Stabilité macro-économique et croissance  

La Banque de Grèce

Les perspectives à moyen terme de l’économie de la Grèce sont positives, bien que l’environnement économique international soit (trop) incertain.

La demande intérieure fluctuante, les afflux des fonds du 3ème Cadre Communautaire d’Appui (CCA) et les Jeux Olympiques d’Athènes 2004 influencent positivement l’activité économique. Pour la période 2003-2006, il est prévu un taux de croissance élevé avec une consolidation permanente de la fiscalité et une dette publique qui diminue par rapport au PIB.

De plus, il est prévu que les réformes structurelles continues, la réforme de la sécurité sociale adoptée et la réforme du système de la retraite contribueront à long terme au renforcement et à la croissance de la situation financière publique.

Pour la période 2003-2004, l’augmentation de la moyenne du PIB est estimée à 3,9%, tandis que pour la période 2005-2006, la croissance annuelle du PIB est estimée à peu près à 3,7%.

Il est prévu que la formation fixe du capital augmentera avec un taux de croissance de 6,9% en moyenne, pour la période 2003-2006.

La croissance annuelle des investissements des entreprises est estimée à 8,5%.

Le certificat d’actions de l’investissement du PIB sera de 26% en 2006, contrairement à 2002 où il était de 23%. Concernant les autres composants du PIB, la consommation des ménages restera assez élevée, au dessus de 3% pour chaque année, entre 2003 et 2006, tandis que le bilan des échanges restera constamment au dessus de 14 points du pourcentage du PIB.  

2003

2004

2005

2006

SGP2001

SGP2002

SGP2001

SGP2002

SGP2002

SGP2002

1. GDP Growth

4,0%

3,8%

4,0%

4,0%

3,7%

3,6%

2. Gross fixed capital formation

9,9%

9,5%

7,4%

7,0%

6,1%

5,1%

3. Real unit labour cost

-0,4%

-1,2%

0,0%

-0,7%

-0,7%

-0,7%

4. Private consumption deflator

2,7%

2,7%

2,8%

2,8%

2,6%

2,6%

5. General government balance (%GDP)

1,0%

-0,9%

1,2%

-0,4%

0,2%

0,6%

6. General government debt (%GDP)

94,4%

100,2%

90,0%

96,1%

92,1%

87,9%

7. Unenployment rate

9,8%

9,1%

9,0%

8,4%

7,7%

7,1%

Pendant les années 2003-2006, les taux de croissance élevés auront une incidence positive sur l’emploi. Plus particulièrement, la moyenne du taux d’augmentation annuel de l’emploi est estimée à 1,1%. Cette hausse du taux d’emploi est justifiée par la migration du secteur agricole (primaire) vers le secteur urbain qui va diminuer par rapport aux dernières années.

Il est également prévu que les réformes structurelles et l’application des Plans Nationaux d’Action concernant l’emploi contribueront à une hausse des offres d’emploi. Par conséquent, il est estimé que le taux de chômage diminuera de 10% en 2002 à 7,1% en 2006. Ensuite, le Pacte de Stabilité et de Croissance va influencer positivement la situation des Finances Publiques. Pour la période 2003-2004, il est prévu que le bilan général du gouvernement sera négatif. Cependant, il sera progressivement amélioré de -1,1% du PIB en 2002 à -0,9% en 2003 et -0,4% en 2004. En 2005, on prévoit un excédent de 0,2% du PIB qui va augmenter de 0,6% du PIB en 2006. Pour toute cette période, l’excédent du secteur primaire est estimé atteindre de 4,4% à 5,2% du PIB et il augmentera progressivement. Ces excédents primaires procureront une baisse du pourcentage général de la dette du gouvernement de 105,3% du PIB à 87,9% en 2006.

Pour la période 2003-2006, il est estimé que l’inflation chutera ; cependant, elle restera au dessus de la moyenne européenne. Le taux d’augmentation de l’indice du coût de la vie va atteindre une moyenne annuelle de 2,7%. Il sera influencé par les taux de croissance élevés et la précédente sous utilisation des ressources financières. La moyenne du coût nominal annuel du travail est estimée par unité à 2,3%, un résultat que l’on peut associer à un accroissement de la productivité du travail estimé annuellement à 2,6% et un accroissement de la compensation nominale de chaque salarié estimé à 5,0%.

