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L’Éducation en Grèce Par Margarita Defiggou et Panayiotis Labropoulos
En Grèce, le niveau d‘instruction varie selon les différents groupes d’âges. La plupart des Grecs d’âge mûr n’ont fréquenté que l’école primaire, et ceux d’entre eux qui ont obtenu un diplôme d’Études supérieures représentent environ 11% de la population active. La scolarité d’un enfant dure en moyenne 13 ans, ce qui, en comparaison d’autres pays, place la Grèce dans une position intermédiaire. En 1992, environ 50% des 5-29 ans (soit 35% de la population totale) était inscrit dans un établissement scolaire reconnu par l’Éducation nationale, ce qui contribue également au fait que la Grèce soit dans la moyenne (cf. tableau n°2). Tableau n°1 : Accès à l’Éducation: estimation de la durée de scolarité en Grèce, par rapport aux autres pays
(UNESCO, Rapport de 1995 sur l’Éducation dans le monde, Éditions Oxford UNESCO, 1995) Le Système éducatif Conformément à la Constitution grecque, le système éducatif dans son ensemble est supervisé par l’État. Le ministère de l’Éducation nationale et l’Institut pédagogique énoncent les politiques ainsi que les objectifs du système éducatif. L’Institut pédagogique est également chargé d’étudier les politiques d’éducation et l’évolution des programmes scolaires. Les provinces grecques sont divisées en zones d’éducation locales régies par le ministère, qui veille à ce que chaque école suive le programme scolaire obligatoire. L’École est obligatoire pendant neuf ans, de 6 à 15 ans. Les élèves doivent fréquenter une école primaire à temps complet (Dimotiko) pendant six ans, puis un collège (Gymnasio), pendant trois ans. Les maternelles (Nipiagogio) accueillent les enfants dès l’âge de trois ans et demi. À la sortie du Gymnasio, les élèves pourront s’inscrire dans un lycée (Lykeio) d’enseignement général, technique ou polyvalent. Pour les élèves de ce niveau d’études, le système éducatif dispose également d’écoles professionnelles et techniques. Tableau n°2 : effectifs (équivalent plein temps) des établissements scolaires publics et privés, pour cent personnes du groupe d’âge des 5-29 ans, par pays, et distribution en pourcentage des effectifs par niveau et par pays Distribution en pourcentage (total=100)
*non disponible L’Enseignement supérieur compte des universités (A.E.I) et des instituts supérieurs de technologie (T.E.I, établissements d’enseignement supérieur n’ayant pas le statut d’université). Chaque année, le ministère de l’Éducation nationale décide du quota d’élèves admis dans chaque filière universitaire, et organise un examen national d’entrée à l’Université ou en Institut supérieur de technologie.
L’École publique, l’Université, ainsi que les livres et le matériel scolaires, sont gratuits. L’année scolaire débute le 1er septembre et se termine le 30 juin. En primaire comme en secondaire, aucun cours n’a lieu en dehors de cette période. À l’instar de l’Enseignement public, les écoles privées dispensent leurs cours dans des établissements distincts pour le primaire et le secondaire ; elles sont tenues de suivre les mêmes programmes scolaires que les écoles publiques. Il n’existe pas en Grèce d’universités privées.
