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Les sports

Par Alex Deffner

L’engouement du peuple grec pour le sport remonte à l’Antiquité. Dans les années d’après-guerre, cette activité est devenue très populaire, surtout chez les hommes. Récemment, cette forme de loisir est devenue rentable sur le plan financier, particulièrement dans le cas du football ou dans les sports pour lesquels le sponsoring est monnaie courante (c’est le cas de l’athlétisme sur piste). Au cours des dernières années, les athlètes grecs ont obtenu de bons résultats lors des compétitions internationales, par exemple, lors des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996, qui ont été les meilleurs jeux de l’histoire du sport grec.

Les aides gouvernementales

Les mesures politiques prises par le gouvernement sont appliquées par le Secrétariat général aux Sports, qui dépend du ministère de la Culture. Les aides les plus substantielles sont traditionnellement attribuées aux trois sports les plus populaires, le football, le basket-ball et le volley-ball. D’une part, en 1997, 14,4% du total des aides gouvernementales ont été allouées à la Ligue grecque de Basket-ball, soit 1,4 milliard de Drachmes, sur un total de 10,5 milliards. D’autre part, 10,5% des aides, soit 1,1 milliard de Drachmes ont été attribuées à la Ligue grecque de Volley-ball. Enfin, la Ligue grecque de Football a perçu 9,7% du montant total de celles-ci, soit 1,02 milliard de Drachmes. Il faut cependant noter que la Ligue grecque de Football a reçu 960 millions de Drachmes provenant des bénéfices réalisés par le PROPO (le loto sportif). Ces mêmes bénéfices ont pu également être distribués à la Ligue grecque de Gymnastique et d’Athlétisme (responsable de l’athlétisme, du pentathlon moderne, de la gymnastique et du cricket), à hauteur de 840 millions de Drachmes. Cette somme vient s’ajouter aux 800 millions de Drachmes d’aides gouvernementales. En 1997, trente-cinq sports, dont le badminton, le bridge, le golf, le bowling et le snooker ont été subventionnés.

Complexe sportif et olympique d'Athènes (OAKA)

Bassin couvert du complexe sportif et olympique d’Athènes (OAKA)

 

Le football

 

Malgré le fait que les équipes grecques n’aient pas remporté de grands succès au niveau international, le football a toujours représenté le sport le plus populaire en Grèce. Les meilleurs résultats obtenus par l’équipe nationale grecque sont les suivants : participation à la phase finale de la Coupe du Monde de 1994 aux États-Unis, participation à la phase finale du Championnat d’Europe de 1980 en Italie, victoire des Championnats Méditerranéens de 1951, à Alexandrie (Égypte) et de 1991, à Athènes.

Le Panathinaikos (équipe d’Athènes) est l’équipe qui a obtenu les meilleurs résultats au niveau international. En 1971, elle est arrivée en finale du Championnat d’Europe et s’est inclinée 2-0, face à l’équipe néerlandaise de l’Ajax. Elle a atteint les demi- finales de la coupe d’Europe des Champions, en 1985, ainsi que les quarts de finale de la coupe de l’UEFA de 1988. Elle a également participé à l’un des deux groupes de la Coupe d’Europe des Champions, en 1991, et s’est qualifiée pour les demi-finales de la Ligue des Champions en 1996.

D’autres équipes ont obtenu de bons résultats au niveau européen, c’est le cas d’une équipe d’Athènes (l’AEK), qui est parvenue en demi-finales de la Coupe de l’UEFA en 1974 et a participé à l’un des groupes de la Ligue des Champions en 1995. Le PAOK (équipe de Thessalonique), Larissa (équipe de cette ville, située en Thessalie) et l’Olympiakos (équipe du Pirée) ont disputé les quarts de finales de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe respectivement en 1974, 1985 et 1993. L’équipe au plus beau palmarès en Grèce est l’Olympiakos. L’une des caractéristiques du football grec est que les trois meilleures équipes du pays (Olympiakos, Panathinaikos et AEK) sont de la métropole athénienne, bien que Thessalonique compte également deux bonnes équipes (Aris et PAOK) et que d’autres équipes, plus petites, aient remporté la Coupe de Grèce.