La mise à jour continuelle de l’évaluation de la situation par différentes agences internationales d’évaluation constitue le sceau d’approbation de la performance économique solide de la Grèce par la Communauté Internationale du Travail. La Grèce est classée A2 par Moody, A- par Standard et Poor, BBB+ par Fitch BCA et B par le Centre Japonais pour Finance International.

La politique économique à moyen terme 

La politique économique de la Grèce est orientée à moyen terme vers l’amélioration significative des structures macro-économiques. Celle-ci a été achevée ces dernières années en poursuivant une convergence réelle avec l’Union Européenne. De plus, il faut adopter une politique fiscale prudente et des excédents du secteur primaire du budget plus hauts pour diminuer la dette publique qui est toujours très élevée. La tâche peut être assez difficile, comme c’était le cas ces dernières années, à cause des potentiels extérieures qui ne sont pas vraiment très favorables. Il est estimé qu’une nouvelle consolidation fiscale contribuera à l’ensemble des pressions d’inflation qui existent toujours dans l’économie grecque. Depuis que la politique monétaire est dépendante de la Banque Centrale Européenne, la politique budgétaire est devenue l’outil principal pour la gestion de la demande.

Pourtant, il est évident que la Grèce a besoin d’investissements importants dans le domaine de l’infrastructure et des services publics. Cette tâche est assez exigeante et elle peut être achevée non seulement par le biais de la politique fiscale mais aussi par l’approfondissement et la prolongation des réformes structurelles et le système adopté concernant la Sécurité Sociale et la Retraite. 

Implications budgétaires des réformes structurelles

Suivant l’esprit de Lisbonne, l’agenda de la politique économique de la Grèce comporte l’approfondissement des réformes structurelles concernant le produit, le capital et le marché du travail afin de soutenir la forte performance économique et d’accélérer le processus de convergence vers les autres pays de l’Union Européenne. Le but de cette politique de structuration est l’enrichissement de la productivité, la compétitivité et le potentiel de l’Economie grecque pour une croissance et une création des nouveaux postes de travail. En même temps, le programme de privatisation a comme résultat les incitations du marché et la rigueur d’une partie de l’économie qui augmente de plus en plus.

Dans certains domaines, (comme  par exemple la réduction des barrières administratives, la simplification de l’environnement du travail pour les entreprises en général et les PME plus particulièrement, le décloisonnement des utilitaires informatiques et les réformes concernant les systèmes des Impôts et de la Retraite,) on peut constater que le gouvernement grec a pris des initiatives significatives. Un grand nombre d’articles de la réforme du système des Impôts concerne la simplification de la Gestion des Impôts pour les PME afin de mettre en valeur leur rôle productif dans le domaine de la croissance et de l’emploi.  

Main structural reforms realised in 2002

Reform of pension system (L3029/2002)

June 2002

Law on corporate governance and internal auditing

September 2002

Parliamentary lodgement of law concerning the application of international accounting standards

September 2002

Effective liberalisation of coastal shipping and sea transport

November 2002

Draft law concerning the first wave of tax reform

November 2002

Le programme des privatisations est poursuivi avec une vigueur renouvelée. Le gouvernement a également décidé d’adopter une approche plus dynamique en introduisant des nouvelles méthodes de privatisation et en augmentant le seuil de privatisation pour certaines entreprises. En 2001, la somme totale encaissée soit par l’Etat, soit par les services publics était de 4,4 milliards d’euros et la somme globale pour la période 1998-2001 était de 11,8 milliards d’Euros. Les privatisations achevées en 2002 ont concerné les ventes de 67% additionnels de la Banque Industrielle Hellénique et l’acquisition du 49% du Casino Hellénique : « Mont Parnès »de la part d’un partenaire stratégique (les 51% restants appartiennent aux Biens Immobiliers Touristiques Helléniques). Dans tout cela, on peut ajouter les apports additionnels de l’Organisme des Pronostics de Football (OPAP) et des Télécommunications. Ces revenus-là ont augmenté et ils étaient environ de 2,25 milliards d’euros, en 2002. De l’autre côté, il est évident que la détérioration continue de la Bourse a influencé l’élan des privatisations.  

