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La Recherche

 

Greece’s Researcher's Mobility Portal

National Documentation Centre : Research, Technology and Innovation

NEW RESEARCH PARTNERSHIPS 

The search for research organisations and individual researchers from Russia and Eastern European countries involved in science and cutting edge technology is now possible thanks to a new database available at: http://researchers.nisnest.gr.

This new service is particularly useful for identifying partners from Russia and Eastern European countries in order to submit joint proposals under the EU 7th Framework Programme for Research and Technology Development. The database has been developed as part of the NIS-NEST project, an EU-funded project coordinated by the National Documentation Centre which fosters cooperation between the EU, Russia and Eastern European countries, and involves organisations from Greece, France, Russia, Ukraine, Belarus and Moldavia.

 

La Recherche scientifique et technologique

Par I. Kaftantzoglou

En dépit de ses activités limitées dans le domaine de la recherche, la Grèce bénéficie d'un potentiel scientifique reconnu dans le monde entier, particulièrement en matière de recherche universitaire. Parmi les secteurs où les chercheurs grecs connaissent le plus de succès, citons les technologies de l'information et de la communication, l'énergie, les matériaux et les technologies de l'industrie, les sciences du vivant et la biotechnologie. Aux équipes de recherche établies sur le territoire national viennent s'ajouter plusieurs projets remarquables conduits par les expatriés.

Recherche et technologie - les institutions

Ce sont les universités et les centres de recherche qui assurent l'essentiel de la recherche. Les premières, au nombre de dix-sept, jouent un rôle considérable à la fois dans le domaine de la recherche fondamentale et dans le parrainage des chercheurs et des scientifiques. Parmi les meilleures universités, on compte l'Université Aristotélicienne de Thessalonique, l'Université nationale capodistrienne, l'Université technique nationale d'Athènes, et les Universités de Crète, de Patras, et de Ioannina.

Les centres de recherche, quant à eux, se sont développés soit en relation avec les universités, soit en collaboration avec des instituts étrangers. Plusieurs nouveaux centres de recherche ont récemment vu le jour, afin d'apporter une réponse directe à des besoins concrets. On en dénombre désormais plus de trente, parmi lesquels le Centre de Recherche nationale de Sciences physiques "Demokritos", la Fondation pour la Recherche et la Technologie (Crète) et la Fondation nationale pour la Recherche hellénique.

Neuf sociétés de développement technologique et de recherche industrielle ont également été créées, dans les secteurs de la technologie marine, des sources d'énergie renouvelables, des céramiques et matériaux réfractaires, de l'aquaculture, de la propriété industrielle, etc. Elles proposent des services destinés à répondre aux problèmes de production propres aux petites et moyennes entreprises, qui constituent la plus grande part du secteur productif grec.

Enfin, on recense quatre parcs technologiques, dont le but est de fournir des équipements de haut niveau, des services et un savoir-faire aux toutes nouvelles unités industrielles. Celles-ci se trouveront ainsi en position d'exploiter commercialement les résultats de la recherche scientifique. Naturellement, ces parcs se sont installés à proximité des centres de recherche (Attique, Thessalonique, Crète et Patras).

Le volume d'activité du secteur Recherche et Développement (R&D) n'est pas très élevé : la part du budget national brut qui y est consacrée ne compte que pour 0,46% du PIB, alors que dans d'autres pays, plus développés, elle atteint 2,5% (pour l'année 1991, ce pourcentage correspondait à 28 308 millions de Drachmes, en prix constants). La carence de personnel qualifié dans ce domaine se révèle une autre faiblesse : 11 059 personnes en 1991 (en termes de plein emploi), pour une population de 10 millions d'habitants, soit 0,11% environ. Le ratio de personnel actif dans la recherche (en termes de plein emploi) est de 2,7 pour 1 000 travailleurs. Les dépenses publiques dans le secteur de la recherche s'élèvent, pour 1992, à 4 671 millions de Drachmes en prix constants, soit seulement 0,24% du PNB. Le nombre d'établissements de recherche est relativement peu élevé, en dépit de la hausse qu'a subie l'ensemble du secteur public (114 en 1986, 270 en 1991) : centres de recherche, sociétés de développement technologique industriel par secteur, parcs technologiques, etc.

Recherche et technologie - les politiques adoptées

C'est en 1971 qu'a été créée la première instance responsable de la recherche et du développement, devenue en 1977 le Département de Recherche Scientifique et de Technologie du Ministère de la Coordination. D'abord noyau du Ministère de la Recherche et de la Technologie créé en 1982, elle est devenue par la suite le Secrétariat Général de la Recherche et de la Technologie (SGRT), qui appartient désormais au ministère du Développement.

