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TONY BANKS EX-MINISTRE DES SPORTS DE GRANDE BRETAGNE
"Je suis inconditionnellement pour le rapatriement des sculptures du Parthénon à la Grèce. J’ai signé une motion au Parlement britannique, avec 120 députés travaillistes. Nous tenterons de convaincre le premier ministre Tony Blair que la décision de restituer à la Grèce les sculptures du Parthénon contribuerait grandement à accroître son prestige sur la scène internationale." Le député britannique Tony Banks,
ancien Ministre des Sports du premier gouvernement travailliste de Tony Blair,
est l’un des ardents partisans de la restitution à la Grèce des marbres du
Parthénon à l’occasion des Jeux Olympiques. Aujourd’hui, du poste de
président qu’il occupe au Comité des arts du Parlement, ainsi qu’au
Comité des arts et des sports du Conseil de l’Europe, il continue à
défendre cette proposition. Par ailleurs, il figure parmi ceux qui souhaitent
que, à l’avenir, les Jeux Olympiques se déroulent toujours en Grèce, avec
un financement et un soutien internationaux. Vous participez activement au mouvement du député britannique libéral-démocrate, Richard Allen, en faveur de la restitution à la Grèce des frises du Parthénon en 2004, à l’occasion des Jeux Olympiques d’Athènes. Quelle est votre position à ce sujet ? "Je suis inconditionnellement pour le rapatriement des sculptures du Parthénon à la Grèce. J’ai signé une motion au Parlement britannique, avec 120 députés travaillistes. Nous tenterons de convaincre le premier ministre Tony Blair que la décision de restituer à la Grèce les sculptures du Parthénon contribuerait grandement à accroître son prestige sur la scène internationale." N’avez-vous pas soutenu l’idée que la Grèce soit l’hôte permanent des Jeux Olympiques ? "C’est exact. J’ai déposé au Parlement britannique une motion, par laquelle j’appelais le gouvernement britannique à faire de la Grèce l’hôte permanent des Jeux Olympiques. C’était l’été dernier, lorsque Beijing avait été choisi pour accueillir les Jeux Olympiques de 2008. Cette proposition avait alors été largement approuvée par nombre de journaux de mon pays." Quels sont les arguments que vous avez avancés en faveur d’une telle proposition ? "Ce que je propose est de créer, en Grèce, un espace international - "un Vatican du sport" - où, tous les quatre ans, se dérouleraient les Jeux Olympiques. Il serait soutenu financièrement par des cotisations versées par tous les pays, selon un système similaire à celui de l’ONU. Je vois trois avantages à cette proposition : premièrement, les Jeux Olympiques reviennent à leur terre d’origine ; deuxièmement, le coût des Jeux Olympiques décroît globalement et est assumé par la communauté internationale ; enfin, il sera ainsi possible de mettre un terme aux cas de corruption, constatés par le passé, qui naissent de la concurrence entre les pays revendiquant l’organisation des Jeux Olympiques." La presse internationale se demande parfois avec inquiétude si Athènes pourra respecter le calendrier de la préparation des Jeux. Vous qui vous êtes rendu en Grèce et avez suivi de près les étapes de la préparation, partagez-vous de telles inquiétudes ? "Bien sûr que non. J’ai, à maintes reprises, déclaré à la presse anglaise que je connaissais les Grecs et étais absolument certain qu’ils organiseraient des Jeux Olympiques superbes. Je crois que, après le dernier rapport du Président du Comité de coordination du CIO, Denis Oswald, mes prévisions ont été confirmées." A l’époque où vous étiez Ministre des sports, vous prévoyiez de revendiquer les Jeux Olympiques de 2012 pour Londres. Vous aviez même dit que vous auriez recours à l’aide de la Présidente d’ATHENES 2004, Gianna Angelopoulos-Daskalaki. "J’avais effectivement rencontré Gianna Angelopoulos-Daskalaki à ce congrès et lui avais dit que nous aurions besoin de ses secrets et de son expérience, lorsque Londres revendiquerait l’organisation des Jeux Olympiques. Gianna Angelopoulos-Daskalaki m’a assuré qu’elle nous aiderait volontiers, car elle entretient des liens étroits avec l’Angleterre et Londres." Vous aimez certainement la Grèce puisque, ces 12 dernières années, vous avez passé vos vacances d’été dans une île de la mer Égée. "Je suis un philhellène romantique. J’adore la Grèce et ses îles, tout particulièrement Simi, et il est possible que je m’y installe après m’être retiré du Parlement britannique."
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