Recent privatisation of State-owned Enterprises, 2001-2002

Company

Method of privatisation & % sold

Total amount raised (in bn €)

Stat control (%)

Licensing for second and third generation mobile telephony (2001)

-

0,5

-

Football Prognostics Organisation (OPAP) (2001)

Initial public offering (5,4%)

0,09%

94,6

Corinth canal (2001)

Concession agreement (100%)

0,03

0

Hellenic Telecommunications Organisation (OTE) IV (2001)

Exchangeable bonds (9%)

1,0

41,7

Salonica Port Authority (2001)

Initial public offering (25%)

0,02

74,3

Salonica Water and Sewage (2001)

Initial public offering (26%)

0,01

74,5

Skaramaga Shipyards (2001)

Trade sale (100%)

0,05

0

Public Power Corporation (2001)

Initial public offering (16%)

0,46

84

Issuance of Privatisation Vertificates ("Promotexa") (2001)

-

1,94

-

Hellenic Industrial Bank (2002)

Trade sale (67%)

0,51

7,8

Hellenic Casino of "Mont Parnes" SA (2002)

Strategic investor (49%)

0,12

51

Football Prognostics Organisation (OPAP) (2002)

Additional offering (19%)

0,51

75,6

Hellenic Telecommunications Organisation (OTE) (2002)

Additional offering (8%)

0,65

33,7

(Source : Ministry of Economy and Finance)

Envisioned Privatisations for the forthcoming period

Public Entreprise

Currently under State Control (%)

Method of privatisation & % to be sold

Hellenic Petroleum

58,2(1)

Strategic investor

23%

Piraeus Port Authority

100

IPO

25%

Olympic Airways (OA)

100

Divestment

-

Hellenic Postal Services (ELTA)

100

- Strategic partner through a rights issue and formation of a 50-50% joint venture in express delivery mail service

- IPO

up to 10%

Athens Water & sewage Company (EYDAP)

61

to be determined

10%

Hellenic Stock Exchanges

33

To be determined

33%

Postal Savings Bank

100

To be determined

To be determined

Public Gas Corporation (DEPA)

65 (2)

Strategic investor

35%

Hellenic Tourist Properties (ETA)

100

IPO

25%

Agricultural Bank

82,3

To be determined

To be determined

Public Power Corporation

84

Additional offering

15%

(Source : Ministry of Economy and Finance)

Notes

(1) Currently outstanding an exchangeable bond, representing 9,6% of the company's share capital

(2) The Public Power Corporation has an option to acquire a 30% stake in DEPA

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Depuis le 1er janvier 2001, le secteur des télécommunications a été totalement libéré et des licences pour le réseau informatique local sans fil ont été accordées.

Plus de 250 entreprises sont déjà actives dans ce domaine. Le marché de la téléphonie mobile est libéralisé depuis 1992 et les services à valeur ajoutée (réseaux informatiques privés, etc) depuis 1996.

La procédure pour la vente aux enchères de la 3ème génération du réseau informatique des mobiles a déjà commencé.

De l’autre côté, le domaine d’électricité a été partiellement libéralisé. 993 déclarations d’intérêt ont été déjà classifiées.

Les investissements envisagés peuvent provoquer une augmentation/hausse de 40% à peu près de la capacité installée.

Concernant les raffineries de pétrole, la compagnie la plus importante du marché est Hellenic Petroleum. La vente des actions s’est déroulée en deux phases et l’Etat possède actuellement 51% du capital.

ELDA

La raffinerie d'Aspropyrgos

 

En 2002, des préparations ont été mises en œuvre pour une vente additionnelle de 15% d’actions de l’entreprise Public Power Corporation. La procédure pour la sélection d’un partenaire stratégique pour l’organisation hellénique des télécommunications (OTE) continue. L’Etat possède moins de 42% d’actions. Un investisseur stratégique est aussi recherché pour l’investissement majoritaire de la compagnie Hellenic Petroleum.

Suivant la libéralisation des marchés financiers, le système bancaire a également subi des changements profonds. Cinq banques ont été déjà vendues au secteur privé. En 1999, la vente de la Banque Ionienne a représenté la plus large privatisation en Grèce et elle a initié une restructuration importante du secteur bancaire. Même pour la Banque Nationale de la Grèce, les investisseurs privés possèdent plus de 50% des certificats d’actions du capital. 

Les fonds structurels en Grèce entre les années 2000 et 2006

Ayant déjà obtenu 32 milliards d’Euros comme aide financière de la part du 2ème Cadre communautaire d’appui (CCA) entre 1994-1999, la Grèce va obtenir 48 milliards d’euros de plus de la part du 3ème Cadre communautaire d’appui entre les années 2000-2006. Cette somme s’élève annuellement à 4% du PIB ; celle-ci et les autres fonds du secteur privé vont être partiellement destinés à l’accomplissement de projets importants pour l’infrastructure qui est la base de la croissance à long terme.

