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Déclarations économie

 

18/04/2011

Le FMI juge inutile une restructuration de la dette grecque, selon M. Papaconstantinou

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a fait part dimanche de la position du DG du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui juge qu'une restructuration de la dette grecque ne serait d'aucune utilité, puisque le coût à assumer serait beaucoup supérieur à tout profit à en tirer.

"Ils n'en discutent pas", a souligné M. Papaconstantinou, dans des déclarations aux journalistes grecs à l'issue de sa rencontre dans la journée avec le patron du FMI, insistant "être fatigué de le dire et de le redire. (Ce scénario) ne joue pas".

A ce point, M. Papaconstantinou a démenti que le gouvernement grec ait demandé un allongement du remboursement pour la totalité de la dette grecque.

Le ministre a informé avoir discuté de la marche du programme et des premiers signes de relance qui pointent, a-t-il dit, bien que le climat continue à "être lourd", alors qu'il a informé que le DG du FMI est apparu satisfait de l'effort produit à ce jour, d'autant plus - comme l'aurait signalé M. Strauss-Kahn - que cet effort traverse la phase la plus difficile au plan politique, étant donné que les mesures provoquent des réactions attendues, avant que les résultats n'aient pu encore être ressentis.

Notons que M. Strauss-Kahn juge, comme point crucial, le programme des dénationalisations, réitérant qu'il faut faire avancer les réformes très rapidement, alors qu'il n'a pas manqué de poser la question des retards dans les recettes. A ce sujet, et comme il l'avait fait la veille dans des contacts avec de hauts cadres du FMI, M. Papaconstantinou a expliqué qu'il faut au moins 18 mois pour matérialiser les changements majeurs à apporter dans le mécanisme de perception des impôts.

Le ministre a estimé en outre que l'image de la Grèce sur les marchés deviendra meilleure après l'été, grâce à la mise en oeuvre du programme et l'apparition des premiers signes positifs, mais aussi comme résultat de l'entrée du Portugal dans le Mécanisme de soutien, qui devrait atténuer les pressions des marchés sur la zone euro.

"Nous appliquons le programme pour que les marchés s'ouvrent et nous démentons les Cassandre, comme l'ont déjà fait d'autre pays dans le passé", a indiqué M. Papaconstantinou, en notant que même dans le cas d'un retard concernant l'accès aux marchés, il existera toujours le Fonds européen de stabilité financière.

Papaconstantinou au FMI-BM: L'effort de réduction du déficit se poursuit

L'effort que nous avons engagé pour réduire le déficit en 2010, et nous avons annoncé des interventions à hauteur de 26 milliards d'euros, dont 3 milliards pour que nous soyons certains que les objectifs 2011 de réduction du déficit seront atteints, a affirmé le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une conférence de presse dimanche en marge de la session de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) à Washington.

M. Papaconstantinou, qui a une nouvelle fois démenti catégoriquement les scénarios de restructuration de la dette grecque, a souligné que le programme appliqué repose plus sur le volet de contenir les dépenses et à un moindre degré sur le volet d'accroître les recettes.

Concernant les dépenses publiques, le ministre a tranché que le programme ne reposera pas sur des "mesures horizontales", telles que des coupes dans les salaires et les retraites, mais sur des interventions structurelles qui contiennent le coût salarial dans la fonction publique, qui limitent les dépenses fonctionnelles et de consommation, qui réduisent les déficits des entreprises d'utilité publique (DEKO), alors qu'à l'opposé au niveau des recettes, il a fait mention à l'élargissement de l'assiette fiscale et la lutte contre la fraude fiscale et l'évasion dans le versement des cotisations sociales.

M. Papaconstantinou a réitéré que le programme, assorti de toutes les interventions annexes et les plafonds annuels des dépenses par ministère, sera intégré dans un projet de loi qui sera déposé au Parlement d'ici le 15 mai.

Le ministre a qualifié en outre le programme de dénationalisations et de mise en valeur du patrimoine foncier de l'Etat comme, peut-être, le plus ambitieux programme de ce type en Grèce au cours des dernières années, parlant d'interventions radicales dans une série de secteurs cruciaux de l'économie, tels que les ports, les aéroports, l'énergie, les télécommunications, des secteurs qui ont besoin de capitaux privés et de savoir-faire privé pour pouvoir se moderniser, changer et créer des emplois, des investissements et de la croissance.

De plus, a-t-il ajouté, nous comptons avoir via ce programme des recettes de 15 milliards d'euros jusqu'en 2013 et 50 milliards d'euros jusqu'en 2015, afin de réaliser une diminution importante de la grande dette du pays.

Se référant enfin à sa rencontre, en marge des travaux, avec le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, le ministre a informé que l'officiel américain a été extrêmement positif sur la marche et les réalisations de la Grèce.

"Vous avez fait beaucoup plus que ce que nous attendions et nous regardons vraiment avec respect vos efforts, et bien sûr les sacrifices qu'a faits le peuple grec", a affirmé M. Geithner cité par M. Papaconstantinou, avant de faire part du plein soutien du gouvernement américain aux efforts de diminuer les déficits, de contenir la dette, ainsi que de réaliser les grands changements structurels qui reproduiront de la croissance.

12/04/2011

Le déficit du Budget de l'Etat respecte les objectifs fixés, selon le ministère des Finances

Le déficit du Budget de l'Etat continue à respecter les objectifs fixés au titre de la loi des Finances 2011, selon les données provisoires sur l'exécution du budget en janvier-mars 2011, sur base budgétaire.

Selon le ministère des Finances lundi, le déficit s'élève à 4.710 millions d'euros, soit un dépassement de seulement 9 millions d'euros par rapport à l'objectif ciblé de 4.701 millions d'euros inscrit au budget 2011 pour la période correspondante. Le déficit était de 4.371 millions d'euros sur la même période de référence en 2010.

L'objectif du déficit est atteint sur les trois premiers mois de l'année surtout grâce à la capacité de contenir les dépenses, puisqu'à l'opposé les recettes enregistrent au total - budget ordinaire et Programme d'investissements publics (PDE) - un retard de 776 millions d'euros.

Plus précisément, les recettes nettes du budget ordinaire se chiffrent à 11.114 millions d'euros, en baisse de 8,1% en glissement annuel toujours sur les trois premiers mois de l'année - ce résultat provenant essentiellement de la récession plus profonde qu'attendue lors de la rédaction du budget 2011 au cours du dernier trimestre 2010 -, alors que les dépenses du budget ordinaire sont en hausse de 3,5% - surtout en raison d'anciennes dettes des hôpitaux et de frais accrus pour le paiement d'intérêts. Au contraire, les dépenses primaires, qui constituent le vrai baromètre de l'effort de limitation des dépenses, sont en baisse de 2,3%. Les dépenses du PDE sont enfin en baisse de 55,3%.

23/03/2011

Décisions pour le développement du plan d’action des restructurations, des privatisations et de l’exploitation du patrimoine public

Communiqué du ministère des Finances

16/03/2011

Papaconstantinou: La Grèce compte revenir sur les marchés en 2012

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a informé en référence à l'allongement du délai de remboursement du prêt de la Grèce et à la baisse du taux d'intérêt décidés lors du récent Sommet de l’Eurogroupe vendredi à Bruxelles, que ces mesures concernent la totalité des prêts de 80 milliards, notant que l'allongement reporte 50 milliards d'euros environ de deux années difficiles (2014 et 2015) à des années ultérieures et la baisse du taux diminue d’environ 6 milliards d'euros les intérêts que doit payer le pays.

"Ces deux décisions adressent un message de durabilité aux marchés internationaux", a affirmé le ministre dans des déclarations peu après la fin de la réunion du Conseil Ecofin à Bruxelles, poursuivant que le FMI examine l'éventualité d'accorder un allongement correspondant pour les 20 milliards d'euros qu’il va prêter à la Grèce, mais aussi pour les 10 milliards d'euros déjà accordés au pays.

M. Papaconstantinou a de plus souligné l'importance pour la Grèce de la possibilité d’achat d’obligations grecques par le Fonds européen de stabilité financière (EFSF), tout en tranchant qu’un recours hypothétique au Mécanisme en 2012 n’implique pas un nouveau Mémorandum.

En 2012, la Grèce aura besoin d'environ 66 milliards d'euros, dont 24 milliards seront obtenus auprès de la zone euro et du FMI. Le ministre a mis l'accent toutefois sur l'objectif que la Grèce revienne sur les marchés pour emprunter dans des conditions normales en 2012, voire même dès la fin 2011.

Par ailleurs, invité à commenter le plan de dénationalisations et mise en valeur du patrimoine foncier à hauteur de 50 milliards d'euros d’ici 2015, M. Papaconstantinou a précisé que ce plan détaillé sera finalisé pour 2011, 2012, 2013, pour être ensuite entériné par la commission interministérielle des dénationalisations et le Conseil des ministres. Notons que doit être achevée aussi d’ici la fin mars, la rédaction du programme à moyen terme de stratégie budgétaire - à l’horizon 2015.

A ce point, M. Papaconstantinou a informé de la tenue le 21 mars d’un Conseil extraordinaire de l’Eurogroupe à Bruxelles, afin que tout soit prêt en vue du Conseil européen de printemps le 25 mars.

Prenant prétexte sur le récent abaissement de la note de solvabilité de la Grèce par Moody's, le ministre a posé à l'Eurogroupe et à Ecofin le problème d'un meilleur contrôle des agences de notation. Comme l'a indiqué le ministre, si un pays se trouve sous régime d'adaptation budgétaire et est évalué tous les trois mois par des experts de trois grandes organisations internationales, renvoyant à la Commission européenne, la BCE et le FMI, il est inconcevable que l'évaluation des agences de notation réduise à néant l'évaluation des experts.

Enfin, M. Papaconstantinou a souhaité mentionner que les thèses grecques ont été soutenues par plusieurs pays de l'UE, dont la France et l'Espagne, ainsi que par la Commission européenne et la BCE.

11/03/2011

Le ministre des Finances M. Papaconstantinou pose la question des agences de notation financière

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a demandé jeudi par écrit que les Conseils Eurogroupe et ECOFIN se saisissent immédiatement de la question des agences internationales de notation financière, prenant prétexte sur le récent nouvel abaissement de la note de solvabilité de la Grèce par Moody's.

Dans des lettres au président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, au commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire, Olli Rehn, au commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, Michel Barnier, et au président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, le ministre juge la décision de Moody's "totalement injustifiée, étant donné qu'elle ne repose pas sur une évaluation objective et équilibrée de la conjoncture économique à laquelle est confrontée la Grèce. De plus, souligne M. Papaconstantinou, l'ampleur de l'abaissement de la note et la date, que l'agence en question a choisie pour l'annoncer, sont incompréhensibles et suscitent de sérieuses interrogations".

"En définitive, l'abaissement de la note réalisée par Moody's est plus révélatrice concernant la distorsion des mobiles et l'absence de tout compte à rendre que concernant la vraie situation de l'économie grecque", relève le ministre, en s'insurgeant sur le fait que dans la conjoncture économique actuelle, une telle évaluation d'une agence ait plus d'impact sur les marchés que les évaluations de la Commission européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) tous les trois mois (sur l’économie grecque).

"La dernière évaluation sur la Grèce a montré que le programme (d’adaptation) est sur la bonne voie et ne peut en aucun cas conduire aux conclusions de l’agence de notation Moody’s", poursuit M. Papaconstantinou, qui ne manque pas de rappeler enfin le fait que "ces agences internationales n’ont pas vu à temps l’exposition croissante du secteur financier à des risques, qui ont conduit à la crise de 2008, rivalisant à présent aujourd’hui sur qui d’entre elles sera la première à +découvrir+ des risques susceptibles de conduire à une prochaine crise".

16/02/2011

Papaconstantinou: La solution n'a rien à voir avec un bradage des biens de l'Etat

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a souligné l'effort sans précédent des citoyens grecs ayant conduit à la réduction du déficit budgétaire de 6 points en un an, au cours de son intervention lundi en réunion de l'Eurogroupe, selon l'entrée en matière du chef de l'état-major économique du gouvernement lors de ses déclarations aux médias peu après la fin des travaux du Conseil ECOFIN mardi à Bruxelles.

Parallèlement, M. Papaconstantinou a fait part de la volonté du gouvernement grec de procéder aux dénationalisations nécessaires à hauteur de 50 milliards d'euros, mais tranché que cela ne signifie nullement la vente de biens fonciers de l'Etat.

Se référant plus spécialement à la nécessité de s'attaquer à la dette publique élevée, le ministre a assuré que cela se fera par la création d'excédents primaires, par la croissance qui sera stimulée par les grands changements structurels mis en route par le gouvernement, mais aussi par un programme de privatisations et de mise en valeur des biens fonciers et immobiliers de l'Etat, à hauteur de 50 milliards d'euros, sur les prochaines années.

A ce point, M. Papaconstantinou a tenu à rappeler que le débat sur la mise en valeur de ces biens de l'Etat "n'a pas commencé aujourd'hui" et explicité une nouvelle fois que le gouvernement ne se plie pas à la logique de la vente de "terres de l'Etat". "Personne n'a l'intention de vendre des bords de mer, des collines et des montagnes. Nous parlons de mise en valeur qui rapporte des recettes à l'Etat et qui fonctionne efficacement", a-t-il insisté.

M. Papaconstantinou a déploré l'attitude "extrêmement irresponsable" de la ND sur le dossier des dénationalisations, critiquant directement son président, Antonis Samaras, d'avoir parlé lui de recettes de 50 milliards d'euros provenant de privatisations en deux ans et dans le cadre du Mémorandum, alors que certains de ses très proches conseillers parlaient même de la vente de biens fonciers et immobiliers de l'ordre de 100 milliards d'euros.

Commentant les récentes déclarations des représentants de la Troïka à Athènes, M. Papaconstantinou a tranché que le gouvernement prend ses propres décisions et fixe les objectifs pour donner aux citoyens grecs une solution qui réduira une dette insoutenable. "La solution n'a rien à voir avec le bradage des biens de l'Etat", a assuré le ministre.

Se référant ensuite plus particulièrement au débat au sein de l'Eurogroupe la veille, M. Papaconstantinou a informé que tant la Commission européenne que la Banque centrale européenne (BCE) ont évalué positivement les efforts d'adaptation budgétaire du gouvernement grec, mais aussi de mise en oeuvre des réformes structurelles, ces efforts devant permettre à la Grèce, selon le ministre, de ramener le déficit budgétaire de 17 milliards d'euros à la fin 2011 à 6 milliards d'euros à la fin 2014.

De ce fait, M. Papaconstantinou a tenu à souligner toute l'importance du dialogue avec tous les partis politiques et les forces sociales du pays, afin de dégager un consensus sur les changements nécessaires à réaliser, exprimant toutefois son mécontentement sur le fait que le plus grand parti de l'opposition, la ND, se soit empressé de rejeter son invitation de s'asseoir à la table du dialogue.

Concernant la récession de l'économie grecque en 2010, le ministre a reconnu qu'elle a été supérieure sur base annuelle à celle escomptée, mais signalé que trimestre après trimestre le taux se résorbe (-1,9% le 1er trimestre et respectivement -1,8%, -1,7% et -1,4% les suivants), comme en atteste aussi la hausse de 8% des augmentations l'an dernier.

Enfin, toujours au plan national, M. Papaconstantinou s'est dit satisfait de l'émission réussie de Bons du trésor d'une durée de trois mois, le taux d'intérêt étant ramené de 4,1% précédemment à 3,85%, mais aussi du fait que 60% des intéressés étaient des investisseurs étrangers.

Passant cette fois à l'accord de l'Eurogroupe la veille sur le mécanisme européen anti-crises, le ministre s'est dit certain que les 500 milliards que pourra prêter le mécanisme futur convaincra les marchés sur le fait que les pays de la zone euro ont les moyens de régler tout éventuel problème.

M. Papaconstantinou a expliqué dans la foulée que la question de l'allongement de la durée de remboursement des prêts de 110 milliards d'euros à la Grèce fera partie d'une "solution-paquet", qui sera apportée globalement pour la stabilité de l'euro, le ministre estimant que les gouvernements européens ont le temps de parvenir à cette solution d'ici le Sommet de l'UE en mars. "Je suis convaincu qu'il y aura cette fois une réponse globale. Cette fois-ci, nous devons dépasser les attentes", a-t-il conclu.

14/02/2011

Pas de nouvelles mesures comme en 2010, selon Papaconstantinou

Il n'y aura pas de mesures comme celles de 2010, a assuré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une interview samedi à "Cosmos Tou Ependiti", appelant les partis politiques à un consensus sur le programme d'assainissement budgétaire de 3 ans.

"Dès l'instant que le déficit continue à exister, l'économie à être en récession, la dette en hausse et que nous dépendons d'emprunts, nous ne pouvons arrêter nos efforts", a souligné le ministre, pour ajouter que "ceci signifie d'autres interventions (...) mais non des mesures comme celles que nous avons été obligées de prendre en 2010".

Invité à commenter d'éventuelles fermetures d'Entreprises publiques (DEKO) et hôpitaux avec des licenciements de personnel, M. Papaconstantinou a mis l'accent sur le fait que "nous avons dit sur tous les tons que la logique doit dominer, tant du point de vue de la dimension que du contenu et du coût opérationnel du secteur public. Aucun citoyen souhaite payer pour des organismes morts sans contenu, voire des entreprises dont le maintien coûte plus que ce qu'elles ne rapportent aux citoyens. Nous avons dit aussi que les biens publics ne sont pas supprimés".

Papaconstantinou: Le gouvernement ne brade pas le patrimoine de l'Etat

Le gouvernement met en valeur le patrimoine de l'Etat, mais ne brade pas, et les décisions sont prises par le gouvernement grec et personne d'autre, a souligné le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, commentant une interview du représentant de la Commission européenne, Servaas Deroose dans la presse du dimanche.

M. Papaconstantinou qualifie les déclarations de M. Deroose de "tout au moins malencontreuses et certainement inexactes", relevant que les décisions sont prises en pleine transparence et avec comme seul critère l'intérêt public, et que si la mise en valeur des propriétés publiques ne peut contribuer de manière déterminante à une reprise de la croissance, elle sert toutefois à diminuer la dette du pays.

07/02/2011

Chryssochoïdis: Premiers programmes de la Loi sur les investissements à la mi-mars

Le ministère du Développement régional et de la Compétitivité lancera à la mi-mars les appels d'offres pour les premiers programmes de la nouvelle Loi sur les investissements, d'un budget total de 4 milliards d'euros sur l'ensemble de l'année en cours.

"Le 15 mars, nous lançons les appels d'offres de programmes qui comportent 650 millions d'euros de subventions et 1,5 milliard d'euros d'abattements fiscaux nets", a déclaré le ministre, Michalis Chryssochoïdis, à l'intention des représentants des classes productives samedi à Lamia (Grèce centrale).

Par ailleurs, M. Chryssochoïdis a annoncé la finalisation dans le courant du mois de février des appels à manifestation d'intérêt adressés aux banques, suivie de la promotion en mai sur le marché des programmes:

"Fonds de l'entreprenariat" d'un budget total de 1,2 milliard d'euros pour les petites et moyennes entreprises (PME),

"Fonds ENALIO" pour la pêche d'un budget initial de 35 millions d'euros,

"Fonds de l'entreprenariat agricole" d'un budget initial de 150 millions d'euros,

lancement prochain d'un programme de 120 millions d'euros via le fonds JEREMIE visant à aider les nouvelles PME fonctionnant depuis au plus 3 ans,

financement toujours via JEREMIE d'une enveloppe de 60 millions d'euros destinée à octroyer de petits prêts et d'une enveloppe de 180 millions d'euros pour des programmes de convergence numérique,

création prochainement en 2011 du "Fonds de l'extraversion", nommé Go2Market, doté de fonds publics de 70 millions d'euros au titre du Cadre national stratégique de Référence (ESPA).

