Accueil Actualités Communiqués Politique Etrangère La Grèce en France Grèce Xenios Médias Olympisme Recherche Contactez-nous

Visite Donnedieu de Vabres

 

 

Le label Patrimoine culturel européen est lancé !

par Giorgos Voulgarakis, ministre de la culture de la République hellénique

Ecouter l'émission diffusée sur Canal Académie


Ministère de la Culture

Discours du ministre de la Culture

M. Giorgos Voulgarakis

Cérémonie d’inscription de l’Acropole comme premier monument sur le catalogue de l’Héritage Culturel Européen

26 mars 2007

Aujourd’hui est un jour de fête, j’ajouterai même de double fête. Nous fêtons l’Europe et la Culture. D’ailleurs, le concept de l’Europe est étroitement associé à la culture.

Comme vous le savez, nous célébrons le cinquantième anniversaire du Traité de Rome. L’Union Européenne est le résultat réussi des efforts menés par des Etats Nationaux de leur propre volonté pour aboutir à leur unification, un fait qui n’avait jamais été entrepris par le passé. L’union de nos démocraties a encore devant elle un avenir encore plus brillant : en faisant preuve d’innovation et d’avant-gardisme, elle pourra relever les défis de l’avenir et tenir son rang de riche tradition culturelle.

Vous me permettrez, à ce point, de souligner que la Culture n’est pas seulement le dénominateur commun de l’Europe, elle est le trait d’union déterminant entre tous les peuples européens. Je crois fermement que l’Europe demeure une entité à la teneur, essentiellement, culturelle.

Nous fêtons la Culture parce qu’avec l’établissement d’un catalogue de l’Héritage Culturel Européen, nous plaçons la culture au centre de l’achèvement institutionnel européen.

Nous fêtons la Culture parce qu’elle offre au citoyen européen une identité commune qui se réfère non seulement à l’héritage du passé mais aussi à une vision commune pour le futur, ceci afin de remplacer dans nos consciences la notion de citoyen de l’Europe par celle de citoyen européen.

Nous Fêtons la Culture en inscrivant le site archéologique de l’Acropole, lieu où naquît la Démocratie, à la première place du catalogue de l’Héritage Culturel Européen tant en raison de sa valeur symbolique qu’essentielle pour l’histoire européenne comme aussi pour notre identité commune.

L’inscription de l’Acropole à la première place n’a pas pour objectif d’établir la suprématie d’une culture sur les autres. D’ailleurs aucune culture ne peut être considérée comme supérieure aux autres. Tous ensemble nous partageons les mêmes valeurs et principes, l’idée de la liberté, à titre individuel et collectif comme valeur suprême, le principe de l’égalité, l’émulation, tous les principes sur lesquels la notion de Démocratie durant l’Antiquité s’est «forgée».

L’Acropole incarne de la meilleure façon la Culture que nous partageons, notre conscience collective commune. En gardant en mémoire que l’Acropole est le monument européen par excellence qui entretient la mémoire collective du passé intacte, en tant que tel il figure à la première place du catalogue de l’Héritage Culturel Européen. Ce catalogue constitue une initiative politique courageuse, laquelle reconnaît l’importance déterminante de la Culture en Europe, principalement pour son accomplissement institutionnel et politique étant donné qu’il vise à l’adoption de l’identité européenne.

Nous devons tirer un enseignement de la culture de chaque peuple afin de construire un meilleur avenir commun sans frontières. Puisqu’il est d’ailleurs certain que la culture ne peut être confinée entre quatre murs. D’un autre côté, la cartographie des monuments qui ont joué un rôle déterminant dans l’élaboration de la Culture européenne dépasse la conception restreinte d’une liste de monuments. Etant entendu que les monuments constituent l’expression matérielle d’idées immatérielles, ce catalogue ambitionne simultanément d’inaugurer l’inventaire systématique de l’offre intellectuelle de la culture européenne.