Tout le budget sera soumis aux quatre Fonds Structurels (le Fond Régional Européen du Développement, le Fond Social Européen, le Fond Européen de Guidage et de Garantie de l’Agriculture et l’Outil Financier de Guidage de la Pêche pour la réalisation des projets et il sera divisé en trois Objectifs principaux :

·        Objectif 1 : Régions dont le développement est ralenti

L’Objectif 1 a pour but de promouvoir le développement et l’ajustement structurel des régions moins développées. Cet Objectif concerne toutes les régions dont le PIB s’élève à moins de 75% per capita de la moyenne de la Communauté.

De 2000 jusqu’à 2006, toutes les régions grecques vont être qualifiées pour recevoir l’assistance de l’Objectif 1 (Macédoine de l’Est, Macédoine Centrale, Macédoine de l’Ouest, Thessalie, Epire, Iles Ioniennes, Grèce de l’Ouest, Grèce centrale, Péloponnèse, Attiki, Nord de l’Egée, Sud de l’Egée, Crète). Le budget de l’Objectif 1 pour la Grèce est de 21 milliards d’euros pour les années 2000-2006, tandis que pour la période 1995-1999, ce budget-là était de 15.236 milliards d’Euros.

·        Objectif 2 : Régions qui ont subi une conversion structurelle.

L’Objectif 2 (qui remplace les Objectifs 2 et 5(b) pour la période 1994-1999) a pour but d’offrir son appui à la conversion économique et sociale des domaines qui ont subi des problèmes structurels. En 2000-06, quatre types de domaines ont été identifiés comme ayant des problèmes structurels : les domaines industriels, ruraux et urbains et les domaines qui sont dépendants de la Pêche.

Puisque toute la Grèce est qualifiée pour l’Objectif 1, l’Objectif 2 n’est pas appliqué.

·        Objectif 3 : Education, Formation et Emploi

L’Objectif 3 a pour but de soutenir l’adaptation et la modernisation des politiques et des systèmes de l’éducation, de la formation et de l’emploi. Il réunit les Objectifs précédents 3 et 4 et il est associé au nouveau Titre concernant l’Emploi du Traité EC comme il était modifié par le Traité d’Amsterdam.

Puisque l’Objectif 3 est seulement valable pour les domaines qui se trouvent en dehors de l’Objectif 1, la Grèce n’est pas concernée par celui-là.

A part ces trois Objectifs prioritaires, les Fonds Structurels fournissent aussi des aides financières à travers les quatre Initiatives Communautaires :

INTERREG : il promeut la coopération Transnationale Interrégionale et celle entre des différents pays, de telle façon qu’il stimule le développement équilibré et le planning spatial dans l’Europe.

URBAN : il finance la régénération économique et sociale des villes ayant de sévères problèmes structurels afin de promouvoir le renforcement du développement urbain.

LEADER : il soutient le développement rural.

EQUAL : il fournit des fonds pour la coopération transnationale afin de promouvoir des pratiques nouvelles qui garantissent l’égalité totale des opportunités concernant l’accès au marché du travail.

Le budget pour la période 2000-06 destiné à ces Initiatives en Grèce est de 862 millions d’euros et il est réparti de la façon suivante :

·        INTERREG       568 millions d’euros

·        EQUAL             98 millions d’euros

·        LEADER           172 millions d’euros

·        URBAN             24 millions d’euros

Le Traité de Maastricht établit le Fond de Cohésion. Son but est d’aider les états membres dont le PIB per capita s’élève à moins de 90% de la moyenne européenne (notamment la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne) pour qu’ils puissent s’ajuster aux challenges de l’Union Economique et Monétaire. Cela peut être réalisé avec le financement partiel des projets dans les domaines de l’environnement et de l’infrastructure des transports trans-Européens.

Entre 2000 et 2006, la Grèce doit recevoir 3060 milliards d’euros, tandis que pour la période 1994-99, elle a reçu 2836 milliards d’Euros.