Sont également prévus la présentation dans le prochain mois d'un plan d'action pour "une Grèce amicale pour les entreprises", qui comprendra des initiatives novatrices en faveur de l'environnement des affaires, le vote très prochainement de la simplification de la délivrance des licences pour les professions techniques, les activités de transformation et les parcs entreprenariaux, ainsi que la mise en application dans les deux prochains mois de la loi pour la création d'une entreprise en seulement 24h.

Enfin, M. Chryssochoïdis a fait référence au Pacte de stratégie régionale qui sera contracté avec chacune des 13 régions du pays, lequel constituera un contrat de développement garantissant des politiques et actions destinées à matérialiser des objectifs fixés d'un commun accord par l'Etat et les organisations locales.

30/01/2011

Le ministre des Finances se prononce sur l'idée de rachat des obligations grecques

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a évoqué la nécessité d'une discussion sur l'idée d'un rachat des obligations grecques à un prix inférieur du prix nominal.

En réponse à une question relative à cette idée de rachat des obligations, et en marge du Forum économique mondial (WEF), M. Papaconstantinou a dûment déclaré que la matérialisation de cette idée exige de l'argent et "qu'il s'agit là d'une des idées en cours de discussion mais non officiellement".

De surcroît, le ministre des Finances s'est référé au "paquet" de mesures attendu dans les prochains deux mois pour faire face globalement à la crise financière de l'Europe, ce qui permettra a-t-il estimé, d'améliorer le climat des marchés financiers, "et nous permettra au cours de cette année, peut-être vers la fin, de nous repositionner sur lesdits marchés avec une émission d'obligations beaucoup plus importante".

Une commission gréco-suisse pour contrôler des fuites de capitaux

Le premier ministre, Georges Papandréou, et la présidente de la République helvétique, Doris Leuthard, sont convenus en marge vendredi du Forum de Davos de mettre en place une commission bilatérale, qui sera chargée de contrôler des fuites de capitaux non déclarés au fisc de la Grèce vers la Suisse.

Sur cette question, le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou a précisé encore que, en plus de cette commission, la Grèce vérifiera toutes les informations concernant des transferts de fonds à partir de la Grèce vers la Suisse mais aussi vers d'autres pays.

24/01/2011

Papaconstantinou: Pas de hausses d'impôts et de TVA en 2011

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a affirmé que le programme d’adaptation de l’économie grecque engagé en 2010 se poursuivra sur les trois prochaines années, avec pour axes principaux la réduction des dépenses publiques, l’élargissement de l’assiette fiscale et la répression de la fraude et de l’évasion fiscales.

Dans une interview au journal "Eleftherotypia du Dimanche", M. Papaconstantinou exclut toute nouvelle hausse des coefficients de TVA et, plus généralement, des impôts, explicitant que les recettes requises proviendront de la répression de la fraude et de l’évasion fiscales et de la diminution des dépenses, afin "de ne pas accabler massivement les salariés et les retraités".

Selon le ministre, il sera question "d’un exercice et d’un dialogue auquel seront invités à participer tous les partis politiques et tous les partenaires sociaux". "En particulier pour les partis politiques, qu’ils nous disent quels sont les choix alternatifs concrets qu’ils proposent", a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Papaconstantinou se dit convaincu que la Grèce "peut et évitera" la restructuration de la dette, pour expliquer dans la foulée que cela sera possible "en créant et en conservant sur plusieurs années un excédent primaire de l’ordre de 5%-6%, en réussissant de grandes innovations et changements structurels qui accroissent le vrai rythme de croissance de l’économie de plus de 2%, mais aussi grâce à l’allongement de la durée de remboursement du prêt de 110 milliards et – nous espérons – à des conditions plus favorables de financement dans le cadre des nouvelles décisions européennes qui seront prises".

M. Papaconstantinou réaffirme que la Grèce reviendra sur les marchés dans le courant de l'année, avec en premier l'émission de "l'obligation de la diaspora, qui sera émise "dans les tout prochains mois" et s'adressera aux Grecs de l'étranger avec un rendement "inférieur au taux actuel du marché".

Enfin, M. Papaconstantinou se déclare opposé à la tenue d'élections anticipées et aux solutions dites "oecuméniques", à savoir des gouvernements d'union nationale, faisant valoir qu'elles "aboutissent souvent à la logique du dénominateur commun", alors que "l'expérience montre que les décisions qui changent les choses sont prises par des gouvernements forts".

Provopoulos: Non à la restructuration de la dette

Le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos, s'est déclaré catégoriquement opposé à toute éventualité de restructuration de la dette de la Grèce, dans une interview parue dans le journal "Ethnos du Dimanche", avertissant que "même le simple débat sur une restructuration porte préjudice au pays".

Selon M. Provopoulos, "la restructuration entraînerait des réactions incontrôlables en chaîne, lesquelles ouvriraient un nouveau long cycle de suspicion sur l'avenir de l'économie grecque, le coût politique et économique s'avérant alors, a-t-il expliqué, beaucoup plus grand que le coût à court terme de l'adaptation budgétaire que nous sommes appelés à réaliser aujourd'hui".

Par ailleurs, M. Provopoulos a souligné que "l'allongement du remboursement (du prêt) serait un développement positif, mais cela ne constituerait nullement une panacée". "Aucun allongement ne nous exempterait de notre devoir de progresser avec une rigueur absolue et un rythme rapide dans la voie de l'adaptation budgétaire et structurelle", a averti M. Provopoulos, alors que se référant aux discussions concernant un traitement européen global de la crise dans la zone euro, il a insisté qu'il "est évident que devant cette perspective, il ne faudra nous laisser aller à aucun relâchement de l'effort que nous avons engagé, mais au contraire l'intensifier".

Selon le gouverneur de la BdG, "les objectifs que pose le Mémorandum pour notre pays sont le minimum que nous devons faire pour faire face à la présente crise", avertissant que toute déviation de ces objectifs impliquerait des "conséquences catastrophiques".

Concernant enfin le système bancaire grec, M. Provopoulos a estimé que les banques grecques auront à relever après la crise de sérieux défis, préconisant à cet effet des alliances stratégiques et des fusions.

05/01/2011

Papaconstantinou: La Grèce ne discute pas de restructuration de sa dette avec ses créditeurs

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a exclu catégoriquement toute éventualité de restructuration de la dette de la Grèce, lors d'une interview lundi accordée à l'agence Reuters.

La Grèce fera face à la crise de dette souveraine, soutenue par des dénationalisations à hauteur de 7 milliards d'euros et ne discute pas de la restructuration de sa dette avec ses créditeurs, a tranché M. Papaconstantinou, à une question de la correspondante de l'agence Reuters à Athènes.

Le ministre a souligné que la Grèce a réduit sa dette et honoré ses obligations contractées vis-à-vis du FMI et de l'UE concernant le prêt de 110 milliards d'euros, promouvant ses réformes structurelles et ne discutant aucunement avec des détenteurs d'obligations grecques d'un allongement de la durée de remboursement de ces titres.

"Il n'y a pas de telles discussions", a assuré M. Papaconstantinou, démentant des informations faisant état de discussions en cours entre la Grèce et des banques. "Cela n'aiderait ni la Grèce, ni l'économie grecque, ni les banques grecques, ni les citoyens grecs, ni le problème européen", a-t-il ajouté.

M. Papaconstantinou a informé que la Grèce enregistre des progrès constants pour réduire son déficit et promeut des réformes non populaires, afin de s'assurer le versement de la 4e tranche du prêt à hauteur de 15 milliards d'euros en mars. "Nous clôturons 2010 avec l'objectif (atteint), les réformes respectent le calendrier (...) Il n'y a aucunement lieu de craindre pour le prochain versement, ou tout prochain versement, dès lors que nous faisons notre travail correctement", a-t-il dit.

Commentant les recettes à venir provenant des dénationalisations, le ministre a indiqué qu'elles se monteront à 1 milliard d'euros pour l'année en cours et à 6 milliards supplémentaires en 2012-2013, comprenant les aéroports, les entreprises d'utilité publique (DEKO) et les biens fonciers et immobiliers, tout comme la cession d'une série de licences de jeux de hasard.

Enfin, M. Papaconstantinou a informé que la Grèce continue à projeter son retour sur les marchés des obligations à un certain moment en 2011, tout comme d'émettre des obligations dites de la diaspora pour les Grecs de l'étranger, alors qu'il a confirmé l'avancement des discussions concernant l'achat d'obligations grecques par la Chine, comme convenu lors de la visite du premier ministre chinois, Wen Jiabao, à Athènes en octobre, sans toutefois pouvoir dire rien de plus sur le montant et la date de l'achat.

06/12/2010

Pamboukis: Investir dans un nouveau modèle de développement

Le ministre d’Etat chargé des Investissements, Haris Pamboukis, a plaidé pour un nouveau modèle de développement, qui intègrera la compétitivité et la transparence et alliera les "forces cachées de la Grèce", dans son discours à titre de principal intervenant au 12e Forum annuel de Capital Link à New York.

"Nous savons qu’il ne faut pas que nous devenions une économie compétitive simplement en recourant à des méthodes classiques de diminution de salaires. A l’opposé, nous devons investir dans un modèle différent de développement, en y intégrant la compétitivité et la transparence, en saisissant et en mettant en valeur les forces cachées de la Grèce. Il existe un grand potentiel de développement, au niveau actuel, d’autant plus lorsque la compétitivité aura été recouvrée", a souligné M. Pamboukis, ne manquant pas de signaler dans la foulée les possibilités supplémentaires de développement résultant des réformes et qui peuvent conduire à accélérer les processus d’une croissance durable à moyen et long terme.

M. Pamboukis, qui a tenu à bien souligner que le problème de la Grèce est sa dette publique et non sa dette totale, a noté qu’il existe d’importants financements non utilisés de l’UE pour la promotion des investissements publics, concernant de grands travaux d’infrastructure non valorisés voire totalement abandonnés, pour les trois années à venir.

"Nous avons un programme de privatisations offensif et bien étudié qui couvre les secteurs des transports d’utilité publique, de l’énergie, des télécommunications, de jeux de hasard et des banques. Il comprend des ventes directes, des contrats de concession, des appels d’offres publics et des coopérations stratégiques. Il existe aussi un immense porte-feuille de biens fonciers qui commence à être géré, lequel englobe des terrains, des zones côtières, des hôtels, mais également des biens touristiques, qui sont tous biens de l’Etat et sous contrôle de l’Etat à l’heure actuelle, et que nous avons retenus dans nos priorités de développement, surtout via des partenariats entre secteurs public et privé", a souligné M. Pamboukis, avant de passer à un autre atout de l’économie grecque, la marine.

"Il existe une communauté maritime grecque dynamique, qui contrôle une grande partie de la marine internationale. Il existe des ressources humaines d’un niveau élevé capables de soutenir les efforts de croissance et de développement. La Grèce a le plus fort taux de diplômés universitaires au sein de l’UE. Et enfin il y a un engagement puissant - comme défini dans le nouveau Fast Track - de soutenir et faciliter les investissements étrangers directs", a encore insisté le ministre, lançant un appel général "de faire un pas en avant et donner une nouvelle impulsion à l’économie grecque".

"Pour transformer la Grèce, a-t-il conclu, en un pays en faveur des investissements, avec un environnement stable et transparent pour les investissements, qui engendrera des résultats bénéfiques à long terme à la fois pour la communauté des investisseurs et le peuple grec".

"Journée de la Grèce" à la Bourse de New York

Une "Journée de la Grèce" a été organisée vendredi à la Bourse de New York par NYSE Euronext en collaboration avec la société Capital Link, dans le cadre du 12e Forum annuel de Capital Link, qui s’est tenu la veille au Metropolitan Club sur le thème "En réformant la Grèce: Opportunités et défis".

Un déjeuner officiel a été offert par la Bourse de New York en l’honneur du ministre d’Etat, Haris Pamboukis, chargé des Investissements, des sociétés cotées à la Bourse de New York et des sociétés ayant participé aux travaux du 12e Forum de Capital Link.

Des médailles commémoratives ont été émises pour célébrer cet événement par la Bourse de New York, alors que dans le cadre de la cérémonie officielle, M. Pamboukis a échangé des cadeaux avec Duncan Niederauer, Chief Executive Officer de NYSE Euronext.

Par la suite, M. Pamboukis a sonné la fameuse "Closing Bell" marquant la fin de la séance de la Bourse à New York.

La Grèce un pays amical pour les investissements

S'adressant à la presse à l'issue du 12e Forum annuel des investisseurs de la société Capital Link au Metropolitan Club à Manhattan, le ministre d'Etat chargé des investissements, Haris Pamboukis, a souligné l'importance des réformes structurelles mises en oeuvre par le gouvernement pour faire de la Grèce un pays amical pour les investisseurs avec un minimum de risques.

"On peut avoir n'importe quelle fiscalité, mais il n'est pas normal de changer constamment les coefficients d'imposition, car il devient impossible de prévoir l'amortissement", a notamment déclaré M. Pamboukis, ajoutant que "ce qui compte avant tout est la création d'un environnement de stabilité et de transparence, une baisse de la bureaucratie, qui prend de multiples formes", enchaînant notamment sur une explication de la nouvelle procédure du "Fast Track" en vue que la Grèce devienne plus compétitive.

En réponse à un journaliste concernant le calendrier de la mise en application du programme gouvernemental pour les investissements, M. Pamboukis a observé qu'il s'agit d'un effort collectif impliquant la collaboration de plusieurs ministères, précisant que ce programme n'a rien à voir avec le Mémorandum de la Troïka, mais qu'il est important qu'il fasse partie du programme du gouvernement.

Le 12e Forum des investisseurs ciblait cette année à mieux faire connaître les avantages que présente la Grèce, même en temps de crise, dans les secteurs de l’énergie, du tourisme et des nouvelles technologies en particulier.

Après le message de salutations du président de Capital Link, Nicolas Bornozis, les travaux ont été inaugurés par une allocution de l'ambassadeur de Grèce aux Etats-Unis, Vassilis Kaskarélis, alors qu'ont suivi des interventions de l'ancien ambassadeur des Etats-Unis à Athènes, Daniel Speckhard, du SG du ministère de la Protection du Citoyen, Grigoris Tassoulas, de Georges Kyriakos, secrétaire spécial des Entreprises d'utilité publique (DEKO), de Nicolas Mantzoufas, secrétaire spécial du Partenariat des secteur public et privé (SDIT) et du SG à la Culture et au Tourisme, Yannis Pyrgiotis.

Le Forum de Capital Link était placé sous l'égide du ministre d'Etat avec le soutien des Bourses de New York et d'Athènes, Citigroup, la société Tsakos Energy Navigation Ltd (TEN Ltd) et autres sponsors.

24/11/2010

Papaconstantinou: La Grèce compte retourner sur les marchés en 2011

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a décrit les 10 grands défis que doit relever l'économie grecque en 2011, en soulignant qu'il "reste encore beaucoup à faire, nous avons les changements structurels destinés à rendre la réduction du déficit durable et les finances du pays viables".

M. Papaconstantinou s'est dit "ouvert" à une probabilité de rallongement du contrat de prêt ou de l'obtention d'un prêt supplémentaire, explicitant qu'il peut y avoir une discussion sur l'ensemble de la procédure de remboursement, mais tranchant qu'il "n'existe aucune décision à l'heure actuelle concernant une rallonge ni aucune discussion sur un prêt supplémentaire à partir de 2013".

Le ministre a réitéré que l'objectif de la Grèce est de retourner sur les marchés en 2011. "De notre côté, nous faisons notre travail. Le reste arrivera en temps opportun, en fonction de comment se passent les choses", a-t-il ajouté. La Grèce aura d'importants besoins d'emprunts en 2014 et 2015 pour rembourser le prêt.

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a été très ferme en excluant qu'il "soit question de licenciements de fonctionnaires", en informant que les mutations dans le secteur public, au sens étroit du terme, ne seront pas considérées comme de nouvelles embauches - comme cela a été convenu en règle générale avec la Troïka -, mais comme un transfert de personnel.

Ainsi, à l'occasion de la fin de ce nouveau tour de concertations avec la Troïka concernant l'actualisation du Mémorandum en vue du versement de la 3e tranche du prêt à la Grèce, M. Papaconstantinou a cité les dix défis:

1. Gestion et contrôle des dépenses publiques et, dans ce cadre notamment, la désignation le 1er trimestre 2011 d'inspecteurs économiques dans les organismes les plus importants du gouvernement central, l'élaboration d'un Cadre stratégique budgétaire à moyen terme 2012-2014 (2e trimestre 2011), comportant des orientations générales sur l'augmentation des recettes, la diminution des dépenses ainsi que des réajustements budgétaires (baisse du déficit de 17 à 6,4 milliards d'euros). Ce cadre sera discuté dans un premier temps au sein du gouvernement, ensuite avec la Troïka lors du nouveau contrôle en février 2011, pour être enfin voté par le Parlement,

2. Lutte contre l'évasion fiscale, en particulier avec en décembre les projets de loi des ministères des Finances et de la Justice (procès-express), alors que sera annoncée la semaine prochaine la fusion de recettes du fisc et au cours du 1er trimestre 2011 la réorganisation globale du ministère des Finances,

3. Diminution des déficits des DEKO, avec au 1er trimestre 2011 la proposition globale pour les suppressions et fusions d'organisme, et il "est évident qu'il y aura des réductions d'effectifs dans les DEKO déficitaires, mais toujours selon la règle (mutations)". Chaque DEKO mettra en application son propre plan opérationnel, un débat y afférent devant être engagé avec les employés,

4. Réforme du secteur public, avec au total 40.000 départs en 2010 et avec en 2011 quelque 8.000 embauches (selon la règle de un recrutement pour 5 départs), la priorité devant être donnée à l'éducation, santé et assurances, ainsi que dans les secteurs où des besoins se font ressentir, comme inscrit aussi dans le Mémorandum (tribunaux fiscaux, répression de l'évasion fiscale, etc.). La nouvelle grille unifiée des salaires sera prête le 2e trimestre 2011 et entrera en vigueur à partir de la fin 2011,

5. Lutte contre les gaspillages dans le domaine de la santé, avec l'instauration d'une liste de médicaments et une baisse des prix, un nouveau cadre pour les fournitures et des contrôles internes dans les hôpitaux,

6. Relations de travail, avec un nouveau projet de loi à la fin de l'année du ministère de l'Emploi, M. Papaconstantinou imputant le retard existant au changement de ministre et annonçant que les contrats en entreprise priment sur les contrats sectoriels, sous certaines conditions précises, telles que "concernant le salaire minimum, il ne pourra être inférieur au seuil de la Convention nationale collective",

7. Libération des professions fermées, le projet de loi y afférent devant être voté au cours du 1er trimestre 2011,

8. Environnement des affaires - développement, avec entre autres le plan d'action pour la libération du marché de l'énergie qui sera présenté durant le 4e trimestre de 2011,

9. Secteur financier, les axes principaux étant la restructuration de ATEbank (Banque Agricole) (4e trimestre 2010 et séparation fonctionnelle de la Caisse des consignations et des prêts (1er trimestre 2011). Invité à dire s'il y a exhortation aux banques de fusionner, le ministre a indiqué que "les banques grecques réalisent des actions très sérieuses et généreuses, laissant ainsi libre choix à chaque établissement sur les moyens de renforcer sa place (augmentation de capital, fusion ou combinaison des deux). Nous sommes, a-t-il ajouté, au début d'un remaniement radical du système bancaire et nous verrons beaucoup de choses",

10. Mise en valeur des biens publics - dénationalisations, avec pour la première fois un recensement de tous les biens publics (2e trimestre 2011), alors que le programme détaillé sera rendu public d'ici la fin 2010. L'objectif est de percevoir 7 milliards d'euros en 2011-2013 et au moins 1 milliard en 2011.

