|
|
Stabilité
macro-économique et croissance
Les perspectives à moyen terme de l’économie
de la Grèce sont positives, bien que l’environnement économique
international soit (trop) incertain. La demande intérieure fluctuante, les afflux des
fonds du 3ème Cadre Communautaire d’Appui (CCA) et les Jeux
Olympiques d’Athènes 2004 influencent positivement l’activité économique.
Pour la période 2003-2006, il est prévu un taux de croissance élevé avec une
consolidation permanente de la fiscalité et une dette publique qui diminue par
rapport au PIB. De plus, il est prévu que les réformes
structurelles continues, la réforme de la sécurité sociale adoptée et la réforme
du système de la retraite contribueront à long terme au renforcement et à la
croissance de la situation financière publique. Pour la période 2003-2004, l’augmentation de la
moyenne du PIB est estimée à 3,9%, tandis que pour la période 2005-2006, la
croissance annuelle du PIB est estimée à peu près à 3,7%. Il est prévu que la formation fixe du capital
augmentera avec un taux de croissance de 6,9% en moyenne, pour la période
2003-2006. La croissance annuelle des investissements des
entreprises est estimée à 8,5%. Le certificat d’actions de l’investissement du
PIB sera de 26% en 2006, contrairement à 2002 où il était de 23%. Concernant
les autres composants du PIB, la consommation des ménages restera assez élevée,
au dessus de 3% pour chaque année, entre 2003 et 2006, tandis que le bilan des
échanges restera constamment au dessus de 14 points du pourcentage du PIB.
Pendant les années 2003-2006, les taux de
croissance élevés auront une incidence positive sur l’emploi. Plus particulièrement,
la moyenne du taux d’augmentation annuel de l’emploi est estimée à 1,1%.
Cette hausse du taux d’emploi est justifiée par la migration du secteur
agricole (primaire) vers le secteur urbain qui va diminuer par rapport aux dernières
années. Il est également prévu que les réformes
structurelles et l’application des Plans Nationaux d’Action concernant
l’emploi contribueront à une hausse des offres d’emploi. Par conséquent,
il est estimé que le taux de chômage diminuera de 10% en 2002 à 7,1% en 2006.
Ensuite, le Pacte de Stabilité et de Croissance va influencer positivement la
situation des Finances Publiques. Pour la période 2003-2004, il est prévu que
le bilan général du gouvernement sera négatif. Cependant, il sera
progressivement amélioré de -1,1% du PIB en 2002 à -0,9% en 2003 et -0,4% en
2004. En 2005, on prévoit un excédent de 0,2% du PIB qui va augmenter de 0,6%
du PIB en 2006. Pour toute cette période, l’excédent du secteur primaire est
estimé atteindre de 4,4% à 5,2% du PIB et il augmentera progressivement. Ces
excédents primaires procureront une baisse du pourcentage général de la dette
du gouvernement de 105,3% du PIB à 87,9% en 2006. Pour la période 2003-2006, il est estimé que
l’inflation chutera ; cependant, elle restera au dessus de la moyenne
européenne. Le taux d’augmentation de l’indice du
coût de la vie va atteindre une moyenne annuelle de 2,7%. Il sera influencé
par les taux de croissance élevés et la précédente sous utilisation des
ressources financières. La moyenne du coût nominal annuel du
travail est estimée par unité à 2,3%, un résultat que l’on peut associer
à un accroissement de la productivité du travail estimé annuellement à 2,6%
et un accroissement de la compensation nominale de chaque salarié estimé à
5,0%. La mise à jour continuelle de l’évaluation de la situation par différentes agences internationales d’évaluation constitue le sceau d’approbation de la performance économique solide de la Grèce par la Communauté Internationale du Travail. La Grèce est classée A2 par Moody, A- par Standard et Poor, BBB+ par Fitch BCA et B par le Centre Japonais pour Finance International. La politique économique
à moyen terme La politique économique de la Grèce est orientée
à moyen terme vers l’amélioration significative des structures macro-économiques.
