur rencontre, tant M. Papandréou que Mme Merkel ont tenu à bien souligner que la Grèce a demandé uniquement un soutien politique et non économique, le premier ministre grec remerciant son homologue allemande pour son soutien au Programme grec de stabilité et de croissance, rappelant à ce point les bonnes relations entre les deux peuples et la coopération entre la Grèce et l'Allemagne pour faire face à de nombreux problèmes communs, tant dans le cadre de l'UE qu'à l'échelle mondiale.

Le premier ministre a encore noté que les deux pays peuvent avoir une coopération plus étroite dans les secteurs de l’environnement, l’énergie et du changement climatique, la protection civile, la recherche et les nouvelles technologies, l’immigration, ainsi que la culture et l’éducation.

Revenant à l’effort national pour sortir de la crise, M. Papandréou a assuré une nouvelle fois que les charges et les sacrifices des Grecs seront répartis justement et auront des résultats, mentionnant aussi la coopération devant exister pour combattre les phénomènes de spéculation.

"La Grèce a pris des décisions difficiles. Pour nous, elles étaient nécessaires afin de sortir le pays de la crise. C’est nous qui veillerons à ce que le poids de cette marche, les sacrifices que fait le peuple grec, soient à la fois répartis justement et qu’ils aient un résultat", a souligné M. Papandréou, réitérant à ce point que la Grèce n’a pas demandé de soutien économique.

"Nous avons entendu avec grande satisfaction Mme Merkel soutenir nos efforts, ceux que nous faisons, et les décisions difficiles que nous avons prises. Je veux la remercier aussi pour notre décision commune de coopérer étroitement pour combattre la spéculation, un problème auquel n’est pas seulement confrontée la Grèce", a-t-il ajouté.

De son côté, Mme Merkel a félicité la Grèce pour les mesures qu’elle a adoptées afin de réduire son déficit, y voyant un "effort de titan", alors qu’elle a exprimé la solidarité de l’Allemagne à la Grèce et le souhait de son pays de contribuer avec son expérience et son savoir-faire au processus de modernisation de l’Etat grec et de ses structures, disant encore une fois que les efforts grecs d’assainissement budgétaire sont accueillis positivement, tant par l’Allemagne que globalement par la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Concernant l’action que l’Europe doit mener contre la spéculation, Mme Merkel a informé que les deux pays porteront en commun cette question devant la Commission européenne, alors qu’elle a fait part de son intention de poser ce même problème au prochain G-20 ainsi qu’à d’autres forums auxquels participe l’Allemagne.

Et si certes la Grèce n’a pas demandé d’aide économique, a-t-elle rappelé, nous devons voir ce que nous pouvons faire contre les spéculateurs. Nous ne pouvons leur laisser libre court d’exploiter un moment difficile d’un pays, comme c’est le cas maintenant de la Grèce. La question est politique, a-t-elle ajouté, et c’est en tant que tel que nous devons la traiter malgré les difficultés techniques qu’elle peut présenter.

Se référant enfin au récent emprunt obligataire sur dix ans de la Grèce, Mme Merkel a observé que les marchés ont montré qu’ils font confiance à la Grèce et estimé que la confiance des marchés reviendra encore plus vite s’il y a des changements structurels.

Commentant un article de la presse allemande qui préconisait la vente d’îles grecques afin que le pays puisse résorber son déficit, M. Papandréou a tranché qu’il existe des moyens meilleurs et plus efficaces que de brader les îles, sans manquer de rappeler à ce sujet que les Grecs ont lutté pour que ces îles soient libres aujourd’hui.

26/02/2010

La ministre de l’Economie Mme Katseli a lancé mardi les travaux du Congrès maritime international de Capital Link en Grèce

La ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a inauguré mardi les travaux du Congrès maritime international "Accès aux capitaux aujourd’hui - En attendant la relance", organisé dans un grand hôtel d’Athènes par la société Capital Link, avec la participation de plus de 1.200 invités, une première organisée avec succès dans la capitale grecque dans la conjoncture économique actuelle difficile, mais qui fait suite à la tradition des forums annuels consacrés à cette branche de l’économie à New York et à Londres.

Dans son discours, Mme Katseli a relevé que ce congrès tombe à bien nommé, puisque extrêmement d’actualité avec les perspectives de croissance restant encore incertaines suite à la crise économique, et que les grands défis à relever tant par les gouvernements que par les sociétés privées proviennent du fait de l’agitation qui persiste sur les marchés financiers et de la compression des liquidités sur plusieurs marchés, le recours à l’emprunt devenant plus difficile et plus cher.

Au plan national, la ministre a expliqué que le gouvernement grec, comme de nombreux autres gouvernements, est appelé à faire face au ralentissement de l’activité économique, au moment même où le coût des capitaux sur les marchés des capitaux augmente, ce qui conduit à la fois ces deux acteurs de l’activité économique à devoir adopter une gestion économique rationnelle, en association avec une stratégie à moyen terme visant à la diversification, au développement et à la compétitivité.

Mme Katseli a souligné que la Grèce est confrontée à un triple défi: réduire dans un intervalle de trois ans son déficit budgétaire excessif de 12,7% du PIB en 2009 à 3% en 2012, améliorer sa compétitivité par une restructuration appropriée et de nouveaux investissements, en particulier dans le développement vert, et enfin réduire la bureaucratie, une ambition que le gouvernement est déterminé, a-t-elle insisté, à mener à bien en montrant des résultats positifs mesurables dès la première année.

Le grand enjeu, a-t-elle poursuivi, c’est de renforcer son potentiel de production et ses avantages comparatifs sur les marchés internationaux, accroître sa productivité et compétitivité, mettre en valeur ses ressources humaines et ses autres ressources inexploitées, produire en définitive de nouvelles richesses et assurer l’emploi, ainsi qu’un meilleur niveau de vie à ses citoyens.

C’est là le principal défi dans l’élaboration de la politique, "c’est là mon plus grand défi en tant que ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine", a assuré Mme Katseli, pour enchaîner que dans cette conjoncture, "la marine grecque a démontré par le passé qu’elle sait comment survivre dans une crise et revenir au premier plan de la scène économique internationale avec encore plus de dynamisme. Je suis convaincue qu’elle le fera une fois encore", a-t-elle conclu.

Mme Katseli a confirmé par ailleurs la création du Fonds grec de Développement, dont l’objectif, a-t-elle souligné, est de mettre en valeur les possibilités d'investissement dans des secteurs fondamentaux de l'économie, ne manquant pas de souligner le rôle majeur de la marine dans les efforts déployés pour le redressement de l'économie.

Parmi les priorités de son ministère, a informé Mme Katseli, il y a d'attirer les jeunes dans les professions de la marine et de revaloriser la formation.

Rappelons que Mme Katseli avait discuté de la création du Fonds grec de Développement en remplacement du Fonds de Refinancement de l'économie, récemment avec le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos.

Le Congrès a fait le point sur les tendances actuelles dans le secteur de la marine, des marchés des capitaux et des marchés financiers et a focalisé sur diverses solutions alternatives dont disposent les compagnies maritimes, à la fois cotées en Bourse ou privées, pour puiser des capitaux.

Un volet spécial a été accordé à l’exposé et à l’analyse de la gestion des risques et dangers dans l’environnement mondial actuel, extrêmement instable, pour déboucher sur un aperçu de modèles nouveaux et émergents de compagnies maritimes grecques, lesquels sont destinés à répondre à cette instabilité de la conjoncture internationale et à relever les opportunités qui se présentent sur le marché maritime. Autres facteurs majeurs pour les compagnies maritimes, les développements et tendances dans le commerce international et le marché de l’énergie.

Le principal intervenant du Congrès a été le professeur Costas Grammenos, Pro-Vice Chancellor, City University de Londres, qui s’est adressé durant le déjeuner sur le thème "Marine mondiale, financement et marchés des capitaux: D’une décennie à l’autre".