Les premiers Jeux Olympiques des temps modernes 

Athènes 1896

 

 

Bon nombre de joueurs grecs ont évolué à l’étranger. Les premiers exemples faisant date sont Nikos Anastopoulos (en Italie) et Yiorgos Sideris (en Belgique). Plus récemment, se sont distingués Yiorgos Donis (en Angleterre), Minas Hadjidis, Dimitris Moutas et Thomas Stratos (en Allemagne), Marinos Ouzounidis (en France), Yiorgos Marinakis et Vassilis Tsartas (en Espagne) et enfin, Nikos Mahlas (aux Pays-Bas). D’ailleurs, ces deux derniers font partie des joueurs les plus talentueux du football européen contemporain. De plus, en 1993, Mahlas a joué dans l’équipe qui sélectionne les meilleurs joueurs du monde. Cette équipe a compté dans ses rangs d’autres joueurs grecs, tels que Stratos Apostolakis, Yiannis Kalintzakis ou Dimitris Saravakos. Certains footballeurs d’origine grecque jouent également pour d’autres équipes nationales étrangères ; c’est le cas de Chris Kalatzis et de Louis Christodoulou (pour l’Australie) et de Vassilis Hadjipanayis (pour l’URSS) qui est, par ailleurs, l’un des joueurs les plus talentueux que l’Europe ait jamais connus.

Certain entraîneurs grecs ont aussi travaillé à l’étranger, par exemple, Lakis Petropoulos (en Belgique) et, plus récemment, Alketas Panagoulias (pour l’équipe nationale des États-Unis). Ces derniers sont considérés comme deux des meilleurs entraîneurs grecs de tous les temps. Il faut signaler que M. Panagoulias dirigeait l’équipe nationale lorsque elle a obtenu ses meilleurs résultats (en 1980 et 1994).

Le basket-ball

C’est en basket-ball qu’une équipe nationale grecque détient le plus beau palmarès international. Il s’agit du deuxième sport le plus populaire en Grèce, surtout depuis la victoire remportée lors des Championnats d’Europe de basket-ball, en 1987 (Eurobasket), à Athènes. À l’époque, une seule équipe d’Europe Occidentale avait déjà remporté ce titre. Au cours des dix dernières années, l’équipe nationale a fait preuve d’une grande régularité dans ses résultats et elle peut être considérée comme faisant partie des six meilleurs équipes du monde. En 1989, lors de l’Eurobasket célébré à Zagreb, la Grèce a gagné la médaille d’argent et elle est arrivée en quatrième position à trois reprises, en 1993 à Munich, en 1995 à Athènes et en 1997 à Barcelone.

Lors des Championnats du Monde de basket-ball (Mundobasket), les meilleurs résultats obtenus par l’équipe nationale ont été une quatrième place, en 1994, au Canada, et une sixième place, en 1990, en Argentine. En 1996, et pour la première fois, une équipe nationale participa aux Jeux Olympiques et fut classée cinquième. En 1995, lors des Championnats du Monde Junior d’Athènes, l’équipe nationale remporta la victoire, marquant un tournant dans l’histoire du basket-ball grec.

À maintes reprises, les équipes grecques se sont distinguées en Europe, notamment le Panathinaikos et l’Olympiakos, vainqueurs du Championnat d’Europe (Euroligue) respectivement en 1996 et 1997, mais aussi le PAOK et Aris, qui remportèrent à la fois la Coupe d’Europe, respectivement en 1991 et 1993, et la Coupe Korac, en 1994 et 1997, et enfin, l’AEK, champion de la Coupe d‘Europe de 1969. L’équipe la plus titrée en Grèce est le Panathinaikos. En basket-ball, et contrairement au football, une équipe, celle d’Aris, est parvenue à briser le monopole des trois équipes de la métropole athénienne, en se classant au deuxième rang national, tandis que l’Olympiakos occupe, lui, la troisième place.

Le stade d’athlétisme 

" Paix et Amitié" du Pirée

 

Le basket-ball féminin est également reconnu dans le monde entier. En 1991, lors des Jeux Méditerranéens d’Athènes, l’équipe nationale a obtenu la médaille de bronze, tandis qu’aux Championnats d’Europe (Final Four) de Barcelone, le Sporting d’Athènes s’est classé troisième, cette année-là, et quatrième lors du Final Four de Bari, en 1992.

