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Déclarations

 

16/09/2010

Première conférence de presse de la nouvelle direction des Affaires étrangères

Le ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a longuement exposé les dossiers de politique étrangère, lors d'une conférence de presse mercredi, aux côtés de la nouvelle direction politique du ministère, à savoir la ministre adjoint, Mariliza Xenogiannacopoulou, et les secrétaires d'Etat, MM. Kouvelis et Dollis.

Se référant à des changements organisationnels du ministère, M. Droutsas a annoncé d'une part la mise en place d'une commission, qui sera chargée du nouveau dogme de politique étrangère, une commission qui se composera de cadres du ministère, d'académiciens, le Conseil national de Politique étrangère devant jouer un rôle de premier plan.

D'autre part, le ministre a informé de la création d'un poste de secrétaire spécial d'un mandat d'un an, qui s'occupera de questions administratives sous la supervision de l'ambassadeur, Ioannis Zeppos.

Evoquant un bilan de 11 mois du gouvernement, M. Droutsas a placé en tête l'initiative grecque concernant l'adhésion des pays balkaniques à l'UE à l'horizon de 2014 - le dit Agenda 2014 -, soulignant à propos de la question du nom de la FYROM que la Grèce a prouvé d'ores et déjà sa volonté politique et que pour cette raison les pressions sur Skopje sont exercées aussi à l'étranger.

A propos des relations gréco-turques, M. Droutsas a estimé à nouveau que le "oui" au référendum dimanche dernier en Turquie donnait le feu vert au premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, d'avancer des réformes plus substantielles, notamment sur le respect des droits de l'Homme, du droit international et des relations de bon voisinage, ainsi que sur la question chypriote, qui reste prioritaire pour le gouvernement grec, comme l'a réitéré le ministre.

Sur ce point, M. Droutsas a parlé de la proposition du président chypriote, Dimitris Christofias, de restitution du quartier fantôme de Varosha et l'ouverture du port de Famagouste, soulignant espérer que la partie turco-chypriote répondra positivement.

Enfin, M. Droutsas a parlé aussi de la mise en valeur des relations de confiance avec le monde arabe et de l'importante contribution que peut offrir la Grèce en vue d'un règlement de la question palestinienne.

De son côté, Mme Xenogiannacopoulou s'est dite convaincue que la Grèce peut associer une présence forte en Europe avec un rôle créateur dans le co-façonnement des politiques.

Se référant aux défis qui préoccupent la Grèce, la ministre a parlé en tout premier lieu de la stratégie de l'élargissement avec Athènes jouant un rôle de tout premier plan, la Stratégie 2020 de l'UE - qui constituera la transformation de la Stratégie de Lisbonne, mais aussi le Livre Blanc de la Commission européenne qui doit être rendu public dans les prochaines semaines et dont dépendra l'avenir des affaires budgétaires, de la Politique agricole commune, notamment.

Mme Xenogiannacopoulou a souligné toute l'importance d'une activation totale de toutes les forces, à la fois au plan politique et au sein des instances de l'UE, mettant en relief le rôle très important que les organisations sociales ont à revendiquer dans le nouvel environnement en gestation.

Enfin, les secrétaires d'Etat, MM. Kouvelis et Dollis, ont évoqué respectivement le premier la diplomatie économique qui s'affiche aujourd'hui comme un pilier fondamental de la politique étrangère grecque, et en particulier la stratégie intégrée qui vise à "ouvrir l'entrepreneuriat grec au monde extérieur" - avec une mention spéciale au Forum d'affaires gréco-arabe le 24 septembre à Athènes -, le second mettant l'accent sur les nouvelles données créées par la diaspora hellénique, les 2e, 3e et 4e générations, dans les pays où elle vit.

30/04/2010

Le ministère des AE informe d'une partie du programme de visite de M. Erdogan à Athènes

Le programme de la visite officielle à Athènes du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, n'est pas finalisé entièrement, a informé jeudi dans son point de presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Grigoris Delavekouras.

Jusqu'à présent, ce qui est certain c'est que les 10 ministres qui accompagneront M. Erdogan arriveront à Athènes vendredi matin le 14 mai et qu'ils auront des rencontres bilatérales avec leurs homologues grecs.

M. Erdogan est attendu dans l'après-midi du même jour avec à son programme des entrevues avec les dirigeants politiques.

L'après-midi du 14 mai sera aussi consacrée à la réunion pour la première fois du Conseil suprême de coopération Grèce-Turquie.

A une question de presse, M. Delavekouras a informé qu'il n'était pas prévu une visite en Thrace. M. Erdogan quittera Athènes samedi après-midi.

M. Delavekouras a annoncé par ailleurs que le minister-adjoint grec des AE, Dimitris Droutsas, interviendra vendredi au congrès du Economist sur les relations gréco-turques. Le vice-premier ministre turc, Ali Babacan, participera à cette journée de travaux.

Le ministère des AE fait le point sur la question du nom de la FYROM

La Grèce souhaite l'adoption d'un nom pour la FYROM à détermination géographique à usage pour tous, a insisté le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Grigoris Delavekouras, dans son point de presse jeudi, précisant que l'appellation "République de Macédoine du Nord", à condition d'un usage vis-à-vis de tous, répond entièrement à ces critères.