Celle-ci a été achevée ces dernières années en poursuivant une convergence
réelle avec l’Union Européenne. De plus, il faut adopter une politique fiscale prudente et
des excédents du secteur primaire du budget plus hauts pour diminuer la dette
publique qui est toujours très élevée. La tâche peut être assez difficile,
comme c’était le cas ces dernières années, à cause des potentiels extérieures
qui ne sont pas vraiment très favorables. Il est estimé qu’une nouvelle
consolidation fiscale contribuera à l’ensemble des pressions d’inflation
qui existent toujours dans l’économie grecque. Depuis que la politique monétaire
est dépendante de la Banque Centrale Européenne, la politique budgétaire est
devenue l’outil principal pour la gestion de la demande. Pourtant, il est évident que la Grèce a besoin
d’investissements importants dans le domaine de l’infrastructure et des
services publics. Cette tâche est assez exigeante et elle peut être achevée
non seulement par le biais de la politique fiscale mais aussi par
l’approfondissement et la prolongation des réformes structurelles et le système
adopté concernant la Sécurité Sociale et la Retraite. Implications budgétaires
des réformes structurelles Suivant l’esprit de Lisbonne, l’agenda de la
politique économique de la Grèce comporte l’approfondissement des réformes
structurelles concernant le produit, le capital et le marché du travail afin de
soutenir la forte performance économique et d’accélérer le processus de
convergence vers les autres pays de l’Union Européenne. Le but de cette
politique de structuration est l’enrichissement de la productivité, la compétitivité
et le potentiel de l’Economie grecque pour une croissance et une création des
nouveaux postes de travail. En même temps, le programme de privatisation a
comme résultat les incitations du marché et la rigueur d’une partie de l’économie
qui augmente de plus en plus. Dans certains domaines, (comme
par exemple la réduction des barrières administratives, la
simplification de l’environnement du travail pour les entreprises en général
et les PME plus particulièrement, le décloisonnement des utilitaires
informatiques et les réformes concernant les systèmes des Impôts et de la
Retraite,) on peut constater que le gouvernement grec a pris des initiatives
significatives. Un grand nombre d’articles de la réforme du système des Impôts
concerne la simplification de la Gestion des Impôts pour les PME afin de mettre
en valeur leur rôle productif dans le domaine de la croissance et de
l’emploi.
Le programme des privatisations est poursuivi avec
une vigueur renouvelée. Le gouvernement a également décidé d’adopter une
approche plus dynamique en introduisant des nouvelles méthodes de privatisation
et en augmentant le seuil de privatisation pour certaines entreprises. En 2001,
la somme totale encaissée soit par l’Etat, soit par les services publics était
de 4,4 milliards d’euros et la somme globale pour la période 1998-2001 était
de 11,8 milliards d’Euros. Les privatisations achevées en 2002 ont concerné
les ventes de 67% additionnels de la Banque Industrielle Hellénique et
l’acquisition du 49% du Casino Hellénique : « Mont Parnès »de
la part d’un partenaire stratégique (les 51% restants appartiennent aux Biens
Immobiliers Touristiques Helléniques). Dans tout cela, on peut ajouter les
apports additionnels de l’Organisme des Pronostics de Football (OPAP) et des Télécommunications.