M. Grammenos a exprimé sa certitude que, tant les banques que les marchés américains des capitaux, continueront à constituer des "sources" de financement pour les fonds de placement en actions et pour l’émission d’obligations à haut rendement.

De son côté, le président de Capital Link, Nicolas Bornozis, a ébauché le rôle de sa société comme maillon entre les compagnies maritimes et la communauté mondiale des investisseurs, expliquant que la crise, tant dans l’économie mondiale que par extension dans le commerce international et la marine, est provenue de l’espace bancaire. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il existe des signes timides de reprise au niveau international, même si l’instabilité et l’incertitude persistent encore.

L’accès aux capitaux est un levier de survie, voire de croissance, de toute activité et en particulier de la marine, et c’est pourquoi à la fois les compagnies maritimes et les banques se trouvent à un point particulièrement crucial aujourd’hui.

Le Congrès maritime de Capital Link, malgré la conjoncture actuelle peu favorable à la Grèce, a réuni le meilleur du monde de la marine et des finances, avec la participation des plus grandes banques commerciales et d’investissement, donnant l’occasion d’un tour d’horizon complet des opportunités et défis de la branche de la marine.

Des présentations thématiques plus spécialisées et des tables rondes ont eu lieu tout au long des travaux.

Rappelons que la marine constitue un des piliers de l’économie nationale grecque, les armateurs grecs composant une puissance majeure au plan international avec plus de 20% de la flotte mondiale.

Le prochain grand rendez-vous pour la branche aura lieu le 25 mars à New York avec le 4e Forum annuel "Invest in International Shipping".

24/02/2010

Papaconstantinou: Le gouvernement fera tout pour réussir les objectifs du Programme de stabilité

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a affirmé avoir informé le premier ministre, Georges Papandréou, "du cours de matérialisation du Programme de stabilité, de croissance et de restructuration, assurant que le gouvernement fera tout ce qui est nécessaire pour réussir les objectifs du programme", dans des déclarations mardi à sa sortie du Palaix Maximou après une collaboration avec le chef du gouvernement.

Interrogé sur l'éventuelle adoption de mesures supplémentaires, M. Papaconstantinou a indiqué que les quelconques décisions seront annoncées lorsqu'auront été bouclées les concertations avec nos partenaires européens.

Notons que l'engagement du gouvernement de réduire de 4% le déficit en 2010 n'est pas négociable, la Grèce ayant à son compte pour l'instant une marche positive dans l'exécution du budget de l'Etat et les efforts de contenir les dépenses, le contenu des entretiens à l'heure actuelle avec les experts de la Commission européenne en visite à Athènes focalisant, outre sur la marche du Programme, sur les problèmes éventuels qui pourraient survenir et donc ce qu'ils appellent des risques d'écarts par rapport aux objectifs fixés. Dans tous les cas, aucune annonce n'est attendue avant la fin de la semaine prochaine.

La Grèce, de son côté, recherche un soutien politique encore plus tranché lors du prochain Conseil Ecofin, avec en particulier une concrétisation tranchée à l'intention notamment des marchés de l'existence d'un mécanisme de soutien de la part de l'UE.

La ministre de l'Economie confirme la création du Fonds grec de Développement

La ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a confirmé mardi la création du Fonds grec de Développement, s'adressant au Congrès maritime organisé à Athènes par la société Capital Link sur le thème "Accès aux capitaux aujourd’hui - En attendant la relance".

L'objectif de ce Fonds, a souligné Mme Katseli, est de mettre en valeur les possibilités d'investissement dans des secteurs fondamentaux de l'économie, ne manquant pas de souligner le rôle de la marine dans les efforts déployés pour le redressement de l'économie.

Parmi les priorités de son ministère, a informé Mme Katseli, il y a d'attirer les jeunes dans les professions de la marine et de revaloriser la formation.

Rappelons que Mme Katseli avait discuté de la création du Fonds grec de Développement en remplacement du Fonds de Refinancement de l'économie récemment avec le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos, comme s'y était engagé pré-électoralement le gouvernement.

16/02/2010

Papaconstantinou: Le gouvernement grec déterminé à mettre en oeuvre son Programme de stabilité

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a réaffirmé la détermination du gouvernement grec de mettre en application fidèlement le Programme de stabilité et de croissance visant à la réduction du déficit budgétaire en deçà de la barre des 3% d’ici 2012, dans une conférence de presse organisée sur le thème de l’économie grecque lundi à Bruxelles par le Centre européen d’Etudes politiques, à quelques heures de l’ouverture des travaux de l’Eurogroupe.

M. Papaconstantinou, qui a rappelé que l’actuel gouvernement a hérité de graves problèmes budgétaires de ses prédécesseurs, lesquels ont été amplifiés par la crise économique et ont fait surface, a souligné l’effondrement complet des mécanismes de perception des recettes sous le précédent gouvernement conduisant au constat en octobre dernier que le déficit était plus du double qu’annoncé un peu plus tôt en juin, soit 12,5% au lieu de 6%.

Ainsi, a expliqué le ministre, et conformément aussi aux recommandations européennes, la Grèce "mettra de l’ordre chez elle", en réalisant l’objectif certes ambitieux de diminuer son déficit public de 4% en 2010. "La Grèce n’est pas seule, a toutefois poursuivi le ministre, après le soutien politique apporté par les dirigeants européens lors du Sommet extraordinaire de l’UE jeudi dernier, pour enchaîner que les objectifs du Programme de stabilité sont réalisables, parce que le gouvernement a avec lui, a-t-il souligné, le soutien du peuple grec.

Concernant la récession économique, M. Papaconstantinou a relevé la série de problèmes structurels auxquels est confrontée la Grèce, comme le fonctionnement du secteur public, le système de retraites, mais aussi des problèmes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, sans omettre le sérieux problème du manque de compétitivité de l’économie grecque en général, qui se reflète dans le déficit de la balance extérieure.

M. Papaconstantinou a tenu à se référer dûment à ce point au déficit de crédibilité de la Grèce à l’heure actuelle, lequel rend urgent de changer l’image du pays, en particulier sur les marchés financiers, ce qui demande, a noté le ministre, du temps et du travail. Et pour rendre pleinement l’ampleur de ce défi, M. Papaconstantinou a expliqué que conquérir à nouveau la crédibilité du pays est une entreprise aussi difficile que "de faire changer de route un grand navire comme le Titanic".

Dans ce contexte, le ministre a rappelé point par point dans leurs grandes lignes les réformes mises en route par le gouvernement sur tous les fronts de l’économie.

Répondant à une série de questions, M. Papaconstantinou a réitéré l’intention du gouvernement d’examiner en profondeur et faire toute la lumière sur les responsabilités concernant la crédibilité des données statistiques notifiées par les autorités grecques aux autorités européennes, alors qu’à propos du fléau de la corruption, il a rappelé les annonces faites par le premier ministre, Georges Papandréou, pour le changement du système politique.

Le ministre s’est déclaré en outre en faveur du renforcement des compétences de contrôle de Eurostat, alors qu’à propos de la hauteur des dépenses de défense dans le budget grec, il a rappelé la décision de procéder à une coupe importante sur la période 2010-2012.

Interrogé sur la participation de la banque Goldman Sachs dans certaines formes de prêts à la Grèce, M. Papaconstantinou a noté que de tels produits structurés étaient à l’époque légaux et compatibles avec les règles d’Eurostat et que la Grèce, comme d’autres Etats membres, ont utilisé de tels outils, ce qui n’a plus été le cas dès lors qu’ils ont été jugés illégaux.

Enfin, le ministre a rejeté catégoriquement comme inconcevables les scénarios paraissant dans la presse européenne, qui parlent d’effondrement possible de l’économie grecque.

Papaconstantinou aux réunions d'ECOFIN et de l'Eurogroupe à Bruxelles

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, est à Bruxelles depuis lundi pour participer aux réunions de l'Eurogroupe et d'Ecofin respectivement les 15 et 16 février, deux jours déterminants pour l'economie grecque, au cours desquels sera entérinée une série de mesures spécifiques pour son redressement économique.

