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Le Musée de l’Acropole www.newacropolismuseum.gr/eng/ En 1834, l’architecte Leo Von Klenze a proposé au gouvernement grec nouvellement formé la construction d’un musée sur l’Acropole. 160 ans plus tard, sa proposition est de nouveau d’actualité. La nécessité d’un nouveau Musée de l’Acropole n’est cependant pas récente. Le musée actuel, fondé en 1865, a été construit avant que ne soient achevées les fouilles sur le Rocher.
Du fait du manque de place, l’exposition est serrée, certains riches ensembles sont présentés de façon fragmentée ou condensée. Des périodes entières de l’histoire de l’Acropole sont totalement occultées. Les 1000m2 des locaux ne sont, bien sûr, pas suffisants pour une présentation fut-elle rudimentaire de si nombreuses et prestigieuses pièces. Des pièces qui représentent les moments les plus créatifs de l’histoire de l’humanité. Le problème du lieu s’aggrave encore davantage avec la progression des travaux de restauration des monuments de l’Acropole depuis 1975. Les unes après les autres, les sculptures sont retirées des temples classiques pour être restaurées et conservées dans de meilleures conditions dans le musée. Leur examen minutieux a mis en évidence leur grande dégradation du fait de la pollution atmosphérique. Des marbres qui ont résisté durant des millénaires à des traitements barbares et aux phénomènes naturels, se dégradent sous l’effet des polluants chimiques, conséquences du mode de vie des dernières années. La nécessité de la protection des marbres dans un lieu clos a conduit à la saturation des salles du musée ainsi que de ses réserves. Les efforts pour le retour des marbres du Parthénon en Grèce, qui est soutenu par l’opinion internationale, revêtent une grande importance pour le musée. La vision du retour des sculptures à proximité du monument trouve un retentissement international et la perspective de leur rapatriement trouve des échos favorables. Pour la première fois depuis des siècles, des spécialistes et de simples visiteurs pourront apprécier la beauté incomparable des sculptures du Parthénon dans leur unité originelle, unité qui sera la meilleure approche de l’œuvre de Phidias dans son ensemble. Pour cette nouvelle exposition qui provoquera une forte émotion mondiale, des espaces étudiés spécialement dans un musée sont nécessaires qui, malheureusement, n’existent pas encore. Un musée, cependant, n’est pas seulement un environnement artificiel qui est conçu pour donner une nouvelle vie à des œuvres qui sont éloignées de leur lieu d’origine. Le nombre de visiteurs en continuelle augmentation a une incidence sur le lieu. Tandis que le rayonnement culturel de l’Acropole s’étend très au delà des frontières de la Grèce, le musée reçoit des milliers de visiteurs par jour. Ce nombre a une influence directe sur l’architecture du bâtiment très différente de celle pensée par P. Kalkos en 1863 quand il a dessiné ce musée. L’environnement, également, était différent à cette époque. Athènes était alors une petite ville, aujourd’hui c’est une grande métropole de 4 millions d’habitants. Elle s’est étendue en largeur et en hauteur et même si elle n’est pas encore totalement modernisée, elle possède quelque chose de spécial : de vastes sites archéologiques et monuments qui la lient à un passé antique et glorieux. C’est cet ensemble qui lui donne un caractère particulier. Un musée de renommée mondiale apporterait une contribution importante, non seulement culturelle mais aussi urbaniste, un mouvement animé qui apporterait du changement et influencerait la physionomie de la ville. |
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