P. Dimas, 

double médaillé d’or aux Jeux Olympiques 

de Barcelone et d’Atlanta

 

 

V Tsiamita, médaillée d’or du triple saut féminin, lors des Championnats du Monde de Séville, en 1999

 

Le développement du Basket-ball en Grèce est notamment dû à la présence d’un grand nombre de joueurs d’origine grecque venus de l’étranger, majoritairement des États-Unis. Le meilleur et le plus célèbre de ces joueurs est Nikos Gallis, venu jouer pour Aris en 1979. Depuis 1996, le célèbre arrêt Bosman a permis à des joueurs communautaires de participer au Championnat de Grèce (considéré comme le meilleur d’Europe), mais également à des joueurs grecs d’évoluer dans d’autres championnats européens. En voici quelques exemples : Makis Dreliozis, Yiorgos Kalaidjis, Dimitris Papanikolaou, Costas Patavoukas et Yiorgos Sigalas (Italie) ; Tzannis Stavrakopoulos (France) ; Efthimis Retzias (Espagne). Ce dernier est l’un des joueurs les plus talentueux du monde et il a de fortes chances d’intégrer une équipe de la NBA.

D’autres sports moins populaires mais au palmarès tout aussi brillant

Bien des sports ne jouissent pas de la popularité du football ou du basket-ball, et pourtant, ils ont valu à la Grèce de nombreux titres, surtout lors des Jeux Olympiques ; les meilleurs exemples en sont le water-polo et l’haltérophilie. D’une part, récemment, l’équipe nationale de water-polo s’est hissée à la deuxième place des Championnats du Monde de 1997 à Athènes, et à la sixième place aux Jeux Olympiques de 1996. En 1997, Vouliagmeni (l’équipe du nom de cette banlieue d’Athènes) a remporté la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe. Notons que l’entraîneur de cette équipe a déjà travaillé en Italie.

D’autre part, au cours de ces dernières années, grâce à son entraîneur Christos Iakovou, l’équipe nationale d’haltérophilie a atteint d’excellents résultats. La grande figure de cette équipe est Pyrros Dimas, qui a remporté l’or au cours des Jeux Olympiques de Barcelone de 1992 et d’Atlanta de 1996, ainsi que lors des Championnats du Monde de 1993 à Melbourne et de 1995, en Chine.

Au regard du nombre de sportifs et de la régularité de leurs résultats, les athlètes, et tout particulièrement les femmes, se sont distingués. La voie a été tracée par Voula Patoulidou pour le sprint puis le saut en longueur, lorsque elle remporta la médaille d’or du 100 mètres haies, aux JO de 1992. Elle est la plus grande athlète grecque de tous les temps. Niki Bakoyianni a, quant à elle, remporté en 1996 la médaille d’argent du saut en longueur. Deux des principales athlètes européennes sont, Niki Xanthou dans cette même discipline (quatrième des JO de 1996 et deuxième des Championnats du Monde d’athlétisme de 1997) et la championne du sprint Katerina Thanou (médaille d’or lors des Championnats d’Europe en salle à Stockholm). Les meilleurs athlètes masculins de ces dernières années sont Costas Koukodimos (sixième aux JO de 1992) et Lambros Papakostas (sixième au concours de saut en longueur des JO de 1996). L’étoile montante de l’athlétisme grec est le lanceur de javelot Costas Gatsioudis (troisième aux Championnats du Monde de 1997).

De nombreux autres sports ont permis à la Grèce de briller. Yiannis Melissandis, homme aux multiples talents, a remporté une médaille d’or en gymnastique lors des Jeux de 1996 et a fait une apparition remarquée sur CNN ; il est étudiant en médecine, s’intéresse au théâtre et il a sa propre page sur internet. Le véliplanchiste Nikos Kaklamanakis s’est également vu attribué l’or en 1996, lors des Jeux d’Atlanta. Le lutteur Panayiotis Pikilidis a été classé quatrième lors des Jeux de Los Angeles en 1984 et cinquième lors de ceux de 1996. L’équipe nationale de Volley-ball a décroché le bronze aux Championnats d’Europe, célébrés en Belgique en 1987, et elle est arrivée sixième des Championnats du Monde de 1994. L’Olympiakos a remporté la Coupe d’Europe de 1996 à Athènes. Rappelons que le volley-ball est le troisième sport le plus populaire en Grèce. Notons enfin que le cycliste Georges Himonetos a remporté (avec Dimitris Georgalis et Lambros Vassilopoulos) l’argent lors des Championnats d’Europe de 1996, à Moscou.