Entre temps, samedi, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré à la presse allemande considérer "le manque de préoccupation face à la situation de la Grèce comme une erreur de négligence moyennement grave", ajoutant que selon lui une exclusion de la Grèce de la zone Euro "aurait des effets semblables à ceux d'un tremblement de terre incontrôlables" et entraînerait une réaction "extensivement négative" des marchés financiers.

Juncker: Il revient à la Grèce de démontrer que son programme est suffisant

Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu’il revient aux autorités grecques de démontrer que le programme qu’elles ont adopté pour réduire le déficit de quatre points en 2010 est suffisant, dans des déclarations lundi à Bruxelles à son arrivée pour la réunion des pays de la zone euro.

M. Juncker a précisé que cet engagement devra être matérialisé absolument, étant donné que l’évaluation qui sera faite en mars prochain permettra de décider de la nécessité ou non de mesures supplémentaires pour atteindre le but visé.

30/01/2010

Papandréou satisfait de la présence de la Grèce à Davos

La présence de la Grèce au cours des deux jours précédents au 40e Forum économique mondial de Davos a été accueillie positivement, a constaté le premier ministre, Georges Papandréou, à l'adresse des médias grecs, tout en précisant cependant que "nous avons un long chemin devant nous et la Grèce a présenté à Davos un programme concis et des arguments convaincants quant à la façon de faire face aux problèmes".

Précisant par ailleurs la position de la Grèce au sujet de la possible émission d'une dite obligation européenne, M. Papandréou a rappelé que cette question avait été posée par les Socialistes européens deux ans auparavant, au début de la crise économique, et lorsque les problèmes de la Grèce n'étaient pas ceux que nous savons maintenant. "Cette question pourrait éventuellement être évoquée par certains pays lors du Sommet qui se tiendra à Bruxelles le 11 février. La Grèce ne se tiendra pas au premier plan d'une initiative de ce genre, mais si la question est posée par d'autres pays, elle sera soutenue par la Grèce".

Interrogé sur la poursuite des publications de presse négatives à l'égard de la Grèce, M. Papandréou a estimé qu'un délai est nécessaire jusqu'à regagner la confiance dans une certaine mesure et avoir de nouveau le "sceau de la crédibilité de l'UE".

Papandréou confirme la détermination ferme de son gouvernement en économie devant les médias étrangers

Le premier ministre, Georges Papandréou, a répondu vendredi matin aux questions de quelque 25 chefs de rédaction de la presse étrangère, présents aux travaux du 40e Forum économique mondial de Davos, la partie grecque estimant "positives" ces interviews, à la fois par le niveau des questions et la compréhension des médias aux efforts faits par le gouvernement pour la mise en application de son Programme de stabilité et de croissance et pour changer les impressions défavorables actuellement pour la Grèce.

Les journalistes étrangers ont demandé des éclaircissements à M. Papandréou sur la façon dont il comptait réussir les objectifs du Programme et comment il entendait pouvoir contrôler les réactions de l'opinion publique grecque, le premier ministre expliquant que les efforts porteront essentiellement pour lutter contre la corruption, se référant aussi au progrès qui consistera en l'indépendance donnée à l'Office national de la Statistique, aux réformes administratives et des assurances sociales, la nouvelle loi fiscale, mais également au soutien des Grecs souhaitant tourner la page pour un avenir meilleur.

M. Papandréou a accordé en outre une interview au journal italien "Milano Il Sole 24 Ore" parue dans l'édition de vendredi.

Contacts de M. Papandréou en marge du Forum mondial de Davos

Le premier ministre, Georges Papandréou, a eu vendredi matin à Davos une série de rencontres, avec en particulier le fondateur et président du Forum économique mondial, Klaus Schwab, cet entretien portant sur l'éventualité que la Grèce ait une représentation permanente dans les prochaines manifestations programmées, ainsi qu'avec le secrétaire de la Ligue arabe, Amr Moussa, l'ancien SG des Nations unies, Kofi Annan, et le ministre suédois des Affaires étrangères, Karl Bildt.

Par ailleurs, et de manière inattendue, M. Papandréou - accompagné du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou - s'est retrouvé face à face avec l'économiste américain, Nouriel Rubini, pour lui demander des explications sur ses déclarations pessimistes concernant l'économie grecque.

Et si M. Rubini a reconnu ne pas savoir ce qui s'était dit sur le soi-disant prêt de la Chine à la Grèce, le premier ministre n'a pas manqué de lui recommander de bien s'informer avant d'écrire, ce court entretien se concluant toutefois par une déclaration de l'économiste exprimant son respect et sa confiance dans les efforts du gouvernement grec.

M. Papandréou s'est en outre entretenu avec le ministre britannique des Affaires étrangères, David Milliband, le président de l'OMC, Pascal Lamy, et le directeur du BIT, Juan Somavia.

29/01/2010

Papandréou dénonce une "spéculation des rumeurs" faisant monter les spread des obligations grecques

Le premier ministre, Georges Papandréou, a attribué à la spéculation qui se fait via des rumeurs, la montée des spreads du recours à l'emprunt de l'Etat grec, dans son intervention jeudi à un panel du 40e Forum économique international de Davos, au côté du premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, et du président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet.

M. Papandréou a parlé d'une offensive contre la zone euro pour des raisons politiques et économiques, dont les auteurs ont utilisé à cette fin des pays comme la Grèce. Toutefois, a-t-il noté d'emblée, la Grèce a réussi tout récemment à lever plus d'argent par le recours à l'emprunt que ce qu'elle avait demandé, et cela a été un vote de confiance au pays et en dépit de toutes les rumeurs qui avaient précédé.

M. Papandréou a affirmé qu'il existe une spéculation qui peut créer des problèmes aussi à des économies sérieuses, alors qu'il a démenti catégoriquement l'article des Financial Times qui soutenait que la Grèce souhaitait emprunter en Chine.

Nous n'avons eu aucun contact de ce genre, a insisté le premier ministre, dénonçant ces rumeurs d'avoir aussitôt changé radicalement le climat avec pour conséquence la hausse des spread, M. Papandréou trouvant en M. Zapatero un "allié" de ces allégations, le chef de gouvernement espagnol voyant lui aussi une attaque contre l'euro, des gens à qui ne plaît pas son existence.

C'est pourquoi, a poursuivi M. Zapatero, nous devons renforcer la coopération et la coordination au niveau européen, M. Papandréou convenant que c'est de cette façon qu'il faut répondre aux attaques contre la zone euro.

Nous procédons à des changements en profondeur, qui peuvent être éventuellement douloureux pour un grand nombre, a expliqué à propos de la situation économique plus générale en Grèce, mais nous sommes certains que les Grecs sont décidés à soutenir notre programme, et cela je le vois, a-t-il observé avec force, chaque fois que je marche dans la rue. Le premier ministre a attribué la situation actuelle en grande partie à la gestion faite par le précédent gouvernement qui a permis corruption et gaspillages, sans prendre en plus les mesures structurelles qui s'imposaient. Ces trois problèmes, a-t-il ajouté, ont été aggravés par la crise économique, sans perdre de vue le déficit de crédibilité qu'il a posé comme un problème encore plus grand que le problème en soi de l'économie.

De ce fait, M. Papandréou a fait référence à ce point aux mesures du gouvernement et au Programme de stabilité et de croissance de la Grèce, qui doivent conduire le déficit à une réduction de 4 points cette année et à être ramené en deçà des 3% à la fin 2012, sans omettre de citer également la réfome de la fiscalité et de la sécurité sociale, des réformes qui doivent être lois de l'Etat en juin prochain, et l'enveloppe des 16 milliards d'euros qui seront mis, à partir des fonds structurels, au profit du nouveau modèle de développement mis en place par le gouvernement.