Un règlement est possible, si tant est qu'il existe une volonté de la part de Skopje, a ajouté M. Delavekouras, le premier ministre M. Gruevski "tenant entre ses mains l'avenir de son pays, européen et atlantique".

Interrogé sur la question du nom de la langue et des citoyens de la FYROM, le porte-parole du ministère des AE a relevé que l'objet des concertations actuelles est le nom de l'Etat, alors qu'il a dénoncé la direction politique de Skopje choisissant de promouvoir ses positions à la présidence qu'elle assumera le 11 mai au Conseil de l'Europe.

Sur ce dernier point, l'ancien ministre de la ND et responsable actuel de la politique étrangère du parti, Dimitris Avramopoulos, a jugé inadmissible et hors de toute légalité internationale que la prochaine présidence du Conseil de l'Europe soit nommée "Présidence macédonienne 2010".

Le ministère des AE salue l'hommage de Tirana aux soldats grecs tués en 1940

Le ministère des Affaires étrangères, par la voix de son porte-parole, Grigoris Delavekouras, a salué jeudi l'initiative du gouvernement de Tirana de rendre hommage aux soldats grecs tués pendant la campagne gréco-italienne en 1940.

S'il a souligné que la Grèce soutient le gouvernement albanais dans son optique euro-atlantique, il a rappelé par ailleurs le respect des critères d'adhésion et les principes de bon voisinage.

A la question pourquoi Tirana n'a pas procédé à la levée de l'état de guerre, M. Delavekouras a répondu que les deux Etats ont signé un accord d'amitié.

05/02/2010

Conférence de presse de Droutsas à New York

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, qui doit rencontrer dans la soirée le SG de l'ONU, Ban Ki-moon, a réaffirmé la ligne rouge tracée par la Grèce en ce qui concerne l'appellation de la FYROM, une appellation à détermination géographique et pour tous les usages, dans une conférence de presse jeudi à New York.

S'agissant de la question chypriote, M. Droutsas a souligné que les récentes propositions turques présentées par M. Talat constituent "un pas en arrière" et ne laissent aucune marge d'optimisme sur les perspectives des concertations.

Selon M. Droutsas, "la situation présente de grands enjeux et exige une attention de tous les instants. Toutefois, la politique étrangère de la Grèce repose sur des bases solides et a des objectifs clairs, notamment en ce qui concerne la mise en place d'un espace de paix, de sécurité, de stabilité et de croissance dans la région avoisinante. Nos arguments et nos positions sont basés sur le droit international et son entier respect, sur les valeurs universelles et le sentiment inné de justice. Nous essayons d'obtenir le consensus à travers le dialogue et une position réellement constructive à l'égard de tous nos interlocuteurs".

M. Droutsas a également répondu aux questions de la presse sur l'économie grecque, le Moyen Orient, les relations avec Israël, le programme nucléaire de l'Iran et autres questions régionales et internationales tout en analysant les positions grecques centrées "encore et toujours sur le dialogue" et en visant à promouvoir les procédures de paix "pour la sécurité et le progrès de l'humanité".

Par la suite, M. Droutsas prononcera un discours à l'Institut Harriman des Etudes russes, euro-asiatiques et de l'Europe du S-E à l'Université de Columbia.

Jeudi, le ministre a eu une série d'entretiens avec de hauts cadres et journalistes des médias américains et gréco-américains, alors qu'il a été l'invité d'honneur de la consul général de Grèce, Agi Balta, une réception qui lui a donné l'occasion de rencontrer là encore des officiels gréco-américains, académiciens et personnalités du monde des lettres et des arts.

12/01/2010

100 jours de gouvernement, 100 jours de politique étrangère

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, dans une conférence de presse lundi, a présenté les objectifs et engagements du nouveau gouvernement pour replacer la Grèce sur l'échiquier international, mettant en outre l'accent sur l'initiative grecque intitulée Agenda 2014 pour les Balkans.

Abordant l'un après l'autre les grands dossiers de politique étrangère, M. Droutsas s'est référé en premier à la question du nom de la FYROM, déclarant que le ministère suit une diplomatie offensive "la Grèce ayant dans les concertations l'esprit ouvert et des intentions constructives", mais défendant toujours la "ligne rouge" pour une appellation à détermination géographique "erga omnes".

Sur les conclusions du Sommet européen de l'UE à propos de l'optique d'adhésion de Skopje, le ministre a rappelé que la partie grecque avait "remis les choses en place, notifiant clairement que le préalable pour l'ouverture des négociations est un règlement de la question du nom, adressant par ailleurs un message aux dirigeants de la FYROM qu'avec une volonté politique claire une solution est possible".

Au chapitre des relations gréco-turques, M. Droutsas a rappelé que le PASOK a adressé à Ankara un message, dès les tout premiers jours de son mandat gouvernemental, exprimant sa volonté d'avoir des relations amicales, de paix, pour un avenir partagé en commun en coopération avec le peuple turc, dans le cadre de la famille européenne.

La position reste la même toutefois, la Grèce posant comme conditions de l'adhésion à part entière de la Turquie qu'elle respecte l'acquis communautaire, le ministre soulignant que "le Sommet européen de décembre a pour la première fois de manière stricte et objective inventorié des éléments importants, tels que le respect du droit de la mer". La question de la délimitation du plateau continental reste une question ouverte, a rappelé le ministre, estimant possible un recours à la Cour internationale de La Haye.

