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Je
meurs comme un pays
De Dimitris
Dimitriadis
En présence
de Dimitris Dimitriadis
Lu par
Simon Abkarian, Anne Alvaro, Patrick Pineau
Production
MC93 Bobigny
23 février
2008
Samedi à 18 h
24 février
2008
Dimanche à 14 h 30
Salle de répétition
Je meurs
comme un pays
Qui n'a
pas vu des gens mourir sur les routes martelés par une main invisible ne
peut comprendre ce que représente, ce qu'est la mort d'un pays, pas plus
que celui qui n'a pas senti son propre corps inexistant, inemployé,
injustifié, insignifiant, indésirable, inassouvi, sa fameuse force
motrice interrompue, rompue, coupée du feu intestin de l'émotion.
S'il
y a un héros dans ce livre apparemment sans personnage, c'est sans doute
le langage, les mots, dont on exalte ici le pouvoir, capables qu'ils sont
de "brûler la langue à jamais". Et plus précisément la
langue grecque, dont on voit défiler, comme dans un fleuve en crue, des débris
arrachés à toute son histoire, à tous ses registres - sans que l'on
sache s'il s'agit là, comme l'annonce le texte, d'un ultime feu
d'artifice avant sa disparition, ou au contraire, d'une démonstration de
richesse et de vie.
Dimitris
Dimitriadis
Né à
Thessalonique en 1944, Dimitris Dimitriadis est auteur dramatique,
prosateur, poète et traducteur. Il a écrit plusieurs pièces de théâtre :
Le prix de la révolte au marché
noir, mis en scène par Patrice Chéreau en 1968 ; La
nouvelle église du sang ; L’élévation ;
L’harmonie inconnue de l’autre
siècle ; L’arche de la
vie mis en scène par Stefanos Lazaridis en 1995 ;
Le vertige des animaux avant l’abattage mis en scène par Yannis
Houvardas en 2000 et édité aux solitaires intempestifs puis Homériade (Triptyque).
Il a également
écrit plusieurs textes en prose, Je
meurs comme un pays ; L’anathèse ; Léthé, cinq monologues ; Catalogues
1-4 ; Catalogues 5-8 ;
Catalogues 9.
Je meurs comme un pays a été mis en scène par Yannis Kokkos et
fut joué en 2003 au Théâtre du Rond-Point par Eric Ruf et Nikos Kouris.
Une mise en scène de ce texte a également eu lieu en 2002 à Florence
par Maurizio Donadoni au Teatro della Limonaia. Toujours à Florence, la
metteur en scène Barbara Nativi le met en scène l’année suivante.
Ce texte
fut également présenté dans une lecture-mise en espace au Piccolo
Teatro de Milan en septembre 2004.
Dimitris
Dimitriadis a traduit de nombreux auteurs, notamment Maurice Blanchot,
Georges Bataille, Molière, Bernard-Marie Koltès, Jean Genet, Gérard de
Nerval, Honoré de Balzac, Witold Gombrowicz, Marguerite Duras, Tennesse
Williams, William Shakespeare, Euripide, Eschyle, Georges Courteline et
Kostas Axelos.
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