M. Papandréou, à qui le public a posé trois des quatre questions auxquelles il avait droit, a assuré que le gouvernement grec a une volonté politique forte de réaliser les grands changements qu'il promeut, disant "oui, nous pouvons appliquer le programme et nous réussirons".

De son côté, M. Trichet a reconnu qu'il existe de nombreux problèmes dans la zone euro, toutefois bien différents d'un pays à l'autre, alors que s'adressant aux deux premiers ministres présents, il a affirmé qu'il y va de votre responsabilité de faire face aux problèmes dans vos pays. Vous avez des problèmes, mais vous avez aussi des programmes, a dit M. Trichet, plaidant pour une amélioration de la supervision des économies des pays de la zone euro.

Avant cette séance, M. Papandréou a eu une rencontre avec M. Zapatero, qui lui a exprimé son soutien, en disant bien connaître les attaques de la presse internationale dont fait l'objet la Grèce.

28/01/2010

Athènes dément tout accord de vente d’obligations d’Etat en Chine

Le ministère des Finances a démenti catégoriquement mercredi l’existence de tout accord direct ou indirect du gouvernement grec pour la vente d’obligations d’Etat à la Chine ou ailleurs, réagissant à des informations parues dans le Financial Times.

Le ministère dément également tout aussi fermement avoir mandaté une banque d’investissement à conduire des négociations pour le compte du gouvernement grec en ce sens.

Toujours selon le communiqué du ministère, le ministre, Georges Papaconstantinou, a effectué récemment une visite à Londres, où il a eu une rencontre avec des investisseurs institutionnels, alors que des rencontres similaires ont lieu à Athènes et que des visites du ministre suivront aux Etats-Unis et en Asie.

Il est fait également mention au fait que le succès de l’émission d’obligations sur 5 ans le 25 janvier atteste de l’existence d’une demande pour des obligations grecques sur les marchés internationaux, alors que la matérialisation réussi du Programme de stabilité et de croissance et des grandes réformes promues par le gouvernement doit conduire à des meilleures conditions de recours à l’emprunt.

Le Financial Times soutenait que la Grèce cherche à vendre des obligations de l’Etat pour un montant jusqu’à 25 milliards d’euros sur le marché chinois, citant aussi comme intermédiaire de la promotion de ces titres la banque américaine d’investissement Goldman Sachs, citant notamment deux visites de son président et directeur opérationnel, Gary Cohn, depuis novembre dernier en Grèce pour y rencontrer le premier ministre, Georges Papandréou.

15/01/2010

Trois ans de PSA pour sortir de la crise de ces dernières années

Le premier ministre, Georges Papandréou, qui a présidé jeudi le conseil des ministres avec à son agenda le Programme de stabilité, de croissance et de restructuration, qui sera déposé à la Commission européenne le lendemain, s'est dit confiant que les "renversements" qui sont prévus à tous les plans "nous permettront de transformer la plus grande crise de ces dernières années en de nouvelles opportunités pour le pays".

"Nous laisserons derrière nous les déficits", a-t-il souligné, confiant qu'au cours des trois prochaines années, "déterminantes pour l'avenir du pays", l'assainissement budgétaire est réaliste avec toutefois "un dur travail".

Pour justifier les grands changements que comporte le Programme, le premier ministre a réitéré que les problèmes récurrents ne peuvent se résoudre sans en rechercher les causes, les "racines profondes", citant les principaux domaines d'intervention que seront le Budget, l'Etat, le modèle de production, la gestion efficace des caisses de l'Etat, une révision de la politique salariale.

"Le PSA est notre seul choix", a affirmé M. Papandréou, exprimant l'espoir que "nos partenaires apprécieront les efforts du gouvernement, mais aussi de tous les Grecs". "Nous réussirons, a-t-il conclu, car il s'agit d'un devoir historique qu'impose l'intérêt national".

Le Conseil des ministres entérine le Programme de stabilité et de croissance

Le Programme de stabilité et de croissance est un programme difficile et ambitieux pour lequel la société sortira gagnante, un programme concernant aussi le gouvernement tout entier, et pour cette raison, il a fait l'objet de la réunion jeudi du Conseil des ministres, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

Le Conseil des ministres a ratifié le PSA qui s'intitule "Nouveau programme de stabilité et de croissance. La feuille de route pour la restructuration de la Grèce". Il sera déposé vendredi 15 janvier à la Commission européenne, dont le Collège en discutera, soit le 27 janvier soit le 4 février. Les 15-16 février, il sera programmé à l'agenda de l'Eurogroupe et d'Ecofin.

Comme l'a expliqué le ministre, citant ses consultations avec les autres membres du cabinet, concernés par les changements qui figurent dans le PSA, mais également avec les experts de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne venus à Athènes, le PSA couvre tous les volets allant de la fiscalité à la sécurité sociale, au système de santé, aux investissements, aux exportations, au Service national de statistique, au suivi mensuel du budget, alors qu'est prévu un montant de 10% de "réserves" sur les recettes des ministères.

En réponse à des questions de la presse, M. Papaconstantinou a précisé ne pas exclure de déposer un Budget 2010 complémentaire, informant par ailleurs que dans les semaines qui suivent le ministère présenterait au Conseil des ministres le programme de dénationalisation et d'entrée en Bourse sur trois ans, représentant selon les estimations du PSA quelque 2,3% du PIB.

"Il n'existe aucune décision a priori, a-t-il par ailleurs souligné, ni discussion, ni analyse, à propos de la privatisation de la Caisse d'Epargne (TT), s'interrogeant sur l'origine de cette rumeur, pour ajouter aussi que "à l'heure actuelle, l'engagement du gouvernement reste toujours valable en ce qui concerne la non-réduction de la part de l'Etat dans le capital social de l'Office hellénique des Télécoms (OTE)".

Notons que le directeur conseil de la Banque nationale de Grèce (BNG), Apostolos Tamvakakis, au cours de l'AG exceptionnelle jeudi, interrogé par les actionnaires sur la position que prendrait la banque en cas d'ouverture de la procédure de dénationalisation de la TT, a répondu que "les rachats et fusions ne sont pas pré-annoncés. Lorsque le temps sera venu, on y procèdera".

A une autre question sur le dépôt en procédure d'urgence de deux projets de loi, le ministre a précisé que les dispositions prévues pour la fiscalité sur les donations parentales entreraient en vigueur à partir du 8 janvier, soulignant de plus que le projet sur la fiscalité serait déposé au Parlement - après consultation publique - fin février-début mars, alors que les détails sur la politique salariale figureraient dans un projet de loi à part courant février.

Le PSA table sur une baisse du déficit à 8,7%, une croissance à - 0,3%

Le Programme de stabilité et de croissance (PSA) table sur une baisse du déficit de 12,7% du PIB en 2009 à 8,7% en 2010, avec par la suite un nouveau recul (5,6%) en 2011, de 2,8% en 2012 et de 2% en 2013, alors que la croissance, qui devrait passer de - 1,2% en 2009 à - 0,3% en 2010, enregistrerait des rythmes positifs en 2011 (1,5%), en 2012 (1,9%) et en 2013 (2,5%).

Par ailleurs, la dette publique est chiffrée à 120,4% du PIB en 2010 au lieu des 113,4% de 2009, alors qu'est prévue pour 2011 une stabilité relative à 120,6% et une baisse progressive les années suivantes.

Selon les indications du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, en réunion jeudi du Conseil des ministres, le PSA a pour objectif une baisse des dépenses publiques et hausse des recettes. Plus précisément, en ce qui concerne les dépenses pour les salaires et retraites dans la fonction publique, les 11,5% de hausse en 2009 se limiteront à 2,8% en raison de la diminution du nombre des fonctionnaires, et d'une politique salariale plus stricte dans la fonction publique. Sont prévues également des coupes dans les dépenses de sécurité sociale et les dépenses fonctionnelles.