Les étudiants qui n’ont pu entrer à l’Université peuvent suivre deux ans de formation dans différents instituts de formation professionnelle (I.E.K.), publics ou privés. Ces instituts font partie intégrante du système d’éducation officiel et ils sont placés sous l’égide du système d’éducation professionnelle (centres de formation professionnelle, instituts d’enseignement indépendants, etc.). Pour l’année scolaire 1996/97, 1 636 584 étudiants étaient inscrits en primaire ou en secondaire ; le nombre d’établissements scolaires publics était de 16 482, réunissant 118 314 professeurs, ce qui représente un ratio de 13 élèves par professeur. En ce qui concerne l’enseignement supérieur pour l’année universitaire 1995/96, environ 170 000 étudiants ont suivi les cours de 129 universités et instituts supérieurs de technologie. Tout professeur enseignant dans un établissement public est fonctionnaire d’État. Dès lors que le niveau d’un élève est satisfaisant, son passage du primaire au secondaire se fait automatiquement. En revanche, pour s’inscrire à l’Université ou en Institut supérieur de technologie, il devra passer un examen. Dès l’année scolaire 1997/98, d’importantes réformes du système éducatif ont été mises en œuvre, et plus particulièrement pour l’enseignement secondaire. Le but de ces réformes est de standardiser les différents types de lycées en créant un certificat d’Études national. Organigramme n°1 : Structure du système éducatif en Grèce
Enseignement préscolaire Avant d’entrer en primaire, les enfants âgés de 3 ans et demi à 5 ans et demi peuvent fréquenter une école maternelle, publique ou privée. La maternelle a pour vocation de consolider et de compléter l’éducation donnée par les parents, mais aussi de compenser le retard que peuvent accuser certains enfants. Signalons enfin qu’en général, les écoles maternelles ne sont ouvertes que le matin. En 1996/97, 132 701 enfants fréquentaient les écoles maternelles gérées par le ministère de l’Éducation nationale, ce qui équivaut à environ 50% des enfants appartenant au même groupe d’âge. Ce nombre a légèrement chuté par rapport à 1986/87, date à laquelle il était de 148 012. Par ailleurs, en 1997, on comptait 5 612 écoles maternelles (contre 5 310, il y a dix ans) et 8 628 enseignants (contre 7 371). L’École obligatoire Depuis la réforme du système éducatif mise en place dans les années 1970, l’École est obligatoire dès l’âge de six ans et jusqu’à l’âge de 15 ans. Elle se compose de l’École primaire et du Gymnasium (Collège). L’École primaire (Dimotiko). À l’âge de 6 ans, un enfant entre à l’École primaire (Dimotiko) pour six ans. Une année scolaire comprend 160 jours de classe, à raison de 5 heures de cours par jour. Dans le projet global de l’enseignement primaire et secondaire, le rôle de l’École primaire consiste à veiller à l’épanouissement physique et moral des élèves. Ce projet vise à concilier créativité et études et à renforcer les mécanismes de compréhension chez l’enfant. En outre, améliorer le bien être physique et mental des élèves représente une priorité. Développer leurs compétences leur permettra d’assimiler des concepts clés et d’accéder à la pensée abstraite. Enfin, ils doivent apprendre à maîtriser la langue écrite et orale, à se familiariser avec les valeurs morales et humanitaires et à cultiver leur sens de l’esthétique. En sortant de l’École primaire, les élèves reçoivent un certificat leur permettant d’entrer en secondaire. Une école primaire, selon son importance, peut compter jusqu’à 12 postes. Cependant, en fonction du nombre d’élèves à accueillir, de la disponibilité des salles de classe, ou encore selon que l’école est isolée, il arrive qu’un établissement abrite 7 à 11 classes. L’effectif d’une classe est en principe de 25 élèves maximum. Toutefois, ce nombre peut être réduit par décision jointe du ministre de l’Éducation nationale et du ministre des Finances. Toute réforme importante de l’enseignement primaire est décidée par décret présidentiel, à l’initiative du ministère des Finances et du ministère de l’Éducation nationale . Il en est de même pour l’augmentation du nombre des établissements scolaires. Dans certains cas, lorsque la situation locale l’exige, une classe unique peut être créée, quel que soit le nombre d’élèves. En 1996/97, 660 014 enfants, (presque 100% des 6-11 ans) fréquentaient une école primaire, c’est-à-dire 200 000 de moins qu’il y a dix ans. Ces chiffres illustrent bien la baisse du taux de natalité survenue ces dix dernières années en Grèce. Toujours en 1996/97, le ratio du nombre d’élèves par professeur s’élevait à 15,5 et le nombre d’établissements scolaires était de 6 850. Par ailleurs, 6,9% des élèves inscrits en primaire fréquentaient une école privée. Tableau n°3 : données comparées du nombre d’élèves, d’enseignants et d’établissements en primaire, en 1986/87 et 1996/97