Ces revenus-là ont augmenté et ils étaient environ de 2,25 milliards d’euros,
en 2002. De l’autre côté, il est évident que la détérioration continue de
la Bourse a influencé l’élan des privatisations. Recent privatisation of State-owned Enterprises, 2001-2002
(Source : Ministry of Economy and Finance) Envisioned Privatisations for the forthcoming period
(Source : Ministry of Economy and Finance) Notes : (1) Currently outstanding an exchangeable bond, representing 9,6% of the company's share capital (2) The Public Power Corporation has an option to acquire a 30% stake in DEPA ---------------
Depuis le 1er janvier 2001, le secteur
des télécommunications a été totalement libéré et des licences pour le réseau
informatique local sans fil ont été accordées. Plus de 250 entreprises sont déjà actives dans
ce domaine. Le marché de la téléphonie mobile est libéralisé depuis 1992 et
les services à valeur ajoutée (réseaux informatiques privés, etc) depuis
1996. La procédure pour la vente aux enchères de la 3ème
génération du réseau informatique des mobiles a déjà commencé. De l’autre côté, le domaine d’électricité
a été partiellement libéralisé. 993 déclarations d’intérêt ont été déjà
classifiées. Les investissements envisagés peuvent provoquer
une augmentation/hausse de 40% à peu près de la capacité installée. Concernant les raffineries de pétrole, la compagnie la plus importante du marché est Hellenic Petroleum. La vente des actions s’est déroulée en deux phases et l’Etat possède actuellement 51% du capital.
En 2002, des préparations ont été mises en œuvre
pour une vente additionnelle de 15% d’actions de l’entreprise Public Power
Corporation. La procédure pour la sélection d’un partenaire stratégique
pour l’organisation hellénique des télécommunications (OTE) continue. L’Etat
possède moins de 42% d’actions. Un investisseur stratégique est aussi
recherché pour l’investissement majoritaire de la compagnie Hellenic
Petroleum. Suivant la libéralisation des marchés
financiers, le système bancaire a également subi des changements profonds.
Cinq banques ont été déjà vendues au secteur privé. En 1999, la vente de la
Banque Ionienne a représenté la plus large privatisation en Grèce et elle a
initié une restructuration importante du secteur bancaire. Même pour la Banque
Nationale de la Grèce, les investisseurs privés possèdent plus de 50% des
certificats d’actions du capital. Les fonds structurels en
Grèce entre les années 2000 et 2006 Ayant déjà obtenu 32 milliards d’Euros comme
aide financière de la part du 2ème Cadre communautaire d’appui (CCA)
entre 1994-1999, la Grèce va obtenir 48 milliards d’euros de plus de la part
du 3ème Cadre communautaire d’appui entre les années 2000-2006.
Cette somme s’élève annuellement à 4% du PIB ; celle-ci et les autres
fonds du secteur privé vont être partiellement destinés à
l’accomplissement de projets importants pour l’infrastructure qui est la
base de la croissance à long terme. Tout le budget sera soumis aux quatre Fonds
Structurels (le Fond Régional Européen du Développement, le Fond Social Européen,
le Fond Européen de Guidage et de Garantie de l’Agriculture et l’Outil Financier de Guidage de la Pêche pour la réalisation des projets et il
sera divisé en trois Objectifs principaux : ·
Objectif 1 : Régions dont le développement est ralenti L’Objectif
1 a pour but de promouvoir le développement et l’ajustement structurel des régions
moins développées. Cet Objectif concerne toutes les régions dont le PIB s’élève
à moins de 75% per capita de la moyenne de la Communauté. De
2000 jusqu’à 2006, toutes les régions grecques vont être qualifiées pour
recevoir l’assistance de l’Objectif 1 (Macédoine de l’Est, Macédoine
Centrale, Macédoine de l’Ouest, Thessalie, Epire, Iles Ioniennes, Grèce de
l’Ouest, Grèce centrale, Péloponnèse, Attiki, Nord de l’Egée, Sud de
l’Egée, Crète). Le budget de l’Objectif 1 pour la Grèce est de 21
milliards d’euros pour les années 2000-2006, tandis que pour la période
1995-1999, ce budget-là était de 15.236 milliards d’Euros. ·
Objectif 2 : Régions qui ont subi une conversion structurelle. L’Objectif
2 (qui remplace les Objectifs 2 et 5(b) pour la période 1994-1999) a pour but
