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Les
règles Le
premier jour des Jeux les athlètes prêtaient serment de respecter les règles,
ainsi que les Hellanodikai de juger équitablement; à la fois juges et arbitres
ces derniers avaient l'entière charge du respect des règles et de
l'application des punitions. Les sanctions étaient très sévères pour les
athlètes et entraîneurs, et sans appel, tout spécialement en cas de
corruption, qui était considérée comme un crime odieux. Les
épreuves Les concours comportaient une grande variété d’épreuves, mais les Jeux Olympiques n'étaient constitués, à l'origine, que d'épreuves de force et d'endurance. Ce n'est qu'au cours des siècles que d'autres épreuves se sont ajoutées jusqu'à inclure le spectacle populaire des courses de chars, en contraste avec les compétitions d'athlétisme individuel.
Jusqu'en 728 av. J.-C. (13e olympiade), les Jeux ne comportaient que le Dromos ou course du stade, sur la longueur du couloir du stade d'Olympie soit 192,27 mètres; puis en 724 av. J.-C., vint le Diaulos ou double stade, et le Dolichos ou course de fond apparut en 720 av. J.-C.. L'épreuve la plus prestigieuse, dont le vainqueur donne son nom à l'olympiade, est la course du stade. Quand les concurrents sont très nombreux, on procède au système des éliminatoires et à une finale. En 708 av. J.-C., le Pentathlon fut mis au point, épreuve pour athlète complet, il comprenait cinq disciplines, disputées dans cet ordre, en un seul après-midi :
> le lancer du disque, les disques en bronze, pèsent de un à quatre kilos, la base de départ (valvis) est limitée devant et sur les côtés.
Tandis que son bras droit décrit un large cercle d'avant en arrière, la force du lancer provient de la détente de la cuisse et du redressement du corps replié. Afin que le disque ne glisse pas entre les doigts, il est enduit de sable.
> le saut en longueur pratiqué avec un court élan moins rapide que le nôtre; les athlètes ameublissent le sol à l'endroit qui réceptionne leur bond et sautent en tenant dans chaque main un haltère après s'être élevés sur un sol dur. Ces haltères, de un à cinq kilos, en pierre ou en bronze, en forme de demi-sphères creusées d'une cavité dans laquelle on introduit la main ou composées de deux masses réunies par un manche courbe servant de poignée, sont également utilisés dans les exercices d'assouplissement. Les pieds doivent impérativement s'imprimer sur le sol.
> le lancer du javelot, on cherche à atteindre une cible ou à projeter l'arme le plus loin possible. Un compas permet de tracer un cercle délimitant la distance des jets. Long d'environ 1,60 mètre, sans pointe, lesté à l'extrémité, le javelot est extrêmement léger et entouré d'un propulseur à lacet de cuir de 30 à 45 centimètres terminé par une boucle dans laquelle le lanceur introduit l'index et le majeur de la main droite. Donnant au javelot un mouvement de rotation, le propulseur double ou triple la portée du lancer précédé d'un bref élan et d'une torsion du corps. > la course, on distingue la course de vitesse de la longueur du stade du double stade de 385 mètres à Olympie, du quadruple stade (hippios) beaucoup plus rare, et de la course de fond (dolichos) de 7, 12 ou 20 stades, qui peut atteindre quatre kilomètres.
Au bout du stade, le coureur contourne la borne (terma) et revient à son point de départ. Les coureurs partent debout; ils attendent le signal, le torse penché en avant, les pieds très rapprochés l'un de l'autre.
> la lutte, les athlètes ameublissent le sol avec une pioche et l'arrosent avec de l'eau- effort préliminaire servant aussi d'exercice d'entraînement -, les lutteurs, de splendides colosses, s'enduisent le corps d'huile pour être moins saisissables. Puis ils s'affrontent deux à deux selon le tirage au sort, tête baissée, en cherchant à se saisir par les poignets, le cou ou à mi-corps. Le but est de renverser trois fois son adversaire sur le dos tout en restant debout et en exécutant des figures précises enseignées par le maître. Les coups de tête sont autorisés mais les coups de poing sont formellement interdits.
