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Mont Athos

 

Le Mont Athos 

et l'Empire Byzantin

Trésors de la Sainte Montagne

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du 10 avril 

au 5 juillet 2009

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Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

Avenue Winston Churchill - 75008 Paris

site

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Vu dans la presse :

"Les trésors du mont Athos s'exposent à Paris", Le Figaro - 10/04/2009

"Mont Athos, la Passion des icônes" "De la Sainte Montagne au Petit Palais", La Croix - 11/04/2009

"Chasse aux trésors en Macédoine", La Tribune - 11/04/2009

"Athos offert à tous", Téléobs - 16/04/2009

"Le mont Athos et l'Epire byzantin, trésors de la Sainte Montagne", Marianne - 25/04/2009

"Paris reçoit les beautés des monastères du très fermé mont Athos", Le Monde - 25/04/2009

"A Paris, des yeux féminins peuvent enfin se poser sur les trésors du mont Athos", Le Point - 30/04/2009

"Le mont Athos offre ses trésors au public", Télérama - 13/05/2009

"Trésors du mont Athos", Valeurs Actuelles - 14/05/2009

"Grandeur et humilité des icônes - Figaroscope - 20/05/2009

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Inauguration à Paris de l’exposition "Le Mont Athos et l’Empire byzantin - Trésors de la Sainte montagne" (ANA - 10/04/2009)

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a accueilli chaleureusement jeudi le premier ministre, Costas Caramanlis, la ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, et le patriarche oecuménique, Bartholoméos Ier, lors de la cérémonie d’inauguration de l’exposition "Le Mont Athos et l’Empire byzantin - Trésors de la Sainte montagne" au Petit Palais à Paris.

M. Delanoë a souligné d’emblée l’immense honneur pour Paris d’accueillir cette exposition unique, saluant l’exposition du Petit Palais qui constitue une "première mondiale", puisque de nombreux objets précieux sortent pour la première fois du Mont Athos.

A partir d’aujourd’hui, a-t-il souligné, nous avons à faire partager à Paris quelque chose d’unique, qui provient d’une culture qui a enrichi l’Europe et le monde.

Le maire de Paris a dûment noté toute l’importance que nous accordons à la culture, au transfert de la connaissance et à la beauté, en particulier dans le XXIe siècle agité dans lequel nous vivons.

Je vois cette exposition, a-t-il expliqué, comme un message d’espoir. Lorsque les cultures communiquent entre elles, il est alors certain que nous pourrons construire en commun un avenir digne de nos ancêtres.

Prenant à son tour la parole, Mme Bakoyannis a souligné l’existence pour la première fois parmi les objets exposés, des 60 objets sacrés d’une valeur inestimable, qui n’avaient jamais quitté le Mont Athos et qui sont exposés aujourd’hui au public, une occasion unique aussi pour le public des femmes. Rappelons que les femmes ne peuvent se rendre au Mont Athos en raison de l’Abaton.

Selon la ministre, le choix des objets a eu lieu en tenant compte de leur lien direct avec l’Empire byzantin, nombre d’entre eux étant des cadeaux impériaux. L’Empire byzantin, a-t-elle ajouté, a renforcé et élargi le rôle historique de l’Athos. Ces trésors appartiennent à la culture européenne et constituent un capital indissociable de l’histoire du Vieux continent.

Se référant enfin à l’excellente collaboration du Musée du Petit Palais, la ministre a annoncé qu’Athènes accueillera en octobre 2010 l’exposition "Paris 1900, Art nouveau et modernisme", en collaboration avec la Pinacothèque nationale.

Mme Bakoyannis présente l'exposition du Petit Palais "Les trésors du mont Athos, l'empire byzantin" (ANA - 02/04/2009)

La Grèce sera à l'honneur à Paris avec l'exposition exceptionnelle des trésors du mont Athos au Petit Palais entre les 10 avril et 5 juillet 2009, le vernissage devant avoir lieu le 9 en présence du premier ministre grec, Costas Caramanlis, et du patriarche oecuménique, Bartholomeos Ier.

Une conférence de presse tenue par la ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, a eu lieu mercredi dans la salle rénovée du ministère - la salle Séféris en hommage au poète - à laquelle ont assisté notamment l'ambassadeur de France en Grèce, Christophe Farnaud, le secrétaire d'Etat et le SG aux AE, MM. Kassimis et Katsoudas, ainsi que le SG du ministère de la Culture, M. Dravillas.