Le SGRT est l'agence centrale chargée de l'élaboration, de la coordination et du financement de la recherche. Il supervise et soutient les principaux centres qui contribuent à la modernisation technologique du pays et à son développement économique. Par ailleurs, le SGRT finance la recherche scientifique et technologique, pour permettre un transfert de technologie, un développement et une diffusion de la culture technologique. En outre, il élabore et étoffe le réseau national de recherche et de technologie. Enfin, il lance, supervise et finance plusieurs programmes culturels nationaux et encourage la collaboration bilatérale et internationale.

En parallèle du SGRT, qui regroupe 31,1% des dépenses publiques consacrées à la recherche, d'autres ministères contribuent à ce financement, parmi lesquels ceux de l'Éducation et de l'Agriculture (pour une part respective de 47,7 et 13,8%). Malheureusement, les ministères n'ont pas de responsabilités spécifiques quant à l'ébauche et à la mise en place d'une véritable politique de recherche.

Au cours des années 1980, deux éléments ont accéléré le développement de la recherche scientifique et technologique. À l'échelon national d'une part, le SGRT s'est chargé de coordonner la recherche et de l'organiser institutionnellement dans le cadre d'une structure légale. Au niveau européen d'autre part, une politique globale de développement a été mise en place, assortie de politiques structurelles visant à améliorer la politique en faveur de la recherche et de la technologie de chaque pays (Cadres de soutien de l'UE et programmes structurels). Ces nouvelles opportunités ont apporté des avantages quantitatifs et qualitatifs : non seulement les fonds alloués à la recherche ont augmenté considérablement, mais plusieurs mesures essentielles à la mise en place d'une politique de recherche ont également été adoptées.

Les principes généraux de cette politique sont :

> développer et maximiser le potentiel humain ;

> entraîner et mobiliser les chercheurs ;

> adapter les évolutions en matière de recherche et de technologie aux besoins spécifiques du pays ;

> maintenir un équilibre correct entre la recherche appliquée et la recherche fondamentale.

La mise en application de cette politique dépend des programmes de recherche internationaux - en particulier les programmes spécifiques à l'Union européenne financés au niveau local. Plusieurs mesures spéciales sont également adoptées pour adapter la recherche à la production et assurer, par le biais de réseaux, une meilleure coordination entre les universités, les institutions et les industries. Ainsi, la compétitivité de l'économie et la position internationale du pays s'en trouvent améliorées, essentiellement dans les secteurs de la biotechnologie, des technologies de l'information et de la recherche agricole.

Les grandes lignes de cette politique sont les suivantes : accroître la coopération entre les organisations de R&D et les unités de production ; encourager les transferts de technologie depuis l'étranger ; inciter les entreprises grecques à accroître leur potentiel d'innovation et à le mettre en pratique ; d'introduire des mécanismes d'information et d'évaluation de la recherche financée par le gouvernement ; de mesurer les besoins en formation du capital humain et d'y répondre au moyen de programmes axés sur les techniques et les technologies nouvelles ; améliorer l'assimilation culturelle des nouvelles formes de communication et des techniques d'information ou d'expression issues de l'innovation technologique. C'est ainsi qu'on encourage l'existence d'une culture technologique.

Les domaines de prédilection de la recherche scientifique sont la biologie, la biologie moléculaire, les biotechnologies, la recherche agricole, la chimie, les procédés chimiques, l'engineering, l'informatique, la microélectronique et les télécommunications.

L'effort national en matière de Recherche et Développement cible des domaines précis de grand intérêt économique à l'instar des technologies de l'environnement (méthodes de production préservant l'environnement, sources d'énergie renouvelables, économies d'énergie), des sciences de la vie (santé, agriculture, et plus particulièrement applications directes de la biotechnologie), des technologies de l'information (leurs applications dans la fabrication de produits et la prestation de services) et des matériaux nouveaux ou améliorés (nouvelles méthodes de fabrication et de transformation). Enfin, l'analyse des caractéristiques culturelles, administratives, économiques et sociales du développement sont prises en compte. D'autres actions prioritaires, visant à résoudre les problèmes fondamentaux du secteur R&D, sont axées sur la recherche industrielle, les transferts de technologie, l'innovation, le soutien et la restructuration du paysage scientifique national, l'amélioration et l'expansion du capital humain.

Collaboration bilatérale et internationale

La coopération technologique et scientifique internationale est une nécessité pour tout pays, car elle permet de trouver des solutions à des problèmes excédant souvent les capacités d'un seul pays. Si une telle coopération exige des efforts interdisciplinaires, elle requiert également des ressources techniques et financières substantielles, ainsi qu'un personnel scientifique suffisant, adéquatement formé et hautement qualifié.