Le lancer du disque, le lancer du javelot et le saut en longueur pouvaient également être disputés séparément. Puis vinrent s'ajouter : >> le pugilat, proche de la boxe (23e Olympiade). Les mains, les poignets et l'avant-bras des pugilistes sont entourés de lanières de cuir parfois hérissées de plomb et de fer. Leur tête est protégée par une calotte de bronze. Les combats, non limités dans le temps, ne sont jamais interrompus. Les coups sont surtout portés à la tête, la garde restant haute et le bras tendu. La seule règle est de ne pas tuer l'adversaire.
>> la course de chars (25e Olympiade) et la course très spectaculaire de chevaux montés (33e Olympiade)
Les courses de chars
ont été très populaires tout au long de l'antiquité. Apparues en 680 av.
J.-C., les courses de chars à quatre chevaux et, en 408 av. J.-C., celles à
deux chevaux, constituaient deux épreuves séparées. Les conducteurs étaient
rarement les propriétaires des chevaux, ils étaient le plus souvent loués par
de riches propriétaires ou même par des Etats. La conduite des chars était
une aventure très périlleuse mais l'investissement financier dans un attelage
était une bonne façon de se faire de la publicité, le "parrainage"
était inventé.
Les
courses de chevaux étaient aussi très populaires et le cheval vainqueur à
Olympie devenait célèbre. Les courses ordinaires se couraient sur six stades,
c'est à dire un peu moins de 1200 mètres. Il y avait également des courses de
poulains et de juments.
>> le pancrace, combinaison violente de lutte et de pugilat (33e Olympiade) où tous les coups étaient permis (sauf de mordre et d'aveugler l'adversaire). Les athlètes combattent dans la boue, le sol ayant été préalablement pioché et arrosé d'eau. Le perdant lève la main pour arrêter le combat.
Le pancrace représentait plus qu'un simple sport, c'était l'un des aspects essentiels de l'éducation athlétique grecque, une sorte de combat sans armes, un exercice d'art martial.
En 520 av. J.-C., fut introduit l'hoplites dromos, ou course en armes, où les coureurs portent casque et bouclier.
Léonidas de Rhodes fut le plus grand champion olympique de course en gagnant les trois épreuves au cours de quatre Olympiades successives tenues entre 164 et 152 av. J.-C., exploit remarquable pour un coureur. Le
prix de la victoire Le
plus grand exploit pour un athlète dans le monde antique était de gagner la
couronne olympique. La gloire et la réputation gagnées par un champion à
Olympie ne pouvait se comparer à aucun prix matériel offert aux autres Jeux.
Les vainqueurs étaient couronnés d'un rameau d'olivier sauvage, le kotinos.
Un jeune garçon, à l'occasion de chaque Olympiade, coupait de l'olivier sacré,
avec une faucille d'or, autant de rameaux qu'il y avait de compétitions
individuelles. La
société grecque de l'antiquité était très compétitive. La réputation d'un
homme passait avant tout dans la vie publique. Les honneurs personnels s'étendaient
à la famille et à la cité, ainsi, prendre part aux épreuves des Jeux
Olympiques n'était pas seulement engager sa propre réputation, mais encore
celle de sa famille et de ses concitoyens. La
célébration Des célébrations officielles et privées marquaient la victoire aux Jeux. Le banquet officiel, pour les vainqueurs était suivi d'une variété de célébrations privées ponctuées d'hymnes à la gloire du vainqueur, de chants ou d'odes, tandis que le vin coulait à flot. Plus le vainqueur était riche et plus la célébration était luxueuse. La réputation du vainqueur était immortelle. Sa statue était dressée sur l'Altis, et, s'il ne pouvait pas se l'offrir, c'était ses amis, ses relations ou encore sa cité natale qui la lui offrait. Une galerie en plein air accueillait ces centaines de statues. Un vainqueur devait encore être célébré et honoré par une statue dans sa ville d'origine. Celle-ci lui accordait encore des privilèges : la nourriture gratuite, les exonérations d'impôts, les cadeaux, étaient les bénéfices que tout vainqueur pouvait raisonnablement attendre de ses concitoyens.
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