Chaque instituteur a la charge d’une classe et il s’appuie sur une méthode développée dans un manuel scolaire. Le programme scolaire unique suivi par les enseignants est choisi par le ministère de l’Éducation nationale, et les manuels utilisés pour chaque classe sont écrits par un ou plusieurs auteurs, suivant les directives précises de l’Institut pédagogique. Celui-ci a également la responsabilité de sélectionner des manuels scolaires chez différents éditeurs. Depuis les années 1980, sur décision du ministère de l’Éducation nationale, un instituteur doit, pour être certifié, avoir obtenu une maîtrise délivrée par la filière pédagogique d’une université. Étant donné que ces filières ont été créées en 1985, les premiers professeurs des écoles n’ont été diplômés qu’en 1989. Le ministère de l’Éducation nationale nomme un certain nombre d’enseignants chaque année, en fonction du nombre de postes à pourvoir. Les jeunes diplômés s’inscrivent sur deux listes d’attente : les diplômés d’une université, d’une part, et les professeurs formés dans une Académie pédagogique, d’autre part. Enseignement secondaire : le Gymnasio (Collège). En sortant de l’école primaire, chaque enfant est automatiquement inscrit au Collège pour une durée de trois ans. Le but du Gymnasio est de faire progresser les élèves graduellement, en leur dispensant des cours adaptés à leur groupe d’âge. Bien que certains collèges soient spécialisés en sport ou en musique, la plupart d’entre eux offrent un enseignement général. L’effectif d’une classe ne doit pas dépasser trente élèves. Lorsque plus de trente élèves sont inscrits au même niveau d’études, on sépare la classe en plusieurs groupes. L’année scolaire comprend 165 jours de classe, à raison de 6 heures de cours par jour. Les élèves âgés de plus de quatorze ans peuvent également fréquenter des collèges proposant des cours du soir. En 1996/97, la Grèce comptait 1 962 collèges d’enseignement général et 12 écoles religieuses. Au total, 409 294 élèves étaient inscrits au Gymnasio (dont 47,7% de filles) et 31 990 professeurs y enseignaient. Tableau n°4 : Données comparées du nombre d’élèves, d’établissements et d’enseignants au Collège en 1986/87 et 1996/97
L’enseignement au Collège s’appuie également sur des manuels scolaires que l’Institut pédagogique et le ministère de l’Éducation nationale sélectionnent ou bien dont ils supervisent l’écriture. En outre, des instructions précises sont données pour chaque classe quant à la méthode d’enseignement à adopter. Les professeurs doivent être détenteurs d’un diplôme universitaire pour être certifiés. À la fin du Gymnasio, les élèves reçoivent un brevet des collèges, qui leur permet de s’inscrire dans quelque lycée que ce soit. Enseignement secondaire : le Lycée Les objectifs visés par l’Éducation nationale pour l’enseignement secondaire sont pleinement atteints par le Lycée ; en effet, ce dernier est conçu pour aider les étudiants à s’intégrer, à faire les bons choix de carrière et à progresser socialement. Il existe trois types de lycées : le Lycée d’enseignement général, le Lycée polyvalent et le Lycée professionnel et technique. À ce niveau d’études, on trouve également de nombreuses écoles professionnelles et techniques, qui proposent une formation en deux ans. Les lycées d’enseignement général dispensent des cours théoriques, alors que les lycées professionnels et techniques proposent des cours plus spécialisés. Le lycée polyvalent, pour sa part, offre aux étudiants un enseignement à la fois professionnel et général. L’effectif maximum d’une classe est de trente-cinq élèves. Pendant les années 1980, le nombre d’inscriptions au Lycée a augmenté de 38%, et aujourd’hui, en sortant du Collège, la plupart des étudiants poursuivent leurs Études secondaires. Bien qu’aucune distinction ne soit faite entre les certificats délivrés par les différents lycées, pratiquement 90% des étudiants qui entrent à l’Université sortent d’un lycée d’enseignement général. Sur les 433 989 élèves entrés