Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Recherche Contactez-nous

Élections 2009

 

Élections législatives - Scrutin du 04 octobre 2009

 

Page du site du ministère de l'Intérieur : résultats des élections législatives

www.ekloges.ypes.gr  

* * * * * * * 

* * * * * * * 

Résultats définitifs

ELECTIONS GENERALES 2009

Nombre d’inscrits : 9 933 385          Nombre de votes : 7 044 479 (70,92%)

Votes valides : 6 858 342                Votes nuls : 143 658              Votes blancs : 42 479

Résultats

Parti

%

 votes

Sièges 

PA.SO.K  43,92 3.012.373 160

N. D  

33,48

2.295.967

91

K.K.E.

  7,54 

517.154

21

LA.O. S

 5,63

386.152

15

SY.RIZ.A 

 4,60

315.627

13

Ecologistes-Verts   2,53 173.449 -

Sources :

-          www.ypes.gr/ekloges (Ministry of Interior, Public Administration and Decentralisation)  

 

* * * * * * * 

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES EN GRÈCE - 4 OCTOBRE 2009 

 FAITS ET PERSPECTIVES 

En invoquant l’état actuel de l’économie grecque et le risque d’une longue période préélectorale de 6 mois jusqu’aux élections présidentielles (mars 2010), qui ne permettrait pas l’application d’une politique économique anticrise, le premier ministre Costas Caramanlis a proposé au Président de la République Carolos Papoulias la dissolution de l’Assemblée Nationale et la proclamation des élections anticipées prévues pour le 4 Octobre.

(Possibilité prévue dans l’article 41.2 de la Constitution en vigueur). 

Au lendemain des élections du 4 octobre 2009, le Premier ministre sortant annoncera les résultats définitifs au Président de la République et ce dernier procédera par la suite à la nomination du Premier ministre (le chef du parti disposant de la majorité absolue des sièges) et sur proposition du Premier ministre à la nomination des membres de son cabinet ministériel. Les membres du nouveau gouvernement devraient prêter serment le 7 Octobre. Le Parlement nouvellement élu devrait se réunir en session inaugurale le 14 Octobre.

Dans le cas où aucun parti ne réunirait la majorité absolue des sièges, le Président de la République s’adresserait successivement aux chefs des trois premiers partis (suivant la force parlementaire) pour chercher une possibilité de formation de gouvernement. Si aucun parti n’arrive à former un gouvernement viable, le Président de la République tentera de former un gouvernement réunissant tous les partis parlementaires (« gouvernement œcuménique ») et en cas d’échec un gouvernement ayant comme unique but la tenue de nouvelles élections (Articles 37, Alinéa 2,3. de la Constitution).

II.            CADRE CONSTITUTIONNEL ET LÉGAL 

1. Corps électoral et composition du Parlement

Le Parlement grec (système parlementaire à une seule chambre) se compose de 300 députés élus pour quatre ans au suffrage universel direct et à bulletin secret. 

Le droit de vote aux élections législatives requiert l’âge légal de 18 ans, la nationalité grecque (seuls les citoyens grecs peuvent exercer le droit de vote) et la non-privation des droits civiques suite à une condamnation judiciaire pour des délits relevant du Code Pénal ou pour des handicaps mentaux (personnes sous tutelle). 

L’exercice du droit de vote est obligatoire. 

Est éligible toute personne qui a la nationalité grecque et qui n’est pas dépourvue à son tour de ses droits civiques, l’âge légal requis pour être élu est de 25 ans révolus.

2. Système électoral 

Les dispositions régissant la procédure électorale émanent de la Constitution de 1975/1986 telle qu’elle a été modifiée en 2001 (Article 54) ainsi que par la loi électorale 3231/2004.

Le pays est divisé en 56 circonscriptions uninominales ou plurinominales qui correspondent au nombre de 288 députés. Les douze sièges restants sont attribués aux députés d’État élus avec répartition proportionnelle, l’ ensemble du pays étant considéré comme une seule circonscription.

Le système électoral est considéré comme système de représentation proportionnelle à tendance (correctif) majoritaire. Un bonus de 40 sièges est prévu pour le parti ou la coalition de partis qui emporte les élections. De plus, un seuil de 3% est exigé pour qu’  un parti puisse accéder au Parlement. Le mode majoritaire est aussi activé pour les sièges restants au niveau national ainsi que pour les circonscriptions  uninominales.