A propos de rencontres officielles, M. Droutsas a informé que des entretiens avec le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu n'étaient pas à son programme, mais qu'il souhaiterait le rencontrer "à la prochaine occasion", précisant en réponse à un journaliste que la lettre du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, adressée il y a plusieurs semaines à M. Papandréou, recevrait une réponse "à un moment approprié".

Le président Christofias et le gouvernement chypriote ont le plein soutien et la confiance d'Athènes, a souligné M. Droutsas, faisant le point sur la question de la réunification de l'île, maintenant certes que la Turquie doit contribuer à la recherche d'une solution. Commentant les nouvelles concertations qui s'ouvrent ce lundi entre MM. Christofias et Talat, le ministre s'est référé aux déclarations la veille du président chypriote jugeant que les propositions du leader turco-chypriote ne peuvent constituer une base de négociations.

A propos de l'OSCE, M. Droutsas a salué le succès de la rencontre ministérielle à Athènes début décembre, remerciant les cadres ministériels pour leur travail, et soulignant que l'adoption de la Proclamation politique pour une approche des Etats-membres du Processus de Corfou replace la Grèce à l'épicentre du dialogue sur la nouvelle architecture sécuritaire. En tant que membre de la Troïka, la Grèce aura une présence plus forte dans l'organisme, a observé M. Droutsas.

Enfin, le ministre a insisté sur les nouvelles relations de la Grèce avec le Brésil, l'Inde, l'Afrique du Sud, et plus spécialement avec la Chine, notant aussi un resserrement des relations avec ses partenaires, tels que les Etats-Unis, mais également l'importance que la Grèce recouvre un rôle de premier plan en Méditerranée orientale et parlant des relations amicales entre MM. Papandréou et Zapatero notamment. "Il faut des plans, de la volonté, une vision, et nous pourrons gagner tous nos paris", a conclu M. Droutsas.

09/12/2009

Droutsas: La Grèce est pleinement satisfaite des conclusions finales sur la Turquie et la FYROM

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, et le ministre chypriote des Affaires étrangères, Marcos Kyprianou, ont exprimé leur entière satisfaction sur les conclusions finales du Conseil des Affaires générales de l'UE concernant la Turquie et la FYROM, dans une déclaration commune devant les représentants des médias mardi à Bruxelles, un résultat qu'ils ont attribué à la coordination absolue entre la Grèce et Chypre.

Concernant plus spécialement la FYROM, M. Droutsas a informé la presse que le premier ministre, Georges Papandréou, doit avoir dans la journée un contact téléphonique avec son homologue de la FYROM, Nikola Gruevski, cette initiative s'interprétant comme une confirmation de la volonté de la Grèce de renforcer la coopération bilatérale.

Concernant la Turquie, M. Droutsas a souligné que la diplomatie grecque et chypriote a obtenu, au terme d'une longue et âpre négociation, l'amélioration substantielle des conclusions du Conseil de l'UE. "La coopération étroite, quasiment sur une base quotidienne, avec la partie chypriote, a donné beaucoup de poids à la voix commune de la Grèce et de Chypre, n'hésitant pas à parler d'un "grand renversement dans des conditions adverses" puisque la présidence suédoise de l'UE avait des vues radicalement opposées aux vues grecques.

M. Droutsas a mentionné tout particulièrement le "succès majeur" d'avoir obtenu la radiation du texte de conclusions d'une proposition de la présidence suédoise faisant état que les différends bilatéraux des Etats membres avec les pays candidats (à l'adhésion) ne devront pas faire obstacle à l'élargissement de l'UE.

Le ministre précise encore que les conclusions font explicitement mention à l'obligation d'Ankara de remplir les critères de Copenhague et en particulier de respecter les droits fondamentaux, tels que la liberté d'expression, les libertés religieuses, les libertés des minorités et leurs droits sur leurs biens, des questions cruciales pour le Patriarcat oecuménique et la communauté grecque. Il est fait également formellement mention à la question de l'immigration clandestine, où il est cité que la Turquie a l'obligation d'appliquer les accords bilatéraux de réadmission qu’elle a contractés et la nécessité qu’elle intensifie les contrôles à ses frontières.

Les conclusions stipulent également le devoir pour Ankara de conserver des relations de bon voisinage et de contribuer au règlement pacifique des différends, conformément à la Charte des Nations unies, et s’il le faut, par un recours devant la Cour internationale de Justice de La Haye.

A ce point, M. Droutsas souligne la référence pour la première fois de la nécessité de respecter les droits souverains des Etats membres, y compris des accords bilatéraux sur la base du droit international et de la Convention sur le droit de la mer.

Concernant enfin les obligations de la Turquie vis-à-vis de Chypre, les "27" expriment leur regret sur le fait que la Turquie, en dépit de leurs appels, refuse de mettre en application le Protocole d’Ankara, le Conseil restant ainsi ferme sur sa décision de décembre 2006 de maintenir gelés huit chapitres de négociations. Le Conseil invite la Commission européenne à réévaluer les progrès de la Turquie lors de son prochain rapport annuel et souligne qu’il attend des progrès sans nul autre délai. Le Conseil déclare aussi attendre de la Turquie qu’elle contribue activement aux efforts en vue d’un règlement juste et viable de la question chypriote dans le cadre de l’ONU.