au lycée en 1996/97, plus de 60% (246 175 étudiants) étaient inscrits dans un lycée d’enseignement général, 110 493 avaient choisi un lycée professionnel et technique, et enfin 28 717 d’entre eux suivaient les cours d’un lycée polyvalent. Selon les statistiques du ministère de l’Éducation nationale, 20% des lycéens abandonnent leurs études avant la fin du secondaire. Les cours sont dispensés en tronc commun pendant les deux premières années de lycée. Toutefois, à partir de la troisième année, les lycéens doivent choisir l’une des quatre sections proposées, afin de se préparer à l’examen d’entrée à l’Université. Dès 1998, le ministère de l’Éducation nationale a entrepris l’intégration progressive des différents types de lycées. Parallèlement, les heures de cours ont été augmentées et les manuels scolaires entièrement remaniés. La première année de ce Lycée ‘intégré’ est destinée à orienter les élèves, en dispensant des cours variés qui leur permettront de choisir la voie à suivre en seconde année. Trois branches leur seront alors proposées : théorique, pratique et technologique ; elles guideront les lycéens vers les différentes sections qu’ils auront à choisir en troisième année. Ces sections sont au nombre de neuf, parmi lesquelles quatre sont proposées aux élèves ayant choisi l’une des deux premières branches et les cinq autres aux élèves ayant suivi la branche technologique. Au lycée comme au niveau national, les examens se passent à l’écrit. Jusqu’à présent, les professeurs de collège et de lycée devaient pour être certifiés, posséder un diplôme universitaire et s’inscrire sur liste d’attente, mais, depuis 1998, les listes d’attentes ont été remplacées par un système d’examens. Tableau n°5 : données comparées du nombre d’élèves, d’établissements et d’enseignants au Lycée, en 1986/87 et 1996/97
L’Enseignement supérieur En Grèce, les établissements d’Enseignement supérieur sont publics. Il en existe deux sortes : les universités (A.E.I.) et les instituts supérieurs de technologie (T.E.I.). Ils diffèrent par leur statut (les T.E.I. n’ont pas le statut d’université) et par la longueur de leur cursus : 3 ans pour les T.E.I., et quatre pour les A.E.I., à l’exception des Facultés de médecine et d’architecture. Les établissements d’enseignement supérieur sont autonomes et ils gèrent leurs affaires internes par l’intermédiaire du conseil d’administration qu’ils ont élu. Les décisions concernant les politiques d’embauche et les programmes sont prises par les différents départements universitaires, tandis que les décisions d’ordre financier, et les créations de postes sont du ressort du Rectorat. Il existe aujourd’hui en Grèce 17 universités, comprenant 39 facultés et accueillant 106 422 étudiants. Les instituts supérieurs de technologie, quant à eux, comptent 58 593 étudiants. Ces derniers doivent tous passer une série d’examens d’entrée de haut niveau, organisés par le ministère de l’Éducation nationale. Entre 80 et 85% des bacheliers s’y présentent chaque année ; notons que 90% d’entre eux sortent d’un lycée d’enseignement général. L’année universitaire commence le 1er septembre. Chacun des deux semestres universitaires compte treize semaines de cours et deux semaines de partiels. En plus du tronc commun, les étudiants ont un nombre précis de cours optionnels, dont ils choisissent la matière. Ils sont interrogés et notés par leurs professeurs et, à condition d’avoir réussi tous leurs partiels, ils obtiennent leur diplôme en quatre ans. Tableau n° 6 : données comparées du nombre d’étudiants, de facultés et d’enseignants pour l’enseignement supérieur en 1986/87 et 1996/97
Les professeurs d’universités sont titulaires d’un Doctorat et ils sont nommés par un comité composé de membres du département universitaire concerné, de rang égal ou supérieur au leur. Les professeurs qui enseignent dans les instituts supérieurs de technologie sont, quant à eux, nommés par un comité du ministère de l’Éducation nationale. Toutes les Études supérieures se font à temps complet, en effet, il n’existe aucun cours à temps partiel ou par correspondance en Grèce pour le moment. Après l’année scolaire 2000/2001, tout étudiant titulaire d’un Apolytirio (diplôme équivalent au baccalauréat) délivré par un lycée "intégré" pourra s’inscrire dans n’importe quelle faculté ou filière universitaire de l’Enseignement supérieur public, ainsi que dans les Facultés reconnues par l’Éducation nationale .