11/12/2009

Interview de Papaconstantinou au "Figaro" sur la situation économique de la Grèce (lire)

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une interview exclusive accordée au journal "Le Figaro" qui est parue jeudi, à quelques jours de sa visite mardi prochain à Paris pour rencontrer la ministre, Christine Lagarde, a commenté la dégradation effectuée par l'agence Fitch pour souligner que "la semaine dernière, nous avions reçu des signes encourageants de l'Ecofin et de l'Eurogroupe à Bruxelles, qui nous laissaient penser que nous étions dans la bonne direction".

"Le jugement de Fitch nous fait du mal, parce que c'est un signal de perte de crédibilité. Or, elle n'est pas de notre faute mais est due au passé, à la responsabilité du gouvernement précédent. L'agence n'a pas pris en compte ce qu'est en train de faire le nouveau gouvernement. Nous préparons un budget volontariste mais difficile qui représente un véritable effort. Il prévoit une diminution des dépenses dans le secteur public. En réalité, ce qui inquiète l'agence, c'est le moyen terme. Or nous avons engagé des consultations profondes sur la fiscalité du pays et il ne faut pas oublier que cela ne fait que cinquante jours que nous sommes au pouvoir. C'est peu, pour prouver que nous sommes décidés à diminuer la dette publique. Nous pensons que chaque jour qui passe nous fait gagner un peu plus de crédibilité et Fitch l'oublie", a-t-il affirmé.

M. Papaconstantinou a encore indiqué que la Commission a clairement dit que le budget 2010 est un pas important dans la bonne direction, mais souhaite évidemment un programme à moyen terme. "Ce programme sera inscrit dans le Pacte de stabilité et de croissance que nous présenterons à nos collègues de l'UE en janvier. Et, si c'est nécessaire, nous ferons un amendement sur le budget 2010. Nous avons déjà décidé le gel des embauches dans la fonction publique, la disparition des contrats à durée déterminée dans l'administration, et nous ne remplacerons les départs qu'à raison d'un poste sur cinq", a-t-il affirmé.

Le ministre a enfin conclu par la volonté de la Grèce de ne pas avoir recours au Fonds monétaire international (FMI), précisant que "nous faisons tout ce qui est nécessaire pour ne pas en arriver là".

10/12/2009

Papaconstantinou devant la presse étrangère à Athènes

L'économie grecque connaîtra encore dans les prochains mois des perturbations sur les marchés internationaux, a estimé le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une conférence de presse mercredi à l'Union des correspondants de la presse étrangère, CNN diffusant de son côté le même jour une interview du ministre.

La façon dont les marchés internationaux envisagent l'économie grecque est la conséquence en grande partie du déficit de crédibilité hérité du précédent gouvernement, et cet état de fait ne peut se régler en quelques jours, a souligné M. Papaconstantinou.

Le gouvernement actuel fera ce qui est nécessaire pour rétablir la confiance en l'économie grecque, a-t-il affirmé, déclarant qu'à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la date du dépôt en janvier à Bruxelles du Programme de stabilité et de croissance, il donnera continuellement les preuves de ses intentions.

Le programme à moyen terme, a poursuivi le ministre, qui fixera le Programme de stabilité et de croissance donnera une image claire de la "feuille de route" concernant le redressement économique, sans hypothéquer l'avenir et avec contrôle de la dette publique. Et si la Grèce se trouve sous la protection de l'euro, le gouvernement toutefois ne s'en contente pas, puisque tout dépendra de ses actions, ses décisions et sa détermination, a annoncé le ministre.

07/12/2009

Mme Katseli présente les 4 avantages comparatifs pour des investissements en Grèce

La Grèce possède quatre avantages stratégiques fondamentaux en ce qui concerne les incitations à des investissements, a déclaré la ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, lors d'une conférence de presse jeudi soir à New York, dans le cadre du 11e Forum annuel de la société "Capital Link" qui s'est tenu à Manhattan sur le thème "Grèce: En préparant la relance".

Selon la ministre, le premier avantage est la "place stratégique" de la Grèce "au carrefour de trois continents", "puisant sa force au milieu des économies des pays émergents, dans une région d'investissements possibles et se rendant utile à toute la région". La Grèce n'est pas seulement un marché de 10 millions d'habitants, elle est un marché beaucoup plus étendu qui peut être servi par la Grèce, a ajouté Mme Katseli.

Le deuxième avantage, a expliqué Mme Katseli, "a à voir avec sa nature et son environnement. Ce n'est pas un hasard si la Grèce se trouve au premier rang des pays attirant l'attention de ce point de vue pour le tourisme et les capitaux. Son caractère insulaire est terriblement important pour des investisseurs étrangers, réellement prêt à placer leur argent, sachant qu'ils auraient la possibilité d'avoir des rendements très élevés. Et il est pour le moins contradictoire pour un pays tel que la Grèce de n'avoir pas développé le tourisme maritime, c'est-à-dire de ne pas avoir actuellement de meilleures marinas dans toute la région, ne pas avoir un tourisme thermal, un tourisme culturel".

Précisément, c'est la culture grecque que Mme Katseli classe comme 3e avantage comparatif, relevant que "jamais nous avons considéré la culture comme source d'échanges, comme outil d'importance dans une stratégie de développement", prenant l'exemple de Mykonos, une île mal entretenue avec des services dépréciés. "En accord mardi dernier avec le ministre du Tourisme, nous avons décidé que les deux ministères réagissent, afin que chacun de nos sites archéologiques, chaque coin de notre patrie ayant des trésors culturels soit mis en valeur avec beaucoup d'attention pour leur développement", a informé Mme Katseli. La Grèce n'a pas de parcs thématiques, a encore relevé la ministre, expliquant avoir parlé avec la Chambre de Béotie sur l'idée d'un parc dédié à Héraklès, par exemple, et concluant sur cette question que "si un autre pays avait les richesses qu'a la Grèce, il pourrait faire des miracles. Il est grand temps de s'y mettre".

Le 4e avantage pour l'incitation à des investissements en Grèce est selon Mme Katseli les Grecs eux-mêmes. "Il n'est pas un hasard que les Grecs, là où ils se trouvent, font des miracles. La marine, comme je l'ai dit dans mon discours, en est un exemple. Mais cela n'est pas tout. Il y a les arts, les sciences, partout. A l'heure actuelle, il est possible d'investir en Grèce et d'investir dans les ressources humaines, et je pense que nous l'avons prouvé lors des Jeux olympiques. Nous sommes en fait un pays où un investisseur dans l'espace des technologies modernes, soit en biologie ou dans la culture, aura un personnel réellement bien formé, avec de multiples compétences et potentialités".

Ainsi, a conclu Mme Katseli, "un investisseur peut profiter de rendements à partir de ces quatre avantages très importants de la Grèce. Ce que nous devons faire, et ceci est l'enjeu aujourd'hui pour le gouvernement, est de supprimer les contre-incitations".

La ministre, qui a fait sonner la cloche de fin de séance à Wall Street dans le cadre de "Greek Day", a eu une série de contacts avec de hauts cadres de Bank of America, Merrill Lynch, Credit Suisse, Barclay’s, centrés sur les moyens de soutenir en Grèce de grands projets d’investissements, notamment dans le cadre de la promotion de l’oeuvre gouvernementale.

Mme Katseli sur Bloomberg: Immense intérêt des Américains à investir en Grèce

La ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a souligné que la situation économique en Grèce constitue un "défi", le nouveau gouvernement, a-t-elle expliqué, "ayant à traiter en substance trois défis, donner une impulsion à l’économie au vu de la baisse de l’activité économique et de l’augmentation du chômage, la réduction du déficit dans les trois années à venir et le règlement du problème de la compétitivité, en attirant des investissements et en soutenant l’entreprenariat".