Répondant à certaines questions de la presse, et invité à commenter des déclarations du premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, sur la minorité musulmane en Grèce, M. Droutsas a rappelé la position de fermeté du gouvernement grec de ne pas discuter de questions concernant la minorité musulmane, donc des questions concernant des citoyens grecs. "La Turquie peut dire ce que bon lui semble", a-t-il dit.

En référence en outre à la FYROM, M. Droutsas a signalé que le plan initial de conclusions de la présidence suédoise ne correspondait nullement à la réalité, puisque parlant de la fixation d’une date d’ouverture de négociations avec la FYROM en mars 2010. "Ce qui est recherché, c’est de parvenir au règlement de la question du nom. Avant l’obtention d’une solution dans la question du nom, il est inconcevable d’ouvrir des négociations avec la FYROM. Cela n’est pas objet à négociation, c’est une réalité", a-t-il tranché.

07/12/2009

Droutsas: Athènes et Nicosie veulent une position commune des "27" sur la Turquie

La Grèce et Chypre souhaitent la même chose, que les "27" parviennent à une position commune, afin que cette position ait une valeur et un poids politique substantiel, a souligné le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, depuis Bruxelles, se référant au débat qui aura lieu lundi prochain en Conseil des Affaires générales de l’UE sur l’évaluation de la Turquie.

M. Droutsas, qui était présent dans la capitale belge pour la session des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN, a souligné que la position de l’UE devra reposer sur une évaluation sévère et objective des réalisations d’Ankara, tout en reconnaissant une grande distanciation de vues au sein de l’UE. "La discussion n’est pas facile, et toutes les éventualités sont ouvertes", a-t-il dit.

Par la suite, M. Droutsas a informé que la Grèce et Chypre sont en contact quotidien permanent et en coordination, tant le premier ministre, Georges Papandréou, avec le président chypriote, Dimitris Christofias, que lui-même avec le ministre chypriote des Affaires étrangères, Markos Kyprianou.

A ce point, M. Droutsas a indiqué avoir eu un entretien téléphonique avec M. Kyprianou, qui l’a informé des travaux du Conseil national chypriote le jour même.

"La Grèce et Chypre, nous nous présentons unis à la négociation pour réussir le meilleur résultat possible pour nos intérêts, qui sont aussi ceux de l’UE", a ajouté M. Droutsas, tranchant que chacun sait que "la Grèce soutiendra à la lettre les décisions du gouvernement chypriote jusqu’au bout, en première ligne, côte à côte".

Se référant enfin aux conclusions de la session de l’OTAN sur la FYROM, M. Droutsas a indiqué qu’il y a eu une nouvelle fois confirmation de la décision du Sommet de l’OTAN à Bucarest, et que la position claire et unanime de l’Alliance atlantique est que le règlement de la question de l’appellation (du pays voisin) constitue un préalable à l’adhésion de la FYROM à l’OTAN.

La Grèce salue la nouvelle stratégie Obama en Afghanistan

La Grèce salue le nouvelle stratégie présentée il y a quelques jours par le président des Etats-Unis, Barack Obama, pour l'Afghanistan, étant donné qu'elle confirme notre engagement commun pour la paix dans le pays et souligne l'importance et la valeur des efforts immenses que chaque pays de l'Alliance, en fonction de ses forces, a produit jusqu'à aujourd'hui et continuera à produire, a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, vendredi à Bruxelles, où il a pris part au Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, dont les travaux ont été dominés par l'Afghanistan.

Plus spécialement, M. Droutsas a dit que la Grèce salue cette initiative puisque pour la première fois, il y a une définition claire, non seulement de l'objectif final, mais du calendrier pour atteindre cet objectif.

"La Grèce, fidèle à ses engagements, continuera à soutenir cet effort commun tant au plan militaire, sur la base des récentes décisions connues du KYSEA (Conseil gouvernemental des Affaires étrangères et de Défense), mais nous soutiendrons cet effort en particulier aussi au plan du développement, étant donné que nous accordons une importance particulière à la création de conditions de sécurité, de stabilité et de progrès pour le peuple de l'Afghanistan", a souligné M. Droutsas.

Selon le ministre, ces conditions sont nécessaires afin que le peuple afghan puisse se charger à lui tout seul de la responsabilité du maintien de la paix dans le pays, qui constitue d'ailleurs l'unique perspective viable.

M. Droutsas rencontre le président du Conseil de l'ICAO M. Gonzalez

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, reçoit samedi le président du Conseil de l'Organisation de l'Aviation civile internationale (ICAO), Roberto Kobeh Gonzalez, qui effectue une visite officielle en Grèce.

03/12/2009

Papandréou salue une nouvelle page dans l’histoire de l’OSCE

Le premier ministre, Georges Papandréou, a salué l’ouverture d’une nouvelle page dans l’histoire de l’OSCE, dans une conférence de presse mercredi à l’issue des travaux sur deux jours de la Conférence ministérielle de l’Organisation.

"Nous nous sommes engagés sur un texte commun sur la façon d’affronter les nouveaux défis", a souligné M. Papandréou à propos du texte commun qui focalise sur la poursuite du Processus de Corfou.

