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Sous
l’égide du Consulat Général de Grèce et l’Office du tourisme hellénique Les Miches Tinguettes en partenariat avec la Maison des métallos et la Mairie du XIe présentent
La Grèce, pays à l'honneur en 2010 en présence de l'auteur Petros Markaris (voir Libération)
Samedi
13 novembre 2010 17: 00-18: 30 Rencontre
avec l’écrivain Petros Markaris Né
le 1er janvier 1937 à Istanbul, d’une mère grecque et d’un père
arménien , il est auteur dramatique, romancier, scénariste de cinéma et
de télévision. Il est également traducteur de Brecht et de Goethe. Il vit
actuellement à Athènes. Journal
de la nuit (Lattés, 1988) Une défense en béton (Lattés 2001), Le Che s’est
suicidé (Le Seuil 2006), L’empoisonneuse d’Istanbul (Le Seuil 2010) sont
ses œuvres publiées en France. débat
animé par Nikos Graikos Avec le
soutien de Phonie-Graphie, Association pour la promotion du grec moderne en
France Dimanche 14 novembre 2010 17 : 00 -18 : 00 Table
Ronde : Grèce : fantasmes et
réalités animée
par Alexia Kefalas Précédé d’une
lecture de passages du dernier roman de Petros Markaris, « L’Empoisonneuse
d’Istanbul » (Ed. du Seuil). Nous avons ouvert nos portes à une nation qui, dans l’actualité récente, a bien failli être purement et simplement éjectée de la « Grande Europe » : il s’agit de la Grèce. Aujourd’hui dans ce pays, le « courant noir » est porté par Petros Markaris, dramaturge, scénariste et auteur de « polar ». Ses origines nous ont paru correspondre à un engagement fort et essentiel du genre noir, un engagement qui a toujours été social, politique, mu par une volonté inébranlable de créer un monde meilleur où les hommes quelles que soient leurs origines pourraient vivre libres et égaux. Avec Henri Tonnet, universitaire et Nikos Papatakis, cinéaste.
* * * * * * * * * LIGNE EDITORIALE PARIS NOIR Tout
le monde a lu Zadig et tout le monde se rappelle le chapitre où Zadig est mis
en prison pour avoir su décrire le cheval du roi et la petite chienne de la
reine sans les avoir jamais vus, au moyen des traces que ces nobles animaux ont
laissés sur le sable et dans la poussière. Comme cette histoire est dans
toutes les mémoires et que rares sont les critiques qui ont longuement réfléchi
aux origines du roman policier, on dit et on écrit souvent que le chapitre III
de Zadig est la première histoire de détective connue. Régis
Messac in Le Detective Novel. 1929 La
classification concernant la littérature noire et la littérature blanche étant
depuis longtemps devenue obsolète, L’Œdipe Roi de Sophocle, les Histoires
d’Hérodote, les Mille et Une Nuits ou le Hamlet de Shakespeare relevant,
comme l’ont souligné entres autres d’illustres académiciens, de ce que
l’on appelle le roman noir, il est inutile de revenir sur les formules archétype
du commentaire des pigistes qui jugent que tel auteur « n’est pas
seulement un écrivain policier mais un écrivain tout court ». Il n’y
a pas « des » littératures il y a « la » littérature. Foin des
polémiques et des oublieux, ignorant que Daniel Pennac fut d’abord publié
dans la Série Noire et que Paul Auster ou Douglas Kennedy y ont trouvé leurs
places, c’est de la littérature, noire ou blanche, qu’il est de notre
devoir de faire la promotion. Cette
première édition de PARIS NOIR est un pari. Le pari que nous pouvons, au-delà
d’un genre plus ou moins codifié, promouvoir
la littérature, attirer les jeunes et les moins jeunes à la lecture, en donner
le goût à tous. C’est
l’ambition qui nous porte et la réussite de ce festival doit être la réussite
du livre. Nous
avons donc ouvert le champ de possibles à des personnalités diverses et avons
tenté de fédérer autour de PARIS NOIR les forces vives du genre, les passionnés
et sympathisants. Nous avons très vite constaté que l’unanimité se faisait
autour de nous. En effet, constat impensable voire aberrant, Paris, Capitale des
Arts ne consacrait pas d’évènement d’importance au genre NOIR. PARIS
NOIR est donc le premier Festival Européen du Roman Noir à Paris. Deux axes à
cette première édition : -
Mettre en
exergue la richesse d’un genre, -
cerner ses
enjeux politiques et sociaux. Ce bien sûr,
par les rencontres avec écrivains et illustrateurs, qui signeront leurs
ouvrages mais aussi par des débats autour du Noir, définis avec nos
partenaires, qui devraient satisfaire les plus exigeants mais aussi réjouir les
plus jeunes, moins perméables aux discours universitaires. Car… …
D’accord, le roman noir est ce genre populaire… Tout le
week-end, Simenon sera à
l’honneur, avec d’une part exposition permanente proposée par la BILIPO (Bibliothèque des littératures Policières) autour du
personnage créé par Georges Simenon : le commissaire Maigret. Des
promenades-conférences, du Boulevard Richard Lenoir au 36,
sur les traces de l’impassible commissaire sont également organisées.