La Grèce entretient une collaboration active avec des organisations chargées d'une mission scientifique ou technologique, pour la plupart intergouvernementales. Parmi elles, citons le CERN (Centre Européen de Recherches Nucléaires), l'EMBL (European Molecular Biology Laboratory, la banque de données biologiques européenne), le CEPMMT (Centre européen de Prévisions météorologiques à Moyen terme), le CISM (Centre international de Science mécanique), le CISMEDI (Comité international de soutien pour la Sauvegarde et la Mise en valeur de la mer Méditerranée), l'OMPI (Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle), l'EPO (European Patent Office, ou bureau européen des brevets), etc. La Grèce collabore aussi avec d'autres organisations internationales, dont la mission est plus politique, mais qui intègrent science et recherche. Les organisations dépendant des Nations Unies y figurent également (ONUDI, CNUCED, UNESCO, OAA, PNUE, etc.), ainsi que l'OCDE ou l'aile politique de l'OTAN (Science au service de la Stabilité, etc.).

En plus de sa participation aux organisations internationales sus-citées, la Grèce a mis en place un système de coopération scientifique et technologique bilatérale, dans l'intérêt mutuel d'élargir les connaissances scientifiques fondamentales.

Ainsi, la consolidation des rapports entre scientifiques et centres de recherche en Grèce et à l'étranger est en bonne voie avec plusieurs pays de l'Union européenne (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne), avec certains pays d'Europe de l'Est et d'Europe Centrale (Albanie, Arménie, Bulgarie, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Roumanie et Russie) et avec d'autres nations encore (Chine, Chypre, Israël). Grâce à des accords bilatéraux, ce réseau de coopération est en cours d'élargissement pour inclure encore plus de membres (le Japon, les États-Unis, la Pologne, mais aussi les pays du Maghreb, le Moyen-Orient, les républiques de l'ex-Union soviétique et l'Amérique Latine).

Les principaux domaines de collaboration sont l'informatique, la microélectronique, les technologies de l'information, les matériaux nouveaux et composites, l'environnement, les géosciences, la biologie et les biotechnologies, la santé, les sciences économiques et sociales, les sciences humaines, l'alimentaire, l'astronomie et la recherche spatiale, les technologies industrielles et enfin, les sciences marines.

Recherche scientifique et développement technologique : un premier bilan

La part moyenne qu'occupe la Grèce dans le budget européen des programmes de recherche s'élève à 3,6%, alors que sa population ne compte que pour 2,8% de la population européenne totale. Son personnel scientifique atteint 0,7% et le budget national brut consacré à la recherche ne dépasse pas 0,3% du budget européen. Ces chiffres prouvent bien la participation des équipes scientifiques grecques et leur compétitivité. De plus, le nombre de chercheurs expatriés doit également être pris en considération (8 000 personnes environ).

En revanche, il reste encore beaucoup à faire si l'on veut atteindre un degré satisfaisant de développement dans le secteur de la recherche. Et, à l'évidence, pour un petit pays, cette tâche n'est pas aisée.

La participation quasi nulle du secteur productif dans le domaine de la recherche, entreprises privées et publiques confondues, demeure un problème. Si les activités de Recherche et Développement de ce secteur augmentent, elles dynamiseront d'autres branches. On assistera alors à un accroissement de la demande de services en R&D, on pourra ainsi lier recherche et production, adapter la recherche aux besoins de l'économie et renforcer le transfert de technologie vers les entreprises. Le nombre de centres de recherche souffre d'une relative stagnation qui risque d'avoir un impact négatif sur la répartition des résultats et le soutien aux autres entreprises. Par ailleurs, le fait que plus de la moitié des infrastructures publiques de R&D soient concentrées dans la région d'Athènes crée un déséquilibre, tandis que les universités et établissements d'enseignement technique sont plus adéquatement répartis. La moitié d'entre eux dans Athènes et sa couronne, ce qui conduit plus ou moins à isoler les autres régions des pôles de recherche.

Il devient donc urgent d'accroître la participation des secteurs public et privé. Cette nécessité permettra de s'assurer que les efforts fournis sont maintenus et qu'ils recueillent les meilleurs résultats : utilisation parfaite et à long terme de l'expérience, du savoir-faire et des infrastructures nés de la promotion nationale de la R&D ; ainsi la participation des équipes scientifiques grecques aux programmes européens et internationaux sera couronnée de succès. Le secteur privé contribue encore pauvrement au développement de la recherche. Les entreprises doutent toujours des capacités des équipes universitaires locales et des centres de recherche et de développement technologique. Alors que le SGRT demeure le principal responsable et décisionnaire en la matière, les problèmes liés au manque de coordination et de répartition des agences compétentes sont à l'étude. La collaboration entre les centres de recherche, les instituts et les universités, ainsi qu'entre les ministères conjointement responsables, est en nette amélioration pour assurer une meilleure répartition des Ressources humaines disponibles. Enfin, la Grèce encourage la création de nouvelles entreprises de R&D, afin de maximiser son ouverture aux nouvelles technologies.

Pour finir, soulignons qu'en matière de développement de la recherche scientifique et technologique, la Grèce a su tirer tout le parti des politiques européennes.

 

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Dernière modification : Monday 02 February 2009