d’offrir son appui à la conversion économique et sociale des domaines qui
ont subi des problèmes structurels. En 2000-06, quatre types de domaines ont été
identifiés comme ayant des problèmes structurels : les
domaines industriels, ruraux et urbains et les domaines qui sont dépendants de
la Pêche. Puisque
toute la Grèce est qualifiée pour l’Objectif 1, l’Objectif 2 n’est pas
appliqué. ·
Objectif 3 : Education, Formation et Emploi L’Objectif
3 a pour but de soutenir l’adaptation et la modernisation des politiques et
des systèmes de l’éducation, de la formation et de l’emploi. Il réunit
les Objectifs précédents 3 et 4 et il est associé au nouveau Titre concernant
l’Emploi du Traité EC comme il était modifié par le Traité d’Amsterdam. Puisque
l’Objectif 3 est seulement valable pour les domaines qui se trouvent en dehors
de l’Objectif 1, la Grèce n’est pas concernée par celui-là. A
part ces trois Objectifs prioritaires, les Fonds Structurels fournissent aussi
des aides financières à travers les quatre Initiatives Communautaires : INTERREG :
il promeut la coopération Transnationale
Interrégionale et celle entre des différents pays, de telle façon
qu’il stimule le développement équilibré et le planning spatial dans
l’Europe. URBAN :
il finance la régénération économique et sociale des villes ayant de sévères
problèmes structurels afin de promouvoir le renforcement du développement
urbain. LEADER :
il soutient le développement rural. EQUAL :
il fournit des fonds pour la coopération transnationale afin de promouvoir des
pratiques nouvelles qui garantissent l’égalité totale des opportunités
concernant l’accès au marché du travail. Le
budget pour la période 2000-06 destiné à ces Initiatives en Grèce est de 862
millions d’euros et il est réparti de la façon suivante : ·
INTERREG
568 millions d’euros ·
EQUAL 98
millions d’euros ·
LEADER 172
millions d’euros ·
URBAN 24
millions d’euros Le
Traité de Maastricht établit le Fond de Cohésion. Son but est d’aider les
états membres dont le PIB per capita s’élève à moins de 90% de la moyenne
européenne (notamment la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne) pour
qu’ils puissent s’ajuster aux challenges de l’Union Economique et Monétaire.
Cela peut être réalisé avec le financement partiel des projets dans les
domaines de l’environnement et de l’infrastructure des transports
trans-Européens. Entre
2000 et 2006, la Grèce doit recevoir 3060 milliards d’euros, tandis que pour
la période 1994-99, elle a reçu 2836 milliards d’Euros. Il
mérite aussi d’être noté que la Grèce bénéficie récemment de la part de
la Section Garantie EAGGF, de l’assistance pour le développement rural, bien
qu’elle ne soit pas exactement une assistance structurelle. Depuis l’accord
de la conférence au sommet de Mars 1999 à Berlin, la politique du développement
rural est devenue l’élément clé de la politique commune de l’agriculture
(CAP). La Section Garantie EAGGF va soutenir quatre mesures qui doivent être
appliquées partout dans la Communauté (retraite précoce, allocations de récompense
pour les fermiers aux zones moins fécondes, le management du bois dans les
fermes et les mesures agro-environnementales). De plus, six autres mesures de la
Section Garantie vont être prises en compte et elles seront
limitées à des régions non concernées par l’Objectif 1
(investissements pour la promotion des biens agricoles, assistances pour
l’installation des nouveaux agriculteurs, formation, sylviculture, processus
et marketing des produits d’agriculture et adaptation et diversification des
zones rurales. Pourtant, l’assistance pour le développement rural n’est pas
conjuguée à des régions spécifiques. Le budget annuel pour le développement rural de la Grèce est de 131 millions d’euros soit 3% du budget global de la Communauté dans ce domaine. En
général, le Cadre communautaire d’appui (CCA) a des conséquences sur la
demande, en raison de la hausse des revenus des salariés et des bénéfices des
entreprises concernées par l’application de ces programmes. Par ailleurs, les
conséquences sur l’offre résultent de l’accroissement de la productivité
lié à l’amélioration des infrastructures, ou directement de
l’augmentation de la productivité de la main d’œuvre grâce à la