Par conséquent, à cette même date, les examens d’entrée à l’Université seront définitivement supprimés. Les candidats au Programme d’Études rempliront une demande d’inscription dès réception de leurs résultats au lycée. Ils y préciseront d’une part, la ou les filières universitaires de leur choix (deux filières maximum) et, d’autre part, le programme d’Études spécifique qu’ils souhaitent intégrer. Chaque filière universitaire est un ensemble de matières reliées entre elles, enseignées au sein d’une université ou d’un institut supérieur de technologie respectivement à travers les facultés et les programmes. Les facultés offrant un nombre de places limité départageront les candidats en fonction du nombre de points obtenus au Lycée. Ces points sont calculés à partir de la note finale, obtenue à l’Apolytirio délivré par un lycée "intégré". Sont également prises en compte les performances de l’élève aux examens et les notes obtenues tout au long de l’année dans deux matières de Terminale. Certaines facultés peuvent exiger un niveau plus élevé dans une matière en particulier. Dans ce cas, des examens supplémentaires, semblables aux épreuves de l’Apolytirio, seront prévus. En 1998/99, des programmes d’études spécialisées seront lancés au sein des universités et des instituts supérieurs de technologie. Ils auront pour but d’offrir un plus grand choix de matières et d’introduire dans l’enseignement supérieur le concept de formation à la vie professionnelle, en mettant l’accent sur la coopération entre les départements. La gestion de ces programmes sera placée sous l’égide de l’assemblée des étudiants, du président et du directeur des programmes d’Études spécialisées. Les programmes d’Études spécialisées fonctionnent parallèlement aux cursus des universités et des instituts supérieurs de technologie. Ils englobent un nombre déterminé de cours, dont le niveau équivaut à celui requis pour un diplôme d’Études supérieures ou pour un certificat d’Études supérieures, dans le cas de ceux qui suivent des cours indépendants. Les étudiants grecs ou étrangers, dès lors qu’ils sont titulaires d’un Apolytirio ou de tout autre attestation équivalente, délivré par un établissement d’enseignement secondaire en Grèce ou à l’étranger, sont habilités à s’inscrire à un programme d’Études spécialisées.
Le troisième cycle Il existe en Grèce deux diplômes de troisième cycle : Le Diplôme de spécialisation (l’équivalent de la Maîtrise), et le Doctorat. La totalité du troisième cycle s’étale sur au moins six semestres, quatre semestres d’études sont nécessaires pour obtenir une Maîtrise, niveau requis pour accéder au doctorat. Il s’agit d’un cursus d’ au moins un an, dont trois mois sont consacrés à la préparation de la Thèse. Les programmes d’Études de troisième cycle sont élaborés soit par les professeurs d’Université, soit par les départements universitaires, et ils ne peuvent être validés qu’avec l’accord du ministère de l’Éducation nationale. D’après les données du Service national des statistiques grec, 1 188 Maîtrises et 2 478 Doctorats ont été obtenus entre 1990 et 1994. 55% de ces diplômes ont été délivrés aux filières médicales, 12% aux filières technologiques, 3,4% à la filière agronomique et 0.8% à la filière économique. Bourses d’études L’Institution nationale des Bourses accorde des bourses d’études :
> aux candidats ayant brillé aux examens d’entrée, ou aux étudiants qui ont excellé à l’université ou en institut supérieur de technologie ; > dans le cadre du programme d’échange pour les étudiants étrangers ; En 1996, un total de 504 bourses ont été attribuées à des diplômés d’universités, pour leur permettre de suivre des études de troisième cycle en Grèce ou à l’étranger. De même, 53 bourses ont été octroyées à des étudiants diplômés de T.E.I., leur donnant la possibilité d’aller suivre des études de troisième cycle à l’étranger. L’Enseignement spécialisé Jusqu’à la fin des années 1970, l’enseignement spécialisé était privé et dispensé en grande partie par des organisations philanthropiques. Toutefois, au milieu des années 1980, le gouvernement a pris de nouvelles mesures pour offrir une éducation adaptée aux individus présentant des besoins particuliers. Un enseignement et/ou des formations professionnelles spécialisés sont aujourd’hui proposés :