Revenant enfin sur le calendrier des prochains contacts de la Grèce avec la Troïka, M. Papaconstantinou a indiqué que les deux textes qui ont été convenus hier (lundi) - Mémorandum actualisé et orientations actualisées de politiques économiques - seront signés dans les 10 prochains jours. Le prochain Ecofin de décembre décidera, sur la base du rapport relatif de la Commission européenne, le versement en janvier de la 3e tranche du prêt qui incombe à la zone euro, alors qu'une décision semblable sera prise le même mois par le FMI qui opèrera le versement entre les 15 et 20 du même mois. Concernant enfin la 4e tranche d'un montant de 15 milliards d'euros, qui sera versée en mars 2011, le contrôle de la Troïka sera effectué en février.

19/11/2010

Papaconstantinou: Le Budget 2011 pose les bases de la croissance

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a qualifié le Budget de l'Etat 2011 de "budget difficile qui poursuit l'adaptation budgétaire et pose les bases de la croissance du pays", en soulignant qu'il instaure pour la première fois l'application d'une gestion budgétaire étendue à l'ensemble du gouvernement central.

S'exprimant dans une conférence de presse sur le Budget jeudi, M. Papaconstantinou a réitéré l'objectif de revenir pour emprunter sur les marchés en 2011, faisant valoir que plus vite la confiance sera recouvrée et dans la foulée les marchés s'ouvriront à la Grèce, plus vite la croissance sera de retour.

Le Budget table sur une récession de 4,2% en 2010 et de 3,0% en 2011, les indices commençant à se rétablir dans la voie d'une reprise en 2012, le ministre retenant comme principal point de départ et facteur déterminant du nouveau budget, la grande révision du déficit budgétaire et de la dette publique vers le haut par Eurostat, le déficit passant, selon les données du ministère, de 10 milliards en 2003 à 36,2 milliards en 2009 et la dette de 168 milliards à 298 milliards sur la même période.

Le nouveau budget prévoit des interventions de 14 milliards d'euros et une baisse du déficit de 5 milliards (à savoir de 22 à 17 milliards ou de 9,4% à 7,4% du PIB), M. Papaconstantinou expliquant que l'écart de 9 milliards entre le montant des interventions et la baisse effective du déficit "se perdent" du fait de la récession (moins de recettes), de l'augmentation automatique des dépenses pour les salaires et les retraites, ainsi que les dépenses de 1,7 milliard pour le paiement d’intérêts.

Trois interventions sont réalisées au titre de la nouvelle Loi de Finances - avec des rendements des mesures convenues entièrement avec les experts de la Troïka -, à savoir celles qui ont déjà été engagées l'année en cours et se poursuivront en 2011, celles prévues dans le Mémorandum, et de nouvelles interventions.

Plus précisément, le coefficient de TVA passe de 11% à 13% et de 5,5% à 6,5% respectivement à compter du 1.1.2011, le taux étant réduit de 11% à 6,5% par contre pour les médicaments et l'hébergement touristique (hôtels et services y afférent), alors qu'est abandonné définitivement le scénario de passage de 30% de produits et services de 11% à 23%.

Les taxes sur le fuel des véhicules et de chauffage sont alignées (soit une hausse pour le chauffage), une allocation chauffage de 400 millions devant être accordée par compensation sur les années 2010-2011 selon des critères déterminés.

Il est prévu en outre, par le vote d'une nouvelle loi fiscale en décembre, une baisse de la fiscalité de 24% à 20% sur les bénéfices des entreprises qui sont réinvestis.

A partir de la mi-2011 seront augmentés les prix forfaitaires dans l'immobilier - sur la base desquels sont calculées les taxes des transactions -, alors qu'est suspendue durant deux ans le dit "pothen esches" - une déclaration devant justifier la capacité financière du contribuable d'acquérir le bien immobilier et l'origine de ses revenus - concernant l'achat d'une résidence principale, comme moyen de stimuler la branche du bâtiment.

Les nouvelles interventions contenues dans le budget portent sur quatre fronts, centrées essentiellement sur la répression de l'évasion fiscale, la gestion des entreprises publiques (DEKO), la gestion des caisses d'assurance et de retraites, le système national de santé.

Le cadre intégral de lutte contre l'évasion fiscale sera rendu public dès la semaine prochaine, alors que seront annoncées également, "dans le cadre d'un meilleur rendement avec moins de fonds", la fusion ou la suppression d'environ 100 recettes du fisc et bureaux des douanes.

Concernant l'allocation famille, soit une enveloppe totale de 800 millions d'euros aujourd'hui, les financements passeront à 150 millions, qui seront distribués sur la base de critères de revenus, le ministre soulignant qu'il n'y aura aucun impact pour les familles aux revenus faibles et moyens, alors qu'il a également exclu toute réduction de l'allocation chômage (qui à partir de 2012 sera également versée en fonction de critères de revenus) et toute augmentation du billet d'entrée de 3 euros pour examens dans les hôpitaux publics.

Avant la fin 2010, le gouvernement présentera toute la gamme d'actions sur le front des dénationalisations et de la mise en valeur des biens immobiliers publics, alors qu'au sujet du secteur bancaire - qui a fait selon le ministre des "pas sains importants en avant (augmentations de capital, sources de financements) et commence à surmonter la crise -, le ministère des Finances est en discussion avec la Troïka concernant certains dossiers spécifiques, notamment l'augmentation de capital et le plan de restructuration de ATEbank (Banque Agricole).

Enfin, le projet de loi sur la libération des professions fermées est en cours de préparation en commission compétente, et une intervention d'ensemble est attendue d'ici la fin de l'année.

Au chapitre des DEKO, le gouvernement interviendra par un plan opérationnel pour chacune d'elles séparément, l'accent étant mis sur la limitation du coût salarial (il excède les recettes dans cinq d'entre elles) et la mise en valeur de leurs avoirs et biens. Ainsi, pour l'ensemble des DEKO, il est prévu entre 2010 et 2011 une réduction de 24,25% des dépenses salariales, de 74,36% des emprunts et de 52,24% des investissements.

Interrogé sur le personnel des DEKO, le ministre a tranché que "nous ne commençons pas avec une logique de licenciements, et une telle obligation n'a pas été posée par la Troïka. Nous épuiserons toutes les solutions alternatives, en s'efforçant de protéger et non de faire disparaître les travailleurs", tout en explicitant qu'il n'y aura pas de renouvellement de contrats pour 10.000 contractuels dans le secteur public dans son ensemble.

Pour conclure, M. Papaconstantinou a exprimé la volonté du gouvernement d'activer en 2011 la nouvelle grille unifiée de salaires dans la fonction publique, les concertations avec l'Union des fonctionnaires (ADEDY) ayant d'ores et déjà débuté et que sont attendues dans les prochains mois une étude y afférent et les positions du gouvernement, avant de réitérer que le gouvernement ne discute pas de diminutions de salaires dans le secteur privé.

Objectifs 2011: Baisse de 6% du déficit public, 14 millions d'économies

Le Premier ministre, Georges Papandréou, a annoncé jeudi en Conseil des ministres devoir cibler en 2011 une baisse de 6% du déficit - ce qui correspond à 14 milliards d'euros d'économies, expliquant qu'avec la nouvelle évaluation des finances publiques en 2009, "notre point de départ a changé", étant donné que le déficit en 2009 ne s'est pas chiffré, "comme nous le pensions", à 32 milliards d'euros, mais à 36,2 milliards, soit en pourcentage 15,4% du PIB et non 13,6%.

"Nous choisissons pour le Budget de 2011, a déclaré M. Papandréou, de garder les objectifs initiaux de notre programme, comme nous nous en étions engagés de le faire, de réduire le déficit à 17 milliards d'euros à la fin de 2011, car, de toute façon, personne ne les paiera à notre place, puisque s'agissant de notre propre dette et qu'il nous revient de mettre de l'ordre dans nos dettes".

Ainsi, comme l'a souligné le Premier ministre, "notre effort cette année sera plus important que prévu", étant donné que "si la baisse du déficit en 2010 est de 14 milliards, elle se soustrait des 22 milliards au lieu des 18 milliards programmés".

Parlant pour atteindre ces objectifs de "solutions les plus justes", M. Papandréou s'est référé aux moyens de lutter contre les problèmes structurels de l'économie, le gaspillage des fonds publics (dans le domaine de la santé), la rationalisation de l'administration publique, alors qu'à propos des Entreprises d'utilité publique (DEKO) déficitaires, il a relevé qu'"elles n'offrent même pas des services satisfaisants".

Enfin, le chef du gouvernement a appelé les ministres à revoir tout à partir du début - sur la base du nouvel inventaire du nombre des fonctionnaires -, à savoir leur organisation, les ressources humaines, après "naturellement consultations avec l'Union des fonctionnaires (ADEDY)".

Le Budget de l'Etat 2011 déposé au Parlement

Le Budget de l'Etat pour 2011 a été déposé jeudi au Parlement par le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, en même temps qu'un bilan comptable pour l'année 2009, après avoir été approuvé le matin en Conseil des ministres.

Comme l'a indiqué le président du Parlement, Philippe Petsalnicos, le débat parlementaire aura lieu en assemblée plénière en 5 séances à partir du samedi 18 décembre jusqu'à minuit mercredi 22 décembre, le Budget étant examiné au préalable en commission parlementaire ad hoc.

17/11/2010

Papaconstantinou: Satisfaction pour la levée des réserves de Eurostat sur les données grecques

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a exprimé sa satisfaction sur le levée des réserves de la part de la l'Office européen de la Statistique (Eurostat) concernant les données statistiques de la Grèce, des données qui ont été entièrement entérinées, dans des déclarations à son arrivée mardi à la session de l'Eurogroupe à Bruxelles.

M. Papaconstantinou a noté qu'en prenant en compte le fait que le déficit sera relevé pour 2009, la Grèce aura réussi en 2010 le plus grand effort budgétaire jamais réalisé dans l'UE, avec une baisse de 6 points. C'est, a-t-il ajouté, une diminution sans précédent de 14 milliards d'euros du déficit. Le ministre a assuré que les objectifs posés pour 2011 seront entièrement respectés, la Grèce étant prête à adopter les mesures qui seront indispensables.

Enfin, M. Papaconstantinou s'est refusé de commenter des déclarations du ministre autrichien des Finances concernant la participation de l'Autriche au versement de la 3e tranche du prêt à la Grèce, en observant que des éclaircissements ont été apportés depuis côté autrichien.

Déficit de trésorerie du gouvernement central de 20,618 millions d'euros en janvier-octobre

Le déficit de trésorerie du gouvernement central (résultat net du Budget de l'Etat en fonction des comptes de gestion de la dette) a été ramené à 20,618 millions d'euros sur la période janvier-octobre 2010, contre un déficit de 27,119 millions d'euros en glissement annuel.

Selon un communiqué de la Banque de Grèce (BdG), les recettes du budget ordinaire sur cette même période ont augmenté, atteignant 40,163 millions d'euros, contre 38,903 millions d'euros un an plus tôt.

Concernant les dépenses du budget ordinaire, elles ont reculé à 54,572 millions d'euros contre 59,674 millions d'euros un an plus tôt.

13/11/2010

Papaconstantinou: Le programme de stabilisation de l'économie "tient la route"

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a démenti catégoriquement vendredi soir des informations de l'agence Dow Jones qui, citant des sources gouvernementales anonymes, soutenait que le gouvernement annoncera de nouvelles mesures de 4,5 milliards d'euros en même temps que le Budget 2011.

Prenant la parole au journal télévisé de la chaîne privée Mega, M. Papaconstantinou a tranché que le programme de stabilisation de l'économie "n'a pas du tout dérapé" comme le soutiennent certaines dépêches dans les médias, soulignant que l'adaptation budgétaire avoisinera cette année le taux extrêmement important de 6% du PIB et en chiffres absolus plus de 14 milliards d'euros. La ND, a-t-il ajouté dans la foulée, avait dit que le déficit de 2009 serait de 10 milliards et il était finalement de 35 milliards, et nous le réduisons à 20 milliards, explicitant que le gouvernement a fait plus que ce qu'il s'était engagé.

Invité à dire si les représentants de la Troïka (UE-BCE-FMI) demanderont de nouvelles mesures lors de leur entretiens à partir de lundi prochain en vue du dépôt du Budget 2011 au Parlement, le ministre a dit estimer que les mesures à hauteur au total de 9,5 milliards d'euros inscrits au Mémorandum sont suffisantes, mais si des interventions supplémentaires étaient jugées indispensables, elles porteraient exclusivement sur le volet baisse des dépenses publiques, renvoyant à la diminution des dépenses pour les médicaments et la diminution des subventions aux entreprises d'utilité publique (DEKO). Nous étudions, a-t-il ajouté, "une série de solutions alternatives", avant de trancher avec fermeté que rien n'est plus faux que les allégations sur de nouvelles mesures de l'ordre de 4 milliards d'euros.

Interrogé sur d'éventuelles coupes concernant les travailleurs des DEKO, le ministre a expliqué qu'il y aura un plan de restructuration pour chacune des entreprises publiques, en fonction de la situation spécifique à chacune d’elle, afin que le phénomène de 1,7 milliard de déficits cesse. L'objectif est de ne pas porter préjudice aux travailleurs et d'avoir de meilleurs services pour les citoyens, a-t-il dit.

Pressé de dire si des licenciements sont envisagés dans les DEKO, M. Papaconstantinou a reconnu que les DEKO auront des effectifs moins nombreux au terme de le procédure de restructuration, mais précisé aussitôt que cela ne sera pas le résultat de licenciements, mais de mutations, de départs à la retraite et, en dernière solution, le non-renouvellement de contrats de travail.

Au chapitre de la hausse de la TVA, le ministre a informé que le projet de faire passer 30% de produits et services du coefficient de 11% à 23%, comme le prévoyait initialement le Mémorandum, n’aura pas lieu, sans toutefois donner plus de précisions.

01/11/2010

Papaconstantinou: Les décisions sur la TVA figureront dans le projet final du Budget

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a informé que les décisions définitives sur la TVA figureront dans le projet final du Budget de l'Etat 2011, en explicitant qu'elles seront prises en tenant compte des engagements que la Grèce a contractés dans le cadre du Mémorandum, mais aussi en veillant à ce qu'elles pèsent au minimum sur le marché et les ménages.

S'exprimant dans une interview au journal "Eleftherotypia du Dimanche", M. Papaconstantinou a exclu la supression des 13e et 14e salaires dans le secteur privé, en expliquant que cette question "avait été posée par la Troïka, nous l'avons négociée et l'affaire est close".

Interrogé sur la publication des déclarations de revenus, le ministre a soutenu que "la publication des données fiscales ne constitue pas une punition, mais de la transparence. Le contribuable honnête n'a rien à craindre, mais pour le contribuable dont tous connaissent ou voient le train de vie et qui déclare des revenus de misère, l'heure est venue qu'il commence à rendre des comptes. Dans tous les cas, nous attendons aussi l'avis de l'Autorité de protection des données (personnelles)".

Passant à la question des retraites, M. Papaconstantinou a assuré que "les retraités et les chômeurs figurent dans les priorités immédiates concernant le renforcement de leur revenu". "Notre objectif est qu'au fur et à mesure que nous avançons en réussissant l'objectif du programme, nous essayions de restituer une partie du dividende du succès et de compenser les pertes pour tous les citoyens qui ont été appelés à aider", a-t-il ajouté.

Au chapitre de la répression de l'évasion fiscale, le ministre a indiqué que "les mécanismes du fisc procèdent aujourd'hui à des croisements de données et à des contrôles ciblés, appliquent des plans d'action pour percevoir des dettes venant à échéance, confisquent des bateaux (de plaisance) et bloquent des comptes de grands contrevenants".

Enfin, au plan politique plus général, M. Papaconstantinou a tranché qu'il n'est pas dans les intentions du gouvernement d'aller à des élections anticipées, tout en notant que "le résultat des élections territoriales sera apprécié dans son ensemble, afin que le gouvernement puisse poursuivre son effort actuel de sauvetage du pays avec le soutien des citoyens".

Le gouvernement finalise ses décisions sur la fiscalité courant novembre

Le gouvernement devrait finaliser courant novembre ses décisions en matière de fiscalité, lesquelles seront intégrées au Budget de l'Etat 2011.

Il s'agit principalement des décisions concernant le passage de produits du taux d'imposition de 11% à un taux supérieur, ainsi que les taxes sur les voitures.

Si le passage de produits de la catégorie d'imposition de 11% à 23% est prévu dans le Mémorandum signé par le gouvernement grec avec la Troïka (UE-BCE-FMI) pour être mis en application à compter du 1.1.2011 et faire rentrer dans les caisses de l'Etat au total sur l'année 1 milliard d'euros, le ministère des Finances examine divers scénarios qui permettraient de faire passer le taux de 11% à un taux intermédiaire inférieur à 23%. Les décisions seront arrêtées après les prochaines concertations avec la Troïka qui est attendue à Athènes dans le courant du mois de novembre pour le contrôle programmé de la marche de l'économie grecque avant l'approbation du versement de la 3e tranche du prêt à la Grèce.

Par ailleurs, le gouvernement a décidé de reporter d'au moins six mois l'augmentation des "prix forfaitaires" des biens immobiliers - sur la base desquels est calculé l'impôt à payer lors des transactions. La date prévue initialement était le 1.1.2011, mais le report a été jugé impératif, afin de ne pas grever le marché de l'immobilier qui connaît une chute libre de 30% par rapport à l'an dernier et a un impact décisif sur la croissance globale de l'économie grecque. Notons que les hausses des "prix forfaitaires" engendraient jusqu'ici non seulement une hausse sur les taxes à payer, mais dans le même temps se répercutaient sur les "prix commerciaux" - les vrais prix payés lors des transactions - des biens immobiliers.

Par conséquent, le ministère des Finances s'orienterait vers une augmentation des prix à partir de juin 2011, le projet avancé visant à terme l'alignement des "prix forfaitaires" sur les "prix commerciaux".

Rappelons enfin que le projet de loi fiscal, qui sera associé au Budget de l'Etat, matérialisera la baisse de 24% à 20% de la fiscalité sur les bénéfices des entreprises, comme annoncée par le premier ministre.

11/10/2010

Papaconstantinou: La Grèce reviendra sur les marchés courant 2011

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, est revenu dimanche, en ouverture de sa conférence de presse aux médias grecs et étrangers dans le cadre de sa participation à la session annuelle du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), sur le très clair revirement de l'image de la Grèce sur les marchés internationaux.

Les étrangers voient les très grands progrès réalisés au cours des cinq derniers mois avec la matérialisation des politiques prévues dans le programme triennal d'adaptation économique et attendent les prochains pas, a souligné M. Papaconstantinou, assurant que la Grèce a fait un démarrage très fort et qu'elle recouvre sa crédibilité perdue qui lui permettra de revenir de nouveau sur les marchés.

Rien n'est toutefois gagné encore, a-t-il noté aussitôt, souhaitant bien montrer combien la situation est encore cruciale et qu'il faut absolument une application fidèle des dispositions prévues dans le Mémorandum sur les deux prochaines années.

Invité à situer la date du retour de la Grèce sur les marchés pour emprunter, le ministre a indiqué que cela arrivera à un certain moment dans le courant de 2011 concernant les émissions d'obligations, citant les premiers messages optimistes résultant de la baisse d'environ 200 points des spreads ces derniers jours.

De plus, M. Papaconstantinou a observé que toute éventuelle révision du déficit par Eurostat n'influencera pas la matérialisation du programme d'adaptation économique. Le programme ne déraillera pas, a-t-il assuré, nous réussirons nos objectifs, même malgré toute révision.