L'exposition reflète la coopération dans le sens large entre la Grèce et la France, s'est félicitée Mme Bakoyannis, pour souligner aussi que Paris reste pour toujours la capitale mondiale des arts et des lettres, et a été choisie comme site idéal pour accueillir l'exposition pour le plus grand plaisir des visiteurs de nombreux pays, et des femmes qui n'ont pas accès par tradition au mont Athos.

180 "trésors" seront exposés - des miniatures, icônes, peintures - sortis pour la première fois des célèbres monastères de la "sainte montagne", un ensemble qui met en évidence, comme l'a rappelé la ministre, le rôle historique des moines du mont Athos comme gardiens de la civilisation byzantine.

Mme Bakoyannis a rappelé par ailleurs que l'initiative revenait en 2006 au ministère des Affaires étrangères pour la préparation de l'exposition en collaboration avec la communauté monastique et le ministère de la Culture.

Cette exposition est une rétrospective exceptionnelle qui regroupe un ensemble considérable de trésors d’art byzantin du IXe au XVIIIe siècle appartenant aux moines du Mont Athos. 

Deux cents oeuvres seront exposées, choisies parmi les collections de neuf monastères grecs du Mont Athos : Vatopédi, Iviron, Dionysiou, Pantocrator, Karakallou, Simonos Pétra, Saint Paul, Xenophontos, Gregoriou et de l’église du Protaton à Karyès, siège de l’administration centrale de la Sainte Montagne. Elles donnent à voir la vie et la production artistique de ce haut lieu spirituel dans ses différentes facettes, et témoignent en particulier des rapports qu’a entretenus la péninsule avec les empereurs byzantins. 

Choeur de Pères athonites, église du Protaton à Karyès, XVIIIe

© Eglise du Protaton

Une montagne mystérieuse

Cette péninsule qui s’avance dans la mer Egée abrite depuis le IXe siècle des moines orthodoxes épris de silence et d’isolement face aux agitations du monde. Vingt monastères orthodoxes sont protégés par un statut particulier issu de l’Empire byzantin et toujours reconnu par l’Etat hellénique. Parmi les prérogatives de la Sainte Montagne, la plus célèbre est sans doute sa restriction d’accès : les étrangers (pèlerins ou scientifiques) ne peuvent y pénétrer que sur autorisation et les femmes n’y sont pas admises. 

Ces monastères renferment, depuis le Xe siècle, des richesses (manuscrits enluminés, icônes, objets liturgiques, reliquaires, tissus, mosaïques, chrysobulles, fresques) héritées des Empereurs byzantins et de hauts personnages, ou fruits du travail des moines au cours des temps. La plupart de ces oeuvres offrent la particularité de n’avoir jamais quitté le Mont Athos, en dehors de celles qui furent présentées à Thessalonique lors d’une exposition en 1997, l’année pendant laquelle cette ville fut capitale culturelle de l’Europe.

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Le Parcours de l’exposition

Développement monastique et protections impériales

· Le Mont Athos dans l’Antiquité

· L’arrivée des moines au Mont Athos

· L’arrivée de saint Athanase au Mont Athos

· Les premières fondations cénobitiques (Xe – XIe siècles)

· Protections et donations impériales

L’art byzantin au Mont Athos

· Des Macédoniens aux Comnènes (Xe-XIIe siècles)

· La prise de l’empire par les Croisés (XIIIe siècle)

· La restauration de l’empire par les Paléologues (XIIIe- XVe siècles)

· Evocation d’un catholicon

· L’art byzantin au Mont Athos après la chute de l’empire

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Géographie, architecture et statut du Mont Athos

Lieu mythique, le Mont Athos, la « Sainte Montagne » pour les Grecs, fascine depuis un millénaire. Cette péninsule du nord de la Chalcidique offre l’un des plus beaux paysages de Grèce. Le terrain de plaines et de petites collines que l’on rencontre d’abord à l’entrée de la péninsule se transforme rapidement en un relief plus accentué. Le point le plus haut est situé au sud et culmine à plus de 2000 m : il s’agit du Mont Athos proprement dit, qui domine de sa masse abrupte ce territoire de 360 km2, entouré de golfes de tous côtés.