Il mérite aussi d’être noté que la Grèce bénéficie récemment de la part de la Section Garantie EAGGF, de l’assistance pour le développement rural, bien qu’elle ne soit pas exactement une assistance structurelle. Depuis l’accord de la conférence au sommet de Mars 1999 à Berlin, la politique du développement rural est devenue l’élément clé de la politique commune de l’agriculture (CAP). La Section Garantie EAGGF va soutenir quatre mesures qui doivent être appliquées partout dans la Communauté (retraite précoce, allocations de récompense pour les fermiers aux zones moins fécondes, le management du bois dans les fermes et les mesures agro-environnementales). De plus, six autres mesures de la Section Garantie vont être prises en compte et elles seront  limitées à des régions non concernées par l’Objectif 1 (investissements pour la promotion des biens agricoles, assistances pour l’installation des nouveaux agriculteurs, formation, sylviculture, processus et marketing des produits d’agriculture et adaptation et diversification des zones rurales. Pourtant, l’assistance pour le développement rural n’est pas conjuguée à des régions spécifiques.

Le budget annuel pour le développement rural de la Grèce est de 131 millions d’euros soit 3% du budget global de la Communauté dans ce domaine.

En général, le Cadre communautaire d’appui (CCA) a des conséquences sur la demande, en raison de la hausse des revenus des salariés et des bénéfices des entreprises concernées par l’application de ces programmes. Par ailleurs, les conséquences sur l’offre résultent de l’accroissement de la productivité lié à l’amélioration des infrastructures, ou directement de l’augmentation de la productivité de la main d’œuvre grâce à la formation. L’intervention du Cadre communautaire d’appui a des conséquences parallèles. Premièrement, les flux du CCA sont à l’origine d’un accroissement de la demande totale, par le biais des dépenses domestiques et des revenus personnels ; deuxièmement, ils contribuent à un accroissement de l’offre intérieure par la hausse de la productivité sectorielle, résultant de l’amélioration des infrastructures, de la réduction des coûts unitaires de la main d’œuvre et de l’augmentation de la formation du capital. 

La contribution des fonds structurels à l’accélération de la croissance dépend, dans une large mesure, de l’amplitude des retombées économiques sur l’offre. Lorsque celles-ci existent, l’augmentation du taux de croissance de la production est considérablement supérieure aux effets sur la demande, tandis que l’emploi augmente sensiblement, et près de 200 000 emplois seront créés avant la fin des années 1990. 

Les Jeux Olympiques de 2004

Athènes, la ville qui a vu renaître les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, a accueilli les Jeux Olympiques en 2004. Le but de la Grèce était de glorifier les Jeux dans le pays qui a donné naissance aux idéaux olympiques.

A part les aspects culturels et sportifs des Jeux, des opportunités excellentes sont apparues pour les investissements concernant le développement des facilités sportives et les projets liés aux Jeux Olympiques. Tout le budget pour la préparation des Jeux évalué à 5,6 milliards d’euros. L’Etat grec apporterait sa contribution à hauteur de 3.5 milliards d’euros et l’UE 0.9 milliard d’Euros. Pour le reste 1,2 milliard d’euros, la Grèce a dû demander la participation d’investisseurs privés afin d’établir un partenariat avec le gouvernement grec. En réalité, le budget final des J.O. a dépassé les 7 milliards d’euros.

Les Jeux Olympiques 2004 ont eu des effets positifs dans des secteurs essentiels de l’économie grecque et ont offert de nouvelles opportunités d’investissement.

La situation géopolitique de la Grèce dans les Balkans

La croissance économique est également soutenue par la nouvelle situation géopolitique dans les Balkans. Autrefois, la Grèce connaissait une situation défavorable qui n’existait nulle part ailleurs en Europe : les frontières nord du pays constituaient de réelles barrières à la communication, au commerce et aux investissements avec les pays voisins. Cette situation se traduisait par deux problèmes graves. Premièrement, elle est accentuée par l’écart économique entre la Grèce et l’UE et, deuxièmement, elle n’a pas permis aux forces ayant des avantages comparables de se développer. Par conséquent, les industries d’exportation n’ont eu qu’un accès limité au marché, et les perspectives de croissance par l’exportation restaient faibles. 

Outre ces dysfonctionnements, les tensions politiques ont engendré une grave instabilité économique pour la Grèce et les autres pays de la zone. Le redressement de ces déséquilibres représente un avantage politique et économique évident pour tous les pays et les marchés européens, la Grèce pouvant jouer un rôle clé dans ce processus. 

L’isolement géopolitique de la Grèce, ainsi que la dimension réduite de son marché intérieur, ont engendré des faiblesses structurelles pour l’économie et se sont traduits par une situation unique en Europe :

> Le secteur industriel de la Grèce est l’un des plus fragmentés et des moins étendus de l’UE.

> Le commerce avec les autres pays de l’UE se développe entre secteurs, sur le modèle traditionnel des avantages comparatifs.