Évènements sportifs

Au cours de ces dernières années, la Grèce a été très active en matière d’organisation d’évènements sportifs, lesquels ont également un grand impact sur le tourisme. Athènes a organisé les Championnats d’Europe de Basket-ball en 1987 et en 1995, ainsi que les Championnats du Monde d’Athlétisme de 1997. En organisant le Mundobasket de 1998, le pays a voulu faire un retour aux idéaux de la Grèce antique, associant le sport à la culture. C’est ce même esprit qui va caractériser l’organisation du plus grand événement sportif de tous les temps en Grèce, à savoir les Jeux Olympiques d’Athènes de 2004. C’est l’occasion unique pour le pays de jouer un nouveau rôle en matière de compétition internationale, surtout en Europe.

(Pour les clubs et les associations se référer au chapitre du même titre)


Secrétariat général aux Sports

Kifisias 7

P.O. 14305

11523 Athènes

Tél. : 00302-106496000

www.sportsnet.gr/main_en.html

Liste des Fédérations de sports grecques



Loisirs et vacances

Par Alex Deffner

Les loisirs constituent un secteur de l’économie toujours plus important. Entre 1970 et 1994, les dépenses en termes de consommation privée relative aux loisirs, aux divertissements et/ou à l’éducation ont augmenté à un rythme plus soutenu que la moyenne des autres prix fixes (5% contre 3,1%). Il faut cependant noter que cette hausse s’est révélée plus spectaculaire dans le secteur de l’équipement (7,5% pour les téléviseurs, les instruments de musique, les films, etc.) que dans le domaine des loisirs (3,9%) et de la publication (1,6%),où d’après les statistiques de 1995, on constate une forte augmentation des dépenses (5,6%). Par ailleurs, l’importance des loisirs se reflète dans les données sur l’emploi. De fait, l’embauche des artistes a été dix fois supérieure à l’embauche au niveau national (6,5% contre 0,6%).

Santorin

 

Malgré de nombreuses études menées à ce sujet, personne ne sait précisément si le temps dont la population dispose pour les loisirs a augmenté avec les années. Quatre aspects principaux sont à prendre en considération. Le premier est l’aspect qualitatif de l’utilisation du temps. Le deuxième est la définition du temps de loisirs (i.e. ce temps correspond-il aux moments où l’on ne travaille pas ?). En réalité, cela est lié aux différents types d’activités de loisirs ; par exemple, regarder la télévision occupe beaucoup de temps dans la vie de nombreuses personnes, et pourtant, selon une majorité de sondés, ce moment n’est pas considéré comme un moment de temps libre, mais plutôt comme une composante essentielle de la vie de tous les jours. Le troisième aspect est l’impact que peuvent avoir sur la vie quotidienne des éléments nouveaux, tels qu’un deuxième emploi, un travail à domicile et le temps de transport. Enfin, le quatrième aspect porte sur le problème soulevé par les généralisations fondées sur une grande variété de données.

Les activités populaires

Les loisirs peuvent être divisés en quatre catégories principales : la culture, le tourisme, les sports et les activités sociales (qui incluent le fait de boire et de manger). L’activité la plus populaire en matière de loisirs est la télévision. Cette activité peut être incluse dans la catégorie plus générale qui consiste à rester à la maison. Cette catégorie regroupe également le fait de se reposer et de s’asseoir, d’écouter la radio ou de la musique, de lire, de s’occuper des enfants (cette dernière activité s’applique surtout aux femmes qui mettent généralement l’accent sur les activités du foyer comme la couture, la broderie et le tricot). Se promener ou flâner sont les activités de plein air préférées de la population. Sont inclus dans ce choix le fait de sortir pour aller manger ou boire un verre (dans des endroits tels que les restaurants, les tavernes, les cafétérias, les pubs et les bars), d’aller rendre visite à des amis, à de la famille ou à des connaissances, et enfin, de faire du sport (cela s’applique essentiellement aux hommes). Toutes ces activités appartiennent en majorité à la catégorie des loisirs dite "individuelle". Voyager est considéré comme le loisir "de masse" le plus populaire.

