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Ministère de la Culture
Bureau de Presse
Communiqué de presse
L’ancien Secrétaire d’Etat à la Culture M.
Petros Tatoulis, accompagné par les présidents et les membres des
Comités pour le Retour des Frises du Parthénon, a rencontré le 25
novembre 2005, le Président de la République, M. Karolos Papoulias au
Palais présidentiel et un peu plus tôt le Premier ministre et ancien
ministre de la Culture M. Kostas Karamanlis au palais Maximou.
Guidés par M. Alkistis Horemis, Ephore du ministère
de la Culture, ils ont, immédiatement après, visité l’Acropole, ils
ont été informés par Mme Maria Ioannidou, directrice du Service de
Restauration des Monuments de l’Acropole, sur l’état d’avancement
des travaux de restauration du Rocher Sacré. M. Dimitris Pantermalis,
président de l’Organisme de l’Edification du Nouveau Musée de l’Acropole,
les attendait à l’emplacement du Nouveau Musée de l’Acropole
pour les guider à travers l’exposition «Création du nouveau style d’exposition
du Nouveau Musée de l’Acropole» qui se tient depuis août 2004 dans
le bâtiment Vaïler.
Immédiatement après, l’ancien Secrétaire d’Etat
à la Culture M. Petros Tatoulis, le Président du Comité anglais M.
Anthony Snodgrass, Professeur émérite d’Archéologie de l’Université
de Cambridge, M. David Hill, homme d’affaires et membre du Comité
australien et Mme Birgit Wiger-Angner ont pris la parole au cours d’une
conférence de presse.
Mme Birgit Wiger-Angner a fait don d’un fragment du
fronton de l’Erechteio au Nouveau Musée de l’Acropole, comme l’a
annoncé M. Tatoulis en la remerciant très chaleureusement pour son
geste. Il a également déclaré que le fragment serait de retour dans
son pays courant octobre 2006.
En souhaitant la bienvenue aux Présidents et aux
membres des Comités, qui pour la première fois visitaient tous
ensemble notre pays, sur invitation officielle, l’ancien Secrétaire d’Etat
à la Culture a fait référence à leur travail, mettant l’accent
entre autre sur le fait que «c’est une grande joie et une grande
fierté pour nous que vous soyez présents ici, vous à qui nous
devons que soient connus de tous notre demande et le souhait de notre
pays pour le retour des frises du Parthénon». Monsieur Tatoulis a
rendu un vibrant hommage à Melina Merkouri «parce que - comme elle l’a
dit – nous ne devons pas oublier tous ceux qui par leurs décisions
politiques courageuses ont atteint et servi des objectifs nobles».
Monsieur Tatoulis en se référant à ce que le
Premier ministre et ancien ministre de la Culture M. Kostas Karamanlis a
déclaré lors de sa rencontre avec les Présidents et Membres des
Comités, a souligné que «notre demande n’est pas une demande
qui se limite à nos étroites frontières nationales, parce que le
Parthénon et les monuments de l’Acropole appartiennent à l’héritage
culturel mondial. La culture grecque ne se limite pas à des conceptions
de propriété étroites mais appartient à l’humanité, à tous les
citoyens. Je considère – a-t-il poursuivi – que la présence et l’échange
de vues avec les Comités, vont essentiellement renforcer cet effort.
Ils vont donner de plus grandes possibilités et vont dégager de
nouvelles priorités dans cet effort mené par notre pays».
M. Snodgrass, en prenant la parole, a remercié M.
Tatoulis pour l’initiative de cette rencontre. Comme il l’a dit,
beaucoup d’entre nous sont de vieux amis mais nombreux sont ceux qui
se rencontrent pour la première fois, comme les représentants de l’Italie,
de Chypre, d’Espagne, d’Allemagne et de Serbie-Monténégro.
M. Snodgrass a souligné, également, que la
rencontre qu’ils ont eue avec le «Premier ministre a confirmé de la
meilleure manière possible leur souhait de poursuivre avec un rythme
plus soutenu les contacts du gouvernement grec et britannique,
parallèlement avec les contacts au niveau des Musées».