"Nous sommes convenus d’unir nos forces. La Grèce a posé des objectifs difficiles et audacieux, sans que cela méconnaisse les efforts de la précédente présidence de l’Organisation", a insisté M. Papandréou, qui a souhaité déclarer être bien conscient des nombreux obstacles qui sont encore là, l’OSCE regroupant des Etats depuis Vancouver jusqu’à Vladivistok.

"La Grèce, en tant que médiateur loyal, est parvenue à ce qu’il y ait une déclaration politique après sept ans. Cela est devenu une réalité", s’est félicité le premier ministre et président en exercice de l’OSCE, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères.

"Nous avons relevé le pari que nous, Etats membres de l’Organisation, nous pouvons réfléchir et parler politiquement", a expliqué M. Papandréou, informant que la présidence grecque donne le relais d’une Organisation qui peut conduire les développements dans le domaine de la sécurité, dans les questions de la protection des droits de l’Homme, de la dignité individuelle du citoyen et de l’Etat de droit.

M. Papandréou a affirmé que l’oeuvre du Kazakhstan - qui succède à la présidence de l’OSCE l’an prochain - est certes difficile, mais "nous avons prouvé aujourd’hui que, si nous le voulons, nous pouvons", assurant également à cette occasion que le Kazakhstan, avec le soutien de la Grèce - qui fera partie de la Troïka de l’Organisation -, convoquera une Conférence au Sommet, ce qui n’a plus eu lieu depuis 1999.

25/11/2009

Le ministre adjoint des Affaires étrangères informe la commission parlementaire ad hoc sur les affaires courantes

Le ministre adjoint aux Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a informé mardi la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense sur les dossiers d'actualité, que sont les relations gréco-turques, le nom de la FYROM, la question chypriote, et la conférence ministérielle de l'OSCE.

"Aucun dialogue d'ensemble avec la Turquie sur toutes les questions n'a lieu", a déclaré M. Droutsas, la Grèce "ayant des positions claires et nettes sur toutes ces questions, dont nous faisons part et dont nous discutons. Sur la question de la minorité, j'aimerais être parfaitement clair. Le gouvernement actuel ne discute pas avec un pays étranger de questions concernant les citoyens grecs. Sur cette question, il y a eu un certain glissement de la part du précédent gouvernement. C'est l'impression qui a été donnée. Quant à nous, nous avons remis les choses au point", a déclaré M. Droutsas, faisant allusion à la minorité musulmane de Thrace.

Les députés de la Nouvelle Démocratie (ND) sont intervenus pour parler de "diffamation politique de la pire sorte" et prévenu que "ils se serviraient de toutes les procédures parlementaires, afin que M. Droutsas revienne sur ses dires ou prouve ce qu'il a soutenu".

Plus tôt, tous les partis politiques de l'opposition avaient accusé le gouvernement de mener une diplomatie secrète, d'avoir tenté de dissimuler la lettre du premier ministre turc, M. Erdogan, à son homologue grec M. Papandréou. Du reste, le député de la ND, Evripidis Stylianidis (ex-secrétaire d'Etat aux AE), avait interpellé le ministre pour qu'il précise si dans la lettre Erdogan il est question de la minorité. Ce à quoi, M. Droutsas avait déclaré catégoriquement que "il n'y a aucune diplomatie secrète de la part du gouvernement actuel, aucun indice qu'il n'y en ait une".

M. Droutsas a qualifié cette lettre de "tactique habituelle" faisant suite à la rencontre entre les deux premiers ministres à Istanbul, ajoutant que "il y aurait une réponse dans les prochains jours et naturellement le peuple grec serait informé de son contenu ainsi que le Parlement".

M. Droutsas avait démenti plus tôt que dans le cadre de l'initiative environnementale, qui aurait lieu à Prespes le 27 de ce mois, se cache derrière l'intention du gouvernement de négocier sur le nom de la FYROM avec le premier ministre M. Gruevski.

"Nous avons à la fois le droit de notre côté et des positions claires, et c'est dans cet état d'esprit que s'est faite l'invitation du premier ministre à son homologue de Skopje à une première rencontre informelle. Il est entendu que les deux premiers ministres ne poseront pas la question du nom, donc qu'il ne s'agira pas de concertations", a déclaré le ministre.

M. Droutsas a rappelé que la Grèce a sa propre "ligne rouge" et que la seule solution claire est "un nom à définition géographique".

"La condition préalable claire à l'ouverture des négociations d'adhésion de la FYROM à l'UE est d'abord le règlement du nom. La Grèce n'a aucune raison de se hâter et elle ne se hâte pas. La solution, s'il le faut, nous l'imposerons non pas par la force, mais par la conviction. Nous nous adresserons au peuple de Skopje directement en lui tendant la main", a conclu M. Droutsas.

Concernant la question chypriote, le ministre a souligné qu'elle reste "une affaire nationale d'importance", qualifiant les concertations Christofias-Talat "d'une fenêtre d'optimisme prudent", rappelant que cette question pour le gouvernement reste la recherche d'une solution viable, basée sur les résolutions de l'ONU et conforme à l'acquis communautaire.

"Notre collaboration est étroite avec la République chypriote, la Grèce sera à nouveau à ses côtés, non pas en paroles mais en actes".