Dans une interview sur la grande chaîne de télévision Bloomberg, et interrogée sur la question de la compétitivité, Mme Katseli a noté que la Grèce est un des pays les plus développés dans le domaine de la marine, pour renchérir que "le nouveau gouvernement veut rendre le pays compétitif aussi dans d'autres branches". Invitée toujours sur cette même question comment la Grèce pourrait concurrencer des pays comme la Chine, la ministre a explicité que cela ne peut certes pas se faire sur la base des salaires, mais bien de la valeur ajoutée, de la qualité, et plus particulièrement de la qualité des services.

"Le gouvernement ambitionne de faire de la Grèce un carrefour pour les marchés régionaux, étant donné qu'elle a l'avantage d'être à la croisée de trois continents, qu'elle dispose d'un environnement unique et d'un immense patrimoine culturel", a ajouté Mme Katseli qui, rendant compte de ses contacts à New York, a fait part d'un immense intérêt de la part des Américains à réaliser des investissements en Grèce dans les domaines du tourisme, de la culture, des nouveaux services, des infrastructures et des télécommunications.

"Le gouvernement fera tout son possible pour transformer les atouts du pays en opportunités d'investissements", a-t-elle assuré, avant de s'engager fermement à promouvoir une réforme régulatrice à grande échelle afin de limiter la bureaucratie qui décourage tous ceux qui veulent investir en Grèce.

03/12/2009

Papaconstantinou: Les obligations de l'Etat grec constituent "un placement sûr"

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a exprimé sa satisfaction quant à la compréhension témoignée par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, pour les efforts déployés par le gouvernement grec pour réaliser l'adaptation budgétaire, dans des déclarations depuis Bruxelles mercredi à l'issue des travaux de l'Eurogroupe et de ECOFIN.

M. Papaconstantinou a retenu comme particulièrement positif le fait que les officiels communautaires reconnaissent que le gouvernement grec fait des pas positifs dans la bonne voie, et qu'il y ait eu un démenti formel et catégorique de tous les scénarios quant à l'"effondrement" de l'économie grecque.

Le ministre a souligné que le problème de la Grèce résultait surtout des pratiques politiques du précédent gouvernement de la ND et que la décision le jour même du Conseil ECOFIN de placer la Grèce dans le stade suivant du processus de déficit excessif constitue une ligne très claire de démarcation entre le passé et le futur. Un futur, a ajouté M. Papaconstantinou, qui sera jugé sur la base des décisions que prend le gouvernement grec et qui se reflèteront, non seulement dans le budget de l’Etat déjà déposé au Parlement, mais surtout dans le Programme de stabilité et de croissance qui sera déposé en janvier à la Commission européenne et qui sera évalué au Conseil ECOFIN de février.

Concernant plus précisément la décision du Conseil ECOFIN de placer la Grèce sous l’article 126 paragr. 8 du traité, M. Papaconstantinou a indiqué que cette décision marque que "malgré le fait que l’aggravation de la conjoncture macro-économique était plus grande que prévue, la situation budgétaire s’est encore plus détériorée que ce que chacun s’attendait en raison de la récession".

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a indiqué que lors de la réunion la veille de l’Eurogroupe, il a informé ses homologues des principaux aspects du budget de l’Etat 2010, à savoir l’objectif dual de soutenir la croissance de l’économie grecque et de veiller à mettre de l’ordre dans les finances publiques avec pour but ciblé central la baisse de 3,6 points du déficit public. Le ministre a noté de plus avoir informé ses homologues des initiatives qu’entreprend le gouvernement, telles que la consultation sociale sur le nouveau projet de loi de la sécurité sociale qui sera déposé en mars au Parlement, le changement du mode d’élaboration du budget de l’Etat et la restriction des gaspillages dans la fonction publique, ainsi que le dialogue sur la sécurité sociale et les initiatives pour améliorer la compétitivité de l’économie grecque.

Interrogé sur la question des salaires dans la fonction publique en Grèce, M. Papaconstantinou a reconnu que la Commission européenne et la Banque centrale européenne reviennent souvent sur le coût du travail en Grèce, mais clarifié néanmoins qu’il n’y a "jamais eu de recommandation officielle de la Commission européenne à la Grèce dans la voie de la réduction ou du gel des salaires".

M. Papaconstantinou a également assuré que les obligations de l’Etat grec constituent un "placement sûr", alors que se référant à la politique salariale, il a dit qu’elle se reflètera dans le projet de loi qui sera déposé au Parlement avec pour souci le "sentiment de justice", rappelant en outre l’engagement du programme de gouvernement d’entamer un dialogue sur l’ouverture des professions fermées.

28/11/2009

Papanconstantinou: Le gouvernement a un plan et de la détermination en économie

L’agitation sur les marchés est le résultat du crédit perdu de l’économie grecque, qui a été hérité du précédent gouvernement, ainsi que de jeux spéculatifs, a déclaré vendredi le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, clarifiant toutefois que ces perturbations n’influencent nullement l’Etat qui n’a pas de besoins immédiats de recours à l’emprunt et observant que le programme de financements nécessaires en 2010 est inférieur à celui de 2009.

Interrogé sur les récents rapports d’agences internationales sur l’économie grecque, le ministre a noté qu’il existe à la fois des rapports négatifs et positifs concernant les problèmes de l’économie nationale qui ne datent pas d’aujourd’hui, mais remontent loin dans le temps, avant d’insister que les rapports de certaines agences financières n’évaluent pas objectivement les données de l’économie grecque.

Les efforts pour régler ces problèmes commencent à présent, a ajouté le ministre, et auront un double but, premièrement la diminution du déficit public et deuxièmement la stimulation de la croissance. M. Papaconstantinou a assuré que le gouvernement a un plan et de la détermination, et entreprend des actions concrètes pour soutenir la croissance et les revenus et consolider des finances saines.

Dans ce contexte, a ajouté le ministre, le dialogue a déjà été lancé sur la réforme de la sécurité sociale, alors que débute dans les prochains jours un dialogue élargi pour la réforme du système fiscal, et dans le même temps les ministères ont engagé l’effort de réduction des dépenses publiques.

Interrogé en outre sur l’augmentation des spreads des intérêts des obligations grecques ces derniers jours, M. Papaconstantinou a relevé que cette tendance est plus générale pour tous les pays se trouvant dans une situation similaire à la Grèce.

Notons que le ministre a eu dans la matinée une entrevue avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, une rencontre qui, selon M. Papaconstantinou, s’inscrit dans le cadre des réunions ordinaires pour un échange de vues sur l’économie grecque et les perspectives du système bancaire grec.

De son côté, M. Provopoulos a affirmé que le système bancaire grec est sain et stable, les taux de capitalisation des banques commerciales étant élevés, en amélioration constante, et de toute façon plus élevés par rapport aux banques d’autres pays. Le gouverneur a noté que les augmentations de capital qui ont été réalisées récemment par plusieurs grandes banques du marché grec ont eu un succès et cela reflète la confiance des marchés internationaux dans le système bancaire grec.

Selon M. Provopoulos, les banques grecques sont capables désormais de se désengager en 2010 du plan de renforcement des liquidités de l’économie qu’avait mis en place le gouvernement grec.

11/11/2009

Papaconstantinou présente les grandes priorités du gouvernement à l'Eurogroupe et ECOFIN

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté lundi à l'Eurogroupe et mardi au Conseil ECOFIN les grandes priorités du nouveau gouvernement grec sur le front de l'économie, en mettant l'accent sur les premières initiatives qu'il prend pour redresser le crédit international de la Grèce et pour assainir à moyen terme les finances publiques.

Comme il l'a dûment souligné devant la presse peu après la fin des travaux du Conseil, M. Papaconstantinou a présenté en détail à ses homologues le cadre de propositions législatives déjà soumises et à venir pour renforcer l'indépendance du mode de fonctionnement de l'Office national de la Statistique (ESYE), s'engageant de plus à ce point que les données fournies par l'ESYE seront vérifiées par une autorité indépendante et informant avoir demandé à l'Office de la Statistique des Communautés européennes de contribuer à l'aménagement de ce cadre de contrôle.