M. Papaconstantinou constate un revirement majeur du climat face à la Grèce

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a constaté un revirement majeur du climat face à la Grèce, lors de la session annuelle du FMI et de la Banque mondiale à Washington, par rapport à la conjoncture négative de la session de printemps des deux organisations en avril dernier.

"C'est le jour et la nuit", a affirmé M. Papaconstantinou, s'empressant toutefois de bien souligner que "l'état d'alerte n'est pas fini".

Le ministre a estimé que les plus grands investisseurs institutionnels reconnaissent les progrès réalisés par la Grèce, et que le débat est centré désormais sur l'optique de croissance à moyen terme du pays. C'est d'ailleurs dans ce cadre que sont étudiées certaines initiatives d'investissements concrètes, notamment la cession d'une part minoritaire des Postes helléniques (ELTA) aux Postes belges, tout comme des Chemins de fer helléniques (OSE).

A ce point, M. Papaconstantinou a également mentionné le soutien ferme apporté par les Etats-Unis qui, en tant que plus grand actionnaire du FMI, ont contribué décisivement à l'approbation d'un aussi grand prêt à la Grèce. "Sans les Etats-Unis, il n'y aurait pas eu le programme de stabilité", a-t-il ajouté.

M. Papaconstantinou a évité de commenter les déclarations faites la veille par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, en se contentant de dire que "la Grèce a des problèmes de longue date concernant sa compétitivité, connus de tous, qui sont à présent aujourd'hui traités".

Plus tard dans la journée, M. Papaconstantinou aura des rencontres avec son homologue américain et le ministre adjoint chinois des Finances, avant une entrevue avec des représentants de l'agence internationale de notation financière Moody's.

Le ministre s'adressera ensuite à l’Institute of International Finance, et peu avant minuit donnera une conférence de presse au siège du FMI.

Dimanche, M. Paconstantinou aura un entretien avec le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

Rencontre Papaconstantinou - Strauss-Kahn à Washington

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s’est dit satisfait de sa rencontre dimanche au siège du Fonds monétaire international (FMI) avec son DG, Dominique Strauss-Kahn, soulignant qu’elle a permis de confirmer l’image de l’évolution positive du programme de stabilisation de l’économie grecque.

M. Papaconstantinou a déclaré avoir reçu l’évaluation positive du Fonds, et s’est félicité de l’appréciation commune que la Grèce commencera, dès lors qu’elle continuera sur la bonne voie, à recouvrer la confiance des marchés, ce qui lui permettra d’y avoir recours directement.

A ce point, le ministre a tenu à noter qu’il reste encore néanmoins des questions en suspens, telles que la nécessité de combattre plus efficacement l’évasion fiscale et l’aménagement des conditions qui permettront le retour à des rythmes positifs de croissance.

08/09/2010

Feu vert pour la 2e tranche du prêt à la Grèce - Examen d'alternatives pour les recettes

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a exprimé sa satisfaction pour l'approbation formelle par le Conseil ECOFIN de l'évaluation de la Commission européenne sur les progrès réalisés par l'économie grecque, en particulier au vu des objectifs fixés par le Mémorandum, et le feu vert au versement de la 2e tranche des prêts des pays de la zone euro à la Grèce.

Plus précisément, dans des déclarations à l'issue des travaux du Conseil ECOFIN, M. Papaconstantinou a affirmé que la décision relative a été prise de pure forme sans discussion, étant donné qu'il n'existait aucun point en suspens, le ministre profitant de cette occasion pour accueillir dans son équipe, dans le cadre du remaniement ministériel opéré la veille, le nouveau secrétaire d'Etat, Dimitris Kousselas, qui a pour charge le dossier très important des recettes publiques.

"Nous livrons un dur combat contre l'évasion fiscale et pour l'amélioration des recettes de l'Etat, pour remédier aux retards enregistrés aujourd'hui, et je suis convaincu que sa contribution sera décisive dans cette voie", a affirmé le ministre.

Invité à commenter le remaniement ministériel, M. Papaconstantinou a affirmé que le premier ministre a choisi de faire une série d'actions correctives, et nous sommes tous certains que sur la base des décisions qu'il a prises, nous irons encore mieux, plus vite, plus efficacement.

A ce point, et concernant un point-clé des recettes publiques, le ministre a indiqué que le gouvernement examine certaines alternatives afin de ne pas être obligé de faire passer 30% des produits de consommation courante du taux de TVA de 11% aujourd'hui au taux de 23% et, selon M. Papaconstantinou, cela serait augmenter de 1 à 2 points la TVA de tous les biens imposés actuellement à 11%, la fixation d'un taux unifié de TVA ou encore l'harmonisation de la taxe entre le fuel de chauffage et le diesel pour les véhicules.

Le ministre a tenu à préciser qu'il n'y a aucune décision retenue à ce jour et insisté que "notre souci est de garantir les recettes qui sont nécessaires pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés, avec le moins de problèmes possibles pour l'économie grecque et le marché".

Par ailleurs, à propos de la décision des "27" d'adopter deux mesures importantes pour la stratégie de sortie de la crise, la première jouant sur la coordination budgétaire via un "Semestre européen" et la seconde devant renforcer la supervision financière, M. Papaconstantinou s'est félicité de l'accord sur le premier point qui constitue un changement dans le fonctionnement du cadre de stabilité et de croissance, puisque chaque pays sera tenu à soumettre en avril de chaque année ses projets de programme de stabilité et de croissance et ses programmes de réformes.

Le ministre a noté à cet effet que la Grèce a d'ores et déjà depuis juillet dernier un nouveau cadre budgétaire grâce au vote d'une loi au Parlement qui effectue l'harmonisation avec le "Semestre européen", informant de plus que les principes fondamentaux du Budget de l'Etat grec seront décidés à moyen terme, pour être ensuite discutés au Parlement, et par la suite être spécifiés dans les détails lors du 2e semestre via la procédure du budget.

Concernant la réunion de l'Eurogroupe qui devait suivre, M. Papaconstantinou a indiqué qu'il procèderait à une information succincte de la marche de l'économie grecque, le ministre se disant satisfait que "tous reconnaissent que la Grèce a fait d'énormes pas en avant dans l'adaptation budgétaire, qu'elle a réalisé de très grands pas dans la matérialisation du programme de changements structurels, "pour lesquels non seulement elle s’est engagée par le mémorandum, mais qui constituent aussi des engagements du PASOK depuis très longtemps".

"Nous continuerons dans cette voie, avec des défis qui sont toujours là, tant au niveau de la marche du budget - où les quelconques retards dans les recettes sont compensés, et de surcroît, par les dépenses qui sont inférieures que prévues par le programme", a affirmé le ministre, ne manquant pas d’insister une nouvelle fois sur la poursuite aussi résolue des réformes structurelles, citant à titre d’exemples l’ouverture des professions fermées ou la restructuration des Chemins de fer helléniques.

Enfin, M. Papaconstantinou a annoncé qu’il effectuera la semaine prochaine, après la Foire internationale de Thessalonique (FIT), temps fort de la rentrée politique et de la politique économique du gouvernement, des visites successivement à Londres, Paris et Francfort, dans le cadre d’une campagne d’information des investisseurs institutionnels.

"Ce genre d’information se fera après chaque évaluation (de l’économie grecque) et versement de la prochaine tranche (du prêt) à notre pays, pour rester en contact avec les marchés internationaux, même si nous n’y avons pas recours à l’heure actuelle pour emprunter", a ajouté le ministre, en précisant qu’il y a accord avec la "troïka" que ces visites aient lieu en commun, de sorte à ce qu’il n’y ait pas simplement la voix de la Grèce, mais aussi la voix de soutien de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI).

14/07/2010

Papaconstantinou: "Bon point" pour les efforts d'assainissement de l'économie grecque

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est dit satisfait des réactions des dirigeants communautaires et des partenaires européens de la Grèce qui reconnaissent les efforts d'assainissement de l'économie grecque, dans des déclarations mardi à Bruxelles peu après la fin des travaux du Conseil ECOFIN.

M. Papaconstantinou a informé que le dossier de l'économie grecque a été discuté brièvement lors de l'Eurogroupe la veille, la Commission présentant à cette occasion les conclusions positives du rapport intermédiaire des experts de la "troïka" qui ont visité récemment Athènes, et s'est félicité à ce point des déclarations du président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui a apprécié positivement les efforts du gouvernement grec pour réduire le déficit budgétaire.

Le ministre a rappelé en outre que les représentants de la Commission européenne, de la BCE et du FMI sont attendus autour du 24 juillet à Athènes pour un examen détaillé qui permettra la rédaction du rapport qui servira de base aux décisions début septembre pour le versement de la 2e tranche du prêt à la Grèce pour 2010, à hauteur de 9 milliards d'euros.

M. Papaconstantinou est apparu également extrêmement satisfait du résultat de l'émission de bons du Trésor, en soulignant que le taux obtenu a été inférieur au taux d'emprunt du mécanisme européen de soutien à la Grèce, se félicitant aussi de l'intérêt manifesté par dix banques étrangères, un facteur, a-t-il noté, qui n'est pas habituel pour ce type d'émissions de titres publics.

Concernant les autres grands dossiers des réunions de l'Eurogroupe et ECOFIN, M. Papaconstantinou a fait état d'un accord politique de principe entre les "27" concernant la réforme du Pacte de stabilité, et plus précisément le mode de suivi des développements budgétaires dans les Etats membres, les sanctions contre les pays surendettés, le renforcement de la surveillance, ainsi que la prévention rapide des déraillements budgétaires, tout en citant l'existence de désaccords majeurs toutefois quant au degré de "durcissement" du Pacte de stabilité.

Interrogé plus en détail sur les propositions soumises ces dernières semaines par l'Allemagne concernant le renforcement des sanctions politiques, M. Papaconstantinou a informé que cette question n'a certes pas été discutée encore en profondeur, mais dit pressentir que ces propositions ne semblent pas recueillir l'acceptation de la majorité des Etats membres de l'UE, une attitude semblable étant de vigueur pour des mesures qui prévoiraient le gel des aides communautaires envers les pays indisciplinés au point de vue budgétaire.

Par ailleurs, et en référence au débat en Conseil ECOFIN sur le "test de résistance" des banques européennes, le ministre a rappelé que 91 établissements bancaires et de crédit sont soumis au total à ce test, dont six banques grecques qui représentent à elles seules 90% du total du marché bancaire en Grèce. Les ministres des Finances de l'UE sont convenus que les résultats seront annoncés depuis les capitales des Etats membres, sous la responsabilité des banques centrales, le 23 juillet.

Appelé enfin à préciser les intentions du gouvernement grec concernant l'ouverture des professions fermées, M. Papaconstantinou a réitéré que d'après la base formelle du mémorandum de politique économique signé par le gouvernement, les actions nécessaires doivent être engagées courant 2011, mais précisé que le gouvernement entend procéder aux régulations législatives nécessaires dès le mois de septembre-octobre.

06/07/2010

Premier bilan optimiste de l'exécution du Budget 2010 au 1er semestre

L'économie dans la bonne voie et les premiers résultats positifs des mesures gouvernementales sont un message adressé aux Grecs et aux marchés, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une conférence de presse lundi axée sur un bilan des 6 premiers mois de l'année.

Se déclarant être plutôt optimiste, M. Papaconstantinou a jugé que "en général les nouvelles sont bonnes" en ce qui concerne l'exécution du Budget de l'Etat au premier semestre, indiquant de plus qu'au 2e semestre la croissance sera probablement de -3% (après une contraction du PIB d'environ 2,5% au 1er trimestre), la baisse de 4% environ du PIB sur toute l'année prévue par le Mémorandum UE-BCE-FMI étant "excessivement pessimiste".

Sur un ton très ferme et catégorique, le ministre a exclu toutes nouvelles mesures d'austérité, demandant que "l'on cesse de faire peur aux citoyens, lesquels doivent retrouver leur calme et leur assurance", annonçant pour septembre, comme il se l'était engagé, à mettre en place une série de "contrepoids" pour la société et la reprise économique, et en juillet le projet de loi sur les jeux de hasard (sans préciser toutefois le nombre de licences qui seront octroyées).

Et comme l'avait fait le même jour le porte-parole du commissaire européen aux Affaires monétaires, M. Papaconstantinou a démenti des informations alarmantes de la presse sur une visite à Athènes d'Olli Rehn fin juillet.

Le ministre a informé que la 2e tranche de l'emprunt européen de 9 milliards d'euros était attendue la 1ère quinzaine de septembre, alors qu'entre les 20 et 26 juillet voire le 6 août, un nouveau contrôle de la "troïka" est programmé. Selon M. Papaconstantinou, il est enregistré une hausse des recettes de l'ordre de 7,1% au premier semestre 2010 (hausse de 1,5% de la TVA), alors qu'est prévue au 2e semestre une rentrée de 2 milliards d'euros (0,8% du PIB), suite au versement de la taxe spéciale sur les biens immobiliers (ETAK) de 2009, et de la Taxe sur les grandes fortunes.

Le déficit du Budget de l'Etat 2010 en baisse de 41% au 1er semestre

Le déficit du Budget de l'Etat 2010 a enregistré une baisse de 41% sur le 1er semestre de l'année.

Selon des données de la Banque de Grèce, le déficit du budget de trésorerie du gouvernement central a reculé de 19,7 à 11,5 milliards d'euros en glissement annuel.

Sur cette même période, les recettes ont augmenté de 21,7 à 23,2 milliards d'euros, alors que les dépenses ont été réduites de 35,6 à 30,2 milliards d'euros.

19/05/2010

Papaconstantinou: Première évaluation des progrès de la Grèce en juillet

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté à ses homologues européens l'exécution du Budget de l'Etat et les mesures législatives adoptées pour la diminution du déficit budgétaire, lors des réunions de l'Eurogroupe et du Conseil Ecofin lundi et mardi à Bruxelles.

M. Papaconstantinou a informé ses homologues que le vote des mesures concernant la réduction des salaires et retraites dans la fonction publique et l'augmentation des taxes spéciales à la consommation ont conduit à une baisse de 41,8% du déficit budgétaire, le ministre rappelant que la Grèce a pris plus de mesures qu'il n’était nécessaire pour réduire son déficit en 2010 et réitérant la détermination du gouvernement de matérialiser à la lettre le programme convenu avec la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a confirmé que la Grèce a reçu ce mardi 14,5 milliards d'euros de la Commission européenne, via la BCE, ce montant provenant, a-t-il précisé, de prêts bilatéraux de dix pays de la zone euro (Allemagne, France, Italie, Espagne, Pays-Bas, Autriche, Portugal, Luxembourg, Chypre, Malte) dans le cadre du programme commun de soutien à la Grèce. Concernant la non participation des cinq autres pays de la zone euro à ce premier versement, M. Papaconstantinou a expliqué que cela résulte de questions intérieures de procédures à être suivies dans chacun de ces pays, mais précisé qu'ils participeront normalement aux prêts à l'avenir, comme ils s'y sont d'ailleurs engagés.

A ce point, M. Papaconstantinou a informé que la première évaluation de la Grèce aura lieu en juillet, afin qu'il y ait le feu vert pour le versement de la deuxième tranche des prêts.

De son côté, le président de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu'il y a tout lieu de penser que la Grèce est dans la bonne voie. ""Nous ne pensons pas que la Grèce ne remplira pas ses obligations et nous rejetons tout ce qu'écrivent les médias sur cette question. Bien naturellement, nous suivrons de très près tous les développements en Grèce", a-t-il ajouté.

05/05/2010

Le ministère des Finances publie le mémorandum de coopération de la Grèce avec l'UE et le FMI

Les actions du gouvernement jusqu'en 2014 pour la diminution du déficit budgétaire en deçà de la barre des 3% du PIB sont recensées en détail, "pas à pas", dans le mémorandum de coopération conclu avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI), dont le vote dans le cadre d'un projet de loi au Parlement donnera le coup d'envoi du versement de l'aide financière à la Grèce dans le cadre du mécanisme de soutien.

Le mémorandum, rendu public mardi par le ministère des Finances, comporte tous les changements dans le régime de la fiscalité (hausse de la taxe spéciale à la consommation sur les carburants, le tabac et toutes les boissons, y compris les non-alcoolisées, passage d'au moins 30% des produits du taux faible au taux élevé de TVA, "taxe verte", etc.), les nouvelles réductions dans les dépenses (diminutions de salaires, des allocations de toutes sortes, y compris les primes de licenciement, et des subventions aux entreprises d'utilité publique, etc.), les changements drastiques dans le système de retraites et de sécurité sociale, ainsi que sur le marché de l'emploi (hausse du plafond des licenciements dans les grandes entreprises, etc.), et les changements structurels (ouverture des professions fermées, etc.).

Au plan des recettes, on note l'imposition d'une taxe forfaitaire extraordinaire dite de responsabilité sociale sur les bénéfices (échelonnée pour les bénéfices nets au-dessus de 100.000 euros) des personnes morales et un impôt spécial sur les publicités des chaînes de télévision.

Il convient de souligner aussi le renforcement du rôle du ministère des Finances par rapport aux autres ministères, tant dans la phase d'élaboration du budget de l'Etat que dans la phase de son exécution, le ministre obtenant un droit de veto sur les décisions concernant les dépenses et l'exécution des budgets, alors qu'est abrogé le droit du Parlement de changer les agrégats du budget de l'Etat.

26/04/20101

Papaconstantinou assuré de la finalisation début mai des négociations sur le mécanisme de soutien à la Grèce

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est dit certain que les négociations sur le mécanisme de soutien à la Grèce se termineraient très prochainement, début mai, a-t-il précisé en réponse à une question de presse dimanche au siège du FMI à Washington, après son entrevue avec Dominique Strauss-Kahn.

M. Papaconstantinou a informé qu'il s'agit d'un programme de trois ans de stabilité de l'économie grecque basé sur des critères très stricts, lesquels seront matérialisés aussi dans ce cadre, annonçant que d'ores et déjà au premier trimestre une baisse de 40% du déficit public a été enregistrée, et souligné le fait que le gouvernement grec a du reste voté la réforme du système fiscal et met en avant la dénationalisation et la fusion d'organismes publics, ainsi que des réformes dans tous les secteurs vitaux, tels que la sécurité sociale.

S'adressant aux marchés plus spécialement, M. Papaconstantinou a déclaré "je comprends que les marchés continuent à vouloir faire pression", le ministre par ailleurs excluant catégoriquement toute idée de sortie de la Grèce de l'Euro, soutenant que le pays est et restera membre de la monnaie européenne unique et c'est dans ce cadre, a-t-il ajouté, que figure le soutien européen de 30 milliards d'euros inscrits dans un programme de trois ans.

M. Papaconstantinou a exclu en outre toute renégociation de la dette, relevant que cette question n'a jamais été posée et ne fait pas partie des négociations en cours.

Toutes les réformes que prend le gouvernement vont dans le sens de garantir la confiance des marchés, a poursuivi le ministre dans sa conférence de presse, estimant qu'après la récession de cette année et sans doute de 2011, l'économie qui aura retrouvé plus de compétitivité retrouvera aussi des rythmes de croissance positifs.

Le cas de la Grèce est différent des autres pays ayant eu recours au FMI, a tenu à souligner M. Papaconstantinou, puisque aujourd'hui il s'agit d'un mécanisme commun à travers duquel est garantie aussi l'intégrité de l'euro, les deux tiers de l'aide étant fournie par l'UE.

A titre des mesures du gouvernement, le ministre a mentionné la réduction de 10% des dépenses publiques, l'ouverture des professions fermées, assurant que tout sera fait en temps opportun, citant notamment la mise en valeur des biens immobiliers de l'Etat estimé à quelque 100 milliards d'euros.

A propos de la position de l'Allemagne, M. Papaconstantinou s'est dit convaincu que Berlin soutiendrait l'aide à la Grèce.