Dans certains cas exceptionnels, les cours spécialisés sont dispensés à domicile. En 1996, le département d’enseignement spécialisé du ministère de l’Éducation nationale gérait 831 unités d’enseignement spécialisé, dont certaines en secondaire. Ces unités employaient 1 390 professeurs, 200 conseillers scientifiques et 16 conseillers d’éducation chargés de la coordination de l’enseignement. Ceux-ci sont nommés dans 16 différents départements du pays. Structure du programme scolaire Conformément à la réforme récemment proposée en matière d’éducation, un cadre rassemblant les différents programmes d’Études sera mis en œuvre afin de définir les objectifs d’enseignement dans les écoles publiques, ainsi que leur future structure. Les textes étudiés en classe sont écrits en fonction des programmes d’études et des programmes analytiques. Ces textes peuvent êtres proposés par leur auteur, commandés par l’institut pédagogique, ou encore rédigés par une organisation affiliée à ce dernier. Si cela s’avère nécessaire, plusieurs manuels scolaires seront distribués à chaque élève. Ces manuels sont soit écrits par un groupe d’auteurs nommé par l’institut pédagogique ou par le conseil d’éducation, soit choisis parmi ceux disponibles sur le marché. Sauf autorisation exceptionnelle, tous les droits d’auteurs sont réservés au ministère de l’Éducation nationale . Les sujets étudiés à l’université sont sélectionnés par les professeurs et par les représentants des étudiants, au cours de l’assemblée générale de chaque département universitaire. L’Institut pédagogique L’Institut pédagogique est une organisation publique indépendante, basée à Athènes. Il est directement affilié au ministère de l’Éducation nationale, et son rôle, comme le précise sa charte, est le suivant : a) mener des recherches scientifiques et étudier les problèmes liés à l’enseignement primaire et secondaire, b) élaborer et proposer la mise en place de nouvelles lignes d’actions, de même que planifier la politique d’enseignement conformément au programme de développement économique, social et culturel du pays, c) suivre attentivement les progrès des techniques d’enseignement, étudier leur mise en pratique, et contrôler leurs résultats, d) élaborer et gérer les programmes d’enseignement des professeurs. Évaluation et examens On évalue la qualité de l’enseignement en Grèce de deux façons : a) en inspectant les enseignants de primaire et de secondaire, b) en contrôlant le niveau des élèves. L’évaluation des professeurs de primaire et de secondaire se fait à deux niveaux. Au niveau interne, elle s’effectue par l’intermédiaire des directeurs d’école, des officiers d’évaluation, des conseillers d’éducation et des comités d’évaluation des établissements. Au niveau externe, l’évaluation est assurée par des "inspecteurs permanents" et elle ne concerne pas uniquement les professeurs. Sont également jugés les résultats obtenus par les établissements scolaires et l’efficacité générale du système éducatif en primaire et en secondaire, tant au niveau régional que national. En primaire et en secondaire, l’évaluation des élèves s’effectue en classe, par les professeurs. Les élèves ne seront notés à l’écrit qu’à partir des deux dernières années d’École primaire, puis au Collège. En général, la plupart des élèves passent en classe supérieure sans délai. Formation professionnelle en Grèce La formation élémentaire se fait :
La formation professionnelle continue comprend :
Écoles d’apprentissage élémentaire Le système d’apprentissage utilisé en Grèce répond à des critères internationaux, et il associe l’enseignement dispensé aux étudiants dans les écoles d’apprentissage de l’Agence grecque pour l’Emploi (O.A.E.D), avec une formation pratique en entreprise (publique ou privée). C’est à l’O.A.E.D que l’on doit la mise en place, en 1984, de ce système ambivalent, régulièrement enrichi par l’ajout de nouveaux programmes ou par la révision des programmes existants. En première année de formation, les étudiants suivent des cours pratiques et théoriques cinq jours par semaine. En deuxième année, les cours alternent avec les stages en entreprise, et ne représentent plus qu’un cinquième de l’emploi du temps des étudiants. En outre, une allocation-logement pour étudiants est délivrée par le programme de sécurité sociale (IKA). Enfin, l’O.A.E.D. s’occupe également d’aider ses diplômés à trouver du travail. Écoles professionnelles et techniques L’École professionnelle et technique cherche à atteindre les mêmes objectifs que l’enseignement primaire et secondaire, avec pour priorités :