Comment écrivait Simenon ? Quelle était la personnalité véritable, le
fonctionnement intellectuel de ce flic devenu si populaire ? Qu’est-ce
qui fascine dans ce personnage inventé place des Vosges par Simenon… Les Américains à
Paris Une
universitaire américaine de Columbia University, Cheryl Morgan, dix-neuvièmiste
réputée, donnera une mini conférence qui sera suivie d’un débat autour
d’une tendance du roman américain qui consiste à faire vivre un Paris oublié
et des personnages emblématiques tels Vidocq, dans des polars qui font fureur
outre-Atlantique mais aussi ici, en France. Pour
l’accompagner dans cette recherche du
noir perdu l’américain Louis Bayard auteur de La Tour Noire (Ed Cherche
Midi) donnera l’éclairage nécessaire des raisons d’un engouement des
romanciers et du public US pour Paris et ses Mystères. Jake Lamar complétera
ce plateau des « américains à Paris ». Claude Mesplède, historien
du genre, jouera l’acteur français dans cette pièce américaine…Le modérateur
de cette table ronde sera Hervé Delouche, président de
813, l’association historique
du roman policier. ….Qui
fait frissonner, intrigue, épouvante… Le
dimanche s’ouvrira sur une table ronde riche de nombreux protagonistes de la
scène criminelle (à l’exception des cadavres évidement). Notre thème
principal Du Réalisme dans le Polar
permettra aux visiteurs de plonger dans le mode d’emploi de l’enquête
criminelle et de la procédure judiciaire. Ainsi le public rencontrera le juge
Alphen, qui aujourd’hui s’est reconverti dans l’écriture du roman noir,
le commissaire Souvira, qui sans abandonner ses fonctions s’est lancé lui
aussi dans le roman policier, Eric Jung, un ancien flic devenu chroniqueur littéraire,
JP Millan et Patrick Riou, deux enquêteurs réputés, Philippe Marlot détective
privé et enfin un médecin légiste (M.Sapanet) qui disséquera les fantasmes
des uns et les certitudes des autres. Pourquoi
tous ces intervenants, flic, juge etc, éprouvent-ils un jour la nécessité
d’écrire ? Qu’en est-il de la réalité dans les œuvres du Noir ? …Qu’on
peut voir à la télévision… Suivra en début d’après midi une intervention
autour du Polar et de la télévision, du Roman à l’Ecran, avec Alexis Lecaye
qui a crée l’un des personnages les plus célèbres de la série télévisée :
Julie Lescaut. Dominique Rizet écrivain
et homme du petit écran (faites entrer l’accusé). Avec lui un « soutier
du scénario » Jean Marie Chavent éclairera l’audience sur le travail
d’un forçat du feuilleton. Enfin le
réalisateur Charles Niemes, l’un de ceux qui a mis en scène le regretté
Bruno Crémer dans la dernière série Maigret,
complétera ce plateau animé par Stéphane Allégret, journaliste et scénariste.
Que reste-t-il de l’essence d’un personnage, lorsqu’on l’adapte pour le
plus grand nombre ? Trahit-on l’écriture ? Peut-on la magnifier ? …
Au cinéma… Des
projections auront
lieu pendant tout le week-end, cinéma noir classique, bien sûr, (On pourra
voir notamment le film primé par le prix Ciné Noir) mais aussi un film expérimental,
RADIO CITY ONE été initié sous
forme de work in progress par le collectif Braquage.