Le ministre enfin s'est dit satisfait de la marche des concertations et de la proposition du FMI et de l'UE de soutenir les efforts du gouvernement grec, relevant le fait positif que le DG du FMI, M. Strauss-Kahn, connaît bien la Grèce, et qualifiant de "très positives" les déclarations du secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner.

Rencontre commune Papaconstantinou avec Strauss Kahn, Rehn et Trichet à Washington

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a eu une rencontre commune samedi à Washington avec le DG du FMI, Dominique Strauss-Kahn, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, et le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, en marge de la session de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

Au centre de ces entretiens, la demande de la Grèce pour l’activation du mécanisme de soutien, mais aussi les progrès des concertations en cours à Athènes entre les quatre parties pour la préparation du programme économique, au titre duquel seront intégrés les financements des pays de la zone euro et du FMI.

Par la suite, le ministre a rencontré son homologue américain, Timothy Geithner, avant d’avoir plus tard dans la journée des entrevues successives avec ses homologues du Brésil, Guido Mantega, et de Russie, Alexeï Koudrine.

21/04/2010

Papaconstantinou fait le bilan de 6 mois de son ministère

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a dressé mardi un bilan des actions de son ministère de ces 6 premiers mois, et s'est référé aux consultations qui s'ouvrent mercredi à Athènes avec l'UE, la BCE et le FMI sur le Programme de stabilité et de croissance (PSC) sur fond de l'activation possible du mécanisme de soutien à la Grèce.

Les concertations attendues entre le ministère des Finances, d'une part, et d'autre part les délégations de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) porteront sur le Programme triennal de stabilité et de croissance (2010-2013), a déclaré mardi le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

Lors de ces consultations, qui débutent mercredi à Athènes (les 20 membres des trois instances resteront en Grèce au minimum une dizaine de jours pour des contacts dans les ministères, les organismes sociaux, la Banque de Grèce), il n'y aura pas de "feuille blanche" a assuré le ministre, démentant l'adoption de mesures supplémentaires à cette occasion, voire un plan de restructuration de la dette publique.

M. Papaconstantinou a souligné du reste que les mesures prises pour cette année couvrent amplement le déficit budgétaire, dont l'objectif est une réduction de 4% du PIB.

Selon le ministre, la décision d'activer le mécanisme d'aide de l'UE ne se fera pas avant une ou trois semaines, étant donné que devront précéder la demande de la Grèce, l’avis de la BCE et de la Commission, la décision unanime de l'Eurogroupe et la décision de chaque Etat-membre (ratification par les parlements nationaux).

Par ailleurs, le feu vert du FMI doit passer par le conseil d'administration, a ajouté M. Papaconstantinou, précisant encore, à propos du mécanisme de soutien, que tout dépendra des conditions de prêts accordés à la Grèce et des progrès dans les concertations avec les délégués des trois organismes internationaux. Lorsque la Grèce décidera, l'activation du mécanisme sera immédiat et la Grèce empruntera à court terme à partir de la zone Euro et du FMI, jusqu'à ce que toutes les procédures pour le mécanisme aient été entièrement finalisées.

Ainsi, a poursuivi le ministre, nous aurons les fonds nécessaires pour nos besoins en financement en mai qui se chiffrent - après l'émission aujourd'hui des bons du Trésor d'une durée de trois mois - à 10 milliards d'euros.

Dans le cadre de sa présentation du bilan des 6 mois du ministère des Finances, M. Papaconstantinou a annoncé une série de nouvelles actions à venir, à savoir notamment une nouvelle méthode de gestion budgétaire, la mise en avant de dénationalisations, la libération des services et l'ouverture des professions fermées.

Concernant le Budget de l'Etat, le ministre a informé de son élaboration pour la première fois sur trois ans, la mise en application de la comptabilité en partie double (digraphie), alors qu'est quasiment finalisée la procédure de suivi de l'exécution de la loi des finances par des grandes sociétés de comptables assermentés.

Cet été, un projet de loi sera déposé au Parlement concernant la responsabilité budgétaire, alors qu'est en cours la matérialisation de règles budgétaires tenues par tous les Etats-membres de l'UE, à l'exception de trois dont la Grèce.

Des 50 actions figurant dans le Programme de stabilité et de croissance, 20 se trouvent sur la bonne voie, a déclaré M. Papaconstantinou, voire même sont achevées, 5 actions seulement étant en retard, le ministre confirmant par ailleurs qu'au premier trimestre de l'année, les résultats concernant les dépenses et recettes sont jugés très positifs.

Se référant aux consultations récentes à Athènes avec les experts du FMI, le ministre a annoncé qu'il recevrait leurs propositions et les ferait publier les jours suivants, se félicitant en outre de la dernière émission de bons du Trésor, couverts 4,6 fois et rapportant à l'Etat 1,95 milliard d'euros assorti d'un taux d'intérêt de 3,65%.

Notons que M. Papaconstantinou se rendra aux Etats-Unis pour participer à la session du FMI ce week-end.

19/04/2010

Papaconstantinou informe ses homologues de l’Eurogroupe de sa lettre adressée à la Commission, la BCE et le FMI

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a déclaré avoir informé ses homologues de l’Eurogroupe vendredi à Madrid du contenu exact de sa lettre adressée à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne (BCE) et au Fonds monétaire international (FMI), en soulignant que ce que prévaut dans la présente phase est de clarifier le montant des financements et les conditions d’octroi, si la Grèce décide d’activer le mécanisme de soutien dont sont convenus les Etats membres de la zone euro.

Dans des déclarations à la presse à l’issue du Conseil ECOFIN samedi, M. Papaconstantinou a tenu à préciser que la lettre en question ne constitue nullement l’activation du mécanisme, tout comme il n’existe pas de calendrier concernant son activation, alors qu’à propos de la référence faite dans la lettre au programme pluriannuel, cela renvoie en substance au Programme triennal de stabilité et de croissance qui comporte l’adaptation budgétaire et les changements structurels.

Le ministre a d’ailleurs informé en détail ses homologues de la matérialisation du Programme de stabilité et de croissance, en particulier de ses avancées dans le déficit budgétaire sur le 1er trimestre, mais aussi les changements structurels, à commencer par les réformes de la fiscalité et de la sécurité sociale, sans omettre de mentionner l’ouverture des professions fermées.

M. Papaconstantinou est apparu optimiste quant à l’issue des concertations qui auront lieu lundi à Athènes entre le gouvernement grec, l’UE et le FMI, et s’il a reconnu qu’il s’agit d’une procédure de concertations sans précédent, il s’est dit certain qu’il y aura un terrain d’entente et que toutes les parties parviendront à un accord satisfaisant. A ce point, le ministre a tenu à trancher que ni l’UE ni le FMI n’ont posé la question de mesures supplémentaires à prendre par la Grèce en 2010.

Selon le ministre, le programme dont conviendra le gouvernement grec avec la zone euro et le FMI "sera le nécessaire, ce dont a besoin le pays", à savoir pour conduire à la stabilisation des finances publiques et aux grands changements indispensables afin que la Grèce "devienne plus forte et plus compétitive, tout en garantissant en même temps les biens sociaux, les services sociaux et les conquêtes que nous avons réussies tout au long de ces années".

Appelé par la presse à commenter une déclaration attribuée au président de la BCE sur d’éventuels problèmes de liquidités des banques grecques, M. Papaconstantinou a observé d’une part que Jean-Claude Trichet n’a jamais fait une telle déclaration au cours des travaux du Conseil, et d’autre part que le système bancaire grec n’est pas confronté à des problèmes aigus, du fait que les banques grecques - contrairement à plusieurs banques européennes - n’ont pas eu d’exposition à des produits toxiques.

Concernant enfin le risque d’une plus grande récession que prévue en Grèce, le ministre a indiqué qu’en l’attente toutefois de l’évaluation d’Eurostat, les mesures prises par le gouvernement grec conduiront à une baisse de 6% du déficit et que, par conséquent, l’objectif d’une baisse de 4% pourra être atteint en 2010, même si la récession s’avère supérieure.

Papandréou: L'activation du mécanisme de soutien se fera en fonction de l'intérêt national

La Grèce décidera dans les prochaines semaines si elle activera ou non le mécanisme de soutien économique, a déclaré le premier ministre, Georges Papandréou, à la revue Newsweek.

"La Grèce ne fera pas faillite", a tranché M. Papandréou, rejetant catégoriquement des informations faisant état d'une perspective d'incapacité de la Grèce à refinancer sa dette publique dans le courant du mois de mai.

"L'activation du mécanisme de soutien se fera en fonction de l'intérêt du pays", avait souligné à ce même sujet le chef du gouvernement dans une intervention au Parlement vendredi.

16/04/2010

Papaconstantinou s'adresse à MM. Rehn, Strauss-Kahn et Trichet

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, s'est adressé jeudi par écrit au commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, au DG du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn et au président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, pour demander une concertation avec les trois instances concernant les détails du programme commun de soutien à l'économie grecque.

Comme le précisaient de hauts cadres du ministère des Finances, la lettre concerne exclusivement des entretiens à niveau quadripartite, qui ont déjà été engagés depuis le lundi 12 avril, et en aucun cas une demande d'activation du mécanisme de soutien. Parallèlement, ces mêmes cadres du ministère soulignaient que par cette lettre, la partie grecque demandait l'établissement exact, via un programme pluriannuel, des montants des prêts que peut obtenir la Grèce après 2010 (rappelons que pour l'année en cours, le montant dont peut bénéficier la Grèce par la zone euro et le FMI, dès lors qu'elle demandera l'activation du mécanisme, a été fixé à 30-40 milliards d'euros).

Appelé à commenter à Bruxelles la lettre de M. Papaconstantinou, le porte-parole de Olli Rehn, Amadeu Altafaj, a explicité que la lettre du ministre grec avait un caractère purement formel et technique, et ne constituait nullement une demande d'activation par la Grèce du mécanisme de soutien.

Selon M. Altafaj, cette lettre est considérée indispensable afin que le FMI participe aux concertations qui ont lieu avec la Commission européenne et la Banque centrale européenne.

Entre temps, selon un communiqué du DG du FMI, M. Strauss-Kahn, ce dernier informe de sa décision d'envoyer lundi en Grèce, après demande des autorités grecques, un groupe du FMI pour engager des concertations avec les autorités grecques concernant les politiques, qui pourraient constituer la base d'une aide économique de la part du Fonds, dans le cadre d'un programme pluriannuel si les autorités grecques demandaient une telle aide.

"La décision grecque de prendre l'initiative pour une implication du Fonds à un programme sied avec l'accord des dirigeants européens le week-end dernier, en vertu duquel le soutien économique par des membres de la zone euro doit être accordé simultanément avec l'implication du Fonds et sa propre aide économique", souligne le communiqué.

Plus tard dans la journée, M. Rehn a également commenté la lettre Papaconstantinou, en rappelant que "conformément à la déclaration des pays membres de la zone euro le 11 avril 2010 pour le soutien à la Grèce, les autorités grecques ont demandé le déroulement d'entretiens avec la Commission européenne, la BCE et le FMI sur un programme pluriannuel de politiques économiques, lequel pourra être soutenu par une aide économique des pays membres de la zone euro et le FMI, dans le cas où les autorités grecques décideraient de demander une telle aide".

M. Rehn précise dans sa déclaration qu'une délégation de la Commission se trouvera à Athènes lundi, afin de poursuivre ses entretiens avec les autorités grecques.

08/03/2010

Franc soutien de la France à la Grèce

Le président français, Nicolas Sarkozy, a affiché la solidarité de la France à la Grèce, lors de déclarations communes avec le premier ministre grec, Georges Papandréou, à l'issue de leur rencontre dimanche en début de soirée à l'Elysée.

M. Sarkozy a insisté que l'Europe doit témoigner sa solidarité à la Grèce, faisant valoir les objectifs profonds de la constitution de la zone euro et de la création de l'euro.

M. Sarkozy a précisé que le soutien à la Grèce ne sera pas seulement politique, en soulignant la nécessité de combattre la spéculation qui vise à l'heure actuelle la Grèce, mais qui pourrait cibler n'importe quel autre pays.

Une réponse concertée est entrain d'être mise en place, a assuré M. Sarkozy, précisant que l’Europe engagera des moyens concrets, précis contre les spéculateurs qui passeront le message que la Grèce est soutenue, et pas seulement politiquement, mais aussi "dans tous les aspects de ses demandes éventuelles".

"La Grèce, l'Allemagne et la France, nous prendrons une initiative concertée pour lutter contre la spéculation. Nous sommes décidés à faire ce qu'il faut pour que la Grèce ne soit pas isolée", a-t-il ajouté, pour insister dans la foulée que "la zone euro doit se porter au côté d'un de ses membres attaqués" par la spéculation. "Le gouvernement grec a donc pris les mesures qu'on attendait de lui. Les Etats de la zone euro doivent désormais être prêts à prendre les leurs (...) La France fera donc le nécessaire", a clarifié M. Sarkozy, estimant que "aujourd'hui, la Grèce n'a pas besoin d'un financement" mais explicitant que "tous les Etats qui partagent cette monnaie doivent être solidaires".

De son côté, M. Papandréou s'est félicité du soutien effectif de la France qui reconnaît et soutient l'effort du peuple grec, tranchant en outre que le recours au FMI ne constitue pas le choix de la Grèce, avant de rappeler catégoriquement qu'Athènes ne demande pas d'aide économique, mais revendique de pouvoir emprunter à un taux similaire à celui auquel empruntent les autres pays de la zone euro.

Dans un entretien avec les journalistes qui l'accompagnent et peu avant son départ pour Washington où il s'entretiendra avec le président américain, Barack Obama, M. Papandréou a évoqué les initiatives qu'il a prises en personne avec ses visites successives dans plusieurs pays dans le but de construire systématiquement, conjointement avec les mesures économiques prises par le gouvernement grec, la sortie de la crise de la Grèce.

M. Papandréou transmettra d’ailleurs à cette occasion au président américain, le message de la Grèce, de la France et de l’Allemagne, mais aussi du président de la zone euro, d’engager une bataille concertée contre les spéculateurs.

Comme l'a souligné le premier ministre, les batailles commencent à porter leurs fruits, tout comme les efforts du peuple grec, se félicitant comme d'un pas supplémentaire dans la solidarité européenne, ses discussions avec M. Sarkozy, qui avait eu, notons-le, le jour même un long entretien téléphonique avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

Le principal effort de la Grèce, a ajouté M. Papandréou, a été de se débarrasser de l’idée toute faite qu’elle constitue elle-même le problème, faisant valoir qu’il s’agit d’un problème de toute la zone euro, qui est invitée à montrer si elle "peut montrer les dents aux spéculateurs", et observant qu’il est très important que la Grèce puisse discuter à ce haut niveau et participer aux efforts de règlement du problème. Et à M. Obama aussi, a-t-il dit, il sera demandé de soutenir l’initiative européenne.

M. Papandréou a expliqué que sont discutés à présent les mécanismes qui doivent être créés et n’a pas exclu des progrès importants jusqu’en avril prochain, lorsque la Grèce devra avoir à nouveau recours à l’emprunt, avant de rappeler une fois de plus toute l’importance de la solidarité européenne et de citer la phrase de Nicolas Sarkozy que la Grèce n’aura pas seulement un soutien politique. Aujourd’hui, a-t-il insisté, il y a eu un pas encore plus positif dans l’expression de la solidarité européenne, saluant la contribution majeure de la France et de M. Sarkozy dans cette voie.

Cette visite à Paris, la deuxième en 15 jours comme l'a dûment souligné M. Sarkozy, lors des déclarations commune, a lieu deux jours après l'entrevue de M. Papandréou à Berlin avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et deux jours avant sa rencontre à Washington avec le président américain, Barack Obama.

Rappelons que la veille, M. Sarkozy avait exprimé son soutien à la Grèce, en affirmant qu'il serait inconcevable de laisser s'effondrer un pays membre de l'euro.

On ne peut pas laisser tomber un pays qui est dans la zone euro. Si on ne soutient pas la Grèce, qui fait des efforts, ce n'était pas la peine de faire l'euro, a ajouté M. Sarkozy, lors d'une table ronde à Paris à l'occasion du Salon de l'Agriculture.

Papandréou: La Grèce demande uniquement un soutien politique

Le premier ministre, Georges Papandréou, et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont souligné la coopération politique entre la Grèce et l'Allemagne pour affronter les phénomènes de spéculation, mais aussi leur décision de coopération bilatérale dans la réalisation de réformes en Grèce, dans divers secteurs.

Dans des déclarations communes vendredi à Berlin à l'issue de leur rencontre, tant M. Papandréou que Mme Merkel ont tenu à bien souligner que la Grèce a demandé uniquement un soutien politique et non économique, le premier ministre grec remerciant son homologue allemande pour son soutien au Programme grec de stabilité et de croissance, rappelant à ce point les bonnes relations entre les deux peuples et la coopération entre la Grèce et l'Allemagne pour faire face à de nombreux problèmes communs, tant dans le cadre de l'UE qu'à l'échelle mondiale.

Le premier ministre a encore noté que les deux pays peuvent avoir une coopération plus étroite dans les secteurs de l’environnement, l’énergie et du changement climatique, la protection civile, la recherche et les nouvelles technologies, l’immigration, ainsi que la culture et l’éducation.

Revenant à l’effort national pour sortir de la crise, M. Papandréou a assuré une nouvelle fois que les charges et les sacrifices des Grecs seront répartis justement et auront des résultats, mentionnant aussi la coopération devant exister pour combattre les phénomènes de spéculation.

"La Grèce a pris des décisions difficiles. Pour nous, elles étaient nécessaires afin de sortir le pays de la crise. C’est nous qui veillerons à ce que le poids de cette marche, les sacrifices que fait le peuple grec, soient à la fois répartis justement et qu’ils aient un résultat", a souligné M. Papandréou, réitérant à ce point que la Grèce n’a pas demandé de soutien économique.

"Nous avons entendu avec grande satisfaction Mme Merkel soutenir nos efforts, ceux que nous faisons, et les décisions difficiles que nous avons prises. Je veux la remercier aussi pour notre décision commune de coopérer étroitement pour combattre la spéculation, un problème auquel n’est pas seulement confrontée la Grèce", a-t-il ajouté.

De son côté, Mme Merkel a félicité la Grèce pour les mesures qu’elle a adoptées afin de réduire son déficit, y voyant un "effort de titan", alors qu’elle a exprimé la solidarité de l’Allemagne à la Grèce et le souhait de son pays de contribuer avec son expérience et son savoir-faire au processus de modernisation de l’Etat grec et de ses structures, disant encore une fois que les efforts grecs d’assainissement budgétaire sont accueillis positivement, tant par l’Allemagne que globalement par la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Concernant l’action que l’Europe doit mener contre la spéculation, Mme Merkel a informé que les deux pays porteront en commun cette question devant la Commission européenne, alors qu’elle a fait part de son intention de poser ce même problème au prochain G-20 ainsi qu’à d’autres forums auxquels participe l’Allemagne.

Et si certes la Grèce n’a pas demandé d’aide économique, a-t-elle rappelé, nous devons voir ce que nous pouvons faire contre les spéculateurs. Nous ne pouvons leur laisser libre court d’exploiter un moment difficile d’un pays, comme c’est le cas maintenant de la Grèce. La question est politique, a-t-elle ajouté, et c’est en tant que tel que nous devons la traiter malgré les difficultés techniques qu’elle peut présenter.

Se référant enfin au récent emprunt obligataire sur dix ans de la Grèce, Mme Merkel a observé que les marchés ont montré qu’ils font confiance à la Grèce et estimé que la confiance des marchés reviendra encore plus vite s’il y a des changements structurels.

Commentant un article de la presse allemande qui préconisait la vente d’îles grecques afin que le pays puisse résorber son déficit, M. Papandréou a tranché qu’il existe des moyens meilleurs et plus efficaces que de brader les îles, sans manquer de rappeler à ce sujet que les Grecs ont lutté pour que ces îles soient libres aujourd’hui.