Les écoles dans lesquelles la formation est à temps complet proposent un cursus en 2 ans, tandis que celles qui dispensent des cours du soir, se font en trois ans (minimum). À noter qu’il faut compter une année supplémentaire pour suivre un stage en entreprise. Instituts de formation professionnelle Les instituts de formation professionnelle (I.E.K.) ont été créés en vertu de la législation connue sous le nom de " Système national d’Enseignement et de formation professionnels ". Cette même législation supervise les instituts privés et coordonne la formation et l’enseignement technique et professionnel en secondaire. Les instituts de formation professionnelle sont des organisations informelles (hors classe) et leur objectif fondamental est de fournir une formation répondant aux besoins du marché du travail. Ces instituts sont financés à la fois par l’État et par les fonds de l’Union européenne. En outre, ces instituts cherchent avant tout à apporter à leurs étudiants une formation professionnelle élémentaire, ou à la compléter afin qu’ils acquièrent les qualifications scientifiques, techniques et professionnelles ainsi que le savoir-faire nécessaires sur le marché. Leur but est également d’aider leurs étudiants à trouver leur place dans la société et à s’adapter au marché du travail. Tout élève sortant du Collège, du Lycée ou d’une école professionnelle peut s’inscrire dans ces instituts. Selon qu’il s’est inscrit à la fin du Collège ou du Lycée, il suivra des cours de niveaux différents, ce qui influera sur son choix de spécialisation, et déterminera le niveau du diplôme qu’il recevra (niveau 1 ou 2). Formation des adultes/ Formation continue L’Agence grecque pour l’Emploi (O.A.E.D) est la principale organisation chargée de l’administration et des politiques d’emploi du gouvernement. Son statut légal est celui d’une organisation publique. Elle est placée sous l’autorité du ministère du Travail et des Affaires Sociales, et elle est gérée par un gouverneur et un conseil d’administration. Son rôle, assigné par l’État, est de réunir les conditions favorables à l’ajustement de l’offre et de la demande sur le marché du travail, en fonction des besoins du programme national de développement économique. L’O.A.E.D. est l’organisation en charge des programmes d’emploi et des formations, financés par le Fond social européen (qui assure 75% de l‘ensemble des dépenses pour la formation continue). Elle fournit également aux différentes branches d’activités une main d’œuvre capable de s’adapter aux fluctuations de l’économie grecque. L’O.A.E.D. offre notamment des prestations de services telles que :
Il existe également un réseau parallèle de programmes de formation, mis au point par de nombreuses organisations publiques ou privées, dans le but de répondre à la demande du marché du travail. Ce réseau est en grande partie financé par le Fond social européen. Le système de formation professionnelle continue a été créé pour fournir une formation ponctuelle et rapide, à la fois théorique et pratique, elle est destinée aux hommes et femmes d’affaires de plus de 18 ans. L’O.A.E.D a mis tous ses centres à la disposition des travailleurs indépendants ainsi que des employeurs cherchant à améliorer les compétences de leur personnel, afin qu’ils deviennent des centres de formation professionnelle (C.F.P.). Elle propose un large éventail de programmes de formation continue, qui sont renouvelés régulièrement. Enfin, pour faciliter l’accès à la formation et inciter les employeurs à former leur personnel, l’O.A.E.D a créé un fonds spécial pour la formation des employés. Formation professionnelle continue informelle Au début des années 1960, le Centre de productivité grec et la Société grecque de gestion furent les premières organisations créées dans le but spécifique de contribuer au développement du secteur tertiaire à travers la formation des cadres. L’aide financière du Fond social européen fut également un tremplin fort utile, non seulement pour les organisations de formation pour adultes, mais aussi pour les entreprises cherchant à former leurs employés. C’est ainsi qu’en 1981, quinze des entreprises les plus importantes du pays créèrent l’Institut de formation professionnelle pour l’industrie, afin de former leurs cadres. Bon nombre d’industries importantes lancèrent également des programmes de formation. À l’époque, ces programmes n’étaient en rien coordonnés, mais depuis l’émission du décret n°115372/1994 du ministère du Travail, une restructuration du système est en cours. Les nouveaux programmes seront adaptés aux besoins du commerce local, régional et national. Les programmes de formation et d’enseignement des employés d’une entreprise sont gérés par les « Centres de Formation Professionnelle » (C.F.P.). Les C.F.P. sont chargés de la formation permanente, qui ne fait pas partie des programmes de formation professionnelle officiels. Ils sont mis en place par des individus ou des organisations, dans le secteur public comme dans le privé. Ces centres opèrent au niveau régional et national et offrent des formations spécialisées dans divers domaines, tels que l’administration, la technologie ou l’informatique.
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