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LES
JEUX OLYMPIQUES CONTEMPORAINS Le
destin Entre
le Vème et le VIIIème siècle ap. J.-C., des vagues successives d'envahisseurs
ont détruit Olympie, de violents tremblements de terre achevèrent les
destructions tandis que les crues du Kladéos, affluent de l'Alphée, semblent
avoir, dans une certaine mesure du moins, sauvé la situation en enterrant les
vestiges du site sacré d'Olympie sous sept mètres d'alluvions. Il fallut
attendre des siècles pour que les archéologues fouillent le sol d'Olympie.
Leurs découvertes ont fait germer à nouveau, dans l'esprit de l’humanité,
la graine de l'Idéal Olympique. La
rénovation En
1829, une commission scientifique française organisa des fouilles à Olympie,
mais ce sont les Allemands qui en 1875, sous l'impulsion de l'archéologue Ernst
Curtius, et avec le consentement des autorités grecques, ont effectué un
travail systématique de prospection. Les résultats de ces fouilles, publiés régulièrement,
ont enflammé l'imagination du baron Pierre de Coubertin (1863-1937), un
aristocrate français qui épousa, avec un enthousiasme débordant, l'idéal
athlétique de l'antique Olympie. En 1884, de Coubertin adresse une lettre aux
organisations sportives de tous les pays où il souligne la valeur éducative du
sport pour l'homme moderne, s'il est pratiqué conformément aux idéaux de la
Grèce antique. Il donne sa propre explication sur les conditions requises pour
qu'une rénovation de l'Idéal Olympique devienne possible : Il
est d'ordinaire assez difficile de savoir pourquoi et comment une idée naît
-se dégage du flot des autres idées qui attendent leur réalisation- prend un
corps et devient un fait. Mais tel n'est pas le cas pour les jeux Olympiques.
L'idée de leur rétablissement n’était pas une fantaisie : c'était
l’aboutissement logique d'un grand mouvement. Le XIXème siècle a vu partout renaître le
goût des exercices physiques : à son aurore en Allemagne et en Suède; à
son midi, en Angleterre; à son déclin,
aux Etats-Unis et en France. En même temps, les grandes inventions, le chemin
de fer et le télégraphe, ont rapproché les distances et les hommes se sont
mis à vivre une existence nouvelle [...] peu à peu l'internationalisme s'est
glissé sous le sport, avivant l'intérêt,
agrandissant la sphère d'action. Le rétablissement des Jeux Olympiques
devenait possible [...] le nom s'imposait ; il n'était pas possible même
d'en trouver un autre. Leur rétablissement fut décidé à l'unanimité. Nous
proposions de les inaugurer en 1900; on préféra devancer cette date. Celle de
1896 fut adoptée et Athènes désignée, sur la proposition de M. Dimitrios
Vikélas,
comme le lieu où les Jeux seraient célébrés tout d'abord. Athènes
1896 C'est le Baron Pierre de Coubertin qui, à l'occasion d'une réunion du Congrès International Athlétique, en 1892, proposa de rétablir les Jeux Olympiques. Deux ans plus tard, le 16 juin 1894, les Jeux furent officiellement rétablis lors d'une réunion du Congrès à Paris : le Comité International Olympique fut fondé et Dimitrios Vikelas élu président. Dimitrios Vikelas proposa que les premiers Jeux Olympiques modernes aient lieu où l'idéal olympique était né, c'est à dire à Athènes. Un
magnifique stade, aux gradins recouvert de marbre, avait été construit, pour
l'occasion, par un grand mécène, un Grec de Roumanie, Georges Averoff. Treize
pays y étaient représentés par 310 athlètes dans 44 épreuves. De nombreuses épreuves avaient
été conservées des Jeux antiques tandis que d'autres y avaient été ajoutées.
Une
des nouvelles épreuves était celle du Marathon. On l'avait ajouté pour commémorer
l'exploit de Philippidès, un guerrier athénien qui, en 490 av. J.-C., avait
couvert en armes les 40 km qui séparent Marathon d'Athènes, en 4 heures de
course, pour annoncer aux Grecs leur victoire sur les Perses. A son arrivée, il
put juste murmurer : "Nenikikamen", nous avons gagné,
avant de s'écrouler, mort d'épuisement. La distance actuelle de la course est
de 42,195 km. Le premier vainqueur olympique du Marathon a été un berger grec,
Spyros Louis, qui couvrit la distance en 2 heures, 58 minutes et 50 secondes.
(sources : Acropolis) Citius,
altius, fortius Depuis
leur rénovation à Athènes, en 1896, les Jeux Olympiques ont été
officiellement célébrés tous les quatre ans, à l'exception des interruptions
provoquées par les deux guerres mondiales. En hommage à la Grèce c'est
toujours l'équipe grecque qui marche en tête du défilé des athlètes qui
marque l’ouverture des Jeux.
Le flambeau est porté, de mains en mains, en une
gigantesque course de relais, d'Olympie jusqu'à la ville qui accueille les
Jeux.
La Flamme et l'Idéal Olympique sont toujours vivants
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