Enfin M. Droutsas a mentionné les relations excellentes de la Grèce avec la Russie, et confirmé la construction de l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, le ministre annonçant une rencontre entre M. Papandréou et son homologue russe M. Lavrov début décembre à la conférence de l'OSCE à Athènes.

24/11/2009

Papandréou invite Berisha et Gruevski à une rencontre tripartite à Prespes

Le premier ministre, Georges Papandréou, a invité ses homologues d'Albanie, Sali Berisha, et de FYROM, Nikola Gruevski, à une rencontre informelle tripartite à Prespes vendredi 27 novembre, pour se concerter sur les possibilités de coopération concernant le développement durable de la région du parc naturel de Prespes.

Selon le communiqué y afférent lundi, l'initiative du premier ministre confirme l'importance toute particulière qu'attache le gouvernement grec aux questions d'environnement, cette rencontre survenant quelques jours avant la Conférence de l'ONU sur le climat à Copenhague et deux mois avant le 10e anniversaire du Communiqué commun des chefs de gouvernements des trois pays (2 février 2000, Journée mondiale des hydrotopes). Ce communiqué soulignait l'engagement des trois Etats à oeuvrer pour la protection de l'écosystème de Prespes.

Dans son point de presse, le porte-parole du gouvernement, Georges Petalotis, en réponse à des questions de presse, a précisé que "dans le cadre des rencontres bilatérales, qui auront lieu probablement, il sera question de problèmes intéressant les deux parties", alors qu'à propos de la question du nom de la FYROM, il a simplement commenté qu'"il existe une procédure suivie depuis des années déjà: des concertations via l'ONU et seulement".

19/11/2009

Entretien Droutsas-Jeremic à Belgrade, 1ère étape de sa tournée dans les Balkans occidentaux

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a souligné la volonté du gouvernement grec de revenir comme "protagoniste dynamique dans les Balkans", en ayant comme objectif premier de promouvoir la marche européenne des pays de la région, mercredi depuis Belgrade, première étape de sa tournée dans les Balkans occidentaux.

L'"Agenda 2014", comme s'appelle désormais la proposition du nouveau gouvernement grec à l'UE pour l'intégration de ces pays à la famille européenne à cette date butoir symbolique, fut au centre des entretiens de M. Droutsas avec son homologue serbe, Vuk Jeremic, comme l'ont dûment souligné les deux chefs de la diplomatie dans des déclarations communes qui ont suivi leur entrevue.

Interrogé sur l'ouverture de négociations d'adhésion de la FYROM avec l'UE, en vue en particulier du Sommet de décembre, M. Droutsas a insisté que la Grèce exprime avec l'Agenda 2014 sa volonté sincère de devenir la locomotive de la marche européenne des Balkans occidentaux, et qu'elle a "cette même volonté sincère vis-à-vis de Skopje dont elle souhaite l'adhésion à l'UE, mais à la condition claire du règlement préalable de la question de l'appellation" du pays voisin.

"L'ouverture de négociations d'adhésion avec Skopje sans règlement préalable de la question de l'appellation nous trouve en désaccord. Nous l'avons dit clairement, parce que nous estimons qu'il faut parler franchement afin qu'il n'y ait pas de marges de malentendus ou de surprises", a-t-il insisté.

A cette même question, M. Jeremic a exprimé "l'entière compréhension de la Serbie à la position grecque sur la FYROM", ajoutant que Athènes peut "compter sur le soutien de Belgrade sur cette question", alors qu'il a tenu à saluer l'initiative grecque de l'Agenda 2014 et déclaré que Belgrade "s'attendait à ce que la Grèce entreprenne à nouveau un rôle de leader dans les Balkans, qu'elle revivifie l'Agenda de Thessalonique".

"La Grèce a montré qu'elle est amie et force motrice pour la région européenne des Balkans", a-t-il ajouté.

Jeudi matin, M. Droutsas assistera, pour y représenter le gouvernement grec, aux funérailles du patriarche de Serbie, Paul.

Par la suite, Podgorica est la 2e étape du ministre, qui doit y rencontrer les dirigeants monténégrins, et le même jour se rendre en Bosnie et Herzégovine. Les entretiens à Sarajevo se concluront vendredi 20 novembre au matin, M. Droutsas ayant programmé Tirana le même jour.

M. Droutsas souhaite lors de cette tournée informer ses interlocuteurs sur la politique de la Grèce pour l'intégration des pays des Balkans occidentaux dans la famille européenne, en particulier dans le cadre de l'initiative grecque pour revivifier une feuille de route de l'Europe du Sud-Est à l'horizon 2014, comme date symbole, et souligner, comme il l'avait déclaré dimanche dans une interview en commentaire de sa visite, que "les Balkans constituent notre voisinage immédiat et notre priorité directe, et la Grèce peut et doit jouer un rôle de protagoniste, comme dans la période 1999-2004".

Droutsas: Le gouvernement grec est prêt à des contacts et relations avec Skopje

Le gouvernement grec est prêt à développer les contacts et les relations avec Skopje, sans abandonner "la ligne rouge" dans la question du nom de la FYROM, a déclaré de Ljubljana mercredi le ministre des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, qui accompagne le chef de l'Etat, Carolos Papoulias, en visite officielle en Slovénie.

"Notre intention, a déclaré à la presse le chef de la diplomatie, est de développer nos relations et contacts avec Skopje. Nous ne souhaitons pas que le peuple de ce pays entende uniquement ce que dit son gouvernement. Nous souhaitons rappeler l'aide que nous avons offerte déjà par le passé dans le domaine économique. Nous souhaitons développer à nouveau une telle relation qui nous permettra que cette importante question (du nom) n'apparaisse pas comme une question-tabou. Nous voulons montrer aux citoyens de la FYROM que nous ne sommes pas des ennemis et que certains essaient de faire passer cette image. Nous voulons aider".

Invité à préciser quelles seraient les mesures que prendrait le gouvernement grec, M. Droutsas a cité en premier le secteur économique qui sera abordé "de manière plus résolue", mais également les questions concernant l'environnement. "La Grèce prendra des initiatives générales de ce type pour les Balkans", a ajouté le ministre, estimant que "cette approche dans la coopération dans toute la région entraînera évidemment des contacts de ce point de vue avec Skopje".

Concluant, le ministre a relevé que "nous n'entrons pas dans le jeu du bon et du méchant. Il y a des questions sur lesquelles nous pouvons coopérer et donner une relance à nos relations".

13/11/2009

Droutsas présente les priorités de la politique étrangère grecque dans une interview à "Die Presse"

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a évoqué les priorités de la politique étrangère du nouveau gouvernement grec de M. Papandréou, dans une interview jeudi au journal autrichien "Die Presse", répondant à des questions sur l'appellation de la FYROM, les relations gréco-turques et l'immigration clandestine.

Ainsi que le souligne M. Droutsas, le gouvernement s'est posé comme objectif important que la Grèce soit présente dans tous les grands développements internationaux, et tout particulièrement en ce qui concerne les Balkans, pour lesquels la Grèce désire devenir une force motrice pour l'unification européenne des Balkans occidentaux d'ici 2014.

Cette date, 100 ans après le début de la 1ère guerre mondiale, est symbolique, a souligné M. Droutsas car "c'est en 1914 que se trouvent les racines de tous les problèmes et conflits existant dans l'Europe du Sud-Est, et l'UE, en tant que modèle de paix, devra assumer ses responsabilités pour cette partie de l'Europe et veiller à la paix et la stabilité".

Interrogé sur le différend entre Athènes et Skopje sur l'appellation de la FYROM, M. Droutsas met l'accent sur la volonté sincère de la Grèce au sujet de l'unification européenne de tous les pays des Balkans occidentaux et bien entendu de la FYROM, et met tout en oeuvre pour y arriver. Parallèlement, M. Droutsas souligne très clairement que la Grèce ne peut accepter l'ouverture de concertations d'adhésion entre l'UE et la FYROM avant que la question de l'appellation du pays soit réglée, la Grèce soutenant une appellation à détermination géographique pour tous les usages. "Ce n'est pas un secret que la dernière proposition de l'ONU, sous l'égide duquel se déroulent les concertations afférentes, que la Grèce pourrait envisager de discuter prévoit l'appellation de "République de Macédoine du Nord"".

S'agissant de la situation actuelle dans les relations gréco-turques, M. Droutsas indique que le gouvernement grec désire une politique ouverte face à la Turquie, soutenant également ses ambitions d'adhésion à l'UE, considérant que dans ce cadre peuvent être matérialisées les mesures indispensables de réformes en Turquie pour devenir un Etat réellement démocratique. "Un Etat, ainsi que le souligne M. Droutsas, qui aura des institutions démocratiques sûres, où seront respectés les Droits de l'Homme et des minorités, au sein duquel le rôle des forces armées sera différent du rôle actuel, un Etat qui veillera aux relations de bon voisinage, respectera l'intégrité territoriale de ses voisins et sera prêt pour un règlement de la question chypriote. Ces questions sont sur la table des négociations et nous devrons tout d'abord centrer notre attention sur les intérêts communs qui existent afin de mettre en place la confiance nécessaire".

M. Droutsas a également évoqué le problème de l'immigration clandestine qui ne peut être affronté uniquement par un pays comme la Grèce, dont les frontières s'étendent sur de nombreuses îles de l'Egée. Il a encore précisé que les clandestins sont estimés en Grèce à plus de 150.000, alors que la Grèce n'est pas un pays de destination, mais un pays de passage pour des personnes provenant de régions subissant actuellement de fortes pressions comme l'Afghanistan, le Pakistan et auparavant l'Irak.

Il ajoute encore que la Grèce lance un appel à la solidarité et à l'aide à ses partenaires de l'UE, car ce problème concerne d'autres pays communautaires et la solidarité et l'aide de l'UE pourraient être plus conséquentes.

Concluant, M. Droutsas souligne que le premier pas à franchir pour faire face à ce problème est la signature d'un accord de réadmission des clandestins entre l'UE et la Turquie. Un accord que malheureusement la Turquie n'a pas appliqué jusqu'à présent ainsi qu'elle y est obligée, et l'appel adressé par la Grèce à la Turquie concerne le contrôle efficace de ses frontières et de ses côtes et affronte le réseau des trafiquants de clandestins.

23/10/2009

Le ministre adjoint des AE M. Droutsas présente les priorités de la politique étrangère grecque

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, a présenté jeudi les axes principaux de la politique étrangère grecque et exprimé parallèlement la volonté de la direction du ministère pour la modernisation et l'amélioration des conditions de travail de tous les services, ainsi que de la valorisation des cadres du ministère.

Dans cet objectif, M. Droutsas a requis l'aide de l'Académie diplomatique de sorte à atteindre l'objectif de la "représentation du pays avec dignité, fierté et sans gaspillages".

M. Droutsas a tout particulièrement évoqué le secteur de la diplomatie économique, au sein duquel les Relations économiques internationales et l’Aide au développement (YDAS) jouent un rôle important, soulignant aussi l'importance du recours à un nouvel outil "la diplomatie verte".

S'agissant du Sommet de Copenhague sur le changement climatique, M. Droutsas a mis l'accent sur l'engagement du premier ministre, Georges Papandréou, pour une préparation intense, et la participation du ministère en coordination avec celui de l'Environnement, de l'Energie et du Changement climatique.

Selon M. Droutsas, la diplomatie grecque accordera également la priorité à la perspective européenne des pays du Sud-Est de l'Europe, soulignant avec emphase que "la Grèce est la locomotive de la marche de candidature des pays voisins à l'UE, avec pour date butoir une nouvelle feuille de route conduisant à 2014, le centenaire du début de la Première Guerre mondiale.

M. Droutsas a en outre mis l'accent sur le rôle d'avant-plan que peut jouer la Grèce dans la région des Balkans, tout en mettant l'accent sur le fait que "la condition pour l'ouverture des concertations d'adhésion de la FYROM à l'UE est le règlement de la question de l'appellation du pays voisin", ajoutant qu'Athènes "a l'esprit ouvert et examinera tout moyen possible pour l'obtention de progrès avec Skopje, mais toujours sur base de la ligne rouge nationale". M. Droutsas a tout spécialement insisté sur une appellation à détermination géographique pour tous les usages et rappelé que l'ouverture des concertations d'adhésion relève de la compétence exclusive des pays membres de l'UE et, par conséquent, de la Grèce.

Passant au chapitre de la Turquie, M. Droutsas a insisté sur l'espoir d'une promotion des relations bilatérales, comme il est ressorti avec la présence du premier ministre grec, Georges Papandréou, à Istanbul lors de la Rencontre informelle des ministres des AE de la Coopération interbalkanique, alors qu'il a insisté que les efforts d'adaptation de la Turquie seront jugés en décembre au Sommet de l'UE sévèrement et objectivement.

Enfin, en ce qui concerne Chypre, M. Droutsas a souligné que la question chypriote reste toujours une priorité de la politique étrangère grecque, comme en atteste la première visite officielle du premier ministre grec à l'étranger, qui a eu lieu à Nicosie.

23/10/2009

Le secrétaire d'Etat aux AE M. Kouvelis à la session de la CEMN

"La Grèce joue et continuera à jouer un rôle important dans la coopération économique et le développement de la région de la mer Noire, une région avec laquelle nous avons des liens traditionnels et qui a une position particulière sur la nouvelle carte énergétique du monde", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Spyros Kouvelis, jeudi à Bakou à l'issue de la session ministérielle, au cours de laquelle l'Azerbaïdjan transmet la présidence de l'Organisation de la coopération économique de la mer Noire (CEMN) à la Bulgarie pour les sept prochains mois.

A l'occasion de la prochaine présidence grecque de la CEMN, au deuxième semestre 2010, M. Kouvelis a donné le ton de l'orientation qui sera suivie par le gouvernement, soulignant que "la présidence grecque est une opportunité pour le pays de jouer le rôle d'une puissance de développement vert à l'intérieur et à l'extérieur de ses frontières", ajoutant que ceci constitue son engagement personnel ainsi que celui du premier ministre, Georges Papandréou.

M. Kouvelis s'est encore engagé à promouvoir les deux grands projets de l'Organisation, soit la construction d'un réseau routier autour de la mer Noire et la liaison de ses ports avec ceux de l'Europe du SE dans le cadre duquel le facteur environnemental sera inclus.

Parallèlement en tant que porte-parole du plus ancien pays membres de l'UE à la CEMN (les deux autres pays sont la Bulgarie et la Roumanie), M. Kouvelis a mis l'accent sur la nécessité d'une plus large approche de la région avec l'UE afin que les pays bénéficient des avantages de la coopération dans le cadre de la procédure institutionnelle "Coopération pour la mer Noire".

"La Grèce reste fidèlement attachée à l'application d'une coopération étroite avec l'UE pour la matérialisation de relations partenariales thématiques dans le cadre de la procédure Coopération pour la mer Noire et nous pensons que cela constitue une opportunité pour une interaction élargie entre la CEMN et l'UE", a affirmé M. Kouvelis explicitant que la Grèce mettra tout en oeuvre pour obtenir des résultats concrets notamment au cours de la présidence grecque.

A l'issue des travaux du conseil, M. Kouvelis doit rencontrer le ministre de l’Industrie et de l’Energie, Natik Aliev, avec lequel il s'entretiendra de la coopération énergétique concernant la promotion du gazoduc TGI ainsi que de questions de coopération économique et commerciale.

M. Kouvelis sera également reçu par le ministre des Affaires étrangères, Elmar Mamediarov, et s'entretiendra avec le secrétaire d'Etat à la Jeunesse et aux Sports, Ismaïl Ismaïlov.


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Dernière modification : jeudi 16 septembre 2010