(pour le sport, la musique et le cinéma se référer aux sections du même nom).

Le temps et l’espace

Les loisirs dépendent bien entendu des disponibilités temporelles et spatiales. Il existe une grande diversité de loisirs selon qu’ils aient lieu dans la matinée, l’après midi ou la soirée, mais également selon les saisons. Dans les grandes villes, l’affluence au cinéma et au concert se concentre généralement sur l’après-midi et la soirée. Ce n’est que depuis peu que la salle des concerts d’Athènes propose des concerts à l’heure du déjeuner. En outre, l’espace joue un rôle important quand il s’agit de déterminer le type d’activité qui s’y produira. Par exemple, une structure moderne telle que le Théâtre du Lycabette (à Athènes) peut être utilisée pour les spectacles de danse moderne ou de musique grecque et pour les concerts de rock, de jazz ou de musique internationale. En revanche, la structure plus traditionnelle de l’Herodion (à Athènes) est utilisée pour les concerts de musique classique, la tragédie grecque, l’opéra et le ballet. Il faut souligner que dans les grandes villes, les loisirs sont regroupés dans le centre.

Épire

 

 

Us et coutumes

Le comportement du peuple grec a évolué avec les changements de société survenus ces dernières années. Il s’agit du rétrécissement de la cellule familiale, du vieillissement de la population, de la participation à l’Union européenne, de l’évolution du paysage politique, de l’influence des média et de la forte attraction exercée par les centres urbains.

L’accent est mis sur les loisirs d’intérieur (en espaces privés) par rapport aux loisirs d’extérieur (en espaces publics), ainsi que sur les loisirs dits "passifs" par rapport aux loisirs dits "actifs". L’invasion du foyer par les nouvelles technologies explique ce phénomène. Notons que les loisirs d’intérieur ne coïncident pas avec les loisirs dits "passifs". Le fait de regarder la télévision, d’écouter de la musique ou de lire peut également constituer un loisir "actif". Les loisirs "actifs" d’intérieur sont, par exemple, le fait de jouer de la musique, de jardiner, de bricoler ou de décorer la maison. La prépondérance des loisirs "passifs" n’implique pas un manque de jugement de valeurs ou de participation de la population aux activités mises en place par d’autres. L’exemple des concerts de masse l’a démontré ; la population répond aux performances des artistes qui expriment leurs propres désirs.

Les trois activités d’extérieur préférées des Grecs sont : le cinéma, activité la moins onéreuse (en 1997, un billet coûtait entre 1 500 et 1 800 Drachmes), à laquelle se substitue parfois la télévision ou les cassettes vidéos. Puis, vient le théâtre, pour lequel les prix oscillent entre 2 000 Drachmes (pour les étudiants) et 5 000 Drachmes. Enfin, les concerts ; le prix d’une place peut varier entre 2 000 Drachmes (pour une petite salle) et 12 000 Drachmes, pour un concert dans une grande salle d’Athènes. Dans le cas plus spécifique des travailleurs, les préférences s’établissent dans cet ordre : rester à la maison, sortir boire un verre ou se manger quelque chose, faire du sport, aller au théâtre et au cinéma.

Thessalonique

 

Au cours de ces dernières années, l’argent dépensé en jeux de hasard a considérablement augmenté. Actuellement, on estime à 6 millions le nombre de joueurs en Grèce. Le plus populaire de ces jeux est le LOTTO (loterie), vient ensuite le PROPO (Loto sportif), puis le "Xisto" (cartes à gratter). De nouveaux casinos ont été inaugurés à Loutraki, Xanthie, Chalcidique, Patras et Thessalonique. Ces casinos ont enregistré un chiffre d’affaires total de 256,7 milliards de Drachmes.