De plus, il a annoncé que les représentants des
Comités sont parvenus à un accord sur le renforcement des contacts
entre eux et c’est pour cette raison qu’ils vont accélérer la
création d’un Organisme Mondial pour la réunification des Frises du
Parthénon, dont le premier président sera M. David Hill.
M. Snodgrass a poursuivi en mettant l’accent sur le
fait que les efforts doivent se concentrer non seulement vers le
gouvernement britannique mais aussi vers les organismes internationaux
comme l’UNESCO et l’Union Européenne.
M. Tatoulis a rappelé la recommandation faite début
2005 par l’UNESCO que les discussions continueront à être menées au
sujet du retour des Marbres courant 2006 sous sa surveillance.
L’ancien Secrétaire d’Etat du ministère de la
Culture a mentionné, également, qu’avant la fin de 2006 le Nouveau
Musée de l’Acropole serait prêt, de cette façon «l’achèvement
de cet ouvrage affaiblit dans une large mesure les griefs du Musée
Britannique». Se référant, par ailleurs, à la fondation de l’Organisme
Mondial il a déclaré qu’«il coordonnera les efforts de tous les
Comités, se dirigera vers une direction positive, et nous pensons que
les conditions qui se créeront à l’avenir seront meilleures et
renforceront davantage notre effort».
M. David Hill a remercié l’ancien Sous-secrétaire
«pour son initiative exceptionnelle qui a permis, pour la première
fois, aux Présidents et Membres des Comités de se rencontrer».
Les Comités, comme il l’a déclaré, «réclament le retour des
Frises du Parthénon au sein du nouveau Musée de l’Acropole à
Athènes et que des négociations soient menées entre les gouvernements
grec et britannique».
«Nous allons travailler durement tous ensemble et
chacun séparément – a-t-il poursuivi – pour faire pression pour le
retour et créer un climat de soutien de l’opinion publique et du
monde académicien. Un fait nous donne du courage c’est que le
gouvernement grec poursuit ses contacts sur ce sujet. Nous sommes d’accord
sur la manière dont vous conduisez cet effort».
Tout de suite après, Mme Birgit Wiger est également
intervenue en déclarant que «je restitue aujourd’hui un petit
fragment de l’Acropole en espérant que le gouvernement britannique
restitue à son tour tout ce qu’il a arraché, à Athènes.
A une question d’un journaliste en relation avec
les sondages réalisés en Grande-Bretagne montrant qu’une majorité
écrasante d’anglais se prononce en faveur du retour des Marbres et le
fait de savoir si le pouvoir établi anglais de la culture a finalement
changé d’opinion, M. Snodgrass a répondu : «le pouvoir
établi anglais a clairement changé d’avis sur la culture. Nous, le
Comité de Grande-Bretagne, avons décidé de changer notre
tactique. De la confrontation nous voulons passer à la tactique d’encerclement
du Musée Britannique par le fait que ses alliés naturels ou ses
anciens alliés ou bien encore l’Union des Musées de Grande-Bretagne
avec ses organismes institutionnels se rallient à notre cause.»
A une autre question en rapport avec la raison pour
laquelle les Anglais refusent le retour des Marbres est, comme ils l’invoquent,
qu’une telle action tracerait la voie à d’autres demandes, M.
Snodgrass a répondu que «cela pourrait être évité si la solution
trouvée répondait uniquement à la question des Marbres» tandis qu’il
a rappelé que par le passé de nombreuses propositions-solutions ont
été déposées. «Il existe un moyen – a-t-il continué – de
régler ce problème par la négociation à partir du moment où l’autre
partie en a la volonté.»
M. David Hill est tombé d’accord avec les
déclarations de M. Snodgrass en ajoutant qu’«il n’est pas juste
que parce que quelqu’un a peur de provoquer un précédent, nous
continuions à accepter une injustice».
Il a poursuivi en rappelant qu’en 2000 une
Commission inter-partis du Parlement des Communautés a étudié le
problème des Marbres et a récusé l’argument opposé par les
anglais, à savoir que leur retour ouvrirait des voies pour qu’il se
passe la même chose pour d’autres objets exposés.
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