Bien sûr quand une personne entreprend de parler de l’importance de l’Acropole, il court le risque le plus sérieux de répéter des expressions mille fois utilisées, en restreignant ainsi le sens profond de ce monument, que l’Europe honore aujourd’hui plus particulièrement, mais se trouve honorée à son tour par celui-ci. Ainsi je vais emprunter quelque chose d’un peu moins connu mais très significatif : les paroles de Le Corbusier «Je ne sais pas pourquoi cette colline renferme en elle-même la substance de la pensée artistique. Je sais apprécier la perfection de ces temples et reconnaître leur caractère sans pareil. Il a prouvé depuis très longtemps qu’ici se trouve la règle d’or, base de chaque mesure artistique…. Je voudrais pouvoir expliquer par la logique comment ici tout trouve sa solution d’une manière sans conteste sans rival».

Il faut souligner que l’inscription de l’Acropole comme premier monument du catalogue, ne se réfère pas seulement au rocher sacré mais également aux sites archéologiques qui l’entourent, comme l’Agora Antique, la Pnyx, l’Aéropage, qui sont les lieux même où naquirent la Démocratie, la conscience du citoyen, la vie urbaine, la philosophie ainsi que les arts.

Chaque monument du site de l’Acropole représente un élément organique d’un ensemble indivisible : le charmant temple ionique d’Athéna Niké, les Propylées doriques, le «joyeux» Eréchteion, le Parthénon comme point d’orgue, lequel plus on l’étudie plus on découvre les qualités uniques que revêt ce monument extraordinaire.

Le Parthénon n’est pas le résultat fortuit de l’art grec, il est le fruit de la pensée mathématique grecque, de la théorie de Pythagore, des chiffres et de l’harmonie, comme il s’est exprimé durant la démocratie athénienne au siècle de Périclès. Constitue-t-il l’incarnation de l’équilibre de l’esprit entre des forces ennemies ? l’«harmonie équilibrée» comme aurait pu le dire Héraclite.

L’allure sagement calculée des colonnes, le cintrage de tous les niveaux horizontaux depuis la base du temple jusqu’à son sommet, la courbure discrète, infléchie vers l’intérieur, de toutes les colonnes, constituent des détails mathématiques, qui ont nécessité des calculs innombrables et une habilité exceptionnelle d’application dans le but de donner l’illusion que cet édifice religieux n’est pas une simple figure géométrique construite sur un rocher mais un organisme vivant qui respire au centre de l’espace.

L’action menée par le ministère de la Culture, au cours de ces dernières années, est connue de tous concernant le retour des Marbres du Parthénon du British Muséum, sans compter les succès remportés dernièrement dans le rapatriement de différents fragments. Nous avons bon espoir que, avec une sensibilisation constante et durable des responsables et de l’opinion publique, l’heure de la réunification va bientôt sonner pour les autres parties du Temple.

La communauté mondiale a entre les mains la possibilité de réparer la blessure historique infligée à la Grèce durant des temps obscurs, de rétablir l’unité de l’un des plus brillants monuments de l’humanité et d’adresser au monde un message historique et courageux digne de sa tradition et de son histoire brillantes.

Je crois que les monuments de l’Acropole dans leur ensemble et dans leur aspect le plus complet jusqu’à aujourd’hui, expriment parfaitement l’idée pour laquelle ils ont été choisis pour figurer à la première place du catalogue de l’Héritage Culturel Européen.

Je voudrais féliciter mon ami et homologue français de la Culture, instigateur de notre vision commune. Cher collègue, vous avez donné une grande impulsion à l’Europe de la Culture. Nous avons cependant encore de nombreuses et élevées attentes pour la Culture et tout ceci n’est que le début.

Discours pour l'apposition de la plaque "Patrimoine européen" 

sur l'Acropole Athènes 26 mars 2007 

de M. Renaud DONNEDIEU de VABRES, ministre français de la Culture

Monsieur le Président de la République hellénique, Monsieur le Ministre, cher Georges Voulgarakis, Excellences, Mesdames, Messieurs,

Je suis particulièrement honoré, ému et reconnaissant de prendre la parole aujourd'hui, ici, devant vous, en ce lieu fondateur de la culture et de l'identité européennes. " Il y a un lieu où la perfection existe ; il n'y en a pas deux, c'est celui là ". L'émerveillement d'Ernest Renan demeure plus éternel et plus actuel que jamais, près d'un siècle et demi après qu'il lui eut inspiré sa fameuse Prière sur l'Acropole. Cette révélation de la grandeur et de la beauté, chacun des voyageurs et des citoyens qui viennent ici, selon l'expression de Chateaubriand " chercher les Muses dans leur patrie " peut l'éprouver. Un demi siècle après la signature du Traité de Rome, qui créa la Communauté européenne, c'est ici, où tout a commencé, où la communauté que nous continuons à bâtir ensemble, plonge ses racines les plus profondes.