La télévision

Regarder la télévision est l’activité la plus appréciée en Grèce. Une étude européenne montre qu’en 1995, les Grecs ont regardé la télévision pendant 3,23 heures par jour, en moyenne (ce qui les place en quatrième position en Europe). Ce chiffre est en augmentation par rapport à 1993 et 1994. Le pays compte 3,3 millions de téléviseurs dans les foyers. De plus, 36% des foyers disposent d’un magnétoscope. Regarder la télévision est une activité qui tend à augmenter selon que l’économie se resserre : on constate aujourd’hui que quatre foyers sur dix possèdent au moins deux téléviseurs.

En 1993, 31 chaînes de télévision étaient installées à Athènes : 4 chaînes publiques (dont une basée à Thessalonique), une chaîne payante, 19 chaînes commerciales, et 7 chaînes par satellite. Ces dernières, retransmettent leurs programmes grâce aux relais de la télévision publique et elles le font essentiellement dans la région d’Athènes. On compte 9 chaînes implantées à Thessalonique et 23 à travers le reste du pays. En fait, les chaînes basées à Athènes représentent près de la moitié du choix télévisuel grec (47,6%). En revanche, seules 11 de ces chaînes disposent d’une licence gouvernementale.

La majorité des programmes sont composés de journaux télévisés, de débats, de films et de séries. Une majorité de téléspectateurs (79%) regardent les journaux télévisés, ce en fonction de quoi les chaînes déterminent quel sera le contenu politique de l’information. En plus des programmes grecs, la majorité de ceux qui sont importés sont américains. La Grèce est l’un des pays de l’Union qui diffuse le plus de programmes européens (si l’on compte les émissions grecques) et ce phénomène ne cesse de s’amplifier depuis 1993. La domination du paysage audiovisuel par les programmes grecs n’est pas due à une volonté politique, mais à la préférence des téléspectateurs.

Lieux de villégiature

A l’heure actuelle, on ne dispose pas de données quant aux lieux de villégiature choisis par la population grecque. Toutefois, les destinations favorites pour les vacances d’été (ou celles de Pâques) sont les îles, tout particulièrement celles de Mykonos, Paros, Santorin et Sifnos (Cyclades), Rhodes et Pathmos (Dodécanèse), Corfou et Zante (îles Ioniennes), Skiathos (Sporades) et la Crète, sans oublier la péninsule de Chalcidique, en Macédoine. La qualité des eaux aux abords des plages grecques est la meilleure des pays de l’Union européenne. De fait, 99,9% des échantillons prélevés sur 1 690 points de la côte remplissent les critères d’aptitude pour la baignade. De plus, dans 95,8% des cas, l’eau a été déclarée comme étant de "bonne qualité".

Petite crique en Épire

 

Le tourisme hivernal n’est encore que peu développé à l’exception des sports d’hiver sur le Mont Parnasse ou des week-ends dans la région du Mont Pilion. Pour le moment, il est encore difficile de savoir si la mode mondiale du tourisme dit alternatif (comme par exemple l’écotourisme, le tourisme rural ou le camping) est parvenue jusqu’en Grèce. En 1996, on comptabilisait, pour le tourisme national 12 814 699 nuits en dehors de chez soi. Les régions les plus visitées sont l’Attique (Athènes, Hydra, Spetses) avec 20,1% des séjours d’une nuit, le centre de la Macédoine (Thessalonique, et la Chalcidique), la zone méridionale de la mer Égée (Cyclades, Dodécanèse), la Thessalie (Pilion) et le Péloponnèse.

En ce qui concerne les séjours hors des frontières grecques, les seules données dont on dispose sont des données européennes. Au cours de la période allant de 1990 à 1994, la destination la plus prisée a été (sans comparaison) l’Italie (511 964 visiteurs grecs en 1994), puis la France, le Royaume-Uni et l’Espagne. Chypre, la Scandinavie et Malte sont également des zones européennes assez populaires. Les destinations préférées par la population, ailleurs qu’en Europe, sont les États-Unis, l’Égypte, le Maroc et la Tunisie.

L’éventail des possibilités s’est considérablement élargi, et, aujourd’hui, des destinations autrefois considérées comme moins attrayantes sont maintenant perçues différemment, et certaines sont même devenues relativement recherchées. Les raisons qui expliquent ce phénomène sont variées, allant de la mode des voyages de noce à la baisse du prix des voyages organisés. Parmi ces nouvelles destinations, les plus exotiques ont la préférence de la population. C’est le cas de la Jamaïque, des Bahamas (la Caraïbe en général), de l’Indonésie (tout particulièrement Bali), de la Thaïlande (plus spécialement Phuket), de Singapour et de Hong Kong.