Vingt monastères orthodoxes et leurs centaines de dépendances –chapelles, ermitages, grottes- se répartissent tout au long de ce territoire auquel on accède en bateau à partir du port grec d’Ouranopolis. Dix d’entre eux sont sur le littoral (Diochariou, Xenonphontos, Grigoriou, Dionysiou, Iviron, Stavronikita, Pantocrator, Vatopédi, Esphigménou, Saint-Pantéleimon), cinq peu éloignés de la mer (Simonospétra, Saint-Paul, la Grande Lavra, Karakallou et Chilandar), cinq tournés vers l’intérieur entre les montagnes (Zographou, Kastamonitou, Xéropotamou, Koutloumoussiou, Philotéou).

L’aspect actuel des monastères est peu ou prou celui des origines : une architecture extérieure fortifiée de type médiéval, répondant à un besoin de sécurité contre les attaques et une organisation interne favorisant la vie en commun des moines. Une cour abrite le catholicon (église centrale) et le réfectoire, (tous deux de première importance pour le déroulement du culte et se faisant habituellement face), ainsi que chapelles et édifices annexes. Les cellules des moines se répartissent dans des bâtiments en étages venant s’accrocher à la paroi intérieure des fortifications.

La péninsule est protégée du monde par un statut particulier accordé par les Empereurs byzantins et toujours reconnu par la République hellénique, qui l’a porté dans la Constitution. Selon la règle de l’abaton, les femmes n’y ont pas accès et les hommes n’y sont admis que sur autorisation spéciale et réglementée. Les vingt monastères ont une administration commune, dite la « Sainte Communauté » où chacun d’entre eux est représenté. La « Sainte Epistasie », composée de quatre membres, en est l’organe exécutif. Ces instances siègent à Karyès, le chef-lieu, où se trouvent également les bureaux du gouverneur civil, nommé par l’Etat grec. Mise à part cette administration commune, chaque monastère est indépendant et possède à sa tête un chef appelé « higoumène ».

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L'art byzantin au Mont Athos

Le Mont Athos, un fantastique musée d'art byzantin

Les vingt monastères du Mont Athos, ainsi que leurs dépendances, renferment l’une des plus grandes collections d'art chrétien au monde. Véritables conservatoires d’art byzantin, les églises et les bâtiments monastiques offrent des décors de fresques et de mosaïques monumentaux, des sculptures mais également des ensembles sans équivalent d’icônes, de reliquaires, de broderies, de mobilier et d’objets liturgiques, sans compter des manuscrits, rarissimes par leur ancienneté et

leur intérêt.

Malgré les spoliations et les attaques que connut le Mont Athos de tout temps, malgré la chute de l’empire byzantin en 1453, ces oeuvres continuent à être abritées dans les lieux pour lesquelles elles furent conçues, avec une destination toujours vivante : celle du culte orthodoxe qui ne s’est jamais interrompu.

Ces trésors ne commencent à être connus qu’au XIXe siècle grâce à des expéditions scientifiques, puis n’ont cessé de bénéficier des études byzantines jusqu’à aujourd’hui (publication des Actes de l’Athos, documents d’archives présents dans les monastères, initié par le savant français Paul Lemerle, colloque de 1963 pour le millénaire du Mont Athos). Depuis 1973, des séries de publications, principalement grecques, ont dévoilé, les unes après les autres, manuscrits, icônes et arts somptuaires, sans que ce travail soit pour autant terminé, tant le matériau semble inépuisable.

Si les progrès accomplis dans la connaissance de ce patrimoine sont réels, l’accès direct à ces oeuvres demeure rarissime. Car il ne suffit pas d’avoir la chance d’être muni de son visa d’autorisation pour la Sainte Montagne (prouesse à laquelle nulle femme ne peut même songer) pour se voir ouvrir les portes des bibliothèques et des sacristies…

Jusqu’à présent, seules deux expositions ont permis au public de découvrir des oeuvres d’art en provenance du Mont Athos. La première rétrospective sur le sujet a été organisée en 1997 à Thessalonique, alors capitale européenne de la culture.

En 2006, une deuxième exposition plus restreinte a été organisée à Helsinki, spécifiquement consacrée à la vie monastique au Mont Athos, à la période postbyzantine.

L’exposition du Petit Palais permet de revoir plusieurs chefs d’oeuvre présentés à Thessalonique, mais aussi de découvrir de nombreuses oeuvres prêtées pour la première fois, parmi lesquelles figurent des inédits (le Sakkos dit de Tzimiskès XVIe siècle, plaques avec adoration des rois mages XIIe siècle). La sortie de ces oeuvres de Grèce représente une première mondiale.


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Dernière modification : Monday 02 February 2009