3. Sondages d’opinion publique 

D’ après la loi 3603/2007 la publication  ou la diffusion de sondages de l’opinion publique sur l’intention de vote est interdite 15 jours avant le jour des élections. (La même restriction est valable pour l’ensemble des partis politiques). 

CORPS ELECTORAL

Selon les données récemment publiées par le ministère de l’Intérieur, 9.835.007 sont les citoyens qui ont le droit de vote aux élections législatives d’octobre. dont 5.076.727 femmes et 4.758.280 hommes.

245.866 voteront pour la première fois.

SITES INTERNET UTILES  

Présidence de la République www.presidency.gr
Premier ministre www.primeminister.gr 
Parlement hellénique www.parliament.gr 
Ministère de l’Intérieur www.ypes.gr/fr/Elections
Nea Demokratia www.nd.gr
Mouvement Socialiste Panhellénique www.pasok.gr
Parti Communiste de la Grèce www.kke.gr
Coalition de la Gauche Radicale www.syriza.gr
Ralliement  Populaire Orthodoxe www.laos.gr
Ecologistes verts www.ecogreens-gr.org/cms

* * * * * * * 

Résultats après le décompte de 99% des bureaux de vote au niveau national

(ANA - 06/10/2009)

Le PASOK a remporté 43,94% (3.001.442 voix) devant la ND qui obtient 33,48% (2.287.240 voix), après le décompte de 99% des bureaux de vote au niveau national lundi à 11h26 (heure grecque).

Le KKE conserve sa troisième place avec 7,54% (514.931 voix), le LAOS obtient 5,63% (384.372 voix), la SYRIZA 4,59% (313.852 voix), tandis que les Ecologistes-Verts obtiennent 2,53% (172.548) et ne franchissent ainsi pas la barre des 3% pour accéder au Parlement.

Par rapport aux résultats des élections de 2007, la ND perd 37 régions et enregistre des reculs de plus de 9% dans 17 autres. Ces pertes en suffrages les plus importantes sont à Rethymnon (-19,10%), Xanthi et Rodopi (respectivement -13,72% et -11,23%), dans le Dodécanèse (-10,87%), en Arcadie (-10,11%), en Béotie (-9,90%), à Chios (-9,88%), à Heraklion (-9,85%), en Attique (-9,79%), en Eubée (-9,52%), dans les Cyclades (-9,48%), en Ilia (-9,32%), dans la 1ère circonscription du Pirée (-9,32%), en Thesprotie (-9,26%), en Phtiotide (-9,17%), à Lassithi (-9,19%) et en Messinie (-9,01%).

La ND continue à précéder le PASOK en Laconie, en Messinie, à Kastoria, en Argolide, en Pieria et à Serrès.

A l'inverse, le PASOK obtient des scores supérieurs par rapport à 2007 à Rethymnon (+14,09%), Xanthi (+9,84), dans le Dodécanèse (+8,16%), à Heraklion (+8,11%), Ilia (+8,10%), Chios (+8,09%), Arcadie (+7,79%), Phtiotide (+7,20%), Grevena (+7,19%), Rodopi (+ 7,17%) et Cyclades (+7,04%).

Le PASOK remporte la majorité absolue aux législatives du 4 octobre

(ANA - 05/10/2009)

Le PASOK vient en tête avec 43,74% (1.871.106 voix) devant la ND créditée de 34,59% (1.479.523 voix), après le décompte de 65,0% des bureaux de vote au plan national vers 22h45 (heure grecque).

Le KKE conserve sa 3e place avec 7,27% (311.133 voix), alors que le LAOS parvient à se hisser au 4e rang avec 5,47% (233.887 voix) devant la SYRIZA avec 4,37% (186.772 voix). Les Ecologistes-Verts ne parviennent pas pour l'instant à franchir la barre des 3% pour l'entrée au Parlement, restant à 2,37% (101.276 voix).

Le PASOK obtient ainsi la majorité absolue au Parlement avec 159 sièges, suivi de la ND, 94 sièges, puis du KKE 20, le LAOS 15 et la SYRIZA 12. Les abstentions sont estimées à 30,26%.

Réunion de la commission interpartis pour les élections

(ANA - 08/09/2009)

La commission interpartis pour les élections législatives s'est réunie mardi au ministère de l'Intérieur, sous la présidence du ministre Procopis Pavlopoulos, l'occasion d'annoncer l'augmentation du temps d'antenne des petits partis politiques et des partis de coalition représentés au Parlement.