> Les alliances commerciales et les partenariats avec les homologues étrangers sont rares, particulièrement dans le secteur industriel.

> Dans plusieurs secteurs régis par les économies d’échelle, l’activité intérieure était inexistante ou nécessitait une protection de l’État, contribuant ainsi à une économie largement dirigée et orientée par l’État. 

Aujourd’hui, cette situation défavorable n’existe plus. Dès que les frontières économiques de l’Europe de l’Est et des Balkans se sont ouvertes à la concurrence internationale, les Grecs ont repris les routes traditionnelles du commerce vers les Balkans et les autres pays de la région. 

Les résultats sont encourageants : en moins de cinq ans, les entreprises grecques ont prospéré en Albanie, en Bulgarie, en Roumanie, en Ukraine, en Russie, dans la région de la mer Noire et dans les autres pays des Balkans, assurant le progrès et la prospérité de ces nations. Les entreprises grecques ont su tirer parti des connaissances historiques qu’elles avaient en matière de commerce dans ces régions. 

La Grèce se classe :

- 1er investisseur étranger direct en Yougoslavie et ARYM

- 2e en Albanie

- 3e en Bulgarie

- 6e en Roumanie

Plusieurs évolutions positives sont déjà perceptibles dans le domaine du commerce entre la Grèce et les pays des Balkans. Non seulement les exportations ont augmenté depuis 1990 et contribué à une amélioration du budget courant (d’après les statistiques douanières), mais il faut également noter que l’équivalent des deux tiers du commerce entre la Grèce et les Balkans relèvent d’un caractère intra-industriel, c’est-à-dire du commerce concernant des secteurs largement similaires. Cette situation va permettre de réunir les conditions nécessaires aux économies d’échelle, afin d’augmenter la taille moyenne de l’industrie alors que la plupart des entreprises actuelles sont de petite taille, et elle va également encourager la création d’entreprises dans des secteurs jusqu’ici négligés en raison de la taille insuffisante du marché. 

Il faut souligner que cette conjoncture ne dispense pas les entreprises grecques de devoir être compétitives sur le marché unique européen, mais cela leur permettra de se développer tant en taille qu’en capacité. En outre, une structure plus efficace des économies des pays voisins présentera des avantages majeurs pour l’Union européenne, tels que : 

> la création de marchés dynamiques modernes aux portes de l’UE, permettant d’accroître le potentiel commercial, d’améliorer les perspectives sociales, et enfin de stabiliser les migrations de la main d’œuvre entre la périphérie et les pays centraux.

> la modernisation économique, politique et institutionnelle des pays des Balkans, qui constitue leurs meilleurs atouts pour leur adhésion future à l’Union européenne.

> le développement de meilleures conditions pour une utilisation efficace des programmes structurels pour les pays des Balkans et d’Europe de l’Est.   

Le gouvernement grec assiste à l’introduction d’entreprises grecques dans les marchés des pays voisins, soit directement, à travers l’octroi de primes de financement et d’allégements des Impôts (p.ex. en Albanie), soit indirectement à travers des initiatives et des institutions régionales.

Le fonds de garantie des exportations grecques en collaboration avec le MIGA (Multilateral Investissement Guarantee Agency) garantit une assurance pour les projets d’investissement dans les régions.

En septembre 1999, peu après la fin de la guerre en Yougoslavie, le gouvernement grec a dévoilé un plan concernant la reconstruction des Balkans. Pour la période 2000-2004, les autorités proposent, selon ce plan, l’attribution de 180 milliards de drachmes. Le Plan montre l’intérêt particulier de la Grèce et l’importance stratégique qu’elle attribue au développement de la région. La distribution annuelle des fonds est faite par rapport aux besoins croissants des pays concernés et à la nécessité d’intégrer la région du Sud-Ouest de l’Europe dans l’Union Européenne. Dans le contexte de ce Plan National, la Grèce doit prendre des initiatives et réaliser des actions qui vont correspondre aux besoins et aux projets des pays récepteurs et qui vont être en synergie avec les plans internationaux. Le programme sera géré avec flexibilité surtout en ce qui concerne l’allocation des fonds entre les différents secteurs et pays et prendra en compte les conditions spécifiques qui prévalent aux pays récepteurs. La Grèce est l’actionnaire principal de la Banque du Commerce et du Développement de la Mer Noire. Elle est aussi membre de l’Initiative Coopérative du Sud-Est de l’Europe (SECI).

La Bourse d'Athènes

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Dernière modification : Friday 20 April 2012