26/02/2010

La ministre de l’Economie Mme Katseli a lancé mardi les travaux du Congrès maritime international de Capital Link en Grèce

La ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a inauguré mardi les travaux du Congrès maritime international "Accès aux capitaux aujourd’hui - En attendant la relance", organisé dans un grand hôtel d’Athènes par la société Capital Link, avec la participation de plus de 1.200 invités, une première organisée avec succès dans la capitale grecque dans la conjoncture économique actuelle difficile, mais qui fait suite à la tradition des forums annuels consacrés à cette branche de l’économie à New York et à Londres.

Dans son discours, Mme Katseli a relevé que ce congrès tombe à bien nommé, puisque extrêmement d’actualité avec les perspectives de croissance restant encore incertaines suite à la crise économique, et que les grands défis à relever tant par les gouvernements que par les sociétés privées proviennent du fait de l’agitation qui persiste sur les marchés financiers et de la compression des liquidités sur plusieurs marchés, le recours à l’emprunt devenant plus difficile et plus cher.

Au plan national, la ministre a expliqué que le gouvernement grec, comme de nombreux autres gouvernements, est appelé à faire face au ralentissement de l’activité économique, au moment même où le coût des capitaux sur les marchés des capitaux augmente, ce qui conduit à la fois ces deux acteurs de l’activité économique à devoir adopter une gestion économique rationnelle, en association avec une stratégie à moyen terme visant à la diversification, au développement et à la compétitivité.

Mme Katseli a souligné que la Grèce est confrontée à un triple défi: réduire dans un intervalle de trois ans son déficit budgétaire excessif de 12,7% du PIB en 2009 à 3% en 2012, améliorer sa compétitivité par une restructuration appropriée et de nouveaux investissements, en particulier dans le développement vert, et enfin réduire la bureaucratie, une ambition que le gouvernement est déterminé, a-t-elle insisté, à mener à bien en montrant des résultats positifs mesurables dès la première année.

Le grand enjeu, a-t-elle poursuivi, c’est de renforcer son potentiel de production et ses avantages comparatifs sur les marchés internationaux, accroître sa productivité et compétitivité, mettre en valeur ses ressources humaines et ses autres ressources inexploitées, produire en définitive de nouvelles richesses et assurer l’emploi, ainsi qu’un meilleur niveau de vie à ses citoyens.

C’est là le principal défi dans l’élaboration de la politique, "c’est là mon plus grand défi en tant que ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine", a assuré Mme Katseli, pour enchaîner que dans cette conjoncture, "la marine grecque a démontré par le passé qu’elle sait comment survivre dans une crise et revenir au premier plan de la scène économique internationale avec encore plus de dynamisme. Je suis convaincue qu’elle le fera une fois encore", a-t-elle conclu.

Mme Katseli a confirmé par ailleurs la création du Fonds grec de Développement, dont l’objectif, a-t-elle souligné, est de mettre en valeur les possibilités d'investissement dans des secteurs fondamentaux de l'économie, ne manquant pas de souligner le rôle majeur de la marine dans les efforts déployés pour le redressement de l'économie.

Parmi les priorités de son ministère, a informé Mme Katseli, il y a d'attirer les jeunes dans les professions de la marine et de revaloriser la formation.

Rappelons que Mme Katseli avait discuté de la création du Fonds grec de Développement en remplacement du Fonds de Refinancement de l'économie, récemment avec le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos.

Le Congrès a fait le point sur les tendances actuelles dans le secteur de la marine, des marchés des capitaux et des marchés financiers et a focalisé sur diverses solutions alternatives dont disposent les compagnies maritimes, à la fois cotées en Bourse ou privées, pour puiser des capitaux.

Un volet spécial a été accordé à l’exposé et à l’analyse de la gestion des risques et dangers dans l’environnement mondial actuel, extrêmement instable, pour déboucher sur un aperçu de modèles nouveaux et émergents de compagnies maritimes grecques, lesquels sont destinés à répondre à cette instabilité de la conjoncture internationale et à relever les opportunités qui se présentent sur le marché maritime. Autres facteurs majeurs pour les compagnies maritimes, les développements et tendances dans le commerce international et le marché de l’énergie.

Le principal intervenant du Congrès a été le professeur Costas Grammenos, Pro-Vice Chancellor, City University de Londres, qui s’est adressé durant le déjeuner sur le thème "Marine mondiale, financement et marchés des capitaux: D’une décennie à l’autre".

M. Grammenos a exprimé sa certitude que, tant les banques que les marchés américains des capitaux, continueront à constituer des "sources" de financement pour les fonds de placement en actions et pour l’émission d’obligations à haut rendement.

De son côté, le président de Capital Link, Nicolas Bornozis, a ébauché le rôle de sa société comme maillon entre les compagnies maritimes et la communauté mondiale des investisseurs, expliquant que la crise, tant dans l’économie mondiale que par extension dans le commerce international et la marine, est provenue de l’espace bancaire. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, il existe des signes timides de reprise au niveau international, même si l’instabilité et l’incertitude persistent encore.

L’accès aux capitaux est un levier de survie, voire de croissance, de toute activité et en particulier de la marine, et c’est pourquoi à la fois les compagnies maritimes et les banques se trouvent à un point particulièrement crucial aujourd’hui.

Le Congrès maritime de Capital Link, malgré la conjoncture actuelle peu favorable à la Grèce, a réuni le meilleur du monde de la marine et des finances, avec la participation des plus grandes banques commerciales et d’investissement, donnant l’occasion d’un tour d’horizon complet des opportunités et défis de la branche de la marine.

Des présentations thématiques plus spécialisées et des tables rondes ont eu lieu tout au long des travaux.

Rappelons que la marine constitue un des piliers de l’économie nationale grecque, les armateurs grecs composant une puissance majeure au plan international avec plus de 20% de la flotte mondiale.

Le prochain grand rendez-vous pour la branche aura lieu le 25 mars à New York avec le 4e Forum annuel "Invest in International Shipping".

24/02/2010

Papaconstantinou: Le gouvernement fera tout pour réussir les objectifs du Programme de stabilité

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a affirmé avoir informé le premier ministre, Georges Papandréou, "du cours de matérialisation du Programme de stabilité, de croissance et de restructuration, assurant que le gouvernement fera tout ce qui est nécessaire pour réussir les objectifs du programme", dans des déclarations mardi à sa sortie du Palaix Maximou après une collaboration avec le chef du gouvernement.

Interrogé sur l'éventuelle adoption de mesures supplémentaires, M. Papaconstantinou a indiqué que les quelconques décisions seront annoncées lorsqu'auront été bouclées les concertations avec nos partenaires européens.

Notons que l'engagement du gouvernement de réduire de 4% le déficit en 2010 n'est pas négociable, la Grèce ayant à son compte pour l'instant une marche positive dans l'exécution du budget de l'Etat et les efforts de contenir les dépenses, le contenu des entretiens à l'heure actuelle avec les experts de la Commission européenne en visite à Athènes focalisant, outre sur la marche du Programme, sur les problèmes éventuels qui pourraient survenir et donc ce qu'ils appellent des risques d'écarts par rapport aux objectifs fixés. Dans tous les cas, aucune annonce n'est attendue avant la fin de la semaine prochaine.

La Grèce, de son côté, recherche un soutien politique encore plus tranché lors du prochain Conseil Ecofin, avec en particulier une concrétisation tranchée à l'intention notamment des marchés de l'existence d'un mécanisme de soutien de la part de l'UE.

La ministre de l'Economie confirme la création du Fonds grec de Développement

La ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a confirmé mardi la création du Fonds grec de Développement, s'adressant au Congrès maritime organisé à Athènes par la société Capital Link sur le thème "Accès aux capitaux aujourd’hui - En attendant la relance".

L'objectif de ce Fonds, a souligné Mme Katseli, est de mettre en valeur les possibilités d'investissement dans des secteurs fondamentaux de l'économie, ne manquant pas de souligner le rôle de la marine dans les efforts déployés pour le redressement de l'économie.

Parmi les priorités de son ministère, a informé Mme Katseli, il y a d'attirer les jeunes dans les professions de la marine et de revaloriser la formation.

Rappelons que Mme Katseli avait discuté de la création du Fonds grec de Développement en remplacement du Fonds de Refinancement de l'économie récemment avec le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Georges Provopoulos, comme s'y était engagé pré-électoralement le gouvernement.

16/02/2010

Papaconstantinou: Le gouvernement grec déterminé à mettre en oeuvre son Programme de stabilité

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a réaffirmé la détermination du gouvernement grec de mettre en application fidèlement le Programme de stabilité et de croissance visant à la réduction du déficit budgétaire en deçà de la barre des 3% d’ici 2012, dans une conférence de presse organisée sur le thème de l’économie grecque lundi à Bruxelles par le Centre européen d’Etudes politiques, à quelques heures de l’ouverture des travaux de l’Eurogroupe.

M. Papaconstantinou, qui a rappelé que l’actuel gouvernement a hérité de graves problèmes budgétaires de ses prédécesseurs, lesquels ont été amplifiés par la crise économique et ont fait surface, a souligné l’effondrement complet des mécanismes de perception des recettes sous le précédent gouvernement conduisant au constat en octobre dernier que le déficit était plus du double qu’annoncé un peu plus tôt en juin, soit 12,5% au lieu de 6%.

Ainsi, a expliqué le ministre, et conformément aussi aux recommandations européennes, la Grèce "mettra de l’ordre chez elle", en réalisant l’objectif certes ambitieux de diminuer son déficit public de 4% en 2010. "La Grèce n’est pas seule, a toutefois poursuivi le ministre, après le soutien politique apporté par les dirigeants européens lors du Sommet extraordinaire de l’UE jeudi dernier, pour enchaîner que les objectifs du Programme de stabilité sont réalisables, parce que le gouvernement a avec lui, a-t-il souligné, le soutien du peuple grec.

Concernant la récession économique, M. Papaconstantinou a relevé la série de problèmes structurels auxquels est confrontée la Grèce, comme le fonctionnement du secteur public, le système de retraites, mais aussi des problèmes dans les secteurs de la santé et de l’éducation, sans omettre le sérieux problème du manque de compétitivité de l’économie grecque en général, qui se reflète dans le déficit de la balance extérieure.

M. Papaconstantinou a tenu à se référer dûment à ce point au déficit de crédibilité de la Grèce à l’heure actuelle, lequel rend urgent de changer l’image du pays, en particulier sur les marchés financiers, ce qui demande, a noté le ministre, du temps et du travail. Et pour rendre pleinement l’ampleur de ce défi, M. Papaconstantinou a expliqué que conquérir à nouveau la crédibilité du pays est une entreprise aussi difficile que "de faire changer de route un grand navire comme le Titanic".

Dans ce contexte, le ministre a rappelé point par point dans leurs grandes lignes les réformes mises en route par le gouvernement sur tous les fronts de l’économie.

Répondant à une série de questions, M. Papaconstantinou a réitéré l’intention du gouvernement d’examiner en profondeur et faire toute la lumière sur les responsabilités concernant la crédibilité des données statistiques notifiées par les autorités grecques aux autorités européennes, alors qu’à propos du fléau de la corruption, il a rappelé les annonces faites par le premier ministre, Georges Papandréou, pour le changement du système politique.

Le ministre s’est déclaré en outre en faveur du renforcement des compétences de contrôle de Eurostat, alors qu’à propos de la hauteur des dépenses de défense dans le budget grec, il a rappelé la décision de procéder à une coupe importante sur la période 2010-2012.

Interrogé sur la participation de la banque Goldman Sachs dans certaines formes de prêts à la Grèce, M. Papaconstantinou a noté que de tels produits structurés étaient à l’époque légaux et compatibles avec les règles d’Eurostat et que la Grèce, comme d’autres Etats membres, ont utilisé de tels outils, ce qui n’a plus été le cas dès lors qu’ils ont été jugés illégaux.

Enfin, le ministre a rejeté catégoriquement comme inconcevables les scénarios paraissant dans la presse européenne, qui parlent d’effondrement possible de l’économie grecque.

Papaconstantinou aux réunions d'ECOFIN et de l'Eurogroupe à Bruxelles

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, est à Bruxelles depuis lundi pour participer aux réunions de l'Eurogroupe et d'Ecofin respectivement les 15 et 16 février, deux jours déterminants pour l'economie grecque, au cours desquels sera entérinée une série de mesures spécifiques pour son redressement économique.

Entre temps, samedi, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré à la presse allemande considérer "le manque de préoccupation face à la situation de la Grèce comme une erreur de négligence moyennement grave", ajoutant que selon lui une exclusion de la Grèce de la zone Euro "aurait des effets semblables à ceux d'un tremblement de terre incontrôlables" et entraînerait une réaction "extensivement négative" des marchés financiers.

Juncker: Il revient à la Grèce de démontrer que son programme est suffisant

Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a affirmé qu’il revient aux autorités grecques de démontrer que le programme qu’elles ont adopté pour réduire le déficit de quatre points en 2010 est suffisant, dans des déclarations lundi à Bruxelles à son arrivée pour la réunion des pays de la zone euro.

M. Juncker a précisé que cet engagement devra être matérialisé absolument, étant donné que l’évaluation qui sera faite en mars prochain permettra de décider de la nécessité ou non de mesures supplémentaires pour atteindre le but visé.

30/01/2010

Papandréou satisfait de la présence de la Grèce à Davos

La présence de la Grèce au cours des deux jours précédents au 40e Forum économique mondial de Davos a été accueillie positivement, a constaté le premier ministre, Georges Papandréou, à l'adresse des médias grecs, tout en précisant cependant que "nous avons un long chemin devant nous et la Grèce a présenté à Davos un programme concis et des arguments convaincants quant à la façon de faire face aux problèmes".

Précisant par ailleurs la position de la Grèce au sujet de la possible émission d'une dite obligation européenne, M. Papandréou a rappelé que cette question avait été posée par les Socialistes européens deux ans auparavant, au début de la crise économique, et lorsque les problèmes de la Grèce n'étaient pas ceux que nous savons maintenant. "Cette question pourrait éventuellement être évoquée par certains pays lors du Sommet qui se tiendra à Bruxelles le 11 février. La Grèce ne se tiendra pas au premier plan d'une initiative de ce genre, mais si la question est posée par d'autres pays, elle sera soutenue par la Grèce".

Interrogé sur la poursuite des publications de presse négatives à l'égard de la Grèce, M. Papandréou a estimé qu'un délai est nécessaire jusqu'à regagner la confiance dans une certaine mesure et avoir de nouveau le "sceau de la crédibilité de l'UE".

Papandréou confirme la détermination ferme de son gouvernement en économie devant les médias étrangers

Le premier ministre, Georges Papandréou, a répondu vendredi matin aux questions de quelque 25 chefs de rédaction de la presse étrangère, présents aux travaux du 40e Forum économique mondial de Davos, la partie grecque estimant "positives" ces interviews, à la fois par le niveau des questions et la compréhension des médias aux efforts faits par le gouvernement pour la mise en application de son Programme de stabilité et de croissance et pour changer les impressions défavorables actuellement pour la Grèce.

Les journalistes étrangers ont demandé des éclaircissements à M. Papandréou sur la façon dont il comptait réussir les objectifs du Programme et comment il entendait pouvoir contrôler les réactions de l'opinion publique grecque, le premier ministre expliquant que les efforts porteront essentiellement pour lutter contre la corruption, se référant aussi au progrès qui consistera en l'indépendance donnée à l'Office national de la Statistique, aux réformes administratives et des assurances sociales, la nouvelle loi fiscale, mais également au soutien des Grecs souhaitant tourner la page pour un avenir meilleur.

M. Papandréou a accordé en outre une interview au journal italien "Milano Il Sole 24 Ore" parue dans l'édition de vendredi.

Contacts de M. Papandréou en marge du Forum mondial de Davos

Le premier ministre, Georges Papandréou, a eu vendredi matin à Davos une série de rencontres, avec en particulier le fondateur et président du Forum économique mondial, Klaus Schwab, cet entretien portant sur l'éventualité que la Grèce ait une représentation permanente dans les prochaines manifestations programmées, ainsi qu'avec le secrétaire de la Ligue arabe, Amr Moussa, l'ancien SG des Nations unies, Kofi Annan, et le ministre suédois des Affaires étrangères, Karl Bildt.

Par ailleurs, et de manière inattendue, M. Papandréou - accompagné du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou - s'est retrouvé face à face avec l'économiste américain, Nouriel Rubini, pour lui demander des explications sur ses déclarations pessimistes concernant l'économie grecque.

Et si M. Rubini a reconnu ne pas savoir ce qui s'était dit sur le soi-disant prêt de la Chine à la Grèce, le premier ministre n'a pas manqué de lui recommander de bien s'informer avant d'écrire, ce court entretien se concluant toutefois par une déclaration de l'économiste exprimant son respect et sa confiance dans les efforts du gouvernement grec.

M. Papandréou s'est en outre entretenu avec le ministre britannique des Affaires étrangères, David Milliband, le président de l'OMC, Pascal Lamy, et le directeur du BIT, Juan Somavia.

29/01/2010

Papandréou dénonce une "spéculation des rumeurs" faisant monter les spread des obligations grecques

Le premier ministre, Georges Papandréou, a attribué à la spéculation qui se fait via des rumeurs, la montée des spreads du recours à l'emprunt de l'Etat grec, dans son intervention jeudi à un panel du 40e Forum économique international de Davos, au côté du premier ministre espagnol, José Luis Zapatero, et du président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet.

M. Papandréou a parlé d'une offensive contre la zone euro pour des raisons politiques et économiques, dont les auteurs ont utilisé à cette fin des pays comme la Grèce. Toutefois, a-t-il noté d'emblée, la Grèce a réussi tout récemment à lever plus d'argent par le recours à l'emprunt que ce qu'elle avait demandé, et cela a été un vote de confiance au pays et en dépit de toutes les rumeurs qui avaient précédé.

M. Papandréou a affirmé qu'il existe une spéculation qui peut créer des problèmes aussi à des économies sérieuses, alors qu'il a démenti catégoriquement l'article des Financial Times qui soutenait que la Grèce souhaitait emprunter en Chine.

Nous n'avons eu aucun contact de ce genre, a insisté le premier ministre, dénonçant ces rumeurs d'avoir aussitôt changé radicalement le climat avec pour conséquence la hausse des spread, M. Papandréou trouvant en M. Zapatero un "allié" de ces allégations, le chef de gouvernement espagnol voyant lui aussi une attaque contre l'euro, des gens à qui ne plaît pas son existence.

C'est pourquoi, a poursuivi M. Zapatero, nous devons renforcer la coopération et la coordination au niveau européen, M. Papandréou convenant que c'est de cette façon qu'il faut répondre aux attaques contre la zone euro.

Nous procédons à des changements en profondeur, qui peuvent être éventuellement douloureux pour un grand nombre, a expliqué à propos de la situation économique plus générale en Grèce, mais nous sommes certains que les Grecs sont décidés à soutenir notre programme, et cela je le vois, a-t-il observé avec force, chaque fois que je marche dans la rue. Le premier ministre a attribué la situation actuelle en grande partie à la gestion faite par le précédent gouvernement qui a permis corruption et gaspillages, sans prendre en plus les mesures structurelles qui s'imposaient. Ces trois problèmes, a-t-il ajouté, ont été aggravés par la crise économique, sans perdre de vue le déficit de crédibilité qu'il a posé comme un problème encore plus grand que le problème en soi de l'économie.

De ce fait, M. Papandréou a fait référence à ce point aux mesures du gouvernement et au Programme de stabilité et de croissance de la Grèce, qui doivent conduire le déficit à une réduction de 4 points cette année et à être ramené en deçà des 3% à la fin 2012, sans omettre de citer également la réfome de la fiscalité et de la sécurité sociale, des réformes qui doivent être lois de l'Etat en juin prochain, et l'enveloppe des 16 milliards d'euros qui seront mis, à partir des fonds structurels, au profit du nouveau modèle de développement mis en place par le gouvernement.