Le ministre a informé ensuite des principales données du projet de budget de l'Etat 2010, en citant qu'il table sur une réduction du déficit public de 3,3%, à savoir de le ramener de 12,7% à 9,4%, la moitié de la baisse devant résulter de mesures à caractère structurel, alors que la répartition globale sera de 60% pour l'augmentation des recettes publiques et de 40% pour la restriction des dépenses.

Le ministre a souligné en outre l'importance qu'attache le nouveau gouvernement à la mise en oeuvre de politiques économiques crédibles au cours des années à venir ainsi que de réviser radicalement la façon d'élaborer les budgets de l'Etat. Par ailleurs, M. Papaconstantinou a annoncé le dépôt courant mars d'un nouveau projet de loi fiscal qui visera entre autres à élargir l'assiette fiscale et à introduire des changements dans une série de secteurs, tels que l'ouverture des professions fermées, la suppression des stages dans le secteur public, l'égalité pour l'âge de départ à la retraite, la mise en place d'un centre unifié pour le paiement des fonctionnaires, la diminution progressive du nombre de fonctionnaires en appliquant à nouveau le principe "deux départs pour une embauche".

Commentant en outre le communiqué le jour même du Conseil concernant les nouveaux problèmes relevés dans les données statistiques grecques, le ministre a critiqué avec virulence le gouvernement précédent pour les données altérées fournies à Bruxelles, mais aussi pour sa gestion plus générale des finances publiques qui, a-t-il noté, a conduit à un déraillement, insistant encore que l'objectif du nouveau gouvernement est de ne pas faire payer les erreurs passées par le citoyen grec moyen.

Interrogé s'il existe "une lueur au bout du tunnel", M. Papaconstantinou a souligné que l'assainissement des finances publiques sera "un marathon et non une course de vitesse", bien que s'engageant que jusqu'au début de 2010, lorsque sera déposé le Programme actualisé de stabilité de l'économie grecque, les partenaires européens auront eu des preuves tangibles de la détermination du nouveau gouvernement de traiter efficacement les problèmes majeurs de l'économie nationale.

Notons que le Conseil a exprimé dans un paragraphe séparé de ses conclusions sur la Grèce, son mécontentement sur le problème de crédibilité des données statistiques budgétaires grecques, mais en même temps salué les intentions du nouveau gouvernement de rendre indépendant l'Office national de la Statistique.

06/11/2009

Budget 2010: Coup d'envoi d'un nouvel effort dans un environnement budgétaire très difficile

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a parlé du budget de l'Etat 2010 comme le coup d'envoi d'un nouvel effort dans un environnement budgétaire très difficile, présentant jeudi au ministère le pré-projet de budget qui avait fait l'objet plus tôt de la réunion du Conseil des ministres.

M. Papaconstantinou a déclaré qu'il s'agit d'un budget transitoire, qui fait suite au déraillement budgétaire, comme il l'a dûment souligné, lequel a résulté de l'effondrement total des recettes et de l'augmentation importante des dépenses, jugeant sans précédent la hausse de la dette publique dont la dynamique constitue une bombe dans les fondements de l'économie grecque.

Avec le budget de l'Etat 2010, a poursuivi le ministre, le gouvernement cherche à redresser l'économie grecque, redistribuer le revenu et mettre de l'ordre dans les finances publiques, notant que pour la première fois dans un budget de l'Etat il y a réduction des dépenses primaires, la preuve que le gouvernement est attaché au principe que l'Etat respecte les deniers des citoyens.

M. Papaconstantinou, qui a souligné l'importance du budget comme outil d'exercice de politique économique et réitéré la nécessité de réformes structurelles et de changement du système de fiscalité, a annoncé la révision du mode d'élaboration de suivi et de contrôle du budget, des agences internationales de notation y apportant leur contribution afin d'associer les objectifs et les résultats. La situation, a ajouté le ministre, est très difficile, parce que le déficit public et la dette publique sont très élevés, alors qu'il existe des insuffisances structurelles dans l'administration publique.

M. Papaconstantinou a aussi annoncé, à propos de la fiscalité, de l'ouverture d'un dialogue et d'une consultation pour l'élaboration d'un nouveau projet de loi qui sera vraisemblablement prêt en mars et qui intègrera un nouveau mode d'imposition.

Dépôt du pré-projet de budget 2010 au Parlement

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a déposé jeudi le pré-projet de budget de l'Etat 2010 à la commission permanente des Affaires économiques du Parlement.

Selon le texte, les recettes nettes s'élèveront à 57.510 millions d'euros et, selon cette prévision, elles atteindront 23,5% du PIB contre 21,4% en 2009, les recettes ordinaires passant de 53,08 à 56,9 milliards, en hausse de 3,82 milliards, dont 3,65 milliards proviendront des recettes fiscales (+7,2%).

L'augmentation des recettes fiscales résultera essentiellement de la nouvelle politique de fiscalité que mettra en oeuvre le gouvernement et dont les principaux vecteurs sont la mise en application d'une échelle unifiée indexée sur l'inflation d'imposition progressive des personnes physiques, l'imposition des dividendes des sociétés de la même façon que les personnes physiques, l'imposition avec un faible coefficient des bénéfices non distribués des entreprises pour promouvoir les investissements, l'imposition des transactions avec des off-shore, la suppression d'abattements fiscaux privilégiés, la révision de la fiscalité pour les héritages, dons et donations parentales, le remplacement de la taxe unifiée sur les biens immobiliers par une imposition progressive des grandes fortunes immobilières, l'augmentation de la TVA de 7% à 11% sur les ventes de produits animaliers et végétaux par les agriculteurs, l'accélération des procédures de recouvrement des impôts et des arriérés envers l'Etat.

A l'opposé, les dépenses totales (hors intérêts) seront ramenées à 31,1% contre 33,7% en 2009, malgré les crédits importants à hauteur de 2.120 millions d'euros inscrits aux dépenses du budget ordinaire pour le financement des mesures de la politique sociale et de la politique de développement.

Selon le texte, l'enveloppe de 2.120 millions d'euros sera destinée à accroître les dépenses pour l'éducation, celles pour la santé et le recrutement de personnel soignant, le financement d'une politique salariale avec des augmentations au-dessus de l'inflation, l'augmentation des retraites agricoles, le financement de la 1ère phase d'augmentation progressive de l'allocation chômage et de la 2e tranche de l'allocation extraordinaire de solidarité. Parallèlement, il est mis l'accent sur les réduction des dépenses (déplacements, fournitures, relations publiques, dépenses fonctionnelles) et autres prestations (heures supplémentaires, participation à des commissions et conseils), d'où ressort un gain de 910 millions d'euros par rapport à 2009.

Le programme d'investissements publics, qui est appelé à conduire le pays hors de la crise, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de développement, se voit créditer de 10.300 millions d'euros, en hausse de 8,4% par rapport à 2009, ces dépenses représentants 4,2% du PIB se répartissant en 6.950 millions pour la promotion d'ouvrages co-financés par l'UE et 3.350 millions pour des ouvrages financés exclusivement par des fonds nationaux.

Concernant la dette du gouvernement central, elle devrait passer de 125,3% en 2009 à 133,6% en 2010, en hausse de 8,3%, alors que les dépenses pour les intérêts de la dette du gouvernement central devrait atteindre 5,3% du PIB contre 5,1% du PIB en 2009.

Lors de son rapport introductif en Conseil des ministres, M. Papaconstantinou a parlé de l'objectif budgétaire central de ramener le déficit public en deçà de la barre des 10%, plus précisément de 12,7% en 2009 à 9,4% en 2010, ce qui représente une baisse de 7,8 milliards d'euros.