Plus particulièrement, alors que le pourcentage avait été fixé, aux élections précédentes, à 40% pour les deux grands partis et 20% pour les autres, les législatives d'octobre prévoient de répartir 37,5% de temps d'antenne pour les deux grands partis et 25% pour les petits partis, dont les Ecologistes-Verts qui ont élu un député européen aux élections européennes de juin.

Il a été décidé d'organiser deux débats télévisés, l'un entre les chefs des deux grands partis politiques et l'autre pour tous les chefs des partis. Les partis décideront de la procédure et des conditions de ces débats.

Le financement des partis par le budget sera de 0,13 millième compte tenu des dépenses pour les élections européennes, soit 4,5 millions €.

M. Pavlopoulos a enfin annoncé qu'une autre réunion de la commission interpartis aura lieu avec la participation du représentant des Ecologistes-Verts.

Caramanlis : les élections anticipées, une décision difficile mais nécessaire

(ANA - 07/09/2009)

Le premier ministre, Costas Caramanlis, a exprimé dimanche sa certitude qu'il sera à nouveau vainqueur des prochaines élections législatives dans le cadre de la conférence de presse traditionnelle donnée au Centre des Congrès de Thessalonique à l'occasion de la 74ème FIT.

Il a encore affirmé qu'il ne compte pas démissionner de son poste de président de la Nouvelle Démocratie tant qu'"il se sent utile pour le pays" tout en explicitant par la suite les raisons qui l'ont poussé à prendre la décision "difficile mais nécessaire" du recours aux urnes qui a été imposée par l'intérêt national. "Le pays se trouve face à un enjeu difficile et doit appliquer les politiques indispensables", a-t-il affirmé ajoutant que l'intérêt national a prédominé dans sa décision de proclamer des élections anticipées et en défendant les choix économiques des années précédentes qui "ont renforcé l'économie avec pour conséquence que les répercussions de la crise soient moins fortes".

Procédant à son autocritique, M. Caramanlis a reconnu que "certaines mesures auraient dû être plus audacieuses et plus rapides", tout en accusant le PASOK de l'énorme dette publique dont a hérité le gouvernement de la ND. Il a par ailleurs souligné que les mesures prises par le gouvernement ont rencontré une réaction énorme de la part de certains groupes organisés, tout en reconnaissant que son insistance à maintenir le dialogue pendant un long laps de temps fut une erreur.

M. Caramanlis a par ailleurs affirmé sa conviction qu'il sera vainqueur des élections et annoncé un nouveau gouvernement, avec de nouvelles personnalités politiques et de nouvelles structures avec la valorisation d'un plus grand nombre de cadres extérieurs au Parlement. Il a en outre reconnu s'être trompé en soutenant certaines personnalités politiques l'année dernière et avoir sous-estimé l'importance de la question du Monastère Vatopédiou.

S'agissant de l'élection du président de la République, M. Caramanlis a réaffirmé qu'il soutiendra la candidature de M. Papoulias qu'il a en grande estime et accusé le PASOK pour son attitude face au chef de l'Etat et les élections anticipées, tout en se réservant d'exprimer sa décision quant à toute autre candidature à la présidence dans le cas où la ND ne gagnerait pas les législatives. "Si nous ne sommes pas d'accord avec une candidature, nous n'allons pas voter contraint et forcé en sa faveur", a-t-il lancé.

Enfin, M. Caramanlis a exclu toute éventuelle coopération avec le PASOK de même qu'avec le LAOS qu'il a accusé d'"irresponsabilité extrême", rappelant ses déclarations faites par le passé selon lesquelles il ne veut pas collaborer avec les partis de l'extrême. "Je crois en une majorité forte et je ne pense pas que les gouvernements de coopération peuvent fonctionner efficacement, seuls les gouvernements forts peuvent faire face à la situation", a-t-il conclu.

Les partis de l'opposition commentent la conférence de presse de M. Caramanlis

Les partis de l'opposition ont réagi aux déclarations du premier ministre, Costas Caramanlis, dans le cadre de sa conférence de presse dimanche à la 74ème FIT, avec le porte-parole du PASOK, Georges Papaconstantinou soulignant que le premier ministre est apparu "sans repentir" pour la politique qui a amené le pays à la crise et "sans crédibilité" en ce qui concerne l'avenir du pays. "Les citoyens grecs n'ont aucune raison d'accorder une troisième chance à M. Caramanlis", a-t-il souligné.