M. Papandréou, à qui le public a posé trois des quatre questions auxquelles il avait droit, a assuré que le gouvernement grec a une volonté politique forte de réaliser les grands changements qu'il promeut, disant "oui, nous pouvons appliquer le programme et nous réussirons".

De son côté, M. Trichet a reconnu qu'il existe de nombreux problèmes dans la zone euro, toutefois bien différents d'un pays à l'autre, alors que s'adressant aux deux premiers ministres présents, il a affirmé qu'il y va de votre responsabilité de faire face aux problèmes dans vos pays. Vous avez des problèmes, mais vous avez aussi des programmes, a dit M. Trichet, plaidant pour une amélioration de la supervision des économies des pays de la zone euro.

Avant cette séance, M. Papandréou a eu une rencontre avec M. Zapatero, qui lui a exprimé son soutien, en disant bien connaître les attaques de la presse internationale dont fait l'objet la Grèce.

28/01/2010

Athènes dément tout accord de vente d’obligations d’Etat en Chine

Le ministère des Finances a démenti catégoriquement mercredi l’existence de tout accord direct ou indirect du gouvernement grec pour la vente d’obligations d’Etat à la Chine ou ailleurs, réagissant à des informations parues dans le Financial Times.

Le ministère dément également tout aussi fermement avoir mandaté une banque d’investissement à conduire des négociations pour le compte du gouvernement grec en ce sens.

Toujours selon le communiqué du ministère, le ministre, Georges Papaconstantinou, a effectué récemment une visite à Londres, où il a eu une rencontre avec des investisseurs institutionnels, alors que des rencontres similaires ont lieu à Athènes et que des visites du ministre suivront aux Etats-Unis et en Asie.

Il est fait également mention au fait que le succès de l’émission d’obligations sur 5 ans le 25 janvier atteste de l’existence d’une demande pour des obligations grecques sur les marchés internationaux, alors que la matérialisation réussi du Programme de stabilité et de croissance et des grandes réformes promues par le gouvernement doit conduire à des meilleures conditions de recours à l’emprunt.

Le Financial Times soutenait que la Grèce cherche à vendre des obligations de l’Etat pour un montant jusqu’à 25 milliards d’euros sur le marché chinois, citant aussi comme intermédiaire de la promotion de ces titres la banque américaine d’investissement Goldman Sachs, citant notamment deux visites de son président et directeur opérationnel, Gary Cohn, depuis novembre dernier en Grèce pour y rencontrer le premier ministre, Georges Papandréou.

15/01/2010

Trois ans de PSA pour sortir de la crise de ces dernières années

Le premier ministre, Georges Papandréou, qui a présidé jeudi le conseil des ministres avec à son agenda le Programme de stabilité, de croissance et de restructuration, qui sera déposé à la Commission européenne le lendemain, s'est dit confiant que les "renversements" qui sont prévus à tous les plans "nous permettront de transformer la plus grande crise de ces dernières années en de nouvelles opportunités pour le pays".

"Nous laisserons derrière nous les déficits", a-t-il souligné, confiant qu'au cours des trois prochaines années, "déterminantes pour l'avenir du pays", l'assainissement budgétaire est réaliste avec toutefois "un dur travail".

Pour justifier les grands changements que comporte le Programme, le premier ministre a réitéré que les problèmes récurrents ne peuvent se résoudre sans en rechercher les causes, les "racines profondes", citant les principaux domaines d'intervention que seront le Budget, l'Etat, le modèle de production, la gestion efficace des caisses de l'Etat, une révision de la politique salariale.

"Le PSA est notre seul choix", a affirmé M. Papandréou, exprimant l'espoir que "nos partenaires apprécieront les efforts du gouvernement, mais aussi de tous les Grecs". "Nous réussirons, a-t-il conclu, car il s'agit d'un devoir historique qu'impose l'intérêt national".

Le Conseil des ministres entérine le Programme de stabilité et de croissance

Le Programme de stabilité et de croissance est un programme difficile et ambitieux pour lequel la société sortira gagnante, un programme concernant aussi le gouvernement tout entier, et pour cette raison, il a fait l'objet de la réunion jeudi du Conseil des ministres, a déclaré le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou.

Le Conseil des ministres a ratifié le PSA qui s'intitule "Nouveau programme de stabilité et de croissance. La feuille de route pour la restructuration de la Grèce". Il sera déposé vendredi 15 janvier à la Commission européenne, dont le Collège en discutera, soit le 27 janvier soit le 4 février. Les 15-16 février, il sera programmé à l'agenda de l'Eurogroupe et d'Ecofin.

Comme l'a expliqué le ministre, citant ses consultations avec les autres membres du cabinet, concernés par les changements qui figurent dans le PSA, mais également avec les experts de la Commission européenne et de la Banque centrale européenne venus à Athènes, le PSA couvre tous les volets allant de la fiscalité à la sécurité sociale, au système de santé, aux investissements, aux exportations, au Service national de statistique, au suivi mensuel du budget, alors qu'est prévu un montant de 10% de "réserves" sur les recettes des ministères.

En réponse à des questions de la presse, M. Papaconstantinou a précisé ne pas exclure de déposer un Budget 2010 complémentaire, informant par ailleurs que dans les semaines qui suivent le ministère présenterait au Conseil des ministres le programme de dénationalisation et d'entrée en Bourse sur trois ans, représentant selon les estimations du PSA quelque 2,3% du PIB.

"Il n'existe aucune décision a priori, a-t-il par ailleurs souligné, ni discussion, ni analyse, à propos de la privatisation de la Caisse d'Epargne (TT), s'interrogeant sur l'origine de cette rumeur, pour ajouter aussi que "à l'heure actuelle, l'engagement du gouvernement reste toujours valable en ce qui concerne la non-réduction de la part de l'Etat dans le capital social de l'Office hellénique des Télécoms (OTE)".

Notons que le directeur conseil de la Banque nationale de Grèce (BNG), Apostolos Tamvakakis, au cours de l'AG exceptionnelle jeudi, interrogé par les actionnaires sur la position que prendrait la banque en cas d'ouverture de la procédure de dénationalisation de la TT, a répondu que "les rachats et fusions ne sont pas pré-annoncés. Lorsque le temps sera venu, on y procèdera".

A une autre question sur le dépôt en procédure d'urgence de deux projets de loi, le ministre a précisé que les dispositions prévues pour la fiscalité sur les donations parentales entreraient en vigueur à partir du 8 janvier, soulignant de plus que le projet sur la fiscalité serait déposé au Parlement - après consultation publique - fin février-début mars, alors que les détails sur la politique salariale figureraient dans un projet de loi à part courant février.

Le PSA table sur une baisse du déficit à 8,7%, une croissance à - 0,3%

Le Programme de stabilité et de croissance (PSA) table sur une baisse du déficit de 12,7% du PIB en 2009 à 8,7% en 2010, avec par la suite un nouveau recul (5,6%) en 2011, de 2,8% en 2012 et de 2% en 2013, alors que la croissance, qui devrait passer de - 1,2% en 2009 à - 0,3% en 2010, enregistrerait des rythmes positifs en 2011 (1,5%), en 2012 (1,9%) et en 2013 (2,5%).

Par ailleurs, la dette publique est chiffrée à 120,4% du PIB en 2010 au lieu des 113,4% de 2009, alors qu'est prévue pour 2011 une stabilité relative à 120,6% et une baisse progressive les années suivantes.

Selon les indications du ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, en réunion jeudi du Conseil des ministres, le PSA a pour objectif une baisse des dépenses publiques et hausse des recettes. Plus précisément, en ce qui concerne les dépenses pour les salaires et retraites dans la fonction publique, les 11,5% de hausse en 2009 se limiteront à 2,8% en raison de la diminution du nombre des fonctionnaires, et d'une politique salariale plus stricte dans la fonction publique. Sont prévues également des coupes dans les dépenses de sécurité sociale et les dépenses fonctionnelles.

11/12/2009

Interview de Papaconstantinou au "Figaro" sur la situation économique de la Grèce (lire)

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une interview exclusive accordée au journal "Le Figaro" qui est parue jeudi, à quelques jours de sa visite mardi prochain à Paris pour rencontrer la ministre, Christine Lagarde, a commenté la dégradation effectuée par l'agence Fitch pour souligner que "la semaine dernière, nous avions reçu des signes encourageants de l'Ecofin et de l'Eurogroupe à Bruxelles, qui nous laissaient penser que nous étions dans la bonne direction".

"Le jugement de Fitch nous fait du mal, parce que c'est un signal de perte de crédibilité. Or, elle n'est pas de notre faute mais est due au passé, à la responsabilité du gouvernement précédent. L'agence n'a pas pris en compte ce qu'est en train de faire le nouveau gouvernement. Nous préparons un budget volontariste mais difficile qui représente un véritable effort. Il prévoit une diminution des dépenses dans le secteur public. En réalité, ce qui inquiète l'agence, c'est le moyen terme. Or nous avons engagé des consultations profondes sur la fiscalité du pays et il ne faut pas oublier que cela ne fait que cinquante jours que nous sommes au pouvoir. C'est peu, pour prouver que nous sommes décidés à diminuer la dette publique. Nous pensons que chaque jour qui passe nous fait gagner un peu plus de crédibilité et Fitch l'oublie", a-t-il affirmé.

M. Papaconstantinou a encore indiqué que la Commission a clairement dit que le budget 2010 est un pas important dans la bonne direction, mais souhaite évidemment un programme à moyen terme. "Ce programme sera inscrit dans le Pacte de stabilité et de croissance que nous présenterons à nos collègues de l'UE en janvier. Et, si c'est nécessaire, nous ferons un amendement sur le budget 2010. Nous avons déjà décidé le gel des embauches dans la fonction publique, la disparition des contrats à durée déterminée dans l'administration, et nous ne remplacerons les départs qu'à raison d'un poste sur cinq", a-t-il affirmé.

Le ministre a enfin conclu par la volonté de la Grèce de ne pas avoir recours au Fonds monétaire international (FMI), précisant que "nous faisons tout ce qui est nécessaire pour ne pas en arriver là".

10/12/2009

Papaconstantinou devant la presse étrangère à Athènes

L'économie grecque connaîtra encore dans les prochains mois des perturbations sur les marchés internationaux, a estimé le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, dans une conférence de presse mercredi à l'Union des correspondants de la presse étrangère, CNN diffusant de son côté le même jour une interview du ministre.

La façon dont les marchés internationaux envisagent l'économie grecque est la conséquence en grande partie du déficit de crédibilité hérité du précédent gouvernement, et cet état de fait ne peut se régler en quelques jours, a souligné M. Papaconstantinou.

Le gouvernement actuel fera ce qui est nécessaire pour rétablir la confiance en l'économie grecque, a-t-il affirmé, déclarant qu'à partir d'aujourd'hui et jusqu'à la date du dépôt en janvier à Bruxelles du Programme de stabilité et de croissance, il donnera continuellement les preuves de ses intentions.

Le programme à moyen terme, a poursuivi le ministre, qui fixera le Programme de stabilité et de croissance donnera une image claire de la "feuille de route" concernant le redressement économique, sans hypothéquer l'avenir et avec contrôle de la dette publique. Et si la Grèce se trouve sous la protection de l'euro, le gouvernement toutefois ne s'en contente pas, puisque tout dépendra de ses actions, ses décisions et sa détermination, a annoncé le ministre.

07/12/2009

Mme Katseli présente les 4 avantages comparatifs pour des investissements en Grèce

La Grèce possède quatre avantages stratégiques fondamentaux en ce qui concerne les incitations à des investissements, a déclaré la ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, lors d'une conférence de presse jeudi soir à New York, dans le cadre du 11e Forum annuel de la société "Capital Link" qui s'est tenu à Manhattan sur le thème "Grèce: En préparant la relance".

Selon la ministre, le premier avantage est la "place stratégique" de la Grèce "au carrefour de trois continents", "puisant sa force au milieu des économies des pays émergents, dans une région d'investissements possibles et se rendant utile à toute la région". La Grèce n'est pas seulement un marché de 10 millions d'habitants, elle est un marché beaucoup plus étendu qui peut être servi par la Grèce, a ajouté Mme Katseli.

Le deuxième avantage, a expliqué Mme Katseli, "a à voir avec sa nature et son environnement. Ce n'est pas un hasard si la Grèce se trouve au premier rang des pays attirant l'attention de ce point de vue pour le tourisme et les capitaux. Son caractère insulaire est terriblement important pour des investisseurs étrangers, réellement prêt à placer leur argent, sachant qu'ils auraient la possibilité d'avoir des rendements très élevés. Et il est pour le moins contradictoire pour un pays tel que la Grèce de n'avoir pas développé le tourisme maritime, c'est-à-dire de ne pas avoir actuellement de meilleures marinas dans toute la région, ne pas avoir un tourisme thermal, un tourisme culturel".

Précisément, c'est la culture grecque que Mme Katseli classe comme 3e avantage comparatif, relevant que "jamais nous avons considéré la culture comme source d'échanges, comme outil d'importance dans une stratégie de développement", prenant l'exemple de Mykonos, une île mal entretenue avec des services dépréciés. "En accord mardi dernier avec le ministre du Tourisme, nous avons décidé que les deux ministères réagissent, afin que chacun de nos sites archéologiques, chaque coin de notre patrie ayant des trésors culturels soit mis en valeur avec beaucoup d'attention pour leur développement", a informé Mme Katseli. La Grèce n'a pas de parcs thématiques, a encore relevé la ministre, expliquant avoir parlé avec la Chambre de Béotie sur l'idée d'un parc dédié à Héraklès, par exemple, et concluant sur cette question que "si un autre pays avait les richesses qu'a la Grèce, il pourrait faire des miracles. Il est grand temps de s'y mettre".

Le 4e avantage pour l'incitation à des investissements en Grèce est selon Mme Katseli les Grecs eux-mêmes. "Il n'est pas un hasard que les Grecs, là où ils se trouvent, font des miracles. La marine, comme je l'ai dit dans mon discours, en est un exemple. Mais cela n'est pas tout. Il y a les arts, les sciences, partout. A l'heure actuelle, il est possible d'investir en Grèce et d'investir dans les ressources humaines, et je pense que nous l'avons prouvé lors des Jeux olympiques. Nous sommes en fait un pays où un investisseur dans l'espace des technologies modernes, soit en biologie ou dans la culture, aura un personnel réellement bien formé, avec de multiples compétences et potentialités".

Ainsi, a conclu Mme Katseli, "un investisseur peut profiter de rendements à partir de ces quatre avantages très importants de la Grèce. Ce que nous devons faire, et ceci est l'enjeu aujourd'hui pour le gouvernement, est de supprimer les contre-incitations".

La ministre, qui a fait sonner la cloche de fin de séance à Wall Street dans le cadre de "Greek Day", a eu une série de contacts avec de hauts cadres de Bank of America, Merrill Lynch, Credit Suisse, Barclay’s, centrés sur les moyens de soutenir en Grèce de grands projets d’investissements, notamment dans le cadre de la promotion de l’oeuvre gouvernementale.

Mme Katseli sur Bloomberg: Immense intérêt des Américains à investir en Grèce

La ministre de l’Economie, de la Compétitivité et de la Marine, Louka Katseli, a souligné que la situation économique en Grèce constitue un "défi", le nouveau gouvernement, a-t-elle expliqué, "ayant à traiter en substance trois défis, donner une impulsion à l’économie au vu de la baisse de l’activité économique et de l’augmentation du chômage, la réduction du déficit dans les trois années à venir et le règlement du problème de la compétitivité, en attirant des investissements et en soutenant l’entreprenariat".

Dans une interview sur la grande chaîne de télévision Bloomberg, et interrogée sur la question de la compétitivité, Mme Katseli a noté que la Grèce est un des pays les plus développés dans le domaine de la marine, pour renchérir que "le nouveau gouvernement veut rendre le pays compétitif aussi dans d'autres branches". Invitée toujours sur cette même question comment la Grèce pourrait concurrencer des pays comme la Chine, la ministre a explicité que cela ne peut certes pas se faire sur la base des salaires, mais bien de la valeur ajoutée, de la qualité, et plus particulièrement de la qualité des services.

"Le gouvernement ambitionne de faire de la Grèce un carrefour pour les marchés régionaux, étant donné qu'elle a l'avantage d'être à la croisée de trois continents, qu'elle dispose d'un environnement unique et d'un immense patrimoine culturel", a ajouté Mme Katseli qui, rendant compte de ses contacts à New York, a fait part d'un immense intérêt de la part des Américains à réaliser des investissements en Grèce dans les domaines du tourisme, de la culture, des nouveaux services, des infrastructures et des télécommunications.

"Le gouvernement fera tout son possible pour transformer les atouts du pays en opportunités d'investissements", a-t-elle assuré, avant de s'engager fermement à promouvoir une réforme régulatrice à grande échelle afin de limiter la bureaucratie qui décourage tous ceux qui veulent investir en Grèce.

03/12/2009

Papaconstantinou: Les obligations de l'Etat grec constituent "un placement sûr"

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a exprimé sa satisfaction quant à la compréhension témoignée par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, et le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, pour les efforts déployés par le gouvernement grec pour réaliser l'adaptation budgétaire, dans des déclarations depuis Bruxelles mercredi à l'issue des travaux de l'Eurogroupe et de ECOFIN.

M. Papaconstantinou a retenu comme particulièrement positif le fait que les officiels communautaires reconnaissent que le gouvernement grec fait des pas positifs dans la bonne voie, et qu'il y ait eu un démenti formel et catégorique de tous les scénarios quant à l'"effondrement" de l'économie grecque.

Le ministre a souligné que le problème de la Grèce résultait surtout des pratiques politiques du précédent gouvernement de la ND et que la décision le jour même du Conseil ECOFIN de placer la Grèce dans le stade suivant du processus de déficit excessif constitue une ligne très claire de démarcation entre le passé et le futur. Un futur, a ajouté M. Papaconstantinou, qui sera jugé sur la base des décisions que prend le gouvernement grec et qui se reflèteront, non seulement dans le budget de l’Etat déjà déposé au Parlement, mais surtout dans le Programme de stabilité et de croissance qui sera déposé en janvier à la Commission européenne et qui sera évalué au Conseil ECOFIN de février.

Concernant plus précisément la décision du Conseil ECOFIN de placer la Grèce sous l’article 126 paragr. 8 du traité, M. Papaconstantinou a indiqué que cette décision marque que "malgré le fait que l’aggravation de la conjoncture macro-économique était plus grande que prévue, la situation budgétaire s’est encore plus détériorée que ce que chacun s’attendait en raison de la récession".

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a indiqué que lors de la réunion la veille de l’Eurogroupe, il a informé ses homologues des principaux aspects du budget de l’Etat 2010, à savoir l’objectif dual de soutenir la croissance de l’économie grecque et de veiller à mettre de l’ordre dans les finances publiques avec pour but ciblé central la baisse de 3,6 points du déficit public. Le ministre a noté de plus avoir informé ses homologues des initiatives qu’entreprend le gouvernement, telles que la consultation sociale sur le nouveau projet de loi de la sécurité sociale qui sera déposé en mars au Parlement, le changement du mode d’élaboration du budget de l’Etat et la restriction des gaspillages dans la fonction publique, ainsi que le dialogue sur la sécurité sociale et les initiatives pour améliorer la compétitivité de l’économie grecque.

Interrogé sur la question des salaires dans la fonction publique en Grèce, M. Papaconstantinou a reconnu que la Commission européenne et la Banque centrale européenne reviennent souvent sur le coût du travail en Grèce, mais clarifié néanmoins qu’il n’y a "jamais eu de recommandation officielle de la Commission européenne à la Grèce dans la voie de la réduction ou du gel des salaires".