La confrontation de ces deux façons de faire du cinéma tentera de redéfinir
les codes du film noir… Un partenariat avec le Studio Galande est mis en place pour un mini festival Paris Noir où
seront projetés les films en sélection pour le prix Paris Ciné Noir …
En Bédé… Le
dimanche après-midi drainera sans doute son flot de jeunes visiteurs (et de
moins jeunes) qui ne pourront être que ravis du débat proposé par un spécialiste
de la bande dessinée, Christian Marmonnier, lequel abordera une problématique
récurrente : Adapter le Noir en BD,
avec la star des auteurs de bande dessinée Jacques Tardi
mais aussi avec Mezzo et Pirus deux
des plus talentueux créateurs de la scène bédéiste. Un
atelier « créer du manga »
drivé par Nekomix, un collectif de mangaka sera mis en place tout le week-end.
Les plus jeunes pourront se familiariser avec la figuration narrative propre au
manga. Mais le Noir est également une réflexion, sociale, politique… - sur
les enjeux de l’écriture Nous
commencerons ce week-end avec un débat, dont Natacha Lallemand qui dirige des
ateliers en milieu carcéral, sera modératrice : Ecrire en Prison. Avec des auteurs qui consacrent une partie de leur
temps à animer des ateliers avec des prisonniers : René Fregni à
Marseille, Thierry Crifo à Paris, et Afed
Benotman, qui a fait le chemin de l’incarcération à l’écriture. Patricia
Osganian, écrivain et membre de la revue Mouvements, et Corinne Nadet (La
Noir’ôde) participeront également à ce débat. Qu’amène l’écriture,
lorsqu’on a tout perdu ? Quelle part de liberté peut-on y trouver ?
Des questions vertigineuses, autour desquelles échangeront les écrivains. - Sur
ce que la société donne à voir, à travers le prisme de la littérature
Noire… Les
femmes, notamment, cette « seconde moitié de l’humanité » et le
domaine qui leur est traditionnellement réservé: la représentation sexuelle. Une
exposition/performance PhotoSexReac
autour de 8 photos. 8 auteurs femmes de roman policiers vont écrire 8 nouvelles
réagissant aux clichés de l’agence Picture Tank! Suivra une lecture de ces
textes par des comédiens de théâtre. Suivra un
débat sur le sexe et le polar animé par une spécialiste de Dashiell Hammett
mais aussi directrice de collection Natalie Beunat. Autour d’elle
s’exprimeront des auteurs réputés, pas seulement pour la qualité de leur écriture
mais aussi par leur propension à mettre de l’Eros
dans le Noir, Catherine Diran, Romain Slocombe et Antoine Chainas prépareront
le terrain pour la performeuse/universitaire Wendy Delorme qui devrait conclure
cette première journée par une intervention très personnelle. Virginie
Despentes est également conviée à cette rencontre. Comment et pourquoi les écrivains
utilisent-ils la métaphore sexuelle dans leurs romans ? Quelle est la représentation,
l’utilisation des femmes ? Le sexe peut-il être politique ? Autant
de questions à se poser à l’heure où de nombreux écrivains de Noir sont
des femmes. -
Aux dérives, notamment médiatiques, de la société, la littérature offre une
réponse Nous
avons ouvert nos portes à un grand pays européen : la Grèce. Aujourd’hui
dans ce pays, le « courant noir » est porté par Petros Markaris, dramaturge, scénariste et auteur de « polar »,
né à Istanbul d’un père grec et d’une mère arménienne. Ses origines
nous ont paru correspondre à un engagement fort et essentiel du genre noir, un
engagement qui a toujours été social, politique, mu par une volonté inébranlable
de créer un monde meilleur où les hommes quelque soit leurs origines
pourraient vivre libres et égaux. La présence
de Petros Markaris, porte lance humaniste d’un grand pays, berceau culturel de
notre civilisation, nous donnera l’occasion de mettre à jour un grand débat :
Grèce : Fantasmes et Réalités qui
clôturera le festival le dimanche soir. La littérature
noire est un monde donc, on le voit, mais il est avant tout littérature. Littérature,
dont le but, comme sa cousine la blanche, est d’éclairer, divertir, donner à
voir, penser le monde. C’est
ce nous essaierons de faire, avec tous nos partenaires, pendant deux jours, lors
de cette première édition de Paris Noir. Les Miches Tinguettes. |
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