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CONSEILS POUR LA PRÉPARATION DU CAFÉ
Le café grec est un véritable délice.
Encore faut-il connaître les secrets de sa préparation.
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> Avant tout,
vous avez besoin du traditionnel briki avec son col resserré
ainsi que de petites tasses en porcelaine épaisse.
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Verser dans le briki autant de tasses d’eau que le
nombre de cafés souhaités.
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> Ajouter une pleine
cuillère de café grec par tasse ainsi que la quantité de sucre souhaitée
(une cuillère plus ou moins remplie selon que vous le voulez moyennement ou
très sucré).
| > Pour faire chauffer
le récipient, le placer au centre d’une flamme moyenne puis remuer
lentement.
> Lorsque le café commence à
« monter », retirer le briki du feu. Le café est prêt
à être servi. |

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> Répartir d’abord
la mousse dans toutes les tasses, puis ajouter le reste de café. Ne pas
mélanger.
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Vous venez
tout juste de préparer un formidable café grec, attendez quelques
minutes avant de le savourer. |
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L’HISTOIRE
DU CAFÉ EN GRÈCE
Le café est apparu en Grèce sous l’occupation turque.
Véritable passion des Ottomans, il conquit bien vite les Grecs. Dans la Grèce
occupée, de nombreux kafenèdes (cafés) existaient. Mais dans la
plupart d’entre eux, l’entrée était proscrite aux raïas. Là, le soir,
des conteurs orientaux à l’imagination fertile disaient devant les aghas
nonchalants sirotant café après café de longues histoires, qui leur ouvraient
les portes sur d’étranges mondes imaginaires.
On raconte que le premier café fut créé par un Grec en
Europe occidentale, plus précisément à Londres, en 1652 et portait l’enseigne
« Elliniko Kaféneio » (Café grec). Très vite, les
Londoniens adoptèrent cette nouvelle boisson et des cafés de ce type
commencèrent à apparaître dans de nombreux quartiers de la capitale
britannique. L’ « Elliniko Kaféneio » exista jusqu’à la
veille du combat pour la libération et il accueillit de nombreux protagonistes
grecs de la révolution ainsi que des précurseurs du siècle des lumières en
Grèce.
En Grèce, le premier café ouvrit à Nauplie à l’époque
de la libération de la ville. A Athènes, bien avant que cette cité fut
proclamée nouvelle capitale du pays, c’est un Bavarois qui fonda le premier
café, le « Prassino Dendri » à Iera Odo. Après la
proclamation d’Athènes comme nouvelle capitale, le fameux café « I
Oraia Ellas » ouvrit ses portes à l’angle des rues Ermou et Aiolou
où il devint bientôt le lieu de rencontre de toutes les personnalités de la
résistance et de la vie politique de cette période.
Les cafés de l’époque proposaient des boissons chaudes
(café, thé, infusion à la fleur de sauge, etc.), des boissons froides
(limonades, sirop d’orgeat, soda au citron), des pâtisseries (fruits confits
au sirop, vanille, loukoums). Des jeux (tavli, dominos, billard, cartes), des
journaux et plus tard la radio étaient mis à la disposition des clients. Ils
connurent des périodes de grand succès où la préparation du café s’apparentait
à un véritable art. Chaque commande était bien précise : sans sucre
avec beaucoup de café, sans sucre et moyennement fort, sans sucre avec peu de
café, avec un peu de sucre et peu de café, moyennement sucré, léger et sans
trop de sucre, très sucré, etc.. Dans les vieux établissements, le café
était servi dans le briki, accompagné d’une tasse et d’un verre d’eau.
C’est au début du XXe siècle que commencèrent à s’imposer les
tasses en épaisse porcelaine blanche.
Ce rituel quasi sacré du café était indissociable des
discussions politiques, des rencontres littéraires et bien sûr de l’incontournable
combinaison café – cigarette – komboloï. Aujourd’hui, dans chaque
maison grecque, le café fait partie intégrante de la vie quotidienne.
(les textes sont extraits du site www.nestle.gr)
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