M. Papaconstantinou a également assuré que les obligations de l’Etat grec constituent un "placement sûr", alors que se référant à la politique salariale, il a dit qu’elle se reflètera dans le projet de loi qui sera déposé au Parlement avec pour souci le "sentiment de justice", rappelant en outre l’engagement du programme de gouvernement d’entamer un dialogue sur l’ouverture des professions fermées.

28/11/2009

Papanconstantinou: Le gouvernement a un plan et de la détermination en économie

L’agitation sur les marchés est le résultat du crédit perdu de l’économie grecque, qui a été hérité du précédent gouvernement, ainsi que de jeux spéculatifs, a déclaré vendredi le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, clarifiant toutefois que ces perturbations n’influencent nullement l’Etat qui n’a pas de besoins immédiats de recours à l’emprunt et observant que le programme de financements nécessaires en 2010 est inférieur à celui de 2009.

Interrogé sur les récents rapports d’agences internationales sur l’économie grecque, le ministre a noté qu’il existe à la fois des rapports négatifs et positifs concernant les problèmes de l’économie nationale qui ne datent pas d’aujourd’hui, mais remontent loin dans le temps, avant d’insister que les rapports de certaines agences financières n’évaluent pas objectivement les données de l’économie grecque.

Les efforts pour régler ces problèmes commencent à présent, a ajouté le ministre, et auront un double but, premièrement la diminution du déficit public et deuxièmement la stimulation de la croissance. M. Papaconstantinou a assuré que le gouvernement a un plan et de la détermination, et entreprend des actions concrètes pour soutenir la croissance et les revenus et consolider des finances saines.

Dans ce contexte, a ajouté le ministre, le dialogue a déjà été lancé sur la réforme de la sécurité sociale, alors que débute dans les prochains jours un dialogue élargi pour la réforme du système fiscal, et dans le même temps les ministères ont engagé l’effort de réduction des dépenses publiques.

Interrogé en outre sur l’augmentation des spreads des intérêts des obligations grecques ces derniers jours, M. Papaconstantinou a relevé que cette tendance est plus générale pour tous les pays se trouvant dans une situation similaire à la Grèce.

Notons que le ministre a eu dans la matinée une entrevue avec le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, une rencontre qui, selon M. Papaconstantinou, s’inscrit dans le cadre des réunions ordinaires pour un échange de vues sur l’économie grecque et les perspectives du système bancaire grec.

De son côté, M. Provopoulos a affirmé que le système bancaire grec est sain et stable, les taux de capitalisation des banques commerciales étant élevés, en amélioration constante, et de toute façon plus élevés par rapport aux banques d’autres pays. Le gouverneur a noté que les augmentations de capital qui ont été réalisées récemment par plusieurs grandes banques du marché grec ont eu un succès et cela reflète la confiance des marchés internationaux dans le système bancaire grec.

Selon M. Provopoulos, les banques grecques sont capables désormais de se désengager en 2010 du plan de renforcement des liquidités de l’économie qu’avait mis en place le gouvernement grec.

11/11/2009

Papaconstantinou présente les grandes priorités du gouvernement à l'Eurogroupe et ECOFIN

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a présenté lundi à l'Eurogroupe et mardi au Conseil ECOFIN les grandes priorités du nouveau gouvernement grec sur le front de l'économie, en mettant l'accent sur les premières initiatives qu'il prend pour redresser le crédit international de la Grèce et pour assainir à moyen terme les finances publiques.

Comme il l'a dûment souligné devant la presse peu après la fin des travaux du Conseil, M. Papaconstantinou a présenté en détail à ses homologues le cadre de propositions législatives déjà soumises et à venir pour renforcer l'indépendance du mode de fonctionnement de l'Office national de la Statistique (ESYE), s'engageant de plus à ce point que les données fournies par l'ESYE seront vérifiées par une autorité indépendante et informant avoir demandé à l'Office de la Statistique des Communautés européennes de contribuer à l'aménagement de ce cadre de contrôle.

Le ministre a informé ensuite des principales données du projet de budget de l'Etat 2010, en citant qu'il table sur une réduction du déficit public de 3,3%, à savoir de le ramener de 12,7% à 9,4%, la moitié de la baisse devant résulter de mesures à caractère structurel, alors que la répartition globale sera de 60% pour l'augmentation des recettes publiques et de 40% pour la restriction des dépenses.

Le ministre a souligné en outre l'importance qu'attache le nouveau gouvernement à la mise en oeuvre de politiques économiques crédibles au cours des années à venir ainsi que de réviser radicalement la façon d'élaborer les budgets de l'Etat. Par ailleurs, M. Papaconstantinou a annoncé le dépôt courant mars d'un nouveau projet de loi fiscal qui visera entre autres à élargir l'assiette fiscale et à introduire des changements dans une série de secteurs, tels que l'ouverture des professions fermées, la suppression des stages dans le secteur public, l'égalité pour l'âge de départ à la retraite, la mise en place d'un centre unifié pour le paiement des fonctionnaires, la diminution progressive du nombre de fonctionnaires en appliquant à nouveau le principe "deux départs pour une embauche".

Commentant en outre le communiqué le jour même du Conseil concernant les nouveaux problèmes relevés dans les données statistiques grecques, le ministre a critiqué avec virulence le gouvernement précédent pour les données altérées fournies à Bruxelles, mais aussi pour sa gestion plus générale des finances publiques qui, a-t-il noté, a conduit à un déraillement, insistant encore que l'objectif du nouveau gouvernement est de ne pas faire payer les erreurs passées par le citoyen grec moyen.

Interrogé s'il existe "une lueur au bout du tunnel", M. Papaconstantinou a souligné que l'assainissement des finances publiques sera "un marathon et non une course de vitesse", bien que s'engageant que jusqu'au début de 2010, lorsque sera déposé le Programme actualisé de stabilité de l'économie grecque, les partenaires européens auront eu des preuves tangibles de la détermination du nouveau gouvernement de traiter efficacement les problèmes majeurs de l'économie nationale.

Notons que le Conseil a exprimé dans un paragraphe séparé de ses conclusions sur la Grèce, son mécontentement sur le problème de crédibilité des données statistiques budgétaires grecques, mais en même temps salué les intentions du nouveau gouvernement de rendre indépendant l'Office national de la Statistique.

06/11/2009

Budget 2010: Coup d'envoi d'un nouvel effort dans un environnement budgétaire très difficile

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a parlé du budget de l'Etat 2010 comme le coup d'envoi d'un nouvel effort dans un environnement budgétaire très difficile, présentant jeudi au ministère le pré-projet de budget qui avait fait l'objet plus tôt de la réunion du Conseil des ministres.

M. Papaconstantinou a déclaré qu'il s'agit d'un budget transitoire, qui fait suite au déraillement budgétaire, comme il l'a dûment souligné, lequel a résulté de l'effondrement total des recettes et de l'augmentation importante des dépenses, jugeant sans précédent la hausse de la dette publique dont la dynamique constitue une bombe dans les fondements de l'économie grecque.

Avec le budget de l'Etat 2010, a poursuivi le ministre, le gouvernement cherche à redresser l'économie grecque, redistribuer le revenu et mettre de l'ordre dans les finances publiques, notant que pour la première fois dans un budget de l'Etat il y a réduction des dépenses primaires, la preuve que le gouvernement est attaché au principe que l'Etat respecte les deniers des citoyens.

M. Papaconstantinou, qui a souligné l'importance du budget comme outil d'exercice de politique économique et réitéré la nécessité de réformes structurelles et de changement du système de fiscalité, a annoncé la révision du mode d'élaboration de suivi et de contrôle du budget, des agences internationales de notation y apportant leur contribution afin d'associer les objectifs et les résultats. La situation, a ajouté le ministre, est très difficile, parce que le déficit public et la dette publique sont très élevés, alors qu'il existe des insuffisances structurelles dans l'administration publique.

M. Papaconstantinou a aussi annoncé, à propos de la fiscalité, de l'ouverture d'un dialogue et d'une consultation pour l'élaboration d'un nouveau projet de loi qui sera vraisemblablement prêt en mars et qui intègrera un nouveau mode d'imposition.

Dépôt du pré-projet de budget 2010 au Parlement

Le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, a déposé jeudi le pré-projet de budget de l'Etat 2010 à la commission permanente des Affaires économiques du Parlement.

Selon le texte, les recettes nettes s'élèveront à 57.510 millions d'euros et, selon cette prévision, elles atteindront 23,5% du PIB contre 21,4% en 2009, les recettes ordinaires passant de 53,08 à 56,9 milliards, en hausse de 3,82 milliards, dont 3,65 milliards proviendront des recettes fiscales (+7,2%).

L'augmentation des recettes fiscales résultera essentiellement de la nouvelle politique de fiscalité que mettra en oeuvre le gouvernement et dont les principaux vecteurs sont la mise en application d'une échelle unifiée indexée sur l'inflation d'imposition progressive des personnes physiques, l'imposition des dividendes des sociétés de la même façon que les personnes physiques, l'imposition avec un faible coefficient des bénéfices non distribués des entreprises pour promouvoir les investissements, l'imposition des transactions avec des off-shore, la suppression d'abattements fiscaux privilégiés, la révision de la fiscalité pour les héritages, dons et donations parentales, le remplacement de la taxe unifiée sur les biens immobiliers par une imposition progressive des grandes fortunes immobilières, l'augmentation de la TVA de 7% à 11% sur les ventes de produits animaliers et végétaux par les agriculteurs, l'accélération des procédures de recouvrement des impôts et des arriérés envers l'Etat.

A l'opposé, les dépenses totales (hors intérêts) seront ramenées à 31,1% contre 33,7% en 2009, malgré les crédits importants à hauteur de 2.120 millions d'euros inscrits aux dépenses du budget ordinaire pour le financement des mesures de la politique sociale et de la politique de développement.

Selon le texte, l'enveloppe de 2.120 millions d'euros sera destinée à accroître les dépenses pour l'éducation, celles pour la santé et le recrutement de personnel soignant, le financement d'une politique salariale avec des augmentations au-dessus de l'inflation, l'augmentation des retraites agricoles, le financement de la 1ère phase d'augmentation progressive de l'allocation chômage et de la 2e tranche de l'allocation extraordinaire de solidarité. Parallèlement, il est mis l'accent sur les réduction des dépenses (déplacements, fournitures, relations publiques, dépenses fonctionnelles) et autres prestations (heures supplémentaires, participation à des commissions et conseils), d'où ressort un gain de 910 millions d'euros par rapport à 2009.

Le programme d'investissements publics, qui est appelé à conduire le pays hors de la crise, dans le cadre d'une nouvelle stratégie de développement, se voit créditer de 10.300 millions d'euros, en hausse de 8,4% par rapport à 2009, ces dépenses représentants 4,2% du PIB se répartissant en 6.950 millions pour la promotion d'ouvrages co-financés par l'UE et 3.350 millions pour des ouvrages financés exclusivement par des fonds nationaux.

Concernant la dette du gouvernement central, elle devrait passer de 125,3% en 2009 à 133,6% en 2010, en hausse de 8,3%, alors que les dépenses pour les intérêts de la dette du gouvernement central devrait atteindre 5,3% du PIB contre 5,1% du PIB en 2009.

Lors de son rapport introductif en Conseil des ministres, M. Papaconstantinou a parlé de l'objectif budgétaire central de ramener le déficit public en deçà de la barre des 10%, plus précisément de 12,7% en 2009 à 9,4% en 2010, ce qui représente une baisse de 7,8 milliards d'euros.

Le ministre a dit tabler sur une augmentation de 4,5 milliards d'euros des recettes qui résultera de l'activation des mécanismes de perception des dettes échues envers l'Etat et la limitation de l'évasion fiscale, soit environ 1,2 milliard, d'un cadre plus juste d'imposition des revenus et des fortunes et de l'augmentation de certaines taxes spéciales à la consommation (cigarettes et boissons), soit environ 1,5 milliard et de la contribution de responsabilité sociale provenant des entreprises faisant de très grands profits et des grandes fortunes immobilières, afin de financer l'allocation extraordinaire de solidarité, soit 1 milliard.

A l'opposé, les dépenses hors intérêts seront réduites pour la première fois de 1,6 milliard, les dépenses d'armement en recul de 0,5 milliard et les dettes des hôpitaux en baisse d'environ 1,5 milliard.

Le ministre a également cité la réorganisation des dépenses et charges fiscales, citant à titre indicatif la réduction des dépenses de consommation du secteur public de 24%, la baisse des subventions à divers organismes, la suppression de la mesure de l'allocation spéciale pour le retrait des voitures anciennes.

Concernant la politique salariale, le ministre a explicité que les augmentations seront de 1,5% en 2010, le gouvernement tablant sur un chiffre inférieur pour l'inflation la même année, alors que l'enveloppe de la politique salariale englobe les nouvelles embauches de quelque 29.000 personnes. Les départs à la retraite devraient se chiffrer à 14.000.

23/10/2009

La ministre de l'Economie Mme Katseli présente les orientations fondamentales des projets de loi des 100 premiers jours

La ministre de l'Economie, de la Compétitivité et de la Marine marchande, Louka Katseli, a précisé jeudi les principales orientations des cinq projets de loi qui seront déposés très prochainement pour être votés au Parlement, dans le cadre de l'action des 100 premiers jours de la nouvelle gouvernance.

Les interventions législatives prévoient des changements dans le fonctionnement de la liste rouge des mauvais payeurs ayant contracté des emprunts auprès des banques, dans le Fonds de garantie des petites et très petites entreprises, des dispositions pour le renflouement des liquidités destinées aux PME, ainsi que la protection des emprunteurs contre les pratiques abusives des banques.

Notons que par une circulaire spéciale adressée le 12 octobre à tous les organismes et entreprises de tutelle, Mme Katseli a demandé une information analytique sur l'ensemble des commissions et groupes de travail, les actes de constitution, le but, la composition et les rémunérations, annonçant parmi les premières décisions la suppression de toutes les commissions sans importance ou efficacité afin de couper court aux phénomènes de gaspillage et économiser des crédits.

Parmi les autres priorités du ministère figurent les procédures pour clôturer le 3e Cadre communautaire d'appui (CCA), en particulier celles visant à ne pas perdre des financements communautaires, ainsi que la préparation du Cadre national stratégique de Référence (ESPA) pour lequel sont d'ores et déjà constatés des retards et une complexité dans sa gestion. 1.100 demandes sont en suspens pour la loi de développement et des retards de paiements excédant les 15 mois existent pour des bénéficiaires, un autre aspect "de la face cachée du déraillement budgétaire".

21/10/2009

Papaconstantinou: Le déficit public baissera en deçà de 10% en 2010

La priorité du gouvernement grec est l'application d'un programme à moyen terme lequel, d'une part aidera l'économie grecque à sortir de la crise et, d'autre part, placera les finances publiques du pays sur une base viable, a déclaré mardi depuis Luxembourg le ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, à l'issue du Conseil Ecofin.

Plus particulièrement, M. Papaconstantinou a déclaré avoir eu lundi des rencontres séparées avec le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, et informé le Conseil Ecofin de la situation de l'économie grecque. Le ministre a notamment évoqué l'aggravation importante de nombreux secteurs de l'économie, et plus particulièrement la récession avec une chute du PIB de 1,5%, une chute de 20% des investissements, de 15% pour le tourisme et de 20% pour la marine marchande.

M. Papaconstantinou a également informé ses homologues du fait que le déficit budgétaire de la Grèce est le double de celui présenté par le gouvernement précédent et est estimé à 12,5% du PIB pour 2009, soulignant que cet écart important des données budgétaires est dû à trois causes: la conjoncture économique négative, la surestimation des recettes, l'augmentation incontrôlée des dépenses et l'effondrement du mécanisme de perception de la fiscalité et surtout la dissimulation de données importantes.

Selon M. Papaconstantinou, la Grèce, tant au sein de l'Eurogroupe que du Conseil Ecofin, a tenté de présenter de façon convaincante un programme de longue haleine d'assainissement de l'économie et de réduction du déficit au cours des trois ou quatre prochaines années. Le ministre s'est encore engagé qu'avec l'adoption des mesures adéquates, le déficit budgétaire de la Grèce sera ramené courant 2010 en dessous de la barre de 10%, soit une baisse d'au moins 3%.

Par ailleurs, M. Papaconstantinou a informé le Conseil de la volonté du gouvernement de soutenir les groupes sensibles de population, de soutenir l'emploi des jeunes et de garantir des fonds pour des investissements dans le secteur de l'éducation et du développement vert, lesquels donneront un essor à l'économie.

Comme l'a souligné M. Papaconstantinou, le soutien de l'économie grecque - dans le cadre de ces mesures - est indispensable et absolument compatible avec le programme d'assainissement que déposera le gouvernement dans les prochains jours à la Commission européenne.

En ce qui concerne les moyens de se garantir des financements, M. Papaconstantinou a souligné qu'un recours supplémentaire à l'emprunt, de façon prudente, est indispensable pour couvrir jusqu'à la fin de l'année certains besoins concrets, comme par exemple le versement des retraites et le paiement de salaires impayés d'enseignants.

Concluant, M. Papaconstantinou a souligné que les autorités grecques déposeront auprès des autorités communautaires le Programme triennal de stabilité et de croissance de l'économie grecque en janvier.

Enfin, le ministre s'est engagé que le nouveau gouvernement grec mettra tout en oeuvre pour rétablir et garantir la crédibilité de la Grèce en ce qui concerne les données statistiques, soulignant à ce sujet que la modernisation de l'Office national de la Statistique (ESYE) constitue une priorité.

MM. Juncker, Almunia et Trichet toujours préoccupés par l'économie européenne

Le président du Conseil des ministres de l'Economie de la zone euro, Jean-Claude Juncker, le commissaire chargé des Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, et le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, ont exprimé lundi tard dans la nuit leurs préoccupations au sujet des développements dans l'économie européenne, mais aussi l'espoir qu'elle pourra reprendre dans les prochaines années la voie de l'assainissement budgétaire.

En ce qui concerne l'économie grecque, les responsables communautaires ont rencontré le nouveau ministre des Finances, Georges Papaconstantinou, auquel ils ont fait part de leurs préoccupations quant à la situation dans laquelle se trouve l'économie grecque et leur démenti formel - comme ils l'ont dûment souligné - des données statistiques du gouvernement précédent. Les responsables communautaires n'ont voulu procéder à aucune déclaration ou commentaire s'agissant de la possibilité d'accorder une prorogation à la Grèce pour qu'elle puisse ramener le déficit budgétaire en deçà de 3%, se limitant à indiquer que la question sera discutée lors du Sommet de décembre.

Au sujet de sa rencontre avec le ministre des Finances, M. Almunia a indiqué - dans un communiqué - "avoir rencontré pour la première fois M. Papaconstantinou qu'il a félicité pour sa nomination au ministère des Finances et lui a fait part de ses meilleurs voeux dans l'accomplissement de ses fonctions difficiles".

En avril, le Conseil avait requis de la Grèce d'adopter des mesures pour la réduction du PIB en dessous de la barre de 3% d'ici 2010, mais cet objectif ne pourra être atteint, car le déficit budgétaire sera plus élevé que l'objectif que s'était fixé le gouvernement précédent (3,7%).

"Je suis tout particulièrement inquiet en ce qui concerne les nouvelles divergences statistiques importantes. L'adoption d'un programme de stabilisation budgétaire ambitieux pour les prochaines années peut être accompagnée d'un programme global de réformes structurelles pour la relance de la compétitivité du pays et constitue une priorité majeure pour la Grèce. J'espère sincèrement que la préparation du Budget 2010 prouvera cette volonté de replacer les finances publiques sur une voie viable".


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Dernière modification : lundi 18 avril 2011