De son côté, le porte-parole du KKE, Makis Maïlis a relevé que "dans des conditions de développement capitaliste et de crise économique, la victime est toujours la classe ouvrière et les classes populaires. C'est la même chose maintenant et une tempête anti-populaire vient sur nous laquelle ne sera pas d'une durée de deux ans, quel que soit le gouvernement au pouvoir, la ND ou le PASOK. La parole est au peuple".

La Coalition, dans un communiqué, souligne que "la seule chose claire dans la conférence de presse du premier ministre est l'accentuation sauvage de la politique d'austérité pour deux ans aux dépens des travailleurs et des économiquement faibles".

Papandréou : l'avenir du pays sera jugé aux élections du 4 octobre

Le président du PASOK, Georges Papandréou, dans une interview accordée au journal "Kyriakatiki Elefthérotypia" a souligné que l'avenir du pays sera jugé lors des élections du 4 octobre et non celui de Costas Caramanlis ou de Georges Papandréou. "Les élections permettront de juger si nous continuons notre marche vers la décadence, la crise économique et morale, la mise au rabais des valeurs ou si nous pourrons sortir de la stagnation dans un effort collectif qui unira toutes les forces créatives du pays", a-t-il affirmé.

M. Papandréou a encore exprimé la certitude que les citoyens préfèreront un gouvernement fort et majoritaire tout en soulignant qu'il ne permettra pas que la lutte électorale soit transformée "en combat de coqs" et annonçant qu'il invitera le premier ministre à une procédure de dialogue électoral revalorisée.

Il réaffirme encore que dans tous les cas et même avec l'obtention de la majorité, le PASOK recherchera le consensus et les coopérations avec les forces progressistes, politiques et sociales car "l'ampleur des problèmes du pays l'exige de même que les objectifs élevés que nous nous sommes fixés".

Le président du PASOK affirme par ailleurs qu'il se montrera inflexible face à tout phénomène de corruption et souligne que cela sera prouvé dès le début en "mettant tout en oeuvre pour résoudre toutes les affaires qui ont blessé les Grecs quelles que soient les personnes concernées".

Enfin, il a annoncé son intention de former un conseil des ministres restreint avec une importante réduction du nombre des ministres et secrétaires d'Etat.

Le premier ministre M. Caramanlis informe le chef de l'Etat de sa décision d'élections législatives le 4 octobre

(ANA - 04/09/2009)

Aux élections législatives du 4 octobre, les citoyens choisiront un premier ministre qui fera face aux grands défis économiques et prendra des décisions décisives pour l'avenir du pays, a déclaré le premier ministre, Costas Caramanlis, jeudi en début d'après-midi, après avoir été reçu auparavant par le président de la République, Carolos Papoulias.

M. Caramanlis, dans son deuxième message à la Nation (l'annonce des élections avait été faite sur les chaînes de radio-télévision mercredi à 20h), a informé avoir expliqué au chef de l'Etat les raisons pour lesquelles il demandait un recours aux urnes dans un mois, un acte qu'il a qualifié d'acte responsable mettant avant tout l'intérêt du pays en vue d'assainir le champ politique en Grèce.

Le Parlement sera dissous le 7 septembre, a précisé le premier ministre, analysant pour M. Papoulias ses raisons de demander un nouveau mandat "tout neuf", la principale étant, comme il l'avait indiqué la veille, la nécessité d'adopter des décisions difficiles pour les 2 prochaines années pour lesquelles pèseront le poids de la crise financière, une autre raison étant les pressions qu'exerce et aurait exercé jusqu'aux présidentielles (mars 2010) le principal parti de l'opposition pour des élections anticipées.

Il serait catastrophique pour l'économie, a-t-il dit, une période de 6 mois avec le pays constamment préoccupé par les élections à venir, alors que ce qui est exigé est un climat de stabilité pour la matérialisation de la politique anti-crise, chose impossible dans un climat pré-électoral et de tensions politiques.

Enfin, le message est clair et M. Caramanlis n'a pas hésité à souligner que le choix était entre une voie difficile et une voie facile, ajoutant que la voie certes difficile est celle de la responsabilité, la voie facile ignorant la réalité et conduisant à des impasses.