Le ministre a dit tabler sur une augmentation de 4,5 milliards d'euros des recettes qui résultera de l'activation des mécanismes de perception des dettes échues envers l'Etat et la limitation de l'évasion fiscale, soit environ 1,2 milliard, d'un cadre plus juste d'imposition des revenus et des fortunes et de l'augmentation de certaines taxes spéciales à la consommation (cigarettes et boissons), soit environ 1,5 milliard et de la contribution de responsabilité sociale provenant des entreprises faisant de très grands profits et des grandes fortunes immobilières, afin de financer l'allocation extraordinaire de solidarité, soit 1 milliard.

A l'opposé, les dépenses hors intérêts seront réduites pour la première fois de 1,6 milliard, les dépenses d'armement en recul de 0,5 milliard et les dettes des hôpitaux en baisse d'environ 1,5 milliard.

Le ministre a également cité la réorganisation des dépenses et charges fiscales, citant à titre indicatif la réduction des dépenses de consommation du secteur public de 24%, la baisse des subventions à divers organismes, la suppression de la mesure de l'allocation spéciale pour le retrait des voitures anciennes.

Concernant la politique salariale, le ministre a explicité que les augmentations seront de 1,5% en 2010, le gouvernement tablant sur un chiffre inférieur pour l'inflation la même année, alors que l'enveloppe de la politique salariale englobe les nouvelles embauches de quelque 29.000 personnes. Les départs à la retraite devraient se chiffrer à 14.000.

23/10/2009

La ministre de l'Economie Mme Katseli présente les orientations fondamentales des projets de loi des 100 premiers jours

La ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine marchande, Louka Katseli, a précisé jeudi les principales orientations des cinq projets de loi qui seront déposés très prochainement pour être votés au Parlement, dans le cadre de l'action des 100 premiers jours de la nouvelle gouvernance.

Les interventions législatives prévoient des changements dans le fonctionnement de la liste rouge des mauvais payeurs ayant contracté des emprunts auprès des banques, dans le Fonds de garantie des petites et très petites entreprises, des dispositions pour le renflouement des liquidités destinées aux PME, ainsi que la protection des emprunteurs contre les pratiques abusives des banques.

Notons que par une circulaire spéciale adressée le 12 octobre à tous les organismes et entreprises de tutelle, Mme Katseli a demandé une information analytique sur l'ensemble des commissions et groupes de travail, les actes de constitution, le but, la composition et les rémunérations, annonçant parmi les premières décisions la suppression de toutes les commissions sans importance ou efficacité afin de couper court aux phénomènes de gaspillage et économiser des crédits.

Parmi les autres priorités du ministère figurent les procédures pour clôturer le 3e Cadre communautaire d'appui (CCA), en particulier celles visant à ne pas perdre des financements communautaires, ainsi que la préparation du Cadre national stratégique de Référence (ESPA) pour lequel sont d'ores et déjà constatés des retards et une complexité dans sa gestion. 1.100 demandes sont en suspens pour la loi de développement et des retards de paiements excédant les 15 mois existent pour des bénéficiaires, un autre aspect "de la face cachée du déraillement budgétaire".

21/10/2009

Papaconstantinou: Le déficit public baissera en deçà de 10% en 2010

La priorité du gouvernement grec est l'application d'un programme à moyen terme lequel, d'une part aidera l'économie grecque à sortir de la crise et, d'autre part, placera les finances publiques du pays sur une base viable, a déclaré mardi depuis Luxembourg le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, à l'issue du Conseil Ecofin.

Plus particulièrement, M. Papaconstantinou a déclaré avoir eu lundi des rencontres séparées avec le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, et informé le Conseil Ecofin de la situation de l'économie grecque. Le ministre a notamment évoqué l'aggravation importante de nombreux secteurs de l'économie, et plus particulièrement la récession avec une chute du PIB de 1,5%, une chute de 20% des investissements, de 15% pour le tourisme et de 20% pour la marine marchande.

M. Papaconstantinou a également informé ses homologues du fait que le déficit budgétaire de la Grèce est le double de celui présenté par le gouvernement précédent et est estimé à 12,5% du PIB pour 2009, soulignant que cet écart important des données budgétaires est dû à trois causes: la conjoncture économique négative, la surestimation des recettes, l'augmentation incontrôlée des dépenses et l'effondrement du mécanisme de perception de la fiscalité et surtout la dissimulation de données importantes.

Selon M. Papaconstantinou, la Grèce, tant au sein de l'Eurogroupe que du Conseil Ecofin, a tenté de présenter de façon convaincante un programme de longue haleine d'assainissement de l'économie et de réduction du déficit au cours des trois ou quatre prochaines années. Le ministre s'est encore engagé qu'avec l'adoption des mesures adéquates, le déficit budgétaire de la Grèce sera ramené courant 2010 en dessous de la barre de 10%, soit une baisse d'au moins 3%.

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a informé le Conseil de la volonté du gouvernement de soutenir les groupes sensibles de population, de soutenir l'emploi des jeunes et de garantir des fonds pour des investissements dans le secteur de l'éducation et du développement vert, lesquels donneront un essor à l'économie.

Comme l'a souligné M. Papaconstantinou, le soutien de l'économie grecque - dans le cadre de ces mesures - est indispensable et absolument compatible avec le programme d'assainissement que déposera le gouvernement dans les prochains jours à la Commission européenne.

En ce qui concerne les moyens de se garantir des financements, M. Papaconstantinou a souligné qu'un recours supplémentaire à l'emprunt, de façon prudente, est indispensable pour couvrir jusqu'à la fin de l'année certains besoins concrets, comme par exemple le versement des retraites et le paiement de salaires impayés d'enseignants.

Concluant, M. Papaconstantinou a souligné que les autorités grecques déposeront auprès des autorités communautaires le Programme triennal de stabilité et de croissance de l'économie grecque en janvier.

Enfin, le ministre s'est engagé que le nouveau gouvernement grec mettra tout en oeuvre pour rétablir et garantir la crédibilité de la Grèce en ce qui concerne les données statistiques, soulignant à ce sujet que la modernisation de l'Office national de la Statistique (ESYE) constitue une priorité.

MM. Juncker, Almunia et Trichet toujours préoccupés par l'économie européenne

Le président du Conseil des ministres de l'Economie de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ont exprimé lundi tard dans la nuit leurs préoccupations au sujet des développements dans l'économie européenne, mais aussi l'espoir qu'elle pourra reprendre dans les prochaines années la voie de l'assainissement budgétaire.

En ce qui concerne l'économie grecque, les responsables communautaires ont rencontré le nouveau ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, auquel ils ont fait part de leurs préoccupations quant à la situation dans laquelle se trouve l'économie grecque et leur démenti formel - comme ils l'ont dûment souligné - des données statistiques du gouvernement précédent. Les responsables communautaires n'ont voulu procéder à aucune déclaration ou commentaire s'agissant de la possibilité d'accorder une prorogation à la Grèce pour qu'elle puisse ramener le déficit budgétaire en deçà de 3%, se limitant à indiquer que la question sera discutée lors du Sommet de décembre.

Au sujet de sa rencontre avec le ministre des Finances, M. Almunia a indiqué - dans un communiqué - "avoir rencontré pour la première fois M. Papaconstantinou qu'il a félicité pour sa nomination au ministère des Finances et lui a fait part de ses meilleurs voeux dans l'accomplissement de ses fonctions difficiles".

En avril, le Conseil avait requis de la Grèce d'adopter des mesures pour la réduction du PIB en dessous de la barre de 3% d'ici 2010, mais cet objectif ne pourra être atteint, car le déficit budgétaire sera plus élevé que l'objectif que s'était fixé le gouvernement précédent (3,7%).

"Je suis tout particulièrement inquiet en ce qui concerne les nouvelles divergences statistiques importantes. L'adoption d'un programme de stabilisation budgétaire ambitieux pour les prochaines années peut être accompagnée d'un programme global de réformes structurelles pour la relance de la compétitivité du pays et constitue une priorité majeure pour la Grèce. J'espère sincèrement que la préparation du Budget 2010 prouvera cette volonté de replacer les finances publiques sur une voie viable".


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Dernière modification : mercredi 14 juillet 2010