formation. L’intervention du Cadre communautaire d’appui a des conséquences
parallèles. Premièrement, les flux du CCA sont à l’origine d’un
accroissement de la demande totale, par le biais des dépenses domestiques et
des revenus personnels ; deuxièmement, ils contribuent à un accroissement
de l’offre intérieure par la hausse de la productivité sectorielle, résultant
de l’amélioration des infrastructures, de la réduction des coûts unitaires
de la main d’œuvre et de l’augmentation de la formation du capital. La
contribution des fonds structurels à l’accélération de la croissance dépend,
dans une large mesure, de l’amplitude des retombées économiques sur
l’offre. Lorsque celles-ci existent, l’augmentation du taux de croissance de
la production est considérablement supérieure aux effets sur la demande,
tandis que l’emploi augmente sensiblement, et près de 200 000 emplois
seront créés avant la fin des années 1990. Les
Jeux Olympiques de 2004 Athènes,
la ville qui a vu renaître les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, a
accueilli les Jeux Olympiques en 2004. Le but de la Grèce était de glorifier
les Jeux dans le pays qui a donné naissance aux idéaux olympiques. A
part les aspects culturels et sportifs des Jeux, des opportunités excellentes
sont apparues pour les investissements concernant le développement des facilités
sportives et les projets liés aux Jeux Olympiques. Tout le budget pour la préparation des
Jeux évalué à 5,6 milliards d’euros. L’Etat grec apporterait sa
contribution à hauteur de 3.5 milliards d’euros et l’UE 0.9 milliard d’Euros.
Pour le reste 1,2 milliard d’euros, la Grèce a dû demander la participation
d’investisseurs privés afin d’établir un partenariat avec le gouvernement
grec. En réalité, le budget final des J.O. a dépassé les 7 milliards d’euros. Les Jeux Olympiques 2004 ont eu des effets positifs dans des secteurs essentiels de l’économie grecque et ont offert de nouvelles opportunités d’investissement. La situation géopolitique de la Grèce dans les Balkans La
croissance économique est également soutenue par la nouvelle situation géopolitique
dans les Balkans. Autrefois, la Grèce connaissait une situation défavorable
qui n’existait nulle part ailleurs en Europe : les frontières nord du
pays constituaient de réelles barrières à la communication, au commerce et
aux investissements avec les pays voisins. Cette situation se traduisait par
deux problèmes graves. Premièrement, elle est accentuée par l’écart économique
entre la Grèce et l’UE et, deuxièmement, elle n’a pas permis aux forces
ayant des avantages comparables de se développer. Par conséquent, les
industries d’exportation n’ont eu qu’un accès limité au marché, et les
perspectives de croissance par l’exportation restaient faibles. Outre
ces dysfonctionnements, les tensions politiques ont engendré une grave
instabilité économique pour la Grèce et les autres pays de la zone. Le
redressement de ces déséquilibres représente un avantage politique et économique
évident pour tous les pays et les marchés européens, la Grèce pouvant jouer
un rôle clé dans ce processus. L’isolement
géopolitique de la Grèce, ainsi que la dimension réduite de son marché intérieur,
ont engendré des faiblesses structurelles pour l’économie et se sont
traduits par une situation unique en Europe : >
Le
secteur industriel de la Grèce est l’un des plus fragmentés et des moins étendus
de l’UE. >
Le
commerce avec les autres pays de l’UE se développe entre secteurs, sur le modèle
traditionnel des avantages comparatifs. >
Les
alliances commerciales et les partenariats avec les homologues étrangers sont
rares, particulièrement dans le secteur industriel. >
Dans
plusieurs secteurs régis par les économies d’échelle, l’activité intérieure
était inexistante ou nécessitait une protection de l’État, contribuant
ainsi à une économie largement dirigée et orientée par l’État. Aujourd’hui,
cette situation défavorable n’existe plus. Dès que les frontières économiques
de l’Europe de l’Est et des Balkans se sont ouvertes à la concurrence
internationale, les Grecs ont repris les routes traditionnelles du commerce vers