On entend avec plaisir la voie facile, a-t-il relevé, mais toutefois elle conduira à accentuer la crise avec un coût incalculable, le premier ministre concluant en exprimant sa confiance dans le jugement des Grecs.

Lancement de la campagne électorale lundi 7 septembre, Costandaras rejoint le LAOS, Liapis ne se présente pas

La campagne électorale débutera officiellement lundi 7 septembre, la semaine prochaine la commission interministérielle par ailleurs devant se réunir pour décider des procédures électorales et notamment du programme des partis politiques sur les chaînes de radio-télévision.

Lundi encore, tous les congés des fonctionnaires impliqués dans l'organisation du scrutin du 4 octobre sont suspendus, alors que sont gelés les recrutements dans la fonction publique et les collectivités locales.

Au cours de la campagne électorale, il est prévu le remplacement des ministres de l'Intérieur et de la Justice, ainsi que du porte-parole du gouvernement.

Rappelons qu'aux législatives de 2007, le ministre de l'Intérieur avait été remplacé par le professeur Spyros Flogaïtis.

Jeudi, l'ancien député de la ND, Dimitris Costandaras, a rencontré le président du LAOS, Georges Karadzaféris, et annoncé son adhésion au parti. A une question d'un journaliste sur la possibilité d'un gouvernement majoritaire, le président du LAOS, a déclaré "nous avions un gouvernement lamentable (à faire pleurer), espérons qu'après les élections nous n'aurons pas un gouvernement risible (à faire rire)".

Notons qu'on apprenait encore la décision du député de la ND et ancien ministre, Michalis Liapis, de ne pas se présenter aux élections, étant parmi les cadres du parti gouvernemental à critiquer depuis déjà quelques semaines des élections anticipées. "A mon avis, explique-t-il, cette décision (de M. Caramanlis) est une erreur historique pour le pays et absurde pour le parti".

M. Caramanlis prend la décision d'élections législatives anticipées

(ANA - 03/09/2009)

Le premier ministre, Costas Caramanlis, s'est adressé à la Nation mercredi soir pour annoncer des élections anticipées afin, a-t-il déclaré, de faire face avec un mandat populaire clair et net aux grands problèmes économiques du pays suite à la crise financière. En même temps, le premier ministre a critiqué le principal parti de l'opposition de provoquer, avec son refus de voter pour l'actuel président de la République, une longue période pré-électorale (les présidentielles étant prévues en mars 2010), la pire des situations, a-t-il souligné, pour le pays et l'économie.

M. Caramanlis a par ailleurs qualifié sa décision d'avoir recours à des élections anticipées comme une décision responsable, et exprimé sa confiance en la maturité et le sens des responsabilités des électeurs, soulignant qu'ils auront à choisir un premier ministre apte à régler les problèmes qu'entraîne la crise économique.

Trois sont les priorités à partir d'aujourd'hui, un contrôle strict des dépenses publiques, la "guerre" déclarée aux fraudeurs, source d'injustices sociales et enfin les réformes structurelles.

La Grèce, a-t-il estimé, se trouve à un moment décisif, où des décisions importantes doivent être prises, tant par la direction politique que la société. Les conséquences de la crise sont visibles dans notre pays aussi, et deux années difficiles sont attendues. Mais si nous refusons de voir en face la vérité, a poursuivi le chef du gouvernement, le coût en sera insupportable, les illusions ne réglant en aucun cas les problèmes.

Il existe deux voies, celle difficile des décisions pour l'avenir et celle de l'irresponsabilité et de la facilité des promesses.

L'espoir, selon M. Caramanlis, réside dans la voie difficile et si nous ne réagissons pas les dangers seront catastrophiques pour l'économie, rappelant que la crise financière est certes moins ressentie en Grèce que dans certains autres pays, grâce aux politiques mises en place les années précédentes.

A ce point, a suivi une autocritique, le premier ministre regrettant ne pas avoir fait des réformes plus en profondeur, mais accusant toutefois le PASOK de ne pas avoir de plan de sortie de la crise, le parti gouvernemental ayant ces dernières années par ailleurs hérité de déficits et d'une dette énormes suite aux gouvernements du PASOK.

La question n'est pas de dire qui sont les responsables des politiques avant la crise, mais comment nous pourrons dépasser les problèmes, a encore déclaré M. Caramanlis, informant qu'il présenterait dans son discours de la FIT son programme pour l'économie, soulignant que son intention avait été de mettre en application sa politique jusqu'en septembre 2011, à la fin de son mandat de gouvernement.