En ce qui concerne le tourisme international en Grèce, les chiffres de 1998 révèlent que la plupart des touristes viennent d’Allemagne et ensuite du Royaume-Uni. Suivent les Italiens, les Français, les Néerlandais et les Suédois. Pour cette même année, on a compté 9 497 338 arrivées, dont 508 352 passagers de croisières. Le nombre de nuits passées en Grèce a été de 36 268 524, en ce qui concerne les touristes étrangers. En matière de destination, les choix des touristes étrangers diffèrent de ceux du tourisme national. Les étrangers préfèrent la zone méridionale de la mer Égée (32,8%), la Crète (25,5%) et dans une moindre mesure, l’Attique, les îles Ioniennes, et le centre de la Macédoine.


Office National du Tourisme grec

Tsoha 7

11521 Athènes

Tél. : 00302-108707000

www.gnto.gr

Organisation pour les Loisirs des Travailleurs

10, rue Agisilaou

104 37 Athènes



Clubs et associations

Par Alex Deffner

La Grèce compte un grand nombre de clubs et d’associations. En revanche, très peu de données sont disponibles sur les 15 000 que l’on a dénombrés (c’est une estimation). Ce dont on est certain, c’est qu’il n’existait que 2 000 associations en 1978. La recherche est une bonne méthode pour découvrir le degré de participation de la population à ces clubs et associations. Par exemple, il a été démontré que les travailleurs grecs, et particulièrement la jeunesse, ne manifestent qu’un intérêt limité envers les clubs et associations.

Une grande diversité

La diversité de choix pour les clubs et associations s’étend du "club d’amateurs de vin" à "l’association des amis de Wagner". Les associations sont généralement liées à une profession, à un négoce ou à un groupe social, entre autres. C’est le cas des associations de travailleurs, d’employés de banque, de journalistes, d’industriels, de commerçants ou de consommateurs. Les clubs et associations peuvent également concerner un certain groupe de la population, tel que la jeunesse et les femmes, ou encore, peuvent être le reflet d’intérêts en conflit (propriétaires et locataires). En outre, ils peuvent être de nature politique, que ce soit au niveau national (partis ou organisations pour la jeunesse) ou régional. Signalons par ailleurs, que l’on trouve des clubs et des associations partout dans le pays, de la capitale au plus petit village. Dans ce dernier cas, la culture locale est généralement au cœur de la préoccupation de ces clubs et associations. Enfin, un phénomène particulier se produit dans les grandes villes, à savoir la création de groupes de personnes originaires du même lieu (par exemple l’association des Crétois d’Athènes).

Les clubs et associations à caractère sportif et environnemental

Les secteurs du sport et de l’environnement sont ceux qui ont connu la plus grande hausse en matière de création de clubs et d’associations. Les exemples les plus marquants sont ceux des clubs de football et de basket-ball. Bien que chacun d’entre eux (ou presque) soient des filiales de l’une des trois grandes équipes d’Athènes (i.e. les plus importantes, en termes d’infrastructure financière et de nombre de supporters), ces supporters font généralement partie d’un fan club d’une équipe de division inférieure. Évoquons également les clubs consacrés à l’automobile ou à la moto. Il en existe 75 répartis dans 41 villes du pays. Les villes d’Athènes (avec 21,3% des clubs, soit 16 clubs) et Thessalonique (avec 9,3% des clubs, soit 7 clubs) en regroupent une bonne partie.

Il existe un grand nombre d’organisations non gouvernementales à caractère environnemental. Celles-ci peuvent être divisées en deux catégories : les organisations "interventionnistes", qui sont généralement de grosses structures souvent présentées dans les médias, par exemple Greenpeace. Les autres organisations sont "récréatives", de structure bien plus modeste et elles sont généralement centrées sur des actions locales, comme c’est le cas pour clubs naturalistes.


L’automobile et tourisme club de Grèce

2-4, Avenue Messoghion

115 27 Athènes


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Dernière modification : Monday 02 February 2009