les Balkans et les autres pays de la région. Les résultats sont encourageants : en moins de cinq ans, les entreprises grecques ont prospéré en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie, en Ukraine, en Russie, dans la région de la mer Noire et dans les autres pays des Balkans, assurant le progrès et la prospérité de ces nations. Les entreprises grecques ont su tirer parti des connaissances historiques qu’elles avaient en matière de commerce dans ces régions. La Grèce se classe : - 1er investisseur étranger direct en Yougoslavie et ARYM - 2e en Albanie - 3e en Bulgarie -
6e en Roumanie Plusieurs
évolutions positives sont déjà perceptibles dans le domaine du commerce entre
la Grèce et les pays des Balkans. Non seulement les exportations ont augmenté
depuis 1990 et contribué à une amélioration du budget courant (d’après les
statistiques douanières), mais il faut également noter que l’équivalent des
deux tiers du commerce entre la Grèce et les Balkans relèvent d’un caractère
intra-industriel, c’est-à-dire du commerce concernant des secteurs largement
similaires. Cette situation va permettre de réunir les conditions nécessaires
aux économies d’échelle, afin d’augmenter la taille moyenne de
l’industrie alors que la plupart des entreprises actuelles sont de petite
taille, et elle va également encourager la création d’entreprises dans des
secteurs jusqu’ici négligés en raison de la taille insuffisante du marché. Il
faut souligner que cette conjoncture ne dispense pas les entreprises grecques de
devoir être compétitives sur le marché unique européen, mais cela leur
permettra de se développer tant en taille qu’en capacité. En outre, une
structure plus efficace des économies des pays voisins présentera des
avantages majeurs pour l’Union européenne, tels que : >
la
création de marchés dynamiques modernes aux portes de l’UE, permettant
d’accroître le potentiel commercial, d’améliorer les perspectives
sociales, et enfin de stabiliser les migrations de la main d’œuvre entre la périphérie
et les pays centraux. >
la
modernisation économique, politique et institutionnelle des pays des Balkans,
qui constitue leurs meilleurs atouts pour leur adhésion future à l’Union
européenne. >
le
développement de meilleures conditions pour une utilisation efficace des
programmes structurels pour les pays des Balkans et d’Europe de l’Est. Le
gouvernement grec assiste à l’introduction d’entreprises grecques dans les
marchés des pays voisins, soit directement, à travers l’octroi de primes de
financement et d’allégements des Impôts (p.ex. en Albanie), soit
indirectement à travers des initiatives et des institutions régionales. Le
fonds de garantie des exportations grecques en collaboration avec le MIGA (Multilateral
Investissement Guarantee Agency)
garantit une assurance pour les projets d’investissement dans les régions. En septembre 1999, peu après la fin de la guerre en Yougoslavie, le gouvernement grec a dévoilé un plan concernant la reconstruction des Balkans. Pour la période 2000-2004, les autorités proposent, selon ce plan, l’attribution de 180 milliards de drachmes. Le Plan montre l’intérêt particulier de la Grèce et l’importance stratégique qu’elle attribue au développement de la région. La distribution annuelle des fonds est faite par rapport aux besoins croissants des pays concernés et à la nécessité d’intégrer la région du Sud-Ouest de l’Europe dans l’Union Européenne. Dans le contexte de ce Plan National, la Grèce doit prendre des initiatives et réaliser des actions qui vont correspondre aux besoins et aux projets des pays récepteurs et qui vont être en synergie avec les plans internationaux. Le programme sera géré avec flexibilité surtout en ce qui concerne l’allocation des fonds entre les différents secteurs et pays et prendra en compte les conditions spécifiques qui prévalent aux pays récepteurs. La Grèce est l’actionnaire principal de la Banque du Commerce et du Développement de la Mer Noire. Elle est aussi membre de l’Initiative Coopérative du Sud-Est de l’Europe (SECI).
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question ou remarque concernant ce site Web Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999 Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina Dernière modification : Friday 20 April 2012 |