Ce qu'il faut avant tout, a-t-il dit, pour réussir ses politiques, c'est un environnement politique approprié, critiquant le président du PASOK qu'avec ses déclarations annonçant qu'il provoquerait des élections en mars prochain à l'occasion des présidentielles, et parlant de chantage et du jamais vu chez un homme politique s'intéressant qu'à des opportunismes de parti.

Sa critique n'en est pas restée là, M. Caramanlis accusant M. Papandréou d'irresponsabilités vis-à-vis des institutions, de l'économie et du pays, expliquant alors que le pays ne supportera pas une longue période pré-électorale.

L'intérêt du pays, c'est que les choses soient claires, qu'il y ait un gouvernement soutenu électoralement et donc en mesure de prendre les décisions indispensables, tout le contraire de promesses vagues, a conclu le premier ministre.

Jeudi à midi, le premier ministre se rendra au Palais présidentiel pour lui annoncer la dissolution de la chambre et proclamer les élections législatives.

* * * * * * * 

12/10/2009

"Entre l'urne et la dynamite..." - Marianne

08/10/2009

"Georges Papandréou sur les chapeaux de roue" - Libération

08/10/2009

"Le retour de la dynastie Papandréou" - Le Point

08/10/2009

"Victoire des socialistes grecs" - Valeurs Actuelles

08/10/2009

"L'énigme Papandréou" - Le Nouvel Observateur

08/10/2009

"En Grèce, Georges Papandréou fait appel à de nouvelles figures socialistes" - Le Monde

06/10/2009

"Georges Papandréou" - Les Echos

06/10/2009

"En Grèce, les socialistes condamnés à la rigueur malgré leurs promesses" - Les Echos

06/10/2009

"Les socialistes grecs face au défi des réformes" - La Croix

06/10/2009

"Un héritier à la tête de la Grèce" - La Croix

06/10/2009

"Le retour triomphal du Pasok" - L'Humanité

06/10/2009

"Un bon résultat pour Syrisa" - L'Humanité

06/10/2009

"Papandréou confronté au fardeau de la dette" - La Tribune

06/10/2009

"What the new Greek government needs to do" - International Herald Tribune

06/10/2009

"Très large victoire des socialistes grecs aux législatives" - Le Monde

05/10/2009

"Victoire des socialistes en Grèce" - Le Parisien

05/10/2009

"Papandréou le victorieux" - Libération

05/10/2009

"Greek socialists appear to prevail" - International Herald Tribune

05/10/2009

"La Grèce retourne à un Papandréou" - Le Figaro

04/10/2009

"Les Grecs aux urnes aujourd'hui" - Le Parisien

03/10/2009

"Décriés, les fonctionnaires grecs attendent avec fatalisme une possible alternance" - Le Monde

03/10/2009

"A Athènes, les déficits s'invitent dans la campagne" - La Tribune

03/10/2009

"Grèce : après la colère, le dépit des urnes" - Libération

03/10/2009

"Greek socialists hope for comeback" - International Herald Tribune

03/10/2009

"La droite grecque rattrapée par la crise économique" - L'Humanité 

03/10/2009

"La Grèce penche à gauche" - Le Figaro 

02/10/2009

"Grèce, des braises dans les urnes" - Libération

02/10/2009

"Face au marasme, les Grecs tentés par l'alternance politique" - Les Echos

02/10/2009

"Les Grecs vont aux urnes sur fond de crise économique" - La Croix

30/09/2009

"Greek choice : spending vs. austery" - International Herald Tribune

30/09/2009

"Caramanlis : «Des élections étaient inévitables»" - Le Figaro

28/09/2009

"Grèce. Le compte à rebours" - Marianne

11/09/2009

""Yorgakis, le retour d'un Papandreou" - L'Humanité

08/09/2009

"La classe politique grecque n'arrive pas à sortir le pays de l'impasse" - Le Monde

04/09/2009

"Vote call by Greek leader vexes political class" - International Herald Tribune

04/09/2009

"En Grèce, les incendies provoquent une dissolution" - Libération

04/09/2009

"Le pari électoral de Costas Caramanlis" - Le Figaro

04/09/2009

"Élections anticipées surprises en Grèce" - La Croix

04/09/2009

"Le gouvernement grec précipite la tenue des élections" - Le Monde


Page précédente

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : Monday 02 February 2009