Oui, la Grèce a inventé l'Europe, qui fut d'abord une légende et un mythe, un rêve et une utopie, avant d'entrer dans l'histoire, de prendre corps et chair, de devenir réalité, force profonde et projet.

Ici, depuis plus de vingt-cinq siècles, la poésie a rencontré la philosophie, la science, la culture et la démocratie. Cet esprit commun qui nous rassemble n'est pas une conception unique et figée du monde, mais au contraire une passion de la recherche, de la découverte, de la connaissance et du dialogue. André Malraux faisait dire, ici même, à l'esprit de la Grèce, en lui rendant hommage sous la nuit étoilée, il y a près d'un demi siècle, ces quelques mots qui nous éclairent aujourd'hui, sous le soleil de midi : " J'ai cherché la vérité, et j'ai trouvé la justice et la liberté (…) ". Et d'ajouter : " l'Acropole est le seul lieu du monde hanté à la fois par l'esprit et par le courage ".

Virtuosité de l'intelligence, générosité du coeur, force de la création et de l'action : seule la Grèce pouvait donner à l'esprit européen ces qualités si rares, et si précieuses. Puissent-elles à nouveau nous inspirer aujourd'hui !

C'est dire combien l'Acropole méritait d'être le premier lieu inscrit sur la liste du patrimoine européen, et la dimension hautement symbolique de cette inscription que vous allez dévoiler dans un instant. Haut lieu de culture, de mémoire et de patrimoine, ce site est aussi et surtout l'un des foyers majeurs de la conscience européenne, de cet esprit qui a fait de l'Europe ce qu'elle est devenue, qui fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui, et qui forgera nos desseins communs.

Comme à l'abbaye de Cluny, nous sommes côte à côte, ensemble, pour exprimer que ce label est plus qu'un symbole, plus qu'un signe de reconnaissance, il est un témoin de l'origine et du sens de notre communauté, de notre Union européenne, unie dans la diversité, fière de ses racines et confiante en son projet.

Découvrir aujourd'hui cette plaque, c'est marquer à la fois l'ancienneté et la modernité de notre communauté de destin. Comme l'écrit Jacqueline de Romilly, " quand je prononce le nom de l'Europe, j'ai l'impression que quelque chose de moi va vers Athènes ". Tous les Européens peuvent se reconnaître dans cette conviction, qui est un appel à poursuivre, à approfondir et à enrichir la construction de l'Europe, par la culture.

Je vous remercie.

 

Image suivante

Image suivante

* * * * * * 

27/03/2007

L'Acropole en tête de liste des monuments du Patrimoine culturel européen

L'Acropole est désormais en tête de liste des monuments du Patrimoine culturel européen, après la cérémonie qui s'est tenue lundi en fin de matinée en présence du président de la République, Carolos Papoulias, et du maire d'Athènes, Nikitas Kaklamanis.

Les ministres de la Culture de Grèce et de France, Georges Voulgarakis et Renaud Donnedieu de Vabres, ont inauguré la plaque dédiée au premier monument-symbole du Patrimoine culturel européen sur le site archéologique de l'Acropole.

"Il s'agit d'une double fête, car nous fêtons l'Europe et la Culture", a souligné M. Voulgarakis, ajoutant que "la proclamation de l'Acropole ne scelle pas la supériorité d'une civilisation sur une autre. Aucune civilisation n'est supérieure à une autre. L'Acropole, en tant que premier monument sur la liste du Patrimoine culturel européen représentant la culture que se partagent tous les hommes, est un monument européen qui conserve vivante la mémoire collective du passé". "Le Parthénon n'est un résultat fortuit de l'art hellénique, c'est l'aboutissement de la pensée mathématique grecque, de la théorie de Pythagore sur les nombres et l'harmonie, comme elle s'est exprimée au cours de la démocratie athénienne, à l'ère de Périclès", a-t-il ajouté.

Evoquant la question relative au retour des Frises du Parthénon, M. Voulgarakis a souligné qu"'il ne tient au gouvernement britannique qu'à réparer une erreur historique survenue au cours d'une époque obscure pour la Grèce, pour que soit rétablie l'unité d'un des monuments les plus fameux de l'humanité et adresser un message courageux et historique à la communauté mondiale, digne de sa tradition et de son histoire".

De son côté, M. Donnedieu de Vabres, qui est à l'origine de l'initiative d'inscrire l'Acropole en tête de liste du Patrimoine culturel européen, a affirmé qu'"il n'existe qu'un seul pays qui a engendré la perfection (...) Ce pays a engendré la culture européenne. Toutefois, il ne s'agit pas uniquement de l'Acropole, mais aussi de tous les sites archéologiques qui l'entourent".

Plus tôt, dans la matinée, MM. Voulgarakis et Donnedieu de Vabres ont signé un mémorandum relatif à la coopération entre les musées des deux pays et pour la lutte contre le vol, les fouilles sauvages et l'exportation et importation illégales des trésors culturels.

M. Donnedieu de Vabres s'est également entretenu plus tôt dans la matinée avec le ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis.

 

26/03/2007

Le ministre français de la Culture M. Donnedieu de Vabres attendu à Athènes lundi

Le ministre de la Culture, Georges Voulgarakis, recevra lundi 26 mars le ministre français de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, qui aura précédemment le matin une entrevue avec le ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis.

M. Voulgarakis et son homologue français visiteront l'Acropole à l'occasion de la cérémonie du Label du Patrimoine européen, une cérémonie pendant laquelle le président de la République, Carolos Papoulias, inaugurera la pose d'une plaque dédiée au "Patrimoine européen".

Par la suite, à 13h, M. Donnedieu de Vabres remettra les insignes de Chevalier des Arts et Lettres à Nicos Aliagas, puis se rendra à l'Institut français d'Athènes (IFA) pour le dépôt d'une plaque dédiée à son centenaire.

Enfin, à 16h30, le ministre français remettra dans les salons de l'ambassade de France en Grèce les insignes de Commandeur de l'Ordre de la Légion d'honneur à Mikis Theodorakis, en présence de nombreuses personnalités. En soirée, M. Donnedieu de Vabres assistera au Palais de la Musique à un hommage rendu à Maria Callas.

 

26/03/2007

Acropolis: 1st Place  

The Athens Acropolis tops the Catalogue of European Cultural Heritage Monuments, which was created on an initiative by French Culture Minister, Renaud Donnedieu de Vabres. Today, Culture Minister George Voulgarakis de Vabres, will place a plaque on the Acropolis during a special ceremony. 

Voice of Greece: Acropolis in first place in catalogue of European cultural monuments

 

23/03/2007

Le ministre français de la Culture M. Donnedieu de Vabres attendu en Grèce lundi

Le ministre de la Culture, Georges Voulgarakis, recevra lundi 26 mars le ministre français de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres, qui aura précédemment le matin une entrevue avec le ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis.

M. Voulgarakis et son homologue français visiteront l'Acropole à l'occasion de la cérémonie du Label du Patrimoine européen, une cérémonie pendant laquelle le président de la République, Carolos Papoulias, inaugurera la pose d'une plaque dédiée au "Patrimoine européen".

Par la suite, à 13h, M. Donnedieu de Vabres remettra les insignes de Chevalier des Arts et Lettres à Nicos Aliagas, puis se rendra à l'Institut français d'Athènes (IFA) pour le dépôt d'une plaque dédiée à son centenaire.

Enfin, à 16h30, le ministre français remettra dans les salons de l'ambassade de France en Grèce les insignes de Commandeur de l'Ordre de la Légion d'honneur à Mikis Theodorakis, en présence de nombreuses personnalités. En soirée, M. Donnedieu de Vabres assistera au Palais de la Musique à un hommage rendu à Maria Callas.

 


page précédente

 

Envoyez un courrier électronique à grinfoamb.paris@wanadoo.fr pour toute question 

ou remarque concernant ce site Web 

Copyright ©Ambassade de Grèce - Bureau de Presse et de Communication, Paris, 1999

Conception : Georges Bounas - Réalisation : Marie Schoina

Dernière